• Franck
    La période de confinement actuelle va durer des semaines et vous devez rester chez vous pour aider à limiter la propagation du Covid-19. Est-ce-que cela signifie que pendant des semaines vous ne pouvez plus profiter de votre Ferrari ? Ou au contraire, pouvez-vous saisir cette opportunité pour réaliser un certain nombre de tâches pour votre Ferrari que vous remettiez à plus tard ? Voici une liste de 10 idées pour vivre le mieux possible cette période de confinement avec votre Ferrari. En bonus, c'est une liste qui pourrait aussi vous servir lorsque vous devez mettre votre Ferrari en hivernage.
     
    1. Sortir rouler avec votre Ferrari
     
    L'idéal serait d'en profiter pour sortir et faire rouler votre Ferrari. Vous ne pouvez le faire, bien entendu, que dans le cadre des déplacements dérogatoires prévus. Cela peut être pour vous rendre sur votre lieu de travail ou pour réaliser vos achats de première nécessité, par exemple.
     
    Est-ce-que vous y prendrez plaisir ou aurez-vous peur du regard des autres ? Cela dépend de l'histoire que vous vous racontez. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas beaucoup de monde pour vous voir, les routes étant désertes. Vous risquez aussi de faire plaisir au peu de personnes que vous croiserez dehors.
     
    Lors d'un éventuel contrôle, à partir du moment où tous vos documents sont en règle et que vous respectez le code de la route, tout devrait bien se passer.
     

     
    2. Démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement
     
    Si vous décidez de ne pas sortir rouler avec votre Ferrari, faut-il démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement au lieu qu'il ne tourne pas pendant des semaines ? Les avis divergent sur le sujet : une Ferrari et un moteur qui ne sont pas utilisés régulièrement s'abiment, mais d'un autre côté, un démarrage à froid est une source de gros stress pour votre moteur.
     
    Que faire alors ? C'est à chacun de se faire sa propre opinion et de décider. Au minimum, vous coupez la batterie ou vous la mettez sous maintien de charge, pour ne pas vous retrouver avec une batterie à plat le jour du redémarrage. Vous déplacez régulièrement votre Ferrari de quelques centimètres, en la mettant en neutre et en la poussant à la main, afin que la charge de votre Ferrari ne soit pas toujours sur la même partie des pneus. Enfin, si vous n'avez pas la place dans votre garage, vous pouvez aussi soulever légèrement votre Ferrari pour faire tourner ses pneus.
     
    Toutes les trois semaines, si vous le décidez, vous démarrez le moteur jusqu'au déclenchement des ventilateurs. Cela devrait se faire en 10 à 15 minutes, le temps que tout chauffe bien. Le délai dépend bien sûr de la température extérieure.
     
    A la fin de la période de confinement, si votre Ferrari n'a pas roulé :
    - Démarrez votre Ferrari et laissez là à l'arrêt au ralenti pendant 1 à 2 minutes,
    - Roulez ensuite très tranquillement le temps que tout chauffe doucement et se mette en place
    - Quand toutes les températures sont ok, vous pouvez vous faire plaisir à son volant.
     
    Pour plus de détails sur comment stocker votre Ferrari, vous pouvez regarder ces sujets sur Ferrarista :
     
     
     
     
    3. Réaliser un vrai lavage à la main de votre Ferrari
     
    Un vrai lavage à la main de votre Ferrari, dans les règles de l'art, est un bon moyen de la rendre encore plus belle. Cela prend du temps, c'est pourquoi vous ne pouvez sans doute pas le faire régulièrement. La période de confinement peut être une bonne occasion pour le faire.
     

     
    Ce lavage peut aller d'un nettoyage selon les règles de l'art (règle des deux sceaux, laver l'auto du haut vers le bas, jamais de geste circulaire, etc.) avec un séchage adapté pour ne pas laisser de traces en séchant, jusqu'à une décontamination de la carrosserie avec pose d'une cire protectrice ensuite.
     
    Pour vous aider à rendre votre Ferrari encore plus belle, lisez notre guide des 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro :
     
    4. Nettoyer l'intérieur de votre Ferrari
     
    Si vous avez le temps, logiquement, après avoir lavé dans les règles de l'art l'extérieur de votre Ferrari, vous pouvez vous attaquer à son intérieur. Vous trouverez beaucoup de tutoriels sur internet pour vous aider à nettoyer l'intérieur de votre Ferrari le mieux possible. En voici un parmi d'autres :
     
     
     
    5. Entretenez les cuirs de votre Ferrari
     
    Entretenir régulièrement le cuir de votre Ferrari est indispensable pour que son intérieur conserve un aspect comme neuf au lieu que des plis de saleté ne se forment et qu'un aspect usé n'apparaisse. Cet entretien régulier vous permet aussi de garder, ou de raviver, la bonne odeur de cuir dans l'habitacle de votre Ferrari.
     
    Cet entretien des cuirs dans les règles de l'art est une opération qui, elle aussi, réclame du temps. Cette période de confinement peut être une bonne opportunité pour remettre les cuirs de votre Ferrari en bel état, avant que les sorties en Ferrari ne reprennent.
     
    Pour l'entretien du cuir de votre Ferrari, vous trouverez aussi sur Ferrarista un guide détaillé sur la bonne manière de procéder :
     
    Ainsi que des guides pour rénover vos cuirs s'ils sont abîmés :
     
    6. Mettre à jour le dossier de votre Ferrari
     
    Lors de l'achat d'une Ferrari, pour réaliser un meilleur investissement, le conseil est toujours l'historique, l'historique, l'historique ! Tout comme en immobilier, ce qui fait la valeur d'un bien est sa localisation, sa localisation et sa localisation. Assurez-vous donc toujours que le dossier de votre Ferrari, qui présente son historique et donc sa valeur, soit à jour et complet.
     
    Avec cette épidémie du Covid-19, le marché des Ferrari, comme beaucoup voire tous les marchés, va changer. Nous allons passer d'un marché post-spéculation de 2015-2016 où peu de ventes se réalisaient, les vendeurs restant sur des tarifs élevés et les acheteurs cherchant les bonnes affaires, à un marché, peut-être, où les acheteurs feront le marché, s'il y a plus de propriétaires qui souhaitent vendre, pour récupérer des liquidités, que de personnes qui souhaitent acheter (réorientation des budgets vers des achats plus essentiels ou attente d'une baisse plus importante du marché).
     
    Dans ce contexte, peut-être souhaiterez-vous vendre votre Ferrari dans quelques mois, pour changer de modèle dans le meilleur des cas, et il est important que le dossier de votre Ferrari soit à jour. Comment vous y prendre ?
     
    - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que tous les entretiens effectués sont bien notés. Si vous constatez des oublis, notez de bien demander à les inscrire sur le carnet au prochain entretien.
     
    - Vérifier dans votre dossier que vous disposez bien de toutes les factures liées à tous les entretiens que vous avez effectués. Là encore, si vous constatez des oublis, vous pouvez contacter le garage en charge de l'entretien de votre Ferrari de manière à ce qu'il vous renvoie les factures manquantes.
     
    - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que vous êtes bien à jour de tous les entretiens qui doivent être effectués sur votre Ferrari, en particulier pour certains entretiens non récurrents à réaliser à un kilométrage spécifique. Si vous constatez un oubli, contactez le garage qui suit votre Ferrari afin de planifier l'intervention. Cela peut aussi être une bonne occasion de planifier un entretien en concession afin d'avoir un tampon officiel récent de la marque en cas de vente dans les mois à venir, si vous effectuez l'entretien habituellement hors réseau. Vous pourrez alors vous renseigner sur une éventuelle garantie Ferrari qui serait aussi un plus en cas de vente.
     

     
    7. Lire en détails le manuel de votre Ferrari
     
    Le manuel, ou plutôt les manuels, de votre Ferrari est très épais, et comme tout guide d'utilisation, il est très rarement lu. Tout au plus le parcourons-nous lorsque nous sommes à la recherche d'une information précise.
     
    Cette période de confinement est pour vous l'occasion de prendre le temps de le lire enfin dans son intégralité pour mieux connaitre votre Ferrari dans le détail. Vous y découvrirez sans aucun doute plusieurs éléments dont vous n'aviez pas connaissance à propos de votre Ferrari. Ce sera alors l'occasion de passer un peu de temps avec elle pour vérifier les connaissances que vous viendrez d'acquérir. Vous y découvrirez certaines fonctions cachées en appuyant deux fois sur un bouton, les astuces pour actionner les ouvrants quand la batterie est à plat, le code secret de votre alarme auquel vous n'aviez jamais pensé, etc.
     
    8. Réaliser un check-up de votre Ferrari
     
    En attendant de meilleurs jours pour effectuer des sorties avec votre Ferrari, une bonne idée est de réaliser vous-même un check-up de printemps, pour vérifier que tout est bien en ordre avant de la faire rouler. Peut-être avez-vous l'habitude de laisser votre spécialiste Ferrari le faire pour vous. C'est l'occasion de mieux connaître votre Ferrari et de voir par vous-même quel est son état. Peut-être découvrirez-vous de nouveaux petits travaux à réaliser pour qu'elle soit impeccable.
     
    Vous pouvez commencer par le contrôle des pneus, de leur niveau d'usure et de leur pression, en passant ensuite par le contrôle des niveaux des différents fluides. Ouvrez le manuel de votre Ferrari pour le faire proprement, car le contrôle des niveaux de votre Ferrari ne se fait pas comme celui de votre voiture familiale.
     
    Vous pouvez ensuite rédiger une check-list de tout ce qui vous semble anormal (ou de vos questions pour votre spécialiste Ferrari) en terminant par un tour complet de votre Ferrari pour lister de petits travaux à réaliser au prochain entretien.
     
    9. Embellir votre garage
     
    Votre Ferrari mérite un bel écrin, car c'est dans son garage qu'elle passera le plus de son temps et c'est sans doute là que vous la verrez le plus souvent, si vous avez la chance qu'elle soit garée dans le garage de votre maison.
     
    Les membres de Ferrarista postent régulièrement sur le forum des photos des embellissements réalisés dans leur garage. Ces sujets peuvent être une bonne source d'inspiration mais aussi de bonnes adresses à utiliser.
     

     
    10. Sortir votre Ferrari de son garage pour l'admirer
     
    Si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas sortir rouler avec votre Ferrari dans cette période de confinement, vous pouvez peut-être quand même la sortir de son garage, si vous avez la place. En temps normal, on ne prend pas souvent le temps d'admirer sa Ferrari sous tous les angles. Quand vous l'utilisez, vous êtes la plupart du temps à son volant. Sinon elle est dans son garage.
     
    En la garant dans votre allée ou votre jardin, vous pourrez prendre le temps de l'admirer sous tous les angles, pour vous rappeler comme elle est belle et comme vous avez la chance de posséder cette Ferrari. Vous pourrez en prendre des photos, d'ensemble, de l'intérieur et de détails, pour vous rappeler de ce moment et peut-être pour partager vos photos dans votre sujet de présentation sur Ferrarista.
     
    Questions pour que vous nous aidiez à enrichir ce sujet
     
    En cette période de confinement, restez chez vous, ne prenez pas de risque pour vous et votre entourage. Nous aurons le plaisir de vous revoir dans quelques semaines lors de nouvelles sorties en Ferrari.
     
    Comment vivez-vous cette période de confinement avec votre Ferrari ? Avez-vous pu sortir et faire rouler votre Ferrari ? Laquelle des idées listées avez-vous mise en oeuvre ? Avez-vous d'autres idées à partager aux autres propriétaires de Ferrari ou des précisions à apporter sur les 10 idées présentées ?
     
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    - 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro 
    Mike051
    Lors de ma recherche d'une Ferrari 612 Scaglietti, je me suis heurté à certaines difficultés de compréhension des différentes versions de la Ferrari 612, ainsi que des packs optionnels. En outre, certaines imprécisions sur les dates m'ont fait douter sur la composition exacte des Ferrari 612 que j'étais en train de voir. Pour ne rien arranger, même l'usine s'est régulièrement emmêlée les pinceaux dans ses différentes documentations et communications sur ce modèle et sur ses évolutions ...
     

     
    D'ailleurs, durant des discussions récentes avec des nouveaux propriétaires de Ferrari 612 Scaglietti sur la partie forum de Ferrarista, nous avons pu aussi voir la difficulté à cerner et comprendre les caractéristiques et composition exacte de chaque modèle.
     
    Par conséquent, je vous propose dans cet article de référencer l'ensemble des infos collectées sur ce modèle, en espérant que cela puisse servir à de futurs potentiels acquéreurs de ce magnifique modèle V12 2+2. Il ne s'agit pas de nouvelles informations, seulement d'une agrégation des informations collectées un peu partout. La plupart ont été croisées, mais la complexité à les obtenir fait qu'il y aura certainement des imprécisions. N'hésitez donc pas à ajouter sous forme de commentaire des précisions sur ce très beau modèle.
     

     
    Infos générales: 
     
    La Ferrari 612 Scaglietti a été produite de 2004 à 2011. Première caisse V12 toute en aluminium de la marque. Environ 3 100 exemplaires produits.
    Techniquement, il y a eu 2 phases de la Ferrari 612 Scaglietti :
    -        la phase 1 de 2004 à environ septembre 2007
    -        la phase 2 à partir d'octobre 2007 (VIN à partir de 157000 environ).
     
    La phase 2 a consisté à améliorer certains aspects techniques de l'auto :
    - Amélioration du multiplexage, ce qui a permis l'apparition de nouvelles options nécessitant des interactions entre plusieurs composants de l'auto, comme la caméra de recul, les radars avant, le poste Bose recevant le flux de la caméra arrière et permettant de changer les paramètres de l’auto, …
    - Amélioration de la gestion moteur et périphériques (ECU Motronic 7.1.1 > Motronic 7.3.2)
    - Semble-t-il amélioration de la qualité des matériaux et des assemblages intérieurs (à confirmer)
     
    C'est avec son programme "One-To-One" ("OTO", 2008-2011) que Ferrari introduit son service de personnalisation (qui plus tard s’appellera « l’Atelier »), pour contrer entre autres la chute des ventes de la Ferrari 612 Scaglietti suite à la crise des subprimes en 2007-2008.
     
    Moteur :
     

     
    F133F (2004- env sept 2007) puis F133H (env oct 2007-2011). Pour les distinguer : le premier a des boites à air grises, le F133H a des boites à air noires.
    Officiellement, les chiffres de puissance sont les mêmes entre ces 2 moteurs : 540ch. Certains disent que le F133H donne 570ch.
    Le F133H n'est pas lié aux OTO, mais bien à l'ensemble des Ferrari 612 Scaglietti produites après septembre 2007.
     
    Boite de vitesses :
     
    Il y a eu 199 BVM 6 rapports produites, entre 2004 et 2006.
    Pour les 2 900 autres : boite F1 (6 rapports également) :
    - A l'origine (2004-2005), les passages se faisaient en 180ms (Boite F1A)
    - En 2006, pour celles équipées du pack HGTC ou HGTS, une optimisation du software de la boite faisait passer les rapports en 125ms (présence alors du mode F1-S pour F1 "Superfast" , avec présence d'un bouton "F1-S" à côté du sélecteur de vitesse): on parle alors de Boite F1A avec programme F1-S. Pour les autres, l'optimisation a apporté 20ms de gain (160ms).
    - En 2008, à priori seulement pour les OTO, la boite est différente (boite Superfast héritée de la 599, embrayage à double-disque) et les rapports passent alors en 100ms (présence aussi du mode F1-S et du bouton idoine). Ce passage ne s'effectue en 100ms que si le régime est supérieur à 5000trs/min et que l'accélérateur est enfoncé à plus de 80%.
     

