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  1. 4 points
    Les Ferrari 550 Maranello et Ferrari 575M sont des Ferrari très désirables : le fameux V12 Ferrari à l'avant, pour une grande voyageuse à un tarif raisonnable, qui a été élue meilleure auto de la décennie en 2004 par le magazine EVO. Elle reste une Ferrari et ne doit pas s'acheter comme une Clio. Avec les années, les problèmes éventuels sont mieux connus, et les propriétaires, sur le long terme, de ces autos sont les mieux placés pour vous en parler. @philM se plie à l'exercice afin de vous faire découvrir sa Ferrari 575M et les enseignements tirés de cet achat. @Franck : Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi cette Ferrari ? Quelle est en ton utilisation ? Depuis combien de temps ? @philM : Mon parcours automobile a été dominé par les nécessités du quotidien même si on peut considérer que rouler en Alfa Romeo 147 rouge relevait du même désir de voiture italienne. Concilier budget restreint et habitabilité restait la base. Ma passion pour Ferrari datait de l’adolescence avec une période de « spotting » (le terme n’existait pas vraiment à l’époque) qui me permettait par ailleurs d’exercer mon attrait pour la photographie. Il en est resté un lien pour l’automobile sans doute plus esthétique que tourné vers la performance. Je suis ensuite arrivé à un âge où les besoins automobiles étaient moins contraints par le quotidien et les revenus plus confortables. La question d’avoir une Ferrari s’est alors à nouveau posée. Internet a été un élément déterminant dans cette « aventure », d’abord avec le blog d’un américain qui avait acheté une Ferrari F355 et montrait que ça n’était pas délirant sur le plan financier. Cela reste tout de même le principal frein dans cette histoire … J’ai donc cherché d’autres blogs sur le même sujet et j’ai trouvé un petit français (un certain Franck) qui racontait l’histoire de son achat et qui le partageait également sur un forum automobile généraliste avant de créer son propre forum : Ferrarista était né et je m’abonnais dès sa création. J’hésitais initialement entre une F355 et une 360 Modena, me « voyant » davantage dans une berlinette. Lors d’une discussion avec un autre membre du forum ( @dragon1964) j’expliquais que j’envisageais essentiellement une utilisation de type grand tourisme. Je l’entends encore me dire « et pourquoi pas une Ferrari 550 Maranello ? ». Quand on sait à quelle point j’aime l’esthétique de la Ferrari Daytona, on peut se demander pourquoi je n’y avais pas pensé tout seul, sans doute un peu intimidé par le V12 et le côté « sérieux » du modèle. Je me suis donc orienté vers la Ferrari 550 Maranello souhaitant plutôt une boîte manuelle, un peu inquiet quant à l’avenir de tout ce qui dépend de l’électronique. A l’époque une Ferrari 550 Maranello se trouvait entre 45 000 et 50 000 €. Quand j’ai enfin réuni le budget, le marché s’est mis à bouger, les prix à monter. Il suffisait d’appeler pour se renseigner sur une annonce pour que la voiture prenne 10 000 € … Je me suis trouvé dans l’urgence de concrétiser et finalement on m’a proposé une Ferrari 575M boîte F1 qui entrait (presque) dans le budget et je l'ai acquise en novembre 2014. @Franck : Quels étaient tes critères d’achat pour cette Ferrari et comment as-tu trouvé cet exemplaire ? @philM : Il fallait évidemment que la combinaison de couleur me plaise. J’avais bien quelques idées mais je pense qu’il faut voir l’auto en vrai pour se faire une idée juste et ne pas se focaliser sur une combinaison avec le risque de passer à côté du coup de foudre ! Il ne s’agissait pas d’un investissement, aucun critère en rapport avec une éventuelle revente n’est entré en considération. Je voulais une voiture pour rouler avec et la garder donc il fallait qu’elle soit en bon état mécanique, pas de gros frais à prévoir à court terme, en bon état esthétique mais je ne cherchais pas une voiture de concours, ni peu kilométrée, ni particulièrement