     
    On dit généralement que la boite Superfast est spécifique à l’OTO, mais je ne pense pas que cela soit vrai :
    1) dans une logique industrielle, pour quelques non-OTO produites durant la période 2008-2009, il serait étonnant qu'on distingue 2 boites différentes sur les chaines de montage
    2) Une note provenant de Ferrari de janvier 2008 communiquant sur les nouveautés présentes sur la Ferrari 612 Scaglietti de 2008 positionne dans 2 chapitres différents la boite Superfast et le programme OTO.
    Cela nous oriente sur le fait que les deux ne sont pas liés et que donc les non-OTO 2008/2009 doivent aussi la posséder.
     
    Freins :
     
    La Ferrari 612 Scaglietti était au départ livrée en disques aciers.
    - A partir de 2006 et avec le pack HGTC, il était possible d'avoir en option des disques CCM. Ils existaient par ailleurs en option unitaire.
    - A partir de 2008, les CCM deviennent standard sur toute la gamme Ferrari : toutes les Ferrari 612 Scaglietti (OTO et non-OTO) en sont équipées. Cela entrainera un changement du prix de base de l'auto.
     

     
    Versions :
     
    Il n’y a eu à proprement parlé que 2 versions de 612 : la 612 et la 612 OTO. Communément, on parle de version HGTC ou HGTC mais il s’agissait alors de packs optionnels commandés et non d’une version à part entière :
     
    - On a tout d'abord la Ferrari 612 Scaglietti. Celle-ci est majoritairement en phase 1, mais Ferrari a continué à en fabriquer au compte-goutte au moins jusqu'à fin 2009 (donc sur base phase 2).
     
    - Les HGTC/HGTS sont donc des 612 classiques sur lesquelles des packs ont été ajoutés lors de la commande. Il n'y a pas d'ajout de pack par les garages une fois l'auto sortie d'usine (contrairement à ce qui se faisait partiellement pour le pack HGTE sur les 599). Des chiffres parlent d'environ 400 Scaglietti produites en pack HGTC.
     

     
    - Les One-To-One (OTO), construites à partir de 2008, ne sont pas des séries spéciales (car pas de nombre limité), mais plutôt une version à part entière dans le sens où, Sessanta mis à part, ce sont les seules à disposer du toit elechtrochromique (molète à 3 positions remplaçant le cendrier) et le volant avec Manettino et bouton Start (ils n’étaient pas commandables en option pour les non-OTO). Elles disposaient du programme de personnalisation (appelé alors "Carrozzeria Scaglietti Customisation Catalogue"). Le client se rendait à Maranello pour composer exactement l'auto qu'il souhaitait avec un catalogue d’options élargi. Il n'y a pas de chiffres exacts mais en recoupant différentes statistiques on peut penser que Ferrari a produit entre 200 et 400 OTO. Comme elles ont été produites à partir de 2008, elles ont toutes les freins CCM.
     
    Les Series Speciales (hors one-off) :
     
    - GP de Berne : Début 2006, 9 exemplaires fabriqués pour le marché Suisse, pour fêter les 40 ans de Ferrari Suisse et du GP de Berne. Elles se distinguent par une très élégante robe bi-ton Grigio et un pack HGTC que vous pouvez découvrir sur la première photo de cet article.
     
    - Cornes 30th Anniversary : été 2006, 20 exemplaires. Cornes est l'importateur Ferrari au Japon. Couleur unique Bleu « Cornes », calandre spécifique, sellerie Daytona bi-ton, pack intérieur carbone, pack HGTC.
     
    - Sessanta : 2007-2008, 60 exemplaires. La Sessanta s'appuie sur une base Phase 2, et est la plateforme sur laquelle s'appuiera ensuite l'OTO. Hors OTO, c'est la seule à disposer du toit électrochromatique et du Manettino sur le volant. Souvent, les gens les confondent avec les Ferrari 612 Scaglietti produites en 2007 qui possèdent la plaque "Ferrari 60 ans" à coté du commodo des phares. Pour les reconnaitre : elles ont un design de console centrale différent des autres 612 (avec plaque unique commémorant une des courses historiques de la Scuderia Ferrari). Vous pouvez la décourvrir sur la seconde photo de cet article.
     
    - Russian Edition : Fin 2007, 5 exemplaires seulement dédiés au marché russe. Elle intégrait à peu près tout ce que le catalogue d'options comportait : sellerie diamant chocolat, pack intérieur carbone, peinture bi-ton grigio/grigio, pack HGTS, coffre recouvert de cuir, etc. Seule fausse note à mon sens : elle était équipée des anciennes jantes optionnelles (2004-2005) et non des Challenge qui auraient été plus appropriées.
     

     
    Historique des packs, options et évolutions
     
    En 2004 et 2005:
    - Les consoles centrales étaient noires
    - Fin 2005: optimisation du software de la boite F1A
     
    En 2006:
    - La console centrale devient couleur intérieur. Possibilité de commander une noire en option, avant que cette option ne disparaisse du catalogue par la suite.
    - Le radar arrière devient standard.
     

     
    Début 2006 également apparition des packs HGTC et HGTS :
    HGTS (environ 13k€) : jantes Modular 19 pouces, échappement sport avec grilles arrières chromées, réglages de suspension plus sportifs (barres anti-roulis majorées), programme de boite F1-S
    HGTC (environ 26k€) : Pack HGTS + CCM + étriers de frein de couleur (Rosso, Giallo, Nero, Grigio). Les jantes 19 pouces Modular sont "ball-polished"
     

     
    Fin 2007/début 2008 :
    Les CCM deviennent standard, la taille mini des jantes avant passent en 19p, le poste Bose 2-DIN devient de série. Conséquence de l'intégration en série des CCM: le pack HGTC devient HGT2. Il contient alors l'ensemble du pack HGTC (sauf les CCM puisqu'ils sont de série désormais) + jantes 20 pouces Challenge (qui étaient jusqu'alors une option isolée) en ball-polished. Sur certains modèles fin-2007/début-2008, il est possible que Ferrari ait référencé comme pack HGTC + option Challenge 20p des 612 qui sont réellement en pack HGT2. L'usine a eu visiblement du retard dans la prise en compte du pack HGT2 dans ses références.
     

     
    Autoradio GPS :   Deux autoradios ont été montés dans la Ferrari 612 Scaglietti : un simple DIN (déjà installé sur d'autres modèles) et un 2-DIN commandé spécifiquement chez Bose. Malgré le faible nombre de postes Bose (700), il a été décliné en 2 versions : l'une possède le GPS, l'autre un Tuner TV (analogique !). La plupart des vendeurs (y compris chez Ferrari) ne connaissent pas cette subtilité et indiquent que le Bose est un poste GPS (cas vécu lors de la réception de mon OTO).  
    Quelques infos supplémentaires, non vérifiées/vérifiables :
     
    - L'échappement sport optionnel des OTO serait différent de l'échappement sport des autres 612 (y compris les packs HGTC) : celui-ci proviendrait de Tubistyle, alors que celui des HGTC proviendrait d'un fournisseur différent. Ceci expliquerait que, pour certains, une Ferrari 612 Scaglietti OTO 2008 avec échappement sport n’aurait pas la même sonorité qu’une HGTC.
    - D'après un ingénieur qui travaillait à l'époque chez Bose, il y aurait eu entre 650 et 700 postes 2-Din fabriqués par Bose (donc pour toutes les OTO + les quelques non-OTO de septembre 2007 à fin 2009), spares inclus. En enlevant les spares, les non-OTO et les Sessanta, le chiffre obtenu permet de situer le volume d’OTO produites puisque toutes en étaient équipées.
     
    Avez-vous connaissance d'autres spécificités ou versions de la Ferrari 612 Scaglietti ? Quelles autres précisions souhaiteriez-vous connaitre sur ce modèle ?
     
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    Franck
    Rétromobile, comme chaque année, est le rendez-vous hexagonal au milieu de l'hiver à ne pas rater pour tous les passionnés d'automobile comme nous. Quelles étaient les plus belles Ferrari présentes sur le salon en 2020 ? C'est un avis forcément subjectif mais qui a l'avantage de vous montrer une bonne palette des Ferrari qui étaient visibles.
     
    1. La plus attendue et regardée était la Ferrari 330 P4, chassis 0858, dont il n'existe que 3 exemplaires au monde et qui, entre autres, a dominé Ford sur ses propres terres à Daytona en 1967 face à une armada de Ford GT 40. Ses pilotes, Chris Amon et Lorenzo Bandini avait déjà remporté les 1 000 kilomètres de Monza à son volant. Elle est considérée par beaucoup comme la plus belle Ferrari de course.
     

     
    2. Mais de mon côté, c'est la Ferrari 312P de 1969 que je préfère sur le plan esthétique. Elle parait encore plus plate et donc encore plus impressionnante quand vous la regardez de face. Il s'agit de la Ferrari 312 de Formule 1 recarrossée ! Remplaçante de la Ferrari 330 P4 que la nouvelle réglementation n'autorisait plus, elle n'obtint pas les mêmes résultats, car face à l'arrivée de la Porsche 917 la même année, un moteur plus gros était nécessaire et elle fut remplacée par la Ferrari 512.
     

     
    3. Autre beauté signée Ferrari présente à Rétromobile 2020, la Ferrari 250 GT Cabriolet série 1 était carrossée par Pininfarina. Cet exemplaire était le modèle présenté au Salon de Turin en 1958. 41 exemplaires seulement furent produits.
     

     
    4. Toujours aussi belle, la Ferrari 250 GT Passo Corto de 1961, ici dans un rouge classique est un pur plaisir pour les yeux sur un salon. Plus sportive que le cabriolet, c'est sans doute la Ferrari ancienne que je me verrais le plus acquérir, or Ferrari 250 GTO qui évolue encore à un autre niveau tarifaire. Cet exemplaire serait la 78ième produite sur 165.
     

     
    5. Plus rare et très belle dans ces couleurs, la Ferrari 342 America coupé, produite à seulement 3 exemplaires en 1952. Il s'agit du numéro de série 0246AL carrossé par Pininfarina.
     

     
    6. La quadruplé magique des hypercars Ferrari réuni sur le stand de Girardo & Co : Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari F50 et Ferrari Enzo dans un rare Grigio Alloy. Le choix serait très difficile s'il ne fallait n'en retenir qu'une !
     

     
    7. Autre belle brochette de Ferrari sur le stand Corse e Strada, avec la Ferrari 458 Italia GT, la Ferrari F430 GTC et la Ferrari 360 GTC. Elles étaient malheureusement toutes dans un superbe état, comme si elles n'avaient jamais vu le moindre bout de piste.
     

     
    8. La première Ferrari pilotée par Michael Schumacher en 1996, la Ferrari F310, avec laquelle il remporta 3 victoires, ce qui permis de sauver la tête de Jean Todt aux commandes de la Scuderia Ferrari. C'était avant l'arrivée de Ross Brawn et de Rory Burn. C'est la première monoplace Ferrari équipée d'un V10, qui fut sujet à des problèmes de fiabilité. La seconde partie de la saison, elle fut équipée d'un nez haut.
     

     
    9. Fabuleuse collection d'Alfa Roméo sur le stand de Lukas Huni, dont deux exemplaires (Alfa Romeo Tipo B et Alfa Romeo 8C 2600) ayant roulé sous les couleurs de la Scuderia Ferrari à ses débuts dans les années 30. Intéressant à voir alors que nous venons tout juste de fêter les 90 ans de la Scuderia Ferrari.
     

     

     
    10. Ferrari 365 GTB/4 sur le stand Movendi, une auto ayant couru sous les couleurs du NART aux 12 heures de Sebring en 1971.
     

     
    En bonus et pour terminer, parce que c'est la dernière Ferrari que j'ai vu en partant, sur le stand Meguiar's, une magnifique Ferrari F355 Giallo dans un état superbe, équipée des rares baquets en carbone ! La Ferrari F355 était ma première Ferrari, donc j'adore !
     

     
    N'en garder que 10, c'est trop court, mais je vous en mettrai d'autres en commentaires s'il y a des intéressés. Avec ces dix exemples, on se rend bien compte que l'histoire de Ferrari est riche et longue, à nulle autre pareille.
     
    Quels sont vos modèles favoris parmi ceux présentés ? Quels informations pouvez-vous partager à leur sujet ? Etes-vous passés à Rétromobile 2020 ? Si oui, qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ?
     
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    - Les 21 Ferrari à ne pas rater à Rétromobile 2016
    Franck
    Parmi toutes les nouveautés présentées par Ferrari en 2019, la Ferrari F8 Tributo risquerait de passer inaperçue : ce n'est pas un monstre de nouvelles technologies et de puissance comme la Ferrari SF-90 Stradale, ce n'est pas un nouveau segment comme la Ferrari Roma, ni une décapotable inédite comme la Ferrari 812 GTS. Ne serait-elle donc qu'une réponse transitoire et forcée de Ferrari aux nouvelles normes WLTP qui s'appliquent dès début 2020 et condamnent les V8 précédents ? Le mieux pour s'en rendre compte est de l'essayer, et c'est ce que j'ai pu faire en cette fin d'année grâce à la concession Ferrari Pozzi de Levallois-Perret.
        La Ferrari F8 Tributo : la Ferrari qui nous a suivi sur tout 2019   Il faut dire que la Ferrari F8 Tributo nous a suivi tout au long de cette année 2019 sur Ferrarista. Tout d'abord lors de sa présentation au salon de Genève en mars 2019, nous avions pu la découvrir en réel pour la première fois et constater qu'elle était bien plus belle en vrai que sur les photos officielles. Surtout avec le nouveau colori spécifique bleu corsa qui mettait particulièrement bien en valeur ses courbes.   Ensuite lors de notre voyage aux Finali Mondiali au Mugello en octobre, nous avons pu voir, sur les chaînes de montage de Maranello, les tous premiers exemplaires en production. Il s'agissait à l'époque pour Ferrari de régler les chaines de montage avant de monter en capacité de production. Sur chaque exemplaire, vous pouviez voir une feuille de papier avec des annotations manuelles concernant les modifications restant à réaliser sur la chaîne de montage pour automatiser et parfaire la production. Ce sont ces mêmes exemplaires de pré-production que nous retrouvons désormais en concession pour les premiers tests par les clients avant que les livraisons aux clients ne démarrent.   Enfin, en cette fin d'année, je suis contacté par la concession Pozzi, comme de nombreux clients, pour effectuer l'essai d'un modèle de la gamme : je choisis la Ferrari F8 Tributo. C'est le modèle qui m'intéresse le plus car je ne l'ai pas encore essayé et qu'il correspond le plus à mon profil.      Comment se déroule un essai en concession Ferrari ?   Comment se passent concrètement ces essais ? La concession Ferrari vous contacte par mail pour essayer le modèle de la gamme qui vous plaît. En l'occurrence c'est la concession Pozzi de Levallois-Perret qui m'a contacté car c'est la concession la plus proche de mon domicile et j'y ai été client par le passé (pièces détachées pour ma Ferrari F355). Mon profil est également à jour dans la base de données Ferrari. Ils savent donc que je possède une Ferrari Challenge Stradale (authentification de votre statut de propriétaire sur le site web de Ferrari). Les créneaux pour les essais sont d'une demie-heure, vous en convenez par téléphone et il faut être réactif si vous souhaitez un créneau pour une nouveauté comme la Ferrari F8 Tributo très demandée en essais.   Le jour J, je suis arrivé en avance, ce qui vous permet d'avoir une visite de l'atelier en attendant, ainsi que de la partie véhicule d'occasions. Vous voyez beaucoup de belles Ferrari et vous discutez Ferrari pendant un bon moment, ce qui est toujours agréable. Il y a forcément quelques modèles d'exception qui attirent plus votre regard, comme des Ferrari F40, Ferrari Monza, Ferrari Challenge Stradale, etc.   Une fois les formalités remplies rapidement (vérification de votre permis de conduire, signature de la décharge de responsabilité), votre essai peut démarrer. Evidemment, un samedi matin avec une météo hivernale, un jour de grève, dans les embouteillages parisiens (petite couronne), ce ne sont pas les conditions idéales pour bien tester une Ferrari ! Mais cela vous permet déjà une première approche du véhicule, pour vous donner envie d'aller plus loin. Le petit plus, de mon point de vue, est que ce n'est pas un commercial qui effectue l'essai avec vous, mais une personne dédiée à la conduite, donc plutôt un pilote qu'un vendeur, ce qui vous permet d'apprécier d'autant plus l'essai durant lequel vous ne parlez que plaisir au volant.     Prise en main, puissance et sonorité de la Ferrari F8 Tributo   La première chose que vous remarquez lorsque vous effectuez vos premiers tours de roues à bord de la Ferrari F8 Tributo est sa grande facilité de prise en main. Pour sortir de la concession Pozzi, j'ai dû effectuer plusieurs manoeuvres car une autre Ferrari rentrait au même moment, et l'espace dans la concession est vraiment très restreint. Cela s'est fait sans stress avec cette voiture que je ne connaissais pas car la Ferrari F8 Tributo est très souple à manoeuvrer. Vous n'êtes pas dans une Ferrari Challenge Stradale qui va bouger par à-coups lors des manoeuvres.   C'est l'objectif recherché par Ferrari avec la Ferrari F8 Tributo, par rapport à une Ferrari 488 Pista dont elle reprend le moteur entre autres : qu'elle soit facile à utiliser au quotidien, pour que le client s'imagine l'utiliser régulièrement. Ce test dans les rues étroites et embouteillées permet de le vérifier. Le seul "défaut" à signaler, dans ces conditions d'essai, ce sont les commandes de clignotants sur le volant, auxquelles il faut le temps de s'habituer (mais cela date déjà de la Ferrari 458) et qui ne vous permettent pas, le temps d'un essai, d'avoir une conduite aussi fluide que souhaitée : le temps de retrouver la commande pour signaler que vous allez changer de direction et le petit trou qui s'était ouvert dans une autre file s'est refermé et vous ne pouvez plus faire votre changement de file en toute sécurité. Ce n'est qu'une question d'habitude.   Evidemment en ville la puissance disponible est plus que suffisante, une courte accélération vous le démontre, et cette puissance ne peut être vraiment utilisée dans ces conditions. Il faudrait pour cela disposer de plus d'espace, voire d'un circuit. Quant à la sonorité, vous savez qu'elle n'est plus celle des V8 atmosphériques. Elle ne monte plus dans les aigus et reste dans une variation de graves. Pour autant, je la trouve personnellement présente et agréable, même si cela ne vaut pas la sonorité des modèles atmosphériques.      Look et intérieur de la Ferrari F8 Tributo   Un mot sur l'intérieur : celui du modèle essayé était magnifique, avec beaucoup d'alcantara (dont les magnifiques sièges baquets Daytona), de surpiqures, de carbone, etc. et il permet de constater tous les progrès effectués par Ferrari en terme de qualité de ses intérieurs. Il suffit de revenir ne serait-ce que 10 ans en arrière pour constater le gap franchi. Pour autant, même si la Ferrari F8 Tributo est une Ferrari très facile d'accès, facile et plaisante à conduire, même dans la circulation dense de Paris, elle n'en reste pas moins une Ferrari. Vous ressentez dès le début que vous êtes dans une Ferrari, par la position de conduite, par les différents retours d'informations que vous ressentez, par la façon dont vos sens sont éveillés, par sa largeur et sa hauteur par rapport aux autres autos autour de vous dans la rue, par la position de ses rétroviseurs, etc.   Au niveau du look, les premières bonnes impressions sur le stand du salon de Genève en mars, sont confirmées dans la vraie vie, quand vous la voyez dans un garage et dans la rue avec d'autres autos autour : cette Ferrari F8 Tributo est magnifique. Avec sa nouvelle aérodynamique plus performante (reprise du S-Duct de la Ferrari 488 Pista par exemple), le retour de ses quatre feux ronds à l'arrière et sa vitre arrière façon Ferrari F40, je la trouve personnellement encore plus belle que la Ferrari 488 GTB. Mais cette question reste une affaire de goûts personnels. Je l'aurai préférée en bleu corsa qui sublime la Ferrari F8 Tributo, surtout à l'arrière.     Conclusion   Cet essai a un petit côté frustrant car vous ne pouvez pas tester la Ferrari F8 Tributo pour ce pour quoi elle a été conçue. Elle n'a pas été faite pour les embouteillages même si elle s'en sort très bien et que c'est un vrai plus dans le monde d'aujourd'hui. Vous êtes loin de le Ferrari F355 (ou ses aînées), qui chauffaient dans les embouteillages, avec les ventilateurs qui se mettaient en route et votre mollet qui demandait du repos après plusieurs centaines de mètres à gérer le patinage dans les bouchons.    Un grand MERCI à la concession Ferrari Charles Pozzi de Levallois-Perret pour avoir rendu cet essai possible et pour la qualité de leur accueil, très apprécié.   Avez-vous pu, vous aussi, tester la Ferrari F8 Tributo en concession ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Si non, quelles informations complémentaires aimeriez-vous connaître à son sujet ?   Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - La surprise de la Ferrari F8 Tributo présentée à Genève - Essai longue durée : la Ferrari 488 Pista de 458 - 10 faits sur la Ferrari SF90 Stradale dont les médias ne vous parlent pas
    Franck
    Pour la première fois, nous avons participé, avec 16 membres de Ferrarista, aux Finali Mondiali 2019 organisés par Ferrari sur le circuit du Mugello. Nous sommes partis 5 jours, du 23 au 27 octobre 2019, pour en profiter pour visiter l’usie à Maranello. Cet événement Ferrari vaut-il le déplacement ? A quelles activités avez-vous vraiment accès sur place ?Quels tickets prendre pour en profiter au mieux ? Quelles autres activités planifier afin de profiter pleinement de votre voyage ?
     
    Faire ce voyage, c’est sortir pendant 4 ou 5 jours de votre quotidien, de vos problèmes, pour vivre au cœur de la passion de l’automobile sportive italienne. Vous en profitez bien plus quand vous partagez cette expérience avec d’autres passionnés. Vous y ajoutez de belles rencontres et une excellente ambiance entre passionnés, qui échangent sur cette expérience vécue en commun. Parmi les membres qui ont participé à l’ambiance inoubliable de ce voyage, il y avait entre autres @dpr, @Dede01,  @Romano456, @AR69, @jpp2306, @Lilrow, @Titisport68, @JO348GTB, @mvagusta, etc.
     

     
    Les courses
     
    Les Finali Mondiali, ce sont d’abord, comme leur nom l’indique, les Finales Mondiales des courses du Ferrari Challenge. Le samedi vous assistez aux finales par région : Europe, Amérique et Asie. Les finales mondiales se déroulent le dimanche.
     
    Ces épreuves sont très disputées, avec beaucoup de spectacle sur la piste, des dépassements, des sorties de piste, des safety car, de grands écrans pour ne manquer aucune action, etc. Sur le circuit du Mugello, vous pouvez bien profiter du spectacle, car vous bénéficiez facilement d’une vue panoramique.
     
    Par exemple, depuis le haut de la tribune centrale, vous pouvez voir ce qui se passe dans les paddocks et sur toute la longue ligne droite des stands, et en vous tournant vous voyez l’enchaînement de virages qui mènent aux stands, dont deux épingles. Mais il est aussi facile de vous positionner en hauteur autour du circuit et de profiter d’une vue panoramique sur la majeure partie du circuit. Beaucoup de spectateurs restent d’ailleurs en dehors de l’enceinte du circuit pour profiter de ces vues magnifiques, avec le circuit et les monts environnants.
     

     
    Entre chaque course se déroulent des sessions du programme XX, avec les Ferrari FXX, 599XX et FXX-K (et leurs évolutions) ou des sessions du programme F1 Clienti ou avec les Ferrari de GT Compétition. Evidemment, sur un tel circuit, les Ferrari XX et les F1 sont très impressionnantes. Leur son se réverbère dans les tribunes et les montagnes environnantes et vous donne des frissons. Et elles vont vraiment très vite ! C’est tellement mieux de voir toutes ces autos sur circuit que dans un hangar ou un musée !
     
    Les expositions
     
    Les Ferrai Finali Mondiali, ce ne sont pas que des courses. Loin de là. Ce sont aussi des expositions très intéressantes, à commencer cette année par celle célébrant les 90 ans de la Scuderia Ferrari.
     
    Sous un énorme chapiteau très bien décoré et mis en lumière, vous pouvez admirer des dizaines de Ferrari retraçant l’histoire de la Scuderia Ferrari, depuis la première Alfa Romeo 8C 2300 engagée en compétition sous les couleurs de la Scuderia Ferrari jusque la toute dernière Ferrari 488 GT3/Challenge 2020, en passant par de très nombreuses Formules 1 de toutes les époques.
     

     
    Au sein de cette exposition sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, vous profitez d’une exposition sur les 70 ans de participation de Ferrari aux 24 heures du Mans. Vous pouvez admirer la Ferrari 330 P4, la Ferrari 512S, la Ferrari 512BB LM, la Ferrari 250 GTO, la Ferrari 250 GT SWB, la Ferrari 250 TR, la Ferrari 250 LM, etc.
     
    Sous un chapiteau adjacent, toute la gamme Ferrari actuelle vous est présentée, dont les toutes nouvelles Ferrari 812 GTS, Ferrari F8 Spider et Ferrari SF-90 Stradale. Vous pouvez monter dedans si vous disposez du pass VIP (ou sur présentation de votre carte grise si pas trop d’affluence).
     
    C’est toujours très intéressant, pour un passionné, de monter dans ces autos à diffusion limitée quand elles viennent juste de sortir et voir comment la marque évolue. J’ai trouvé l’assise dans la Ferrari SF-90 Stradale, très basse et très allongée. Vous passez dans une autre dimension avec tous les écrans du tableau de bord remplis d’animations et de possibilités. A l’opposé, une Ferrari 812 GTS est bien plus classique et luxueuse.
     

     
    Autre lieu à visiter, même s’il ne s’agit pas d’une exposition à proprement parler : le parking Ferrari. Il est réservé aux propriétaires de Ferrari et est le parking le plus proche du circuit. Vous pouvez y admirer aussi bien des anciennes du type Ferrari BB512 ou Ferrari F40, que des très récentes comme la Ferrari F8 Tributo ou des Ferrari 488 Pista. Comme il y a des dizaines et des dizaines de Ferrari présentes, tout passionné de Ferrari y trouvera du plaisir, avec des Ferrari rares ou avec des combinaisons de couleurs ou d’options originales.
     
    Les paddocks sont aussi très intéressants à visiter. Vous pouvez parcourir les paddocks des différentes équipes du Ferrari Challenge, pour les voir travailler sur leurs autos. Vous y découvriez aussi les Ferrari 812 Superfast servant aux baptêmes sur circuit ou les six Ferrari Monza présentes dans différentes livrées.
     
    Pour entrer dans les stands du bord de piste où sont garées les F1 et les autos du programme XX, vous devez disposer du pass VIP. Sinon vous ne pouvez que les admirer de loin, derrière les barrières.
     
    C’est dans ces paddocks et les expositions autour que vous avez le plus de chance de rencontrer des personnalités : des pilotes comme René Arnoux ou des responsables de Ferrari comme Enrico Galleria, le directeur commercial de Ferrari, ou Lapo Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli et frère du président de Fiat, ancien directeur marketing de Fiat et créateur du Ferrari Tailor Made.
     

     
    Circuit et accès
     
    Le circuit du Mugello est magnifique, situé dans les beaux paysages de la Toscane, près de Florence. Les paysages, comme le circuit sont très vallonnés. Avec un grand ciel bleu et une température de 25°C pour une fin octobre, les conditions étaient idéales, comme de belles journées d’été.
     
    L’accès au circuit et au parking gratuit est facile. Il n’y a que le dimanche, où beaucoup plus de monde est présent, que nous avons eu un bouchon de 10 minutes pour accéder au parking. Les gens se garaient au bord de la route, alors qu’il suffisait d’attendre un petit peu pour accéder au parking vraiment loin d’être plein et beaucoup plus proche.
     

     
    En prenant les billets et parking gratuits, vous voyez tout ou quasiment. C’est la fête de Ferrari et on comprend qu’avec toutes ces activités gratuites la marque continue à développer le nombre des tifosi.
     
    Avec un billet VIP, vendu 280 euros par personne (sans les options comme le parking Ferrari), vous pouvez entrer dans les stands des F1 et du programme XX, très intéressant, tout comme accéder au bord de piste. Vous pouvez entrer dans les Ferrari de la gamme actuelle (possible aussi en présentant votre carte grise) et vous avez accès aux boissons à volonté. Vous avez accès aussi au buffet du déjeuner, avec vue sur la piste. Sinon, vous ferez la queue devant un des nombreux truck-food ou dans le restaurant self-service du circuit. A chacun de voir ce qui lui fera le plus plaisir.
     

     
    Visites à Maranello avant les Finali Mondiali
     
    Faire le déplacement jusqu’au Mugello, en Toscane, représente un bout de chemin. Autant en profiter pour visiter des lieux mythiques dans la région de Modène, située en gros une heure avant le Mugello. Elles vous apportent une vision globale de l’univers Ferrari.
     
    La Collection Righini
     
    Nous avons commencé, avant de nous rendre au Mugello, par visiter la collection Righini. Il s’agit d’une collection privée, difficile d’accès, réalisée par M. Righini sur les 60 dernières années. Elle comprend beaucoup de modèles très rares, comme la toute première Benz produite. Les autos sont reparties dans trois pièces distinctes : d’abord les modèles jusque la seconde guerre mondiale, ensuite les autos d’après-guerre et enfin les autos vraiment très exceptionnelles.
     
    Dans les autos d’après-guerre, vous pouvez admirer une Ferrari Daytona, une Ferrari 275 GTB, la 8ième Lamborghini produite, une Lamborghini 350 GT bleu pâle, une Alfa Romeo 8C des années 2000, une Alfa Romeo TZ, etc.
     
    Dans le dernier box, vous découvrez l’Alfa Romeo 8C 2300, la première auto à arborer le célèbre cheval cabré de la Scuderia Ferrari, il y a 90 ans. Juste à côté, se trouve l’Auto Avio Costruzioni 815, la première voiture construite par Ferrari en 1940, qui ne pouvait à l’époque, par contrat avec Alfa Romeo, pas encore utiliser son nom. Seuls deux exemplaires ont été construits. Face à ces deux autos exceptionnelles dans l’histoire Ferrari, la magnifique Fiat V8 de l’avocat de la famille Agnelli, et une très belle Lancia Stratos bleue.
     

     
    Musée et usine Pagani
     
    La visite chez Pagani commence désormais par un film de 10 minutes dans lequel un ami d’enfance d’Horacio Pagani raconte son histoire. C’est très intéressant chez chaque constructeur de connaître la genèse, le pourquoi. La visite se poursuit par le musée, bien fourni pour une marque qui vient de fêter ses 20 ans. Il retrace toute l’histoire d’Horacio Pagani depuis ses premières maquettes en bois à l’âge de 6 ans.
     
    Le meilleur est gardé pour la fin, avec la visite de l’usine. Vous pouvez alors voir une bonne vingtaine de modèles dans différents stades de fabrication, ainsi très souvent que des nouveautés ou raretés. Cette fois-ci une Zonda Barchetta annoncée comme la dernière Pagani Zonda. Aucune chaine de montage, mais c’est encore plus tout le travail sur le carbone qui est mis en avant, comme dans aucune autre usine, et le souci du détail. Une très bele visité, comme à chaque fois.
     