optionnée. Je surveillais évidemment toutes les annonces du net et j’avais repéré une Ferrari 575 Grigio Titanio vendue par un particulier dans ma région. Je préférais acheter à un professionnel. J’ai parlé de cette annonce à Colombo Challenge à Gemenos et quelques jours plus tard ils me l’ont proposée, révisée et garantie. @Franck : De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de cette Ferrari ? @philM : J’avais déjà conduit une Ferrari 550 Maranello avant celle-ci (merci à @killer84 de m’avoir fait essayé sa Ferrari 550). Ce qui surprend le plus au début est la facilité de conduite, c’est une auto moderne, aucune difficulté d’adaptation pour rouler normalement. On découvre ensuite rapidement à quel point il est facile d’arriver à des vitesses inadaptées au contexte répressif actuel … Ce qui surprend également est l’impression de relative légèreté de la voiture grâce à la puissance et au couple du V12 et à la précision de la direction. @Franck : Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale de cette Ferrari (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ? @philM : Les tarifs dépendent évidemment des prestations réalisées précisément et du garage qui effectue les interventions. L’entretien courant et certaines pannes sont accessibles à un amateur suffisamment équipé et informé mais l’appel à un professionnel équipé de la bonne valise est indispensable en cas de code défaut et globalement souhaitable, compte tenu du coût potentiel de la moindre erreur. J’ai fait 30 000 km en 6 ans. J’ai payé 500 € de carte grise en 2014 (aujourd’hui ça me coûterait 7200 € …). Pour l’assurance je suis à 110€ par mois sans limitation de kilométrage. Une révision standard coûte environ 1 000 €. Une distribution environ 4 500 €. Réfection des trains roulants avant (toutes les rotules et tous les silent-blocks) 3 500 € Amortisseurs avant 3 500 à 4 000 € 2 pneus arrière environ 500 € montés Pas eu à changer l’embrayage pour l’instant (39 % d’usure à l’achat et je dois être à 50 %) Consommation moyenne, environ 18 l/100 km (13 l/100 sur autoroute à 110 sous la pluie avec madame, 25 l/100 pour une sortie Ferrarista …) La Ferrari Maranello n’est pas une voiture très chère à l’achat à environ un tiers du prix neuf initial. Elle a fini de décoter mais son prix est toutefois très impacté par les nouvelles taxes. Le coût de l’entretien courant n’est évidemment pas bon marché mais pas exorbitant pour ce type de véhicule non plus, notamment du fait d’une accessibilité correcte : pas de nécessité de sortir le moteur pour les interventions de base ou le changement des courroies. C’est une voiture globalement fiable mais les pièces détachées sont en général chères et chaque imprévu peut évidemment faire rapidement grimper la note. Compter sur une moyenne de 3 000 à 4 000 € par an sachant que ça peut être 1 000 € une année et 10 000€ l’année suivante … @Franck : Et si c'était à refaire, que changerais-tu ? Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un recherchant cette Ferrari ? Quels sont ses défauts ? A quoi faire attention ? Quelles améliorations peuvent être à prévoir ? @philM : Pour l’instant je n’ai aucun regret concernant mon achat, la Ferrari 575M correspond parfaitement à l’utilisation que je souhaitais en faire. Des voyages en Italie principalement, souvent plusieurs milliers de kilomètres en quelques jours dans une auto qui, certes, communique beaucoup de sensations mais reste confortable pour le conducteur comme pour le passager. Bien sûr il est préférable de la faire rouler régulièrement et les routes de campagne ne lui font pas peur. L’agilité de la voiture reste surprenante malgré son gabarit. La Ferrari 575 n’est, à mon avis, pas une auto pour faire du circuit, en freinage acier du moins. Cela n’est pas non plus une auto pour investir, ou même pour un achat revente à court terme. Le conseil pour quelqu’un qui chercherait une Ferrari 575, et qui voudrait rouler avec, est de ne pas se focaliser sur le kilométrage mais plutôt sur l’historique et l’entretien réalisé. La date de la dernière distribution, l’usure de l’embrayage sont des choses faciles à connaitre. Estimer l’état des trains roulants demande davantage d’expertise et essayer plusieurs Ferrari 575 est évidemment préférable. Parmi les défauts connus, on retiendra les fameux plastiques qui deviennent collants, le cuir du tableau de bord qui peut plisser. La boîte F1 n’est pas d’une grande rapidité mais son utilisation reste agréable et ludique et ne semble pas souffrir de problèmes récurrents. Le freinage « acier » est correct sans plus. Il peut être amélioré. Une version Handling GTC propose le freinage carbone céramique. Des kits de gros freins aciers existent mais nécessitent des jantes 19'. Le gabarit de la voiture nécessite quelques précautions, pas tant pour la hauteur de caisse qui d'origine est suffisante pour ne pas "toucher" partout mais davantage pour sa largeur et le rayon de braquage, qui imposent quelques précautions, notamment dans le choix des parkings lorsqu'on voyage. @Franck : Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ? Que t'apporte la communauté Ferrarista ? @philM : Ferrarista m’a permis d’affiner mon choix sur le modèle le plus adapté à mes envies et mes contraintes. C’est également une mine d’information sur chaque modèle et la Ferrari Maranello ne fait pas exception. Le forum m’a surtout permis de rencontrer des passionnés dont certains m’ont même permis d’essayer leur auto et plus encore certains sont devenus des amis. Cela m'a également donné l'occasion de découvrir des activés liées à l'automobile différentes de mes aspirations initiales (pilotage sur circuit, karting, simulateur de pilotage) ou permis de découvrir des garages incroyables. Aujourd'hui Ferrarista est pour moi un forum sur lequel je viens me détendre, me tenir informé des nouveautés. J'essaie d'y partager mon expérience dans l'idée que ça pourra servir à d'autres comme cela a pu m'aider par le passé. @Franck : Un très grand MERCI à toi @philM pour tous ces détails concernant les Ferrari 550 Maranello et Ferrari 575M ! Je pense que beaucoup, comme moi, auront appris des choses en lisant ton récit. Envisagez-vous d'acheter ce modèle de Ferrari ? Avez-vous des questions par rapport aux Ferrari 550 Maranello et Ferrari 575M ? Etes-vous possesseur d'un de ces modèles, et qu'est-ce-qu'il serait intéressant d'ajouter à propos de ces Ferrari ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Essai longue durée : Le Ferrari 360 Modena de Boz352 - Essai longue durée : la Ferrari 612 Scaglietti de Pierre Le Grand - Essai longue durée : la Ferrari F12 de Trois Cinquante Cinq - Essai Longue durée : 20 mois et 14 000 kilomètres en Ferrari 550 Maranello
  2. 3 points
    La Ferrari F430 est apparue en 2004 et offrait un bond en terme de performances par rapport à la Ferrari 360 Modena, dont elle était une évolution, grâce au nouveau V8 de 4,3 litres dont elle est équipée. Les quelques problèmes de fiabilité connus doivent-ils vous faire peur ou les gains apportés par ce modèle font-ils pencher la balance en sa faveur ? Le retour de propriétaires de Ferrari F430 peut vous éclairer et @Cousin Hube, qui possède la sienne depuis plus de 5 ans, se prête à l'exercice de partager son expérience. @Franck : Quel a été ton parcours automobile ? @Cousin Hube : Mon parcours automobile ? Houla ... il faut que je résume, sinon je vais te saouler pendant des heures ! J'ai acheté ma première Ferrari très exactement le 29 décembre 1956. Avec mes économies. C'était une monoplace, une 500 F2, neuve, dans sa boîte en carton : échelle 1/43ème ! Je l'ai toujours, quasi-neuve, dans sa boîte, avec toute ma collection de Dinky Toys. Après, dans les années 70-80, j'ai acheté plusieurs autos de collection (à l'échelle 1). Dont un GT4 Dino, une très bonne auto, très équilibrée. Il fallait juste avoir un garagiste qui sache régler les 4 carburateurs. J'ai eu aussi une formule