     
    Fabio Lamborghini
     
    Après la visite de Pagani, nous avons eu le plaisir de déjeuner avec Fabio Lamborghini. Fabio Lamborghini est le neveu de Ferruccio Lamborghini et a été le directeur du musée Lamborghini pendant 20 ans. Il connait donc très bien l’histoire de la marque et sait aussi vous la raconter.
     
    Il nous a invité dans une ancienne demeure italienne, située juste à côté de l’usine Lamborghini, transformée en restaurant pour accueillir des événements. Dans ce décor historique, avec un repas italien typique de la région de Bologne, l’histoire de Lamborghini depuis l’origine, racontée par un membre de la famille, prend une toute autre dimension. Beaucoup d’anecdotes permettent de mieux comprendre le contexte et le personnage de Ferruccio Lamborghini.  Par exemple celle où Ferruccio se fait arrêter par les Carabinieri pour excès de vitesse et leur tend ses papiers et ses clefs en leur disant « Prenez les clefs, essayez la voiture et vous me direz s’il est possible de rouler plus lentement avec une telle auto ! ».
     
    Musée et usine Lamborghini
     
    La visite de l’usine Lamborghini, et de son musée, industrielle et chronométrée, prend alors une autre couleur. D’une part vous avez envie de plus aimer la marque, maintenant que vous connaissez mieux ses origines et avez passé un long moment avec un membre de la famille. D’un autre côté, la rigueur froide germanique vous fait penser que ce n’est plus la même chose. Mais, croiser à la fin de la visite Stefano Dominecali, actuel CEO et ancien directeur de la Scuderia Ferrari, qui répond à votre bonjour avec un grand sourire, vous donne espoir sur une passion italienne toujours présente.
     

     
    Toni Auto et TubiStyle
     
    Nous avons également visité le garage Toni Auto de Maranello, situé juste à côté de l’usine. C’est une véritable caverne d’alibaba, avec toujours des merveilles en entretien ou en restauration. Cette fois-ci vous pouviez y voir une Ferrari F40, 2 Ferrari 275 GTB, une Ferrari 250 cabriolet, deux Testarossa, deux Ferrari F355, etc. Ils nous dépannent toujours 2 ou 3 Ferrari du groupe, parfois juste un bruit dont l’origine n’avait pas été trouvée ailleurs et qu’ils trouvent en une demi-heure.
     
    En nous rendant ensuite chez TubiStyle, une Ferrari SF-90 Stradale camouflée s’insère dans notre convoi. C’est intéressant, une première, de rouler avec une Ferrari SF90 Stradale.
     
    La visite chez TubiStyle débute avec une Ferrari 488 Pista pour laquelle ils viennent de produire un échappement spécifique pour un client. Ils nous démarrent le moteur pour entendre le son.
     

     
    Nous voyons ensuite une Ferrari 250 GT California pour laquelle Ferrari Classiche leur a demandé de refaire un échappement. Comme pour tout autre modèle, ils commencent par faire un gabarit à partir de l’échappement d’origine, pour fabriquer ensuite un échappement qui s’installera parfaitement. Ils travaillent ensuite le son à l’oreille car aucun document n’existe sur l’échappement d’origine.
     
    Nous visitons aussi les productions réalisées en première monte pour Ferrari, sur les Ferrari Portofino et GTC4Lusso entre autres, puis les produits aftermarket pour les particuliers. Nous découvrons le processus complet de fabrication depuis la feuille d’aluminium en magasin, les opérations de cintrage, de soudure, de polissage, de colissage, etc.
     
    Avec TubiStyle, nous avons également visité la fabrication des réservoirs d’essence, réalisée juste en face, dans une autre usine du groupe Duerre. Ils fabriquent des réservoirs pour toutes les marques de supercars : Ferrari, Aston Martin, Lamborghini, Bugatti, Pagani, etc. Il s’agit de réservoirs très technologiques avec beaucoup de capteurs à tester (anti-retournement, anti-débordement, etc.) et spécifiques au modèle selon la place disponible. Chaque réservoir est testé pour vérifier son étanchéité.
     

     
    Usine et musée Ferrari
     
    Le graal est la visite de l’usine Ferrari à Maranello. Plusieurs Ferrari SF-90 Stradale tournaient dans les rues de l’usine à notre arrivée et il est rare d’en voir rouler, encore plus d’en voir rouler plusieurs en même temps.
     
    Ensuite, nous avons débuté par la visite des chaînes d’assemblage : usinage des pièces moteur, montage des moteurs, qui a été très automatisé depuis peu (les V8 et les V6 pour Maserati), lignes d’assemblage des Ferrari.
     
    La visite s’est poursuivie par Ferrari Classiche, qui était difficile à voir jusqu’ici,. L’espace semble avoir été aménagé depuis, avec des zones à ne pas dépasser marquées au sol, afin d’accueillir plus de visiteurs. C’est une bonne idée en terme de marketing, pour montrer le savoir-faire et attirer plus de clients.
     
    Nous avons visité ensuite les département F1 Clienti et XX Programme, puis la Scuderia Ferrari. C’est très intéressant mais il y avait moins d’autos présentes que d’habitude à cause des Finali Mondiali au Mugello et du Grand-Prix de F1 au Mexique.  A la Scuderia Ferrari, nous pouvons voir 3 zones : celle des box d’assemblage des F1, celle du contrôle de la qualité des pièces provenant des sous-traitants, et celle du montage des systèmes électriques et électriniques (dont le volant).
     

     
    Nous avons terminé par la visite du département Tailor Made dans le Centre de Style Ferrari. Il est situé dans un bâtiment très récent, dont je pense que les visites viennent de débuter, car jamais fait auparavant. Il s’agit là encore d’une bonne idée marketing : si vous y faîtes passer tous les propriétaires venant visiter l’usine, vous avez plus de chances, après leur avoir montré les différentes possibilités, qu’ils demandent un Tailor Made sur leur prochaine Ferrari.  Il y a l’embarras du choix parmi les possibilités de personnalisation offertes.
     
    A la fin de la visite, nous avons reçu un billet pour visiter le musée Ferrari de Maranello, ainsi que la traditionnelle revue Ferrari, et pour les propriétaires (et c’est inédit), un presse papier Ferrari. Ce presse-papier est soit un scudetto de la Scuderia Ferrari, soit une sculpture en forme de Ferrari. Ils sont à priori en vente pour 170 euros au Ferrari Store.
     
    Le musée Ferrari de Maranello est le plus intéressant des deux. Celui de Modène, que nous avons visité aussi, contient peu de Ferrari, dont une majorité de modernes de moins de 20 ans d’âge. Au musée de Maranello, vous pouvez voir les supercars (Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari Enzo et Ferrari LaFerrari), la Ferrari P80/C, dernière one-off produite, le hall des champions avec les F1 les plus emblématiques et les trophées associés, ainsi qu’une rétrospective sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, avec de nombreux modèles intéressants.
     

     
    Les meilleurs moments
     
    Pour quelqu'un qui effectue ce voyage pour la première fois, c'est fabuleux : toutes ces usines de sportives italiennes, ces musées, ces personnages connus, ces premières, ces rencontres, l'ambiance du groupe, rouler avec d'autres Ferrari, les bons restaurants, les paysages magnifiques, les beaux hôtels, etc.
     
    Quand vous l'avez déjà fait plusieurs fois, vous remarquez surtout ce qui est différent et rare : la collection Righini, la rencontre avec Fabio Lamborghini, les visites de Ferrari Classiche et du Tailor Made, les 90 ans de la Scuderia Ferrari, La Ferrari SF90 Stradale dans laquelle j'ai pu monter et les Finali Mondiali, qui valent vraiment le déplacement pour tout passionné de Ferrari, d'autant qu'il ne se déroule pas tous les ans en Europe. Mais aussi le groupe de Ferrarista pour la très bonne ambiance qui marqua ce voyage.
     
    Etiez-vous aux Finali Mondiali ? Qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ? Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaiteraient s'y rendre ?
     
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    David 84
    La Ferrari 348 est une Ferrari appréciée par les primo-accédants car elle est une des berlinettes Ferrari les plus accessibles financièrement, avec le look typique des années 80 comme la Ferrari Testarossa. Mais qu'en est-il sur la durée, pour une auto de 25-30 ans aujourd'hui ? Quels sont ses points forts et ses points faibles dans l'époque actuelle ? Quels sont les coûts d'entretien associées et les points à surveiller ? @David 84 qui l'a achetée neuve et a parcouru près de 100 000 km à son volant, répond à ces questions au travers de son histoire et des émotions vécues au volant de sa Ferrari 348 TB.
     

     
    @Franck : Depuis quand possèdes-tu ta Ferrari 348 ?
     
    @David 84 : Je possède ma 348 tb depuis le 28 mars 1992. J’avais la chance d’être très jeune et j’ai pu en profiter pleinement à un âge où habituellement les gens ne peuvent qu’en rêver.
     
    @Franck :  Pourquoi une Ferrari 348 ?
     
    @David 84 : Mon père avait une Ferrari 328 GTS depuis 1988. Je pouvais largement l’utiliser et en profiter. Mais je souhaitais posséder également « ma » Ferrari. Mon choix s’est porté sur une V8 berlinette (2 places), plus compacte, plus légère que les V12 (typés GT) mais aussi 35% moins chère. Les Ferrari V8 deux places sont plus à l’aise sur des petites routes et ne rechignent pas à s’attaquer au circuit. Le tout avec un niveau de performances qui était parmi ce qui se faisait de mieux à une époque où on pouvait encore profiter des performances de la voiture sur route.
     
    Lors de la commande, en juillet 1989, la voiture n’était pas encore officiellement présentée donc je ne la connaissais pas encore. Les seules informations qui avait fuitées était 3,4l d’environ 300 cv et un comportement routier plus rigoureux que sa devancière, la Ferrari 328.
     
    Mon choix s’est porté, à la signature, sur une Ferrari 348 GTB (on ignorait encore son vrai patronyme), plus rigide et sans ABS, pour un meilleur freinage. En 1989, les ABS étaient encore largement perfectibles. Quelques mois plus tard, à sa présentation officielle, j’ai su qu’elle s’appellerait 348tb et aurait l’ABS, en série… mais surtout j’ai découvert les photos de la voiture. J’avoue ne pas avoir été déçu et je n’ai pas usé de mon droit de rétraction pour annuler la commande.
     

     
    @Franck :  Comment utilises-tu ta Ferrari ?
     
    @David 84 : A l’époque j’aimais la vitesse, le pilotage et j’étais célibataire. J’ai parcouru 50 000 km en 4 ans. Malgré les limitations qui étaient déjà existantes, on pouvait malgré tout, se faire vraiment plaisir. Après, le mariage, les enfants, et la répression sur les routes, ce n’était plus pareil donc je roule moins et surtout nettement moins vite. Ce n’est pas grave, j’en profite certes mais différemment. Le plaisir de prendre le volant reste toujours aussi intense.
     
    Aujourd’hui, avec les enfants plus grands, ce sont eux qui en jouissent le plus. Mais j’avoue que cela fait désormais parti de mon plaisir que de les voir en profiter. Mon ainé a, par exemple, pu effectuer près de 4 000 km au volant de Ferrari avant même d’avoir le permis en poche grâce à la conduite accompagnée. Désormais, elle approche les 100 000 km. Je la considère plus comme une mamie. Non pas à cause de son kilométrage, 100 000 km ce n’est rien, mais son âge fait que l’utilisation ne se fait plus comme une voiture « de tous les jours », on la respecte davantage.
     
    @Franck : Que t’inspire le style de la 348 ?
     
    @David 84 : Le Style ? C’est LA 348, un style unique !!!! On déteste ou on adore mais elle ne laisse pas indiffèrent. Certains la qualifient de « petite Testarossa ». D’accord, elle partage les longues stries latérales et, à l’arrière, une grille noire masque les feux rectangulaires. C’est le style Ferrari des années 80. Néanmoins beaucoup de points les opposent : la Testarossa est fine et élégante, la 348 plus bestiale et agressive. La ligne de la Ferrari Testarossa est tendue et fluide, celle de la 348 ramassée et compacte.
     

     
    @Franck : Que penses-tu de ses qualités routières ?
     
    @David 84 : Voilà un vaste débat. La 348 est parmi les plus critiquées des Ferrari en particulier à cause de sa tenue de route. Je possède la mienne depuis maintenant 27 ans et je peux vous garantir que je ne partage pas cet avis.
     
    La 348 est une voiture très performante mais terriblement exigeante, que ce soit en terme de conduite, de réglages ou bien simplement de monte pneumatique. C’est une voiture que les concepteurs ont directement sortie du circuit : on ne la conduit pas, on la pilote et elle ne pardonne pas la moindre erreur ; les réglages des trains sont aussi sensibles que sur une voiture de course ; elle doit être équipée de pneus spécifiques changés impérativement par 4 et à la bonne pression.
     
    Une telle exigence est très inhabituelle sur une voiture de tourisme mais, si on s’en écarte, cela peut être catastrophique. Par contre, quant tout est en place, c’est un véritable régal à piloter. A la fois précise, performante et physique car dénuée de toute assistance. Les freins sont au dessus de tous reproches.
     
    @Franck : de ses performances ?
     
    @David 84 : En terme de performance, la 348 n’a jamais été un « monstre », 25 secondes aux 1 000 m DA, n’a rien d’exceptionnel. Elle gagnait 30 cv par rapport à sa devancière, la 328, mais prenait presque 100 kg d’embonpoint. Les accélérations n’évoluaient pas même si elle se situait dans le peloton de tête du segment (Porsche 964 Carrera2, Honda NSX).
     
    Aujourd’hui, 25 ans après sa sortie, 300cv pour 1 400 kg, elle se fait bousculer par le premier diesel venu. Par contre ses performances sont distillées dans une ambiance qui en impose et qui ne laisse pas le moindre doute sur la noblesse des 300 cv.
     
    @Franck : de la mécanique (moteur-boîte) ?
     
    @David 84 : Le moteur est le coeur d‘une Ferrari. En dépit d’une puissance que l’on peut qualifier de modeste (300 cv), il a du caractère. Comme les multi-soupapes des années 90, il s‘exprime pleinement à haut régime et, lorsque l’on attaque un peu, c’est très rapidement que l’on trouve à « taper le rupteur ». On en attend pas moins d’une mécanique estampillée du cheval cabré. Par contre, ce qui est plus surprenant, c’est sa douceur de fonctionnement dès les bas régimes : reprendre en 5° à 2 000 tours ne lui fait pas peur et il n’émet pas la moindre vibration de désagrément dans cet exercice. Pas de doute, le moteur est à la hauteur et c’est une belle évolution du 3,2 précédent.
     
    La boite de vitesse est un élément de caractère aussi présent que le moteur dans l’univers de la 348. A froid, c’est l’enfer (façon de parler). Les rapports accrochent et il est quasi impossible de rentrer la 2° mais ce n’est pas grave, cela vous maintient à l’esprit que la mécanique est froide et qu’il ne faut rien lui demander, ni à la BV, ni au moteur. La température montant, le rythme aussi et là, la boite se fait presque oublier. Cela reste viril avec des verrouillages fermes mais ça fonctionne. Puis on hausse le rythme, les rapports passent à la volée et s’enchainent à la vitesse de l’éclair. Au rétrogradage, talon-pointe, coup de gaz et le levier se déplace presque tout seul dans la grille. Un véritable organe de compétition précis, rapide et bien desservie par une commande à câble parfaite si elle est bien réglée.
     
    Enfin, si on respecte le groupe moteur-boite (temps de chauffe et entretien), il s’avère excessivement fiable.
     

     
    @Franck :  Des pannes malgré tout ?
     
    @David 84 : Oui, bien sûr hélas. Un alternateur défaillant, une casse d’embrayage et une fuite d’essence ont eu l’occasion de me laisser sur le bord de la route durant ces 3 décennies. Le pire toutefois, une casse moteur en 2014 malgré la fiabilité légendaire de ce groupe 3,4l. Cela était dû à la rupture d’un périphérique récemment changé. La réparation fut même prise en charge au titre de la garantie. Cela met en lumière l’intérêt de faire réaliser les entretiens dans des garages sérieux qui assument les éventuels problèmes ultérieurs, même sur une voiture alors âgée de plus de 20 ans.
     