Renault. J'ai fait un petit stage de pilotage chez Winfield. Je me suis régalé sur tous les circuits de la région. @Franck : Et tu as fini par les revendre ? @Cousin Hube : oui, en 2014, j'ai fait remettre en route le GT4 pour le vendre. Il ne faisait plus rien dans mon garage. J'ai aussi vendu ma monoplace. Et avec l'argent, j'ai acheté ma Ferrari F430 ! Tu te rends compte, le GT4 qui est changé en 430, un vrai coup de baguette magique ! @Franck : Pourquoi as-tu choisi ce modèle ? @Cousin Hube : Au départ je voulais une Ferrari 575 : le V12, la ligne de grande classe, intemporelle, et les progrès techniques, la boîte F1. Et @philM m'avait fait aimablement essayer la sienne, le pied. Mais le temps de réparer le GT4, la cote des Ferrari 575 avait soudain pris 20.000 euros, c'était devenu hors budget. J'ai hésité à acheter une Ferrari 360 Modena, j'adore la ligne, les rondeurs … Mais j'avais le budget pour une Ferrari F430, je me suis dit que je profiterais encore d'une génération de plus. En plus, je suis allé essayer une Modena, et j'ai été déçu. La boîte m'a paru très lente, j'aurais plus vite fait de passer les vitesses à la main (elle ne devait pas avoir le bon PIS) ! Et j'ai donc acheté la Ferrari F430. @Franck : Comment l'as-tu trouvée ? @Cousin Hube : Par petite annonce, La Centrale je crois. J'avais vu l'annonce, elle dépassait un peu mon budget, mais @Oliv m'a dit qu'elle était raide neuve, qu'il fallait que j'y aille. C'était pas loin de chez moi. Un particulier, plutôt sympathique. En tous cas il avait l'air honnête, et la voiture était dans un état quasi neuf. Tu penses, 11 000 kilomètres ! Avec une bonne configuration, Gris Silverstone, intérieur tan, avec des surpiqûres claires, sur le cuir gris du tableau de bord. C'est très très beau, regarde la photo ! Elle a les sièges Daytona. Je ne voulais pas des racing, et surtout pas des harnais. Elle a des options bien agréables comme le pack carbone, le tout-cuir, les sièges électriques chauffant, et les étriers couleur alu. Je les trouve très élégants : regarde cette photo, Franck, elle est pas belle mon auto ? @Franck : ……??? Au départ quels étaient tes critères de recherche ? @Cousin Hube : pas rouge ni jaune, j'aime la discrétion. Si possible pas noire, trop salissant. Peu de kilomètres. Et surtout des freins céramiques, ce conseil-là était partout sur le forum. J'en suis maintenant convaincu : je trouve que même les freins céramiques sont un peu justes, et il faut faire très attention à froid. Je juge peut-être aussi par rapport à ma monoplace, ce n'était pas le même poids ! @Franck : Donc tu n'as pas eu de mal à la trouver ? @Cousin Hube : Non, j'ai eu du bol, je pense, parce que le prix demandé était très raisonnable pour une auto presque neuve. Et finalement, je préfère acheter à un particulier : la probabilité qu'il soit honnête est plus élevée que chez le petit marchand de belles bagnoles du coin : il y a tant de margoulins ! @Franck : Quelles ont été tes premières impressions au volant ? @Cousin Hube : Déjà pour la ramener de chez le vendeur, je n'étais pas trop fier. Il fallait que je m'habitue. Notamment, il faut faire attention à la largeur : 1mètre 92. Il faut faire comme si tu avais derrière deux grosses sacoches qui dépassent … Mais assez vite j'ai pris du plaisir au volant. Les accélérations, je n'avais jamais connu ça, le régime qui monte, le moteur qui hurle, les vitesses qui passent presque instantanément. Pour la tenue en virage, je suis allé de plus en plus vite, mais je n'ai que très rarement déclenché les aides. Par contre, j'estime que j'ai passé l'âge de tout débrancher en mettant le manettino sur CST ! Maintenant je prends un plaisir fou au volant. C'est la reine de la route ! @Franck : Comment utilises-tu ta Ferrari ? @Cousin Hube : Je me fais des petites promenades sur les petites routes autour de chez moi. Des promenades… un peu musclées. Au début j'ai fait les sorties Ferrarista de la région, j'en ai même organisées. Je