    @Franck :  L’entretien couteux nécessite de sortir le moteur…
     
    @David 84 : Encore une légende qui ressort. En ayant les 2 voitures au garage, Ferrari 328 et Ferrari 348 ont des budgets d’entretien sensiblement équivalents sur une longue période et une utilisation similaire.
     
    Le « problème » de la 348 est qu’il faut sortir le moteur et qu’à cette occasion il faut TOUT faire simultanément, d’où la somme importante. Après, on est tranquille pour 6 voire 8 ans. On ne peut pas étaler les frais, en en faisant un peu chaque année.
     
    Pour être très schématique, je dirai que sur 6-8 ans, il faut prévoir une grosse révision entrecoupée de 2 vidanges soit 10.000 + 2 x 1.000 = 12.000€. On arrive donc a un budget d’entretien de 1.500-2.000€ par an pour faire 5-7 000 km/an et conserver une voiture « comme neuve ». A chacun de juger…
     
    @Franck :  Pourquoi la garder aussi longtemps ?
     
    @David 84 : Déjà, tout simplement car cette voiture avait un caractère, un comportement routier qui correspondait exactement à ce que j’attendais d’elle, alors pourquoi changer ? Je reconnais qu’à une période la Ferrari F355 m’a fait de l’oeil (8 000 tr/min, bielles titanes, 380 cv etc… ) et puis la raison a repris le dessus : MA voiture faisait partie intégrante de ma vie et presque de ma famille. Donc j’ai renoncé à divorcer d’avec elle. (Rires)
     

     
    @Franck : Pourquoi la « Certification Classiche » ?
     
    @David 84 : Etant une première main, inutile d’aller y chercher un quelconque historique pour moi, je le connaissais sur le bout des doigts. Par contre, le moteur ayant cassé et ayant été refait, la certification permettait de « valider » mécaniquement cette réparation effectuée dans les règles de l’art. De plus, psychologiquement, cette voiture est une première main, toujours entretenue dans le même garage, avec les bagages assortis et désormais avec la Certification, elle est absolument complète et rien ne manque. Je dirais : what else ?
     
    @Franck :  Y a-t-il des anecdotes et des souvenirs particuliers qui te reviennent à l’esprit ?
     
    @David 84 : Tout d’abord la remise des clefs en 92. Posséder sa première Ferrari c’est déjà quelque chose mais avoir cette chance, a 24 ans, c’est encore mieux !
     
    Les souvenirs de conduite sur tel ou tel parcours à une époque où la répression n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Sur des parcours de plusieurs heures, des vitesses moyennes supérieurs à 230km/h sur autoroute ou supérieures à 160km/h sur route ne s’oublient pas… mais ça, c’était avant !
     
    La Certification, au département Classiche de l’usine, à Maranello où la voiture est revenue sur son lieu de naissance, 25 ans plus tard, dans un état quasi neuf puisque le moteur était en rodage après avoir été refait.
     
    Après 27 ans de vie commune, j’ai la tête pleine de souvenirs tellement ils sont nombreux. Ah si, peut-être un mais qui se reproduit régulièrement : la magie de se mettre au volant, tourner la clef et entendre le moteur se réveiller. Même après aussi longtemps, c’est toujours un moment de grande émotion, le même qu’au premier jour.
     
    @Franck :  Au final, quels sont, à ton avis, les qualités et les défauts de la 348 ?
     
    @David 84 : Pour résumer et rentrer dans le schéma des classiques points positifs/négatifs :
     
    + Points positifs :
    - sensations de conduite
    - comportement routier digne d’une voiture de course… et très exigeant
    - rapidité et précision de la boite de vitesse
    - dernière Ferrari « sans assistance à la conduite » (avec la 512 TR)
    - fiabilité mécanique
    - voiture très attachante
     
    - Points négatifs :
    - fiabilité électrique
    - interdiction de faire une faute de pilotage
    - mauvaise image
    - entretien méticuleux impératif
     

     
    Un grand MERCI à @David 84 pour tous ces détails et anecdotes sur sa Ferrari 348 TB. SI vous possédez vous aussi une Ferrari 348, que rajouteriez-vous ? Si la Ferrari 348 vous intéresse, que souhaiteriez-vous savoir de plus à son sujet ?
     
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    Franck
    La Ferrari 360 Modena a été présentée en 1999 au salon de Genève : il y a juste 20 ans ! Très aimée comme première Ferrari, car accessible, moderne, fiable et avec très peu d'électronique, son anniversaire devait être fêté, pour lui rendre hommage, tant elle compte dans la vie de très nombreux membres de Ferrarista. @Stradale V8 a lancé l'idée et n'a pas compté son temps pour nous proposer un week-end aux petits oignons, jusque dans les moindres détails, pour réunir à Reims 20 Ferrari 360 Modena pour ses 20 ans. Quels moments inoubliables ont été pu être partagés ? Quelles surprises avaient été préparées ? Quels cadeaux d'anniversaire offerts ? Quels souvenirs inoubliables resteront gravés pour les participants ... et le public ?
     

     
    Un anniversaire célébré au champagne
     
    La samedi 14 septembre, le roadbook très détaillé menait la longue file de Ferrari 360 Modena dans les beaux paysages de vignes de la Champagne. Les routes sinueuses permettaient d'observer les Ferrari 360 Modena sous tous les angles, de manière exceptionnelle : ce n'est pas tous les jours que vous pouvez admirer une vingtaine de Ferrari 360 Modena qui se suivent. Parfois le chemin croisait d’autres groupes de véhicules anciens, permettant de faire route ensemble, de manière bien sympathique.
     
    Le parking privé des champagnes Mercier nous accueillait ensuite pour une visite des caves et une dégustation de champagne. Enfin un arrêt au circuit F1 de Gueux permettait d'immortaliser l'instant avec toutes les Ferrari 360 Modena alignées devant les stands restaurés. De belles photos souvenirs !
     
    Avant le dîner, aux couleurs de la Ferrari 360 Modena, une tombola permettait aux participants, le temps d'un apéritif servi avec un excellent champagne, de remporter de nombreux cadeaux liés à la Ferrari 360 Modena : des timbres, maquettes, documentations, posters d'époque, verres sérigraphiés Ferrari, etc.
     

     
    La ligne droite du circuit de F1 fermée
     
    Le dimanche 15 septembre était consacré à la participation au premier "Reims-Gueux Légende", permettant aux amis du Circuit de Gueux de récolter des fonds pour continuer la restauration de cet ancien circuit de F1. Cette édition mettait à l'honneur les Ferrari 156 F1 Sharknose qui ont remporté le G.P. de F1 à Reims en 1961. Le tapis rouge était déroulé pour notre vingtaine de Ferrari 360 Modena, bien complémentaires pour cet hommage à Ferrari. Non seulement nous disposions d'un bel emplacement en plein milieu du paddock, mais nous avons eu la possibilité de rouler à trois occasions sur la longue ligne droite du circuit de Gueux, fermée exceptionnellement à la circulation pour la circonstance.
     
    Comme j'étais seul, ces 3 sessions sur le circuit de Gueux ont été autant d'opportunités de faire plaisir en prenant des passagers. Tout d'abord parmi les membres de Ferrarista et ensuite dans le public. Des gens me demandaient simplement, dans la foule qui nous laissait passer jusque la piste, s'ils pouvaient monter avec moi. Quel bonheur inespéré à chaque fois pour eux et donc pour moi de pouvoir faire autant plaisir ! Je me rappelle d'une passagère qui me disait "Oh là là ! C'est incroyable ! Je ne rêvais même pas de monter un jour dans une Ferrari tellement cela me semblait inaccessible ! C'est la première fois !". Donner de telles émotions et souvenirs aux gens, cela n'a pas de prix. C'est fabuleux.
     

     
    De nombreux enseignements entre membres de Ferrarista et sur le monde qui nous entoure
     
    Ce week-end a été l'occasion de beaucoup d’échanges entre les propriétaires de Ferrari 360 Modena, dont des informations techniques. Certains participants s’y connaissant bien en mécanique, cela permet de savoir à quoi faire attention sur une Ferrari 360 Modena. Juste un exemple : les vitres électriques ont tendance avec l'âge à se décaler vers l'avant quand elles remontent. Il s'agit de remplacer des supports en nylon (pas chers) dans la portière qui s'usent plus vers l'avant de la portière, ce qui met la vitre de travers. Si le problème n'est pas traité rapidement, c'est tout le joint autour de la vitre qui va s'abîmer et qui coûte désormais environ 900 euros ! 
     
    C'est aussi l'occasion de discuter avec des personnes qui viennent demander des conseils pour achat d'une Ferrari 360 Modena car elle est perçue et réputée comme la meilleure Ferrari pour un premier achat. Cela fait plaisir de faire profiter de notre retour d'expérience et c'est très intéressant pour un futur propriétaire d'obtenir les conseils de nombreux propriétaires de vive voix, avec le modèle sous les yeux, qui sont déjà passés par cette étape.
     

     
    Les émotions procurées au public sont aussi très importantes à noter : de très nombreux pouces étaient levés au passage de nos Ferrari, avec des sourires et beaucoup de photos prises le long des routes. Très nombreux sont les gens qui viennent les admirer, c'est un convoi exceptionnel. La preuve que nous ne sommes pas dans un monde complètement autophobe où rouler en Ferrari serait mal vu. Il y a toujours beaucoup de passionnés, de gens que les Ferrari font rêver, de gens qui souhaitent franchir le pas et être accompagnés dans cette démarche.
     
    C'est avec ce type d'événement que vous pouvez vivre pleinement votre passion et les émotions liées à une Ferrari, en partageant ce plaisir avec des gens qui ont la même envie, le même état d'esprit, de vrais fans de Ferrari, en se créant des expériences et des souvenirs uniques, en prenant beaucoup de plaisir à rouler ensemble, en faisant plaisir au public qui en redemande, sur les bords des routes et sur les événements, en soutenant des actions qui font sens avec votre passion (circuit de Gueux en l'occurrence), en prenant des personnes en baptême ... en étant membre de Ferrarista.
     

     
    Merci
     
    Un grand MERCI à @Stradale V8 pour avoir organisé de main de maître cet événement, son premier. Félicitations ! Et un grand MERCI à tous les participants pour l'excellente ambiance qui en a fait un événement inoubliable : @Sergio Modena, @mondial25290, @Vincent993, @Dede01, @kani56, @askim2, @Avenger, @Rudy06, @EF98, @jean91, @Carlos, @David4SS, @Imhoff et @SLI94 !
     
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    Mike051
    Comment en vient-on à se dire qu'une Ferrari devient un objectif d'achat ? Comment franchir le cap psychologique et comment embarquer votre entourage dans ce projet ? Comment vous entourer pour que le rêve devienne réalité et ne tourne pas au cauchemar ? Comment réaliser cet achat à l'étranger car les beaux exemplaires sont rares ? Toutes ces questions, @Mike051 a dû leur trouver des réponses et son histoire, toute récente, est riche d'enseignements. Il est parti de "une Ferrari même pas en rêve" à une magnifique Ferrari 612 Scaglietti dans son garage, dont il partage le plaisir avec sa famille. Et si son exemple vous inspirait ?
     
    @Franck : Hello Mike051. Tout d’abord, peux-tu nous expliquer ton parcours ?

    @Mike051 : Mon parcours ... je n’en ai pas vraiment ! J’ai toujours été passionné par l’automobile et par le sport auto : F1, Le Mans, Indy, WRC, etc. J’avais, comme beaucoup de ma génération, les posters des Ferrari Testarossa, Lamborghini Countach, Porsche 969 et autres Ferrari F40 dans ma chambre, tout autant que ces mêmes modèles en Bburago 1/18ème. Mais avec une éducation et une culture très « terre à terre », ces voiture d’exception ne constituaient pas un rêve pour moi, et encore moins un objectif ! Je préférais m’axer sur d’autres priorités (maison, enfants, etc….), même si, au fond de moi, je pense aussi que je me mettais plein d’autres priorités pour que l’auto plaisir n’en soit jamais une.
     

     
    @Franck : Tu n’as pas eu d’autos sportives ou de luxe avant ?

    @Mike051 : Non ! Ma meilleure voiture a été une BMW E91 330D. Tout juste je m’étais accordé un Stage 1 dessus mais rien de plus. Tu vois, c’était light….
     
    @Franck : Qu’est ce qui t’as amené à notre marque favorite ? Quel a été ton cheminement ?

    @Mike051 : En 2012, dans le cadre de mon job, j’ai été amené à travailler de façon assez intense avec un gars prénommé Franck. De fil en aiguille, nos discussions du midi se concentrèrent sur l’automobile, et malgré nos différences d’approche (lui était pro-Ferrari, moi à l’époque j’étais plutôt pro-Porsche), un point nous unissait : la passion automobile. Bon….ce gars… était tout de même très « piquouzé » Ferrari puisque je découvris qu’il était créateur et modérateur du principal forum dédié Ferrari français : Ferrarista !!! :-) De là, et malgré la difficulté de notre projet pro, une amitié s’est créée. Une amitié qui débouchera sur un coup de téléphone début Mai 2016 « Mon équipier ne peut finalement pas venir à notre voyage à Maranello. Souhaites-tu te joindre à moi pour ce trip Ferrarista ? ».

    Sur le coup étonné, j’accepte, même si je n’en attendais pas grand-chose : toujours très axé sur la marque de Stuttgart, je ne perçois pas encore d’émotion particulière à partir à Maranello, juste la possibilité de découvrir un autre monde et curieux de découvrir des « Ferraristes », même si pour moi ces derniers étaient certainement des gens hautains et qui n’allaient pas m’accepter parce que je ne suis pas de leur « caste.
     

     
    Et ce fut la révélation ! Certes je fus assez timide et impressionné durant ce voyage, mais je me suis pris plein d’émotions pendant le séjour : tout d’abord par ces membres, dont je percevais l’excitation à faire « enfin » leur connaissance ou bien à se revoir, à faire référence à des anecdotes vécues en ligne, à se remercier pour les coups de mains donnés. Certains qui m’ont même permis de prendre le volant de leurs autos ! Cet esprit chaleureux de communauté, d’entraide, rempli de simplicité et de bon vivant m’a impressionné, l’antithèse de ce que je m’étais imaginé ! Ensuite, avec cette ambiance, cela m’a ouvert les yeux au fil de la semaine sur la marque, pour terminer en apothéose le dernier jour lors de la visite de l’usine. En tant que féru de F1, se retrouver dans le bâtiment F1 Corse Clienti entouré d’une trentaine d’anciennes F1, ce n’est pas rien …. Ce dernier jour, j’étais aussi ému qu’un afficionados de la première heure alors que je ne m’intéressais réellement à la marque que depuis 4 jours ! 

    Je suis revenu piqué de rouge, et surtout, les discussions avec les membres m’avaient démontré qu’une Ferrari n’était pas du domaine de l’inatteignable : cela pouvait non seulement être un rêve mais aussi devenir un objectif ! Par ailleurs, et même si rouler en Italie avec une Ferrari est un cas un peu particulier, j’ai découvert qu’avoir une Ferrari c’est avoir un instrument de bonheur dans les mains, non seulement pour soit mais aussi pour les autres. Cet instrument génère des « bananes » et des pouces levés partout où il passe. Dans notre monde où l’on ne parle que de crises et de mauvaises nouvelles, j’avais découvert un moyen de créer du plaisir et des sentiments positifs autour de moi. Avec du recul, je peux donc dire que c’est l’état d’esprit Ferrarista qui m’a permis de m’ouvrir à la marque, et non l’inverse.