me suis fait des vrais amis ! Il m'arrive d'aller faire mes achats avec, mais il faut qu'il y ait un parking facile et sûr. Où que tu te gares, tu as toujours un plantin pour se garer à côté … et attention les coups de portière. Globalement je roule peu. J'ai mon auto depuis 5 ans, et je n'ai fait que 11 000 km avec. Il faut dire que cette année, je n'ai presque pas roulé à cause de problèmes de santé. @Franck : Parle-nous de tes coûts : assurance, entretien, révisions… @Cousin Hube : Je suis assuré chez Allianz avec un maximum de 7 000 kilomètres par an ; tu vois que ça ne me gêne pas. Je paie 112 € par mois. J'ai le droit de faire du circuit, mais je n'en ai jamais profité. Au niveau de l'entretien régulier, je ne l'ai fait que tous les deux ans, sur les conseils d'un pro, comme je fais très peu de kilomètres. Par contre, j'ai eu deux trois petites pannes qui m'ont un peu coûté : un coup la vanne de l'E-diff, un coup le bocal d'huile du circuit F1, un détail mais c'est un peu la honte, pour un morceau de plastique moulé. La panne la plus embêtante que j'ai eue, c'est le capteur de position de la boîte : elle ne passait plus les vitesses. J'ai vite fait demi-tour, et heureusement la marche arrière passait ! Je suis rentré en première. Mais comme j'étais en vacances, je suis allé chez le concessionnaire Ferrari, et le coût de la réparation a été probablement multiplié par deux. Mais si je fais les comptes, ces pannes m'auront coûté en tout 3.800 €, et les révisions 2.400 €. Si je rajoute 4 pneus, suite à des crevaisons, une batterie, j'arrive à un total de 7.500 € sur 5 ans, donc 1.500 € par an. J'estime que c'est raisonnable. Evidemment, je n'ai pas eu de panne grave… @Franck : Au bilan, si c'était à refaire ? @Cousin Hube : Je ne changerais rien ! Je crois même que je prends plus de plaisir avec ma Ferrari F430 que j'aurais eu avec une 575. @Franck : Quels conseils peux-tu donner aux futurs acheteurs de Ferrari F430 ? @Cousin Hube : des conseils banals pour qui parcourt le forum : déjà, des freins céramiques. Pour les collecteurs, si c'est un modèle 2008 ou 2009, les faire regarder avec soin par un spécialiste. SI c'est un modèle antérieur, sans réfléchir, les faire renforcer chez Orbisound ou les changer pour des non-Ferrari. Pour le circuit F1, si tu renforces tel ou tel élément, c'est un élément que tu n'as pas renforcé qui va péter. Comme j'ai un modèle 2009, j'ai la grosse pompe F1, et c'est la vanne E-diff qui a pété. Sinon, conseils évidents : usure embrayage et freins. Pour les disques, mieux vaut faire confiance à un regard de pro qu'à la mesure de la valise, d'après ce que j'ai lu. En résumé, des conseils courants, je ne vais pas être très utile. Il faut dire que je n'ai pas l'expérience des gros kilométrages. @Franck : Tu m'as l'air pessimiste sur la fiabilité des circuits F1. Dirais-tu que la F430 est une voiture fiable ? @Cousin Hube : Toutes les Ferrari modernes sont excessivement sophistiquées. Nous qui avons connu les autos du siècle dernier, les freins à câbles d'avant-guerre, toute cette électronique, ces usines à gaz, c'est trop. Donc je trouve normal qu'il y ait quelques petites pannes comme j'ai eues. Et je vois des propriétaires de Ferrari 599 qui ont des problèmes de refroidissement, les Modena d'autres problèmes … Je dirai que la Ferrari F430 ne me semble pas très fiable, mais que ça reste raisonnable. Je touche du bois ! Avec ça , si tu prends les feux arrières, c'est un vrai scandale. Que Ferrari n'ait pas corrigé ce tout petit problème, alors qu'ils pètent quasiment systématiquement, c'est un peu la honte. A la prochaine révision, je ferai monter des petits silent-blocs comme conseillé par @Oliv. @Franck : Donc finalement tu es satisfait de ce modèle ? @Cousin Hube : Absolument. J'adore ma voiture. La ligne, la puissance, l'agrément, c'est le pied. Ceux qui veulent en acheter une font le bon choix. Par exemple, si je rajoutais 50 % au budget pour acheter une 458, je suis