    @Franck : C’était en 2016. Nous sommes maintenant en 2019 : qu’as-tu fait durant ces 3 ans ?

    @Mike051 : Très rapidement à notre retour, posséder ma Ferrari est donc devenu un objectif. Nous avions d’autres projets en cours (gros travaux ayant nécessité un déménagement) : cela ne pouvait être que du moyen terme. Qu’à cela ne tienne, cette phase allait être consacrée à l’étude du marché, et à la définition du budget. Et chose la plus importante pour moi : j’avais du temps pour embarquer ma femme dans ce choix. En effet, vu notre situation, je savais que cela allait nécessiter des efforts conséquents à notre niveau, et qui plus est pour un achat qu’elle jugerait au départ « futile ». Il ne fallait donc pas que je force les choses mais bien que j’en fasse un projet commun. 

    On a alors commencé à aller à des évènements auto, à aller voir des autos en vente, et progressivement elle a compris que c’était ma passion (ça elle le savait déjà), mais aussi mon objectif. Elle ne m’a imposé qu’une seule chose au final : que ce soit une bonne excuse pour sortir plus en famille, donc une 4 places (j’ai 2 enfants, actuellement 9 et 5 ans). Assez rapidement, nous avons donc ciblé trois autos : la Maserati Granturismo, la Ferrari 456MGT et 612 Scaglietti.
     

     
    Un essai de la Ferrari 456MGT lui a fait dire qu’elle ne se sentait pas complètement en sécurité malgré sa ligne sublime, j’ai donc assez vite écarté cette piste, non sans avoir été assez loin avec l’une d’elle qui s’est révélée assez douteuse. Cette expérience m’a permis de creuser le dossier, passer des appels, faire des vérifications, bien épaulé par les conseils de membres de Ferrarista. Cela m’a permis de comprendre qu’un achat de ce type ne s’improvisait pas et nécessitait des comportements différents de ceux pour une « daily ».

    Pour la Maserati Granturismo S, là…ma femme a eu un vrai coup de cœur : plus de place à l’arrière pour les enfants, et celle qu’on a essayée avait un intérieur rouge corail surpiqures blanches du plus bel effet. Elle a craqué pour cet intérieur et m’a dit banco. Heureusement pour moi, elle n’était pas au top au niveau entretien (2 entretiens en 10 ans !), ce qui m’a donné l’argumentation pour ne pas aller plus loin et entamer des recherches sur celle qui était ma vraie cible : la Ferrari 612. 

    La Ferrari 612 Scaglietti, je la connaissais depuis sa sortie bien sûr, mais je la trouvais trop « paquebot », pas assez Ferrari en quelque sorte, surtout après la plastique superbe de la 456. Mais lors de notre voyage de Maranello 2016, une 612 en vente chez le concessionnaire de Modène m’intriguait à chaque fois que nous passions devant : elle me captait. Le dernier jour, devant mes exclamations répétées, Franck m’a dit « Allez, on s’arrête ! On va la voir ta Scaglietti ! ». Intimidé au premier abord à l’idée d’entrer pour la première fois dans un garage Ferrari, je fus subjugué par ce modèle, qui s’avérait être une magnifique version One-To-One. De plus près, je lui ai trouvé beaucoup de codes stylistiques historiques de Ferrari, et une ligne néo-rétro qui me correspondait finalement bien : ni tout jeune, ni tout à fait vieux.
     


    Retour en 2018, le hasard fait que je donne un coup de main à 2 membres du forum pour la recherche de leur auto (une Stradale et une….612 One-To-One), et en retour ils m’ont partagé beaucoup d’infos sur leur achat, ce qui m’a permis d’avoir deux expériences concrètes d’achat d’une Ferrari : comment s’y prendre, comment vérifier l’historique, mise en relation avec une concession officielle pour organiser un check-up de l’auto, façon d’aborder la négociation, rapatriement depuis l’étranger, les immatriculations étrangères, etc…. En vivant par procuration (y compris les émotions !) ces deux achats, j’avais acquis de l’expérience. Et j’ai compris que pour un achat réussi, il fallait prendre son temps, et s’appuyer sur un réseau comme celui de Ferrarista pour nous aider à obtenir les bonnes informations et les bonnes vérifications.

    Puis, début 2019, le budget pour une Scaglietti 2005-2006 étant rassemblé, on pouvait se lancer dans les recherches actives, cette fois-ci pour moi, pour MA Ferrari : si possible une pack HGTC pour profiter des belles vocalises sortant de l’échappement sport et avoir des jantes 19 ou 20 pouces plus harmonieuses je trouve que les standards en 18. On a été en voir 4 ou 5 en région parisienne, mais cela n’a pas été concluant. Une cependant a retenu notre attention – une HGTC-, mais probablement à cause d’un stockage trop long en plein soleil beaucoup de coutures d’éléments en cuir avaient sauté, ce qui supposait un budget sellier conséquent. Pour une première acquisition, je ne souhaitais pas partir dans ce type de projet.

    Dans le même temps, je remarque en Allemagne une version « One-To-One » un peu plus cher, mais finalement pas beaucoup plus quand on considérait le budget sellier de la précédente. J’ai donc pris un billet d’avion pour aller la voir, après avoir pris les renseignements de son historique et ses entretiens.
    Ce ne fut pas concluant, pour plein de raisons : 
    - Tout d’abord psychologiquement : je n’étais pas encore prêt à franchir le pas. Je savais que pour sauter les barrières que je m’imposais, il fallait que ce soit le cœur qui parle et non le cerveau, et mon cœur ne pouvait pas parler par la stupidité du pro qui n’avait pas prévu de me faire essayer l’auto « vous l’essaierez le jour où vous l’achèterez ! »
    - Ensuite parce qu’elle nécessitait pas mal de vérifications : le pro n’était pas un spécialiste Ferrari (il pensait que la One-to-One était la phase 2 des Scaglietti), le véhicule n’avait pas roulé depuis plus de 2 ans, et j’ai découvert une fuite d’huile qu’il n’avait soit disant pas vue… Je souhaitais lui faire faire un check-up dans la concession officielle la plus proche, Mulhouse (merci au passage au membre qui m’a mis en relation avec le responsable de l’atelier, qui s’est montré très coopératif et volontaire). 
    Enfin….les couleurs ne plaisaient pas à Madame. Et oui, vous aviez presque oublié cet élément essentiel de mon achat !
    Là encore, même si j’étais très déçu, cela m’a permis de progresser encore dans mes réflexes : faire appel à son réseau pour maximiser les contrôles et vérifications, bien annoncer dès le début (ie : avant de prendre ses billets d’avion) que l’on vient pour voir et essayer l’auto, etc.
     


    Et puis, quelques jours après l’échec de celle-ci, une autre s’est présentée, la même mais en mieux : en concession officielle (donc plus simple pour effectuer les contrôles), un kilométrage plus faible mais régulier (26 000 kilomètres), distribution faite, un intérieur rouge que Madame ne pouvait pas ne pas aimer. Dans les hics, c’est qu’elle était en vente à Prague, et suite à appel, il s’avérait que c’était une deuxième main Tchèque, la première étant … russe. La partie pourrait paraitre complexe, mais m’appuyant sur les expériences passées, je me suis contenté d’avancer de façon pragmatique. Et au final, j’ai eu de bonnes surprises : 
    - Elle a été acquise neuve à Moscou. Ce n’est donc pas un véhicule européen ayant transité par l’est (j’y reviens plus tard), mais bien un véhicule qui a été utilisé 7 ans à Moscou. J’ai d’ailleurs retrouvé des photos de spotters d’elle sur cette période. 
    - Un entretien parfait : 8 entretiens en 9 ans (6 à Moscou, 2 à Prague) : l’entretien en Russie a été confirmé par téléphone auprès de la concession moscovite, qui s’est d’ailleurs montrée très compréhensive et très ouverte quant à ma démarche de vérification. L’achat en Russie et le rapatriement à Prague a été opéré par la concession officielle de Prague, celle-ci ayant été mandatée par un de ses bons clients pour lui trouver une 612 avec intérieur rouge : avant de la vendre, la concession l’a donc achetée 2 ans auparavant : elle connait donc bien le véhicule et a fait les vérifications quant à son historique Russe.

    Seul bémol : une usure plus importante que la moyenne des CCM. Cependant rien de catastrophique (ie : pas d’échéance court-terme), cela me laissera du temps pour trouver la bonne solution (et les membres Ferrarista ont montré qu’il existait plusieurs solutions, notamment le resurfaçage, comme pour les avions). Donc pour moi, rien de rebutant, il faut juste le prendre en compte et le prévoir, et le tarif de l’auto prenait en compte cet élément.
     

     
    @Franck : Quels sont les points particuliers que tu as pris en compte lors de cette recherche ?

    @Mike051 : Les mêmes que ceux déjà évoqués par l’ensemble des membres lorsqu’on s’intéresse à leur parcours et achat. Tout d’abord comprendre les forces et faiblesses du modèle visé. Cela permet d’étudier tout particulièrement les points faibles lors d’une visite d’un modèle et de voir s’ils ont déjà été traités. La Ferrari 612 Scaglietti semble relativement épargnée par les défauts de conception. Seuls les points habituels liés au poids de l’auto sont à surveiller : rotules et silent-blocs. A noter que c’est un modèle qui, vu son poids, semble user plus que d’autres modèles ses disques de freins, et même lorsque montée en CCM. J’ai vu plusieurs modèles avec un ratio de 2 à 3% par 1 000 kilomètres au lieu du ratio à priori habituel de 1% / 1 000 kilomètres.
    Ensuite, il faut absolument comprendre l’historique, qu’il soit cohérent et limpide, et qu’il soit vérifié avec une concession (avoir un réseau de membres aide à contacter les bonnes personnes et à être pris au sérieux sur sa démarche). Il faut aussi que l’auto ait roulé régulièrement, et qu’elle possède des preuves d’entretien régulier (concession ou pas concession, c’est surtout pour moi la compétence du garage qu’il faut étudier).
    Et enfin, un dernier élément que les membres disent tous, mais qu’il est difficile de percevoir tant qu’on ne l’a pas vécu : laisser parler son cœur et laisser son feeling nous guider. J’ai vu un certain nombre de modèles. A chaque fois, cela freinait sur différents points et je n’arrivais pas à me décider, tout simplement parce que ce n’était pas les bonnes. Je peux vous assurer que lorsque je l’ai vue en annonce, lorsque j’ai échangé avec le garage, et surtout quand je me suis retrouvé devant elle, je savais que c’était ELLE.  « Ca doit venir de l’intérieur », pour parodier un certain film…
     
    @Franck : J’en déduis que cela s’est fait vite ?

    @Mike051 : Oui. J’ai été le premier à appeler. Le garage tchèque m’a transmis au fil de l’eau toutes les informations que je demandais, y compris les checks que je demandais (ex : taux de compression), que j’ai envoyés à des membres Ferrarista et à mon futur garagiste pour validation préalable. Ses explications étaient limpides, et mes vérifications concluantes. En outre il a été très précis sur ses quelques défauts. J’ai donc rapidement pris un billet d’avion, en précisant bien cette fois-ci que je voulais l’essayer sur route et qu’il faudrait la monter sur le pont !

    En arrivant à Prague, bien que non préparée encore, elle était en très bon état : cuirs impeccables, quelques éléments de carrosserie repeints : pare-chocs, etc. Elle était absolument telle que la concession me l’avait décrite, ce qui m’a conforté dans mon feeling et mon opinion. La négociation s’est faite rapidement. J’y ai notamment inclus la correction d’un certain nombre de petits défauts.

    3 semaines après, j’étais à nouveau à Prague pour prendre possession de l’auto et revenir avec par la route (1 050 kilomètres) dans la journée. Intense journée, mélange d’émotions mais aussi de stress (je suis un grand stresseux) : bouchons gigantesques par 37°c en Allemagne, orage intense sous 12°c en France, etc…. Mais le soir, « Gina » était dans le garage, avec une bouteille de Champagne assortie aux couleurs de l’auto et 2 coupes délicatement posées sur son toit électrochromique en attendant l’arrivée de Madame.
     


    J’ajoute un dernier élément, puisque cela m’a été demandé par des membres : la particularité d’acheter dans un pays de l’Est.
    - Tout d’abord, la République Tchèque (comme la Hongrie) sont des pays historiquement assez occidentaux. Il y a donc moins de différences culturelles à mon sens qu’avec d’autres pays plus à l’Est. Par ailleurs, dans mon cas, ce n’est pas une auto occidentale qui a transité par l’est (où là on peut penser que cela a été un moyen de court-circuiter les procédures de contrôle d’expert que nous avons), mais une auto acquise dans une concession officielle de l’Est, qui plus est avec un entretien complet et vérifiable en concession. De toutes façons, n’ayant pas connaissance des spécialistes dans ces pays, je n’aurais pas acquis un véhicule entretenu ailleurs que dans le réseau officiel. 
    - Sur la partie administrative, la République Tchèque gère les immatriculations comme l’Allemagne : fourniture de plaque temporaire tchèque (valable 1 mois) avec assurance au tiers (pensez à prendre votre assurance tout risque en plus, surtout si vous la ramenez par la route, votre assurance n’a aucun mal à prendre en compte une immatriculation autre que française, ou à défaut le VIN). Le garage possédait un compte en euros, ce qui m’a permis de faire le virement directement sans conversion. Ce dernier a mis 3 jours pour être effectif. Le contrat de vente a été rédigé en anglais. La facture était en tchèque, mais n’a pas posé de soucis de compréhension à mon service des impôts pour l’établissement du quitus fiscal. 
    - Enfin, ne pas oublier que dans mon cas, sa 2ème main étant tchèque, pas de réception isolée auprès de la DRIRE à prévoir, ni de TVA puisque l’auto provient d’un pays européen. A noter que l’auto venant initialement de Moscou, j’ai demandé au garage à ce qu’il me confirme que les autos vendues sur ce marché étaient bien en spécifications européennes, ce qui est le cas. 
     
    @Franck : Et maintenant ?

    @Mike051 : Et maintenant tout est à faire ! Planifier des WE en famille, réfléchir et mettre en place le plan d’entretien et d’amélioration de l’auto sur le long terme (CCM donc, mais aussi quelques autres éléments que je souhaiterais améliorer ou restaurer).  L’objectif court-terme est cependant l’obtention de son immatriculation définitive. Si cela intéresse nos membres, un second article focalisé sur la procédure d’import d’un véhicule provenant d’Europe sera réalisé.
     


    @Franck : que me dirais-tu aujourd'hui si, n’ayant pas de Ferrari, cette marque présentait un intérêt certain pour moi ?

    @Mike051 : Déjà en premier, de t’inscrire sur Ferrarista : de découvrir cette communauté, d’aller rencontrer ses membres durant les nombreux évènements organisés. C’est le meilleur moyen de savoir si tu adhères à cette mentalité et cette marque. Ensuite, d’utiliser cette communauté pour te faire une opinion de chaque modèle, leurs caractéristiques, leurs points singuliers. En parallèle, se renseigner sur le marché en s’abonnant aux sites d’annonces. Enfin, avec toutes les bonnes pratiques acquises, se lancer et étudier de façon pragmatique chaque opportunité, en utilisant le réseau des membres pour t’aider dans ta démarche et tes réflexions.

    Comme dit à de multiples reprises, un tel achat ne peut se comparer à celui d’une « daily », Ferrarista et ses membres sont le meilleur moyen pour faire le bon achat ... et contribuer aux bons achats des autres. Car c’est ça la force d’une communauté : recevoir et donner.
    J’ai maintenant hâte de pouvoir m’inscrire aux prochains évènements et de vivre pleinement ces bons moments, à commencer, je l’espère, par le voyage à Maranello et le 2ème meeting national Ferrarista.
     
    --
     
    Un grand merci @Mike051 pour ce retour d'expérience très détaillé. Qu'aimeriez-vous savoir de plus sur achat d'une Ferrari 612 Scaglietti ? Aimeriez-vous qu'il vous détaille les formalités pour immatriculer une Ferrari étrangère ? Quelles sont les réflexions que vous vous êtes faîtes en lisant cette histoire ?
     
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    Franck
    Le Gang des Lyonnais (GdL) a organisé du 28 au 30 juin 2019 dans le Jura le premier meeting national Ferrarista. Merci à eux, depuis le temps que nous l'attendions, c'était top ! Près de 45 Ferrari étaient présentes pour se rencontrer et rouler ensemble sur les belles routes du Jura français et suisse, pendant plus de 2 jours. Mais au final qu'en ont pensé les participants ? Quels étaient les points forts de ce premier meeting national Ferrarista ? Pourquoi voulaient-ils y participer ? Qu'en ont-ils retenu ? Nous avons interviewé cinq d'entre eux, venus de régions différentes, avec des Ferrari différentes, pour vous donner un bon aperçu et décider si vous serez avec nous au prochain meeting national Ferrarista en 2020 !
     

     
    Qui était présent pour ce premier meeting national Ferrarista ? C'est important de les citer car ils ont tous participer à un moment historique dans leur passion Ferrari ainsi qu'à l'excellente ambiance de ce meeting : @DiGreg, @Sebv430, @Giallo-54, @chtisuisse, @JackIsBack, @Loucho57, @Phil, @Romain348ts, @BenBen, @Calif38, @Franky 74, @kani56, @askim2, @Tam340R, @spdk 90, @geronimo, @AR69, @SangRouge, @BPM78, @Zaz, @Stradale V8, @Gary74, @Romano456, @Porto13, @pm993, @Bob42, @svas, @Mike051, @Dede01, @Titisport68, @Phoenix85, @camille, @Blaze, @ladivademaranello26, @bernwizard, @Yan_328GTS_SG, @Debeaux et @Red and hot.
     
    Premier interviewé : @Zaz est venu depuis la Bretagne avec sa magnifique Ferrari 599 GTB bleue.
     
    @Franck : Pourquoi tenais-tu à t'inscrire à ce premier meeting national Ferrarista ? Qu'est-ce-qui t'intéressait ?
    @Zaz : Ayant participé au meeting précédent organisé par le Gang des lyonnais, j'avais apprécié l'organisation et le programme, j'étais donc partant pour revenir. Intéressé de revoir des participants avec qui j'avais partagé le week-end l'an dernier et rencontrer des membres de Ferrarista que je ne connaissais pas et rouler !
     
    @Franck : Quel est le moment qui t'a le plus marqué ?
    @Zaz : Les repas conviviaux entre membres et les routes régionales même si le Vercors m'a semblé plus sympa que le Jura.
     
    @Franck : Que suggèrerais-tu pour le meeting national Ferrarista en 2020 ?
    @Zaz : Pas grand chose à améliorer, la seule chose qui m'ennuie, c'est qu'un rassemblement national Ferrarista devrait accueillir tout le monde et que cette année comme l'année prochaine, on est limité pour des raisons évidentes à moins de 50 participants alors que nous sommes beaucoup plus nombreux. Une réunion sur un circuit par exemple permettait d'être plus nombreux mais ce serait sans rallye sur 2 jours, ni repas, ce qui fait le charme de la formule actuelle.
     

     
    Second interviewé : @camille est venu depuis la côté d'azur, non pas avec une mais avec deux Ferrari ! Bravo !
     
    @Franck : Pourquoi tenais-tu à t'inscrire à ce premier meeting national Ferrarista ? Qu'est-ce-qui t'intéressait ?
    @camille : Pour moi, ne pas participer au 1er meeting n'était pas envisageable. L'idée de se retrouver entre passionnés, de rencontrer les autres membres de Ferrarista et de rouler en bande m'a toujours motivé. Se retrouver avec sa Ferrari parmi 45 autres toutes différentes, des plus anciennes au plus récentes, des rouges, des jaunes, des grises, des 6 cylindres, des 8 et des 12 ... Quel bonheur de les sentir, de les entendre et de les voir. Je pressentais un grand plaisir, un moment de bonheur intense. J'ai été plus que servi.
     
    @Franck : Quel est le moment qui t'a le plus marqué ?
    @camille : Il y a eu plusieurs grands et bons moments tels que l'arrivée près de Lyon chez GT Spirit, un vrai grand moment d'amitié que de rencontrer des amis que je n'avais pas revu parfois depuis plus d'un an, le briefing - apéritif de vendredi avec la présentation des membres de Ferrarista, la photo souvenir du groupe tout en rouge, l'arrêt goûter avec la dégustation des chocolats ... Mais j'avoue que le départ des 45 Ferrari de l'hôtel des Rasses en Suisse m'a particulièrement touché, lorsque j'ai vu tout le personnel à l'extérieur nous bombarder de photos et nous saluer avec une très grande gentillesse, le regard admirateur.
     
    @Franck : Que suggèrerais-tu pour le meeting national Ferrarista en 2020 ?
    @camille : Mes suggestions pour 2020. C'est la question la plus difficile pour moi en tant qu'organisateur du prochain meeting qui se déroulera en septembre 2020 dans le Var entre lacs et montagnes. Que dire sinon un très grand merci au Gang des Lyonnais. L'organisation professionnelle de cet évènement restera pour moi un modèle. Mon souhait est de faire aussi bien l'année prochaine. Mieux me parait difficile, et là n'est pas l'objectif. L'idée est de chercher à faire un rassemblement différent en y ajoutant par exemple :
    - Une dose de sportivité ... car nos voitures sont faites pour aller sur la route mais elles peuvent aussi bien se retrouver sur un circuit.
    - Plus de temps aux rencontres et aux échanges, aux animations, jeux concours, remises de prix ...
    Voilà la mission qui sera celle du tout nouveau groupe que nous avons formé et à peine, hier, baptisé  "la Squadra du Sud". La SdS pour faire écho au gang des Lyonnais, le GdL.
     

     
    Troisième interviewée : @Blaze est venue depuis l'Est de la France avec sa Ferrari F355.
     
    @Franck : Pourquoi tenais-tu à t'inscrire à ce premier meeting national Ferrarista ? Qu'est-ce-qui t'intéressait ?
    @Blaze : En premier lieu, il s'agissait du 1er meeting et il était important de ne pas le rater. En second point : ce meeting permettait également de faire la connaissance de nombreux membres et passionnés avec lesquels nous échangeons régulièrement via le forum. Il était appréciable de pouvoir mettre un visage sur un pseudo. 
     
    @Franck : Quel est le moment qui t'a le plus marqué ?
    @Blaze : Assurément, l'arrivée des 4 groupes au restaurant "La Mainaz" où la vue sur le mont Blanc était époustouflante. Réussir à rassembler autant de passionnés était une gageure. Ce week-end a été exceptionnel en moments de partage, rencontre et entraide ...  
     
    @Franck : Que suggèrerais-tu pour le meeting national Ferrarista en 2020 ?
    @Blaze : On prend les mêmes et on recommence !!!!! Il serait peut-être judicieux de prévoir un jour de plus, avec un tout petit peu moins de kilomètres pour pouvoir profiter un peu plus des autres participants ... Les 2 jours sont passés beaucoup, beaucoup, trop vite.
     

     
    Quatrième interviewé : @Calif38 est venu depuis les Alpes avec sa Ferrari California.
     
    @Franck : Pourquoi tenais-tu à t'inscrire à ce premier meeting national Ferrarista ? Qu'est-ce-qui t'intéressait ?
    @Calif38 : C’était ma 3e participation au week-end du Gang des Lyonnais et l’idée d’en faire le premier meeting national Ferrarista était l’opportunité d’y rencontrer des membres du forum et de partager notre passion et des moments magiques de roulage, paysages et de convivialité. 
     
    @Franck : Quel est le moment qui t'a le plus marqué ?
    @Calif38 : Les retrouvailles, le regroupement de nos voitures, le briefing, les premiers kilomètres, les pauses ... bref chaque minute est appréciée sauf peut être les dernières lorsqu’il s’agit de se séparer car en fait ça passe vraiment très vite, trop vite. 
     
    @Franck : Que suggèrerais-tu pour le prochain meeting national Ferrarista en 2020 ?
    @Calif38 : Déjà qu’il y en ait un et c’est le cas, donc c’est formidable et connaissant les organisateurs ça va être très réussi. Ils vont avoir du boulot car l’équipe du Gang ont mis la barre très haute.
     

     
    Cinquième interviewé : @Phoenix85 est venu depuis la Suisse avec sa Ferrari 599 GTB pour participer au meeting.
     
    @Franck : Pourquoi tenais-tu à t'inscrire à ce premier meeting national Ferrarista ? Qu'est-ce-qui t'intéressait ?
    @Phoenix85 : Ca fait 4 ans que je fais la sortie du Gang des Lyonnais et c'est tout naturellement que je me suis inscrit pour cette année. Ce que je trouve génial lors de ces sorties, c'est de pouvoir parler de vive voix et de mettre des visages sur les pseudos.
     
    @Franck : Quel est le moment qui t'a le plus marqué ?
    @Phoenix85 : Le moment qui m'interpelle toujours, c'est l'arrivée de toutes ces Ferrari sur un parking et l'émotion des personnes qui sont surprises de voir toutes ces voitures et les échanges qu'on peut avoir.
     
    @Franck : Que suggèrerais-tu pour le prochain meeting national Ferrarista en 2020 ?
    @Phoenix85 : Une petite suggestion serait de faire une visite d'une fabrique de produit locaux, exemple : le fromage, le vin. Prendre son temps.
     

     
    Un grand MERCI au Gang des Lyonnais et en particulier à @SangRouge pour cette organisation impeccable qui laisse de si beaux souvenirs aux participants. C'est beaucoup de travail mais cela en vaut me coup. Merci à @Stradale V8 et @kani56 pour les photos qui illustrent cet article. 
     
    Que souhaiteriez-vous savoir sur ce premier meeting national Ferrarista ? Si vous y avez participé, quel est le moment qui vous a le plus marqué ? A votre tour d'être interviewé ! 
     
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    dragon1964
    La Ferrari Challenge Stradale est une des Ferrari préférées des passionnés du cheval cabré car elle porte complètement les gênes Ferrari : c'est une voiture de circuit, la Ferrari 360 Challenge, sur laquelle le strict minimum a été réalisé pour qu'elle puisse être homologuée sur route (Stradale en italien). C'est la Ferrari récente dont la conduite se rapproche le plus des sensations d'une Ferrari F40 par exemple. Mais justement, si vous l'utilisez sur circuit, cela vous donne quoi en terme de sensations, de fiabilité, de coûts, etc ? C'est ce que va vous raconter @dragon1964 qui a le plaisir depuis bientôt 8 ans de rouler avec une superbe Ferrari Challenge Stradale.
     

     
    Franck : Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi la Ferrari Challenge Stradale ?
     
    Dragon1964 : Depuis très jeune j’ai caressé le rêve d’avoir un jour cet objet automobile qui me paraissait inaccessible, une Ferrari.
     
    Il m’a fallu attendre assez longtemps pour que ce rêve prenne forme, d’abord à cause d’un manque de moyens, ensuite à cause d’une vie qui ne laissait que très peu de place à ce type de véhicule « loisir » qui n’était pas compatible notamment avec les très nombreux kilomètres que j’étais amené à parcourir et une vie hors d’Europe.
     
    Quand les moyens furent là, j’ai préféré avoir comme « déplaçoir » un modèle de mon autre constructeur automobile fétiche, Jaguar. Alors en 1997-98 Jaguar a créé la XK8 qui évoquait esthétiquement un des chefs d’œuvre de Sir Wiliams Lyons, la type E. J’en ai acheté une en 1999 puis plus tard une XKR. Avec ces voitures, j’ai allié la nécessité de parcourir de très nombreux kilomètres et plaisir de conduite.
     
    Cependant, j’avais toujours en tête le rêve de m’acheter une Ferrari.  Le rêve se concrétisa en 2007 avec celle qui m’a fait rêver très longtemps, la Ferrari 512 TR.  Puis, en 2010 comme je ne devais plus rouler beaucoup, la XKR fut remplacée comme « voiture du quotidien » par une Ferrari F355 GTS qui est venue se ranger aux cotés de la Ferrari 512 TR. Un garage avec deux voitures aussi belles et désirables, le paradis !
     
    Puis, un beau jour, attiré de plus en plus par les joies du circuit, j’ai changé complètement l’orientation de mes voitures plaisirs pour une voiture plus orienté piste et une voiture de course ! La F355 ainsi que la Ferrari 512 TR furent vendues pour ma première Peugeot 905 Spider, la Ferrari Challenge Stradale et une seconde 905 Spider !
     
     
     
    Au début, je m’orientais plus vers une Ferrari 430 Scuderia, modèle avec lequel j’avais eu la chance grâce à des amis de rouler aussi bien sur route que sur circuits à de multiples reprises. Je regardais donc du coté des Scuderia quand un jour un copain m’a proposé d’essayer sur une route ouverte une Ferrari Challenge Stradale.
     
    Ce bref essai sur une petite route en mode « normal » (il ne voulait pas utiliser le mode « race » car peu de temps avant il avait détruit juste à coté de chez lui sa première Ferrari Challenge Stradale) m’a bluffé et m’a fait changer immédiatement mon fusil d’épaule.
     
    J’ai ressenti des impressions que j’avais eu seulement avec des voitures de courses, ce « feed back » au niveau des reins grâce à l’ensemble châssis -trains roulants, une direction plus directe, une attaque de pédale de frein identique à celle des autos de courses, une sonorité particulière et hors normes avec les 5 soupapes par cylindre de ce V8 atmosphérique !!!
     
    Je dois dire aussi que la ligne de la Challenge Stradale me plaisait davantage avec une plus grande fluidité grâce à des ouïes d’air latérales plus petites, et un arrière moins massif !
     

     
    Franck : Quels étaient tes critères d’achat d’une Ferrari Challenge Stradale et comment as-tu trouvé cet exemplaire ?
     
    Dragon1964 : Je souhaitais un exemplaire parfaitement entretenu à l’historique limpide, pas accidenté, peu kilométré, rouge de préférence avec un intérieur bi-ton rouge et noir en alcantara, avec les harnais, si possible avec l’arceau et idéalement avec les bandes et l’extincteur !
     
    La recherche en 2011, fut difficile pour trouver un exemplaire correspondant à ces critères ! Même sur les rares exemplaires sélectionnés, ceux qui paraissaient correspondre, il y avait des doutes sur l’entretien, l’absence d’accidents !
     
    Finalement, j’en avais trouvé un à Modène chez Ferri, et je profitais du voyage en compagnie des ferraristas à Maranello en automne 2011 pour voir ce modèle qui était connu de la concession de Modène que j’avais eu le plaisir de connaître grâce à un membre de Ferrarista. Elle n’avait pas les bandes, ni l’extincteur, ni l’arceau, mais correspondait à mes autres critères avec notamment 10000 km certifié par la concession qui l’avait vendue et entretenue. Hélas, quand je suis arrivé, elle avait été retenue ; j’étais vraiment TRES déçu !!!
     
    Quelques temps après, le chef d’atelier de la concession Motors de Modena avec qui j’avais lié quelques liens de sympathie m’a appelé pour me dire qu’il avait dans l’atelier « ma » Challenge Stradale.  Il m’envoya quelques photos montrant une voiture qu’il connaissait très bien avec 13 700 km qui rassemblait tous les équipements que je souhaitais, plus d’autres options, comme le ciel de toit en alcantara noir.
     
    Seulement, cette voiture n’était pas à la vente et il fallait que je fasse une proposition à son propriétaire qui avait hérité d’une belle collection de voitures dont certaines Ferrari supercars. En moins de 48 heures sans voir la voiture le marché fut conclu avec le versement d’un acompte.
     