bien certain que je n'aurai pas 50 % de plaisir en plus. Par contre, il me vient parfois l'envie d'échanger contre une Ferrari 599 … qui sont très sous-cotées actuellement. @Franck : Comment utilises-tu Ferrarista ? Que t'apporte la communauté Ferrarista ? @Cousin Hube : J'aime beaucoup le forum. Le plaisir de communiquer avec d'autres passionnés. Surtout, au moment d'acheter, c'est une mine d'informations absolument énorme : certains membres sont de véritables encyclopédies. Il y a les pros, et bien sûr tous les propriétaires du modèle que tu convoites, et leurs expériences. Sans compter, par exemple, ceux qui ont importé leur auto, les démarches à faire, ainsi de suite. Au début je me suis demandé si je ne chercherais pas aussi en Allemagne et en Italie. Tu peux suivre aussi le marché, ceux qui commentent les annonces… Ça me paraitrait folie, maintenant, d'acheter sans avoir l'information de Ferrarista. Une petite remarque si tu permets : le moteur de recherche n'est pas très performant. Plusieurs fois j'ai renoncé à retrouver une information que j'avais lue. J'ai aussi bien profité de Ferrarista pour les sorties organisées dans la région. Donc, je vais rester fidèle au forum ! Merci Franck ! @Franck : Un grand Merci @Cousin Hube pour le partage détaillé de ton retour d'expérience avec ta Ferrari F430 ! Avez-vous des questions supplémentaires par rapport à la Ferrari F430 ? Ou si vous en possédez une, qu'ajouteriez-vous pour un futur propriétaire ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Essai longue durée : la Ferrari 575M de PhilM - Essai longue durée : la Ferrari 360 Modena de Boz352 - Essai longue durée : la Ferrari 430 Scuderia de Riton - Essai longue durée : la Ferrari F430 de Guillaume84
  3. 2 points
    Pour obtenir un touché agréable, Ferrari a appliqué durant de nombreuses années une peinture contenant du caoutchouc sur les plastiques intérieurs de ses autos. Problème : ce caoutchouc fond avec de fortes chaleurs, rendant vos plastiques collants et poisseux. De nombreuses solutions existent pour résoudre ce problème. En voici une, détaillée pas à pas par @cicirider dans le cas d'une Ferrari 360 Modena. Elle est facilement applicable sur d'autres modèles, au démontage près. Explication de la technique de nettoyage des plastiques collants Alors j'ai utilisé une méthode trouvée sur youtube : le produit est du Dunlop 65, certainement connu par nombre d'entre vous. La façon dont est appliqué le produit, par tampon imbibé, évite d'en faire couler partout. C'est bien pratique, et économique. Bien évidemment, je recommande vivement le démontage des pièces que vous voulez traiter. Dans la Ferrari 360 Modena, c'est souvent les interrupteurs des lève-vitres, chauffage, cendrier, réglage des rétroviseurs. Je suis un peu au-delà d'amateur en mécanique et je sais que certains hésiteront à se lancer dans le démontage, surtout sur une Ferrari. Et bien surtout n'hésitez pas à vous lancer car plusieurs de ces pièces sont facilement démontables. Pour le cendrier, vous pouvez démonter les drapeaux, deux minuscules écrous accessibles avec un peu de patience, pour un nettoyage plus méticuleux. Une fois passé le produit, vous attendez 5 bonnes minutes puis vous passez une microfibre douce que vous aurez préalablement trempée dans l'eau et essorée. Il faut bien frotter car cette couche de "gras" est assez résistante. Utilisez différents endroits de la microfibre car elle sature rapidement. L'avantage du Dunlop 65 est qu'il ne fera pas partir les inscriptions blanches présentes sur de nombreuses pièces, contrairement à d'autres produits plus agressifs, type lessive Saint Marc. Il ne nécessite pas l'ajout d'eau, qui viendrait corroder les fils électriques liés à certaines des pièces à traiter. L'alcool isopropylique peut également être utilisé pour éviter l'eau et la corrosion. Détails du démontage dans le cas d'une Ferrari 360 Modena J'ai démonté les pièces comme je le "sentais" et je laisse les meilleurs