     
    Quelques jours plus tard, après avoir demandé à la concession de faire une géométrie piste,  de placer un commutateur pour les valves d’échappement, de demander le COC à l’usine (et en français), les plaques de transit,  je m’envolais pour Bologne pour récupérer ma Ferrari Challenge Stradale où quelqu’un du garage m’attendait.
     
    Franck : De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de ta Ferrari Challenge Stradale ?
     
    Dragon1964 : Alors que ce n’était pas ma première Ferrari, l’excitation était à son comble ! Comment ne pas l’être devant ce privilège immense que de prendre possession d’une voiture de rêve qui ne reste souvent qu’un fantasme pour la plupart des gens !?
     
    La voiture était réellement magnifique, dans un état que l’on peut qualifier de neuf de chez neuf ! Je demandais à Luca, le collaudatore (ex collaudatore de Ferrari usine) de la concession de me prodiguer quelques conseils sur la conduite à avoir avec ce genre d’engin ainsi que des conseils  auprès de celui qui m’avait trouvé la voiture parfaite, je veux nommer l’ingénieur Vicenzi (ex ingénieur usine Ferrari) qui était, et est toujours, le chef d’atelier de Motors. Un vrai passionné, un être distingué, humble, qui vit pleinement et avec bonne humeur sa passion pour Ferrari. Gracie mille Signore …
     
    Si le soleil brillait en moi en ce jour, il avait déserté Modena ou une pluie diluvienne s’abattait comme sur une grande partie du nord ouest de l’Italie. Luca, le pilote d’essai me mettait en garde avec insistance de rouler en mode « normal », de rester très doux sur l’accélérateur et de rester très coulé au volant avec ce déluge. Je ne cache pas qu’il m’avait mis un peu de stress pour mon retour qui prévoyait d’emprunter la route vers La Spezia pour remonter ensuite par cette belle autoroute qui longe la côte jusqu’à Genoa et ensuite vers la France où une halte était prévu à Cannes pour rencontrer des potes et se faire une petite sortie avec des ferraristas le week end !
     

     
    Le premier grand plaisir fut en actionnant le commutateur discrètement positionné sous le frein à main en position ouverte, quand le moment fut venu de démarrer le moteur. Quand il a rugi, il y a ce sourire béat (que certains connaissent)  qui m’a envahi; un vrai moment de pur bonheur !!!
     
    Je me suis mis tout de suite dans l’ambiance de la conduite de cette voiture issue d’une voiture de course (c’est d’ailleurs la dernière dans ce cas puisqu’avec la Scuderia, Ferrari est parti de la F430 de route) avec un beau travers dès la sortie de la station service à quelques encablures à peine de la concession ; ouppss !!!
     
    Je suis resté sur des œufs un bon moment. Puis, quand la pluie a cessé peu après La Spezia et que la route s’est asséchée, j’ai pu goûter aux joies du mode « race », avec un moteur qui s’exprime à l’instar des moteurs de compétitions à hauts régimes, avec des passages de rapports rapides et surtout très virils grâce à cette rupture de couple qui vous donne un sacré coup dans les cervicales. J’ai pu apprécier ce châssis qui vous remonte toutes les informations de la route, tout comme la direction; comme c’est le cas également pour les vrais voitures de compétition !!
     
    Tout ce que j’avais pré ressenti lors de mon bref essai avec la CS de mon copain, s’est révélé exact, et même bien au-delà de ce que j’imaginais !  Le plus impressionnant sur cette auto, même si je ne l’ai découvert que plus tard sur circuit (le seul endroit ou l’on peut s’en rendre compte), c’est le freinage. Un must dans la facilité de dosage, dans l’intensité et l’endurance !
     

     
    Franck : Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale d’une Ferrari Challenge Stradale (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ?
     
    Dragon1964 : Pour l’assurance, tu sais qu’elle varie beaucoup d’un conducteur à l’autre, du lieu de résidence, si tu as plusieurs contrats chez le courtier, etc. Je paye 1020€ en tous risques (y compris circuit) sans franchises avec 50% de bonus en garage fermé et ville moyenne pour 7000 km annuel pour une valeur du véhicule de 190K€.
     
    Mon utilisation n’est pas à proprement parlé « normale ». En effet, d’une part je ne l’utilise que très peu, 1 000 km/an depuis quelques années à cause de mon éloignement mais aussi parce que je privilégie la qualité de mes roulages à la quantité. Ainsi, si je dois amener ma voiture en révision et si je dois pour le faire emprunter l’autoroute ou une route pas sympa, je la déplace sur une remorque, et hop !
     
    D’autre part, je fais aussi du circuit avec.  Comment ne pas faire du circuit avec une voiture dont la vocation est la piste !!??  Je peux dire aussi que celui qui n’a jamais amené cette voiture sur un circuit ne sait pas ce qu’est vraiment une Ferrari Challenge Stradale !
     
    L’utilisation circuit implique un entretien qui ne peut pas suivre le calendrier d’entretien d’une auto qui ne ferait que de la route. Même si mon utilisation circuit est peu intensive, aussi bien pour le nombre de kilomètres parcourus chaque année sur piste que sur la durée des sessions qui n’excèdent pas 20mn en moyenne, ce qui permet de rester dans des températures moteur-boite normales comme celles des freins et des pneus, que j’évite par ailleurs scrupuleusement les vibreurs qui ne sont pas là pour être utilisés, d’ailleurs, ce qui permet de préserver les trains roulants, le moteur (vibrations), les suspensions et les pneus,  la fréquence des entretiens, des vérifications est beaucoup plus importante avec des coûts qui sont aussi bien plus importants que pour une utilisation exclusivement routière.
     
    Chaque année (à l’exception de cette année) je participe au weekend du Sport & Collection, et suivant les années, je fais ou non une journée circuit supplémentaire sur des circuits comme Barcelone F1 ou le circuit de Navarre même s’il m’est arrivé de rouler aussi sur d’autres tracés par le passé.
     

     
    Systématiquement, quelque soit le kilométrage fait sur circuit, je vidange et purge ensuite le circuit de freinage. Après un weekend comme le S&C, l’huile et le filtre à huile sont changés à minima. Je ne dépasse jamais 400 km de piste avant de faire une révision. Les plaquettes ne font qu’au plus 400 km pour les avants et le double pour les arrières sur les circuits cités plus haut.
     
    Pour les pneus, j’ai des pneus et jantes dédiés à l’utilisation circuit. L’usure dépend du tracé, de l’abrasivité du circuit.  60 tours (180 km) suffisent à Pau-Arnos pour flinguer les pneus avant alors que ce tracé est très peu exigeant pour les freins. L’huile de boite, le liquide de refroidissement, les filtres, sont remplacés avec plus de fréquence que la normale.
     
    Une voiture que l’on utilise sur circuit fait l’objet (ou devrait faire l’objet) d’inspections plus approfondies qu’une voiture routière. J’ai, par exemple, changé alors qu’il n’en était pas besoin les pistons et joints des freins (qui sont très peu souvent contrôlés par les garages) à 30 000 km et au même kilométrage les  tirants arrières qui avaient un jeu minime. Mais à quoi bon, faire et vérifier régulièrement une géométrie que l’on veut parfaite pour avoir du jeu à l’arière même infime ? J’ai dû faire refaire à deux reprises les passages de roues dont les grilles en plastique étaient détériorées par les débris de pneus récoltés sur la piste.
     
    Il y a aujourd’hui 7 ans et demi que j’ai acheté cette Ferrari Challenge Stradale qui a aujourd’hui 36 500 km. J’ai donc parcouru 19 200 km à son volant. J’ai acheté la voiture avec le grand service effectué (distribution, courroies) en 2011 (1 276€ en concession Ferrari Italie/Motors-Modène)
     
    En 2013, j’ai refait un grand service avec le changement des courroies dont celle de distribution à 27 000 km. Nous avons changé un joint spy de boite et un transmetteur de P° d’huile. (Coût : 3 062€ chez mon spécialiste de la région de Toulouse). Il y avait eu une très grande inspection de la voiture lors de ce grand service avec un coût de MO supérieur à la normale.
     
    En 2018, nouveau grand service à 35 500km avec les galets (les tendeurs sont toujours ok et n’ont jamais été changés). Coût, un peu plus de 2 000 €. A 33 700 km un support de boite a été changé, de même qu’un soufflet gauche de boite. Voilà tout ce qui a été changé depuis l’origine sur cette Challenge Stradale !
     
    S’il est clair que le budget des consommables, pneus, plaquettes (1 200€ le jeu avant et arrière) ainsi que celui des révisions et contrôles approfondis sont bien plus importants que pour une voiture ne faisant que de la route, je n’ai pas été obligé de changer quoi que ce soit d’autres en terme de pièces mécaniques, de châssis ou de trains roulant !!! Aucune mauvaise surprise.
     

     
    Cette auto pour le peu qu’on lui porte l’attention qu’il lui faut en terme d’entretiens et de qualités des consommables employés (huiles moteur et boite, liquide de freins, plaquettes), qu’on la traite avec respect (temps de chauffe mais aussi de refroidissement, évitement des vibreurs ce qui n’empêche pas de faire des temps) est vraiment très fiable.
     
    Il est impératif sous peine de se faire de grosses frayeurs (voire pire) d’avoir une géométrie parfaite et des pneus à la bonne pression. Dans ces conditions, c’est un pur bonheur à conduire, à piloter !
     
    J’ai acheté la voiture avec 17 300 km, elle avait une usure d’embrayage de 40% et de 23% pour les disques. A 35 000 km, en 2017 (pas mesuré depuis), l’usure était de 66% pour l’embrayage et de 61% pour les disques. J’ai usé les disques dans la proportion de 1,9% pour 1000 km et l’embrayage de 1,22% pour 1000 km.
     
    Pour l'entretien, les pneus, etc., si je fais le total voici les chiffres :

    Pneus: un total de 12 784€ de pneus mais on m'en a aussi donné un ou deux sets! Ceux que j'ai pour la route sont nazes et à changer. Les slicks peuvent encore faire mais ont 900 km de piste. 
     
    Pour des medium-durs type "endurance", et compte tenu des courtes sessions que je fais (au maximum 1/2 heure), ils n'ont pas le temps de surchauffer et donc de s'user exagérément. Ils arrivent à faire 600 km de course. Par contre, niveau grip ce n'est pas, et de très loin s'en faut, ceux des tendres ! L'avantage est qu'ils durent bien plus que les semi-slicks et sont constants. Même sur une session d'une demi-heure, les semi-slicks s’effondrent vite ! Au bout de 13 à 15 min, ils surchauffent et glissent beaucoup.

    Pour l'entretien, révisions annuelles et intermédiaires, qui comprennent le changement systématique du liquide de frein, parfois l'huile et filtre +  (si on a dépassé 400 km de circuit et 6 mois entre deux sessions de piste) divers contrôles sur les trains dont ceux pour la géométrie, les deux grands services (courroies), les plaquettes (5 751€ au total avec des remises sur le tarif public), la réfection des passages de roues (2 fois), 1 peinture pare-chocs avant et arrière, changement de tous les pistons de freins et des joints des étriers, de certains tirants (j'ai parlé de tout cela dans le questionnaire) je suis à 21 308€ (avec les plaquettes), sachant que le taux horaire chez mon mécano est de 60 € TTC.


     
    On serait à 4 545€ /an (entretien au sens large et pneus). En conclusion, même sans faire trop de piste, en faisant l'exercice proprement, une Ferrari sur circuit coûte une blinde. En plus c'est une Ferrari Challenge Stradale qui est bien plus adaptée à l'exercice que bien d'autres ...
     
    Franck : Et si c'était à refaire, que changerais-tu ?
     
    Dragon1964 : Absolument rien. J’ai eu non seulement la grande chance de trouver un modèle qui correspondait en tous points à mes critères (historique, km, couleurs, dotation) mais aussi d’avoir ce bonheur d’avoir une Ferrari homologuée qui est directement issu d’une voiture de compétition avec tous ce que cela représente comme avantage quand on aime le pilotage mais aussi comme inconvénients.
     
    Pour ce chapitre, ce sont principalement les bruits, pas seulement celui du moteur mais d’autres aussi, comme par exemple ceux que l’on entend quand tu roules sur des gravillons. Tu entends très bien et fort les cliquetis qu’ils engendrent !
     
    Il y a également l’inconfort avec des suspensions qui, même en mode « normal », sont dures, des passage des rapports en mode « race » qui mettent à l’épreuve les cervicales et principalement celles de ton passager ou passagère, ainsi qu’une sécurité que l’on peut qualifier de médiocre à cause de l’absence de béquilles électroniques.  Pas étonnant que ce soit le modèle homologué qui a connu le plus grand nombre d’accidents proportionnellement aux nombres d’exemplaires produits ! C’est brut de chez brut mais c’est tellement bon !
     
    Comme me le disait Luca le collaudatore de la concession Motors à Modène, «A l’usine, ils ne sont pas trop cassé la tête, ils ont pris une Ferrari 360 Challenge, ont fait quelques bricoles pour la rendre plus présentable et homologable sur route, ils ont mis des plaques et basta ! ».
     

     
    Il est impératif sous peine de se faire de grosses frayeurs (voire pire) d’avoir une géométrie parfaite et des pneus à la bonne pression. Dans ces conditions, c’est un pur bonheur à conduire et à piloter, mais si la géométrie est à l’ouest et/ou que la température et pression des pneus ne sont pas bonnes, c’est vite inconduisible et tu t’en rends d’autant plus compte que rien n’est filtré et qu’il n’y a pas de béquilles électroniques pour atténuer ces sensations !
     
    Si je devais en changer ce serait uniquement pour le modèle à qui elle a servie à l’homologation, une Ferrari 360 GTC ou une voiture de cette série 360, en NGT ou GT.  Une pure pistarde GT donc !
     
    Les modèles qui sont venus après, ne me plaisent pas plus que cela esthétiquement à l’exception de la Pista, mais se sont surtout des modèles qui sont un compromis entre une très grande performance régulée par la technologie, et une utilisation quotidienne qui demande du confort pour le conducteur et son passager ainsi que de la sécurité.
     
    Franck : Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ?               
     
    Dragon1964 : Ce site dont je te suis très reconnaissant de l’avoir créé est un superbe lieu pour partager son expérience, pour partager celles des autres, pour l’entraide, le tout dans un excellent esprit de convivialité.
    Il y a eu aussi grâce à Ferrarista la possibilité de nombreuses rencontres, très agréables pour la plupart avec des moments qui furent de vrais moments de bonheur. Certaines de ces personnes rencontrées sont même devenus d’excellents « copaings » voire des amis !
     
    Et puis, ces derniers jours en cherchant dans le sujet « garage des membres- présentation»  dans ma propre présentation une information, j’ai dévoré les 20 premières pages avec délectation et un brin de nostalgie des messages qui ont aujourd’hui 8 ans et qui m’ont rappelés de merveilleux souvenirs et quelques anecdotes que j’avais oublié.
     
    C’est en quelque sorte, la mémoire écrite de ma passion pour Ferrari mais aussi pour d’autres marques avec lesquelles j’ai eu ou j’ai quelques aventures… Merci encore Franck.
     

     
    Conclusion
     
    Merci beaucoup à toi, @dragon1964 pour ce long retour d'expérience, rempli de photos et même une vidéo, très intéressant en particulier vu ton utilisation sur circuit de la Ferrari Challenge Stradale.
     
    Qu'aimeriez-vous savoir de plus par rapport à l'utilisation sur la durée d'une Ferrari Challenge Stradale ? Qu'est-ce-qui vous a le plus marqué à la lecture de l'expérience de @dragon1964 ? Et si vous possédez une Ferrari Challenge Stradale, que trouveriez-vous intéressant d'ajouter ? A quoi vous a fait penser le retour publié par rapport à votre propre expérience ?
     
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