que moi compléter/modifier la méthode utilisée. Encore une fois, c'est sans prétention que je vous donne la méthode. Je n'ai rien cassé, peut-être qu'un pro dira que j'ai eu de la chance. Outils nécessaires : clé Allen (désolé, je n'ai pas relevé le numéro mais en général on en a un jeu de plusieurs ), tournevis cruciforme, un petit contenant pour éviter de perdre les vis et votre téléphone pour faire des photos avant démontage, si vous avez peur de ne pas vous souvenir où vont les vis au remontage. Etape 1 : Dévisser les 2 vis BTR (cf. les 2 flèches rouges) avec une clé Allen et retirer l'ensemble délicatement. Personnellement, j'ai mis un petit coussin juste dessous pendant le démontage pour le soutenir une fois sorti de son logement. Etape 2 : Débrancher les connecteurs (cf. les 4 flèches rouges). Principe de base : ne pas tirer sur les fils mais sur les connecteurs. Pour les lève-vitres sur les côtés : - Connecteur blanc : pincer la languette en plastique, au bout de la flèche rouge, tout en tirant le connecteur pour le débrancher. Il faudra peut-être un peu forcer mais surtout garder la languette pincée quand vous tirez. - Connecteur noir : il suffit de tirer gentiment, c'est l'ampoule d'éclairage. J'ai l'impression que ce connecteur possède un détrompeur. En tout cas au remontage, il y a un sens d'introduction, vous ne devez pas avoir à forcer. Etape 3 : débrancher les connecteurs. - Le petit connecteur : il faut, cette fois-ci, tirer la petite languette en plastique pendant que vous tirez le connecteur - Le gros connecteur : il faut pincer la languette pendant que vous tirez Etape 4 : Démontage du cendrier 1. Retirer le cendrier 2. Dévisser la vis (absente sur la photo mais j'ai mis un cercle rouge à son emplacement) 3. Débrancher les connexions électriques Etape 5 : Le remontage Le remontage se fait très facilement. Pour remettre les lève-vitres, je les ai passés par l'intérieur et je les ai fait coulisser. Pas facile à décrire mais vous comprendrez en le faisant. Je n'aurai que deux modestes conseils à donner pour ceux qui se lance dans le démontage : - Ne pas forcer si tu n'es pas sûr que ce soit la procédure préconisée. Dans mon cas, je n'ai pas cherché à sortir le système de réglage des rétros qui me résistait. - Le mieux est l'ennemi du bien : du genre, encore un 1/4 de tour de clé histoire de ... et Boum ! Tu pètes ta tête de boulon. Ca sent le vécu ! Les photos avant et après de la console centrale parlent mieux qu'un long discours : Avez-vous des plastiques collants sur votre Ferrari ? De quel modèle s'agit-il ? Pensez-vous les traiter vous-même ou le faire faire ? Quelle méthode avez-vous utilisée et pour quels résultats ? Quels seraient vos conseils sur le sujet ? Avez-vous des liens pour le démontage des pièces collantes sur d'autres modèles de Ferrari ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - L'embrayage de votre Ferrari vous lâche loin de chez vous : que faire ? - Où devez-vous faire entretenir votre Ferrari ? - Retendre le cuir de l'airbag de votre Ferrari en 5 étapes par PhilM
  4. 1 point
    La Ferrari 360 Modena est très appréciée comme première Ferrari parce qu'elle est réputée fiable et qu'elle a fait rentrer Ferrari dans la modernité, avec plus d'espace intérieur et la possibilité d'une utilisation au quotidien. Pour autant, comme pour toute Ferrari, trouver un bel exemplaire peut s'avérer compliqué. Les Ferrari 360 Modena ont désormais 20 ans et le nombre produit reste relativement limitée. Comment trouver un bel exemplaire ? Que regarder ? A quoi vous attendre sur la durée ? @Boz352 vous dit tout car il est passé par là et l'histoire qu'il vous raconte pourrait être similaire à la vôtre. @Franck : Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi cette Ferrari ? @Boz352 : Je ne vais pas être très original, mais d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par les voitures, au point de me rappeler les modèles des premières petites voitures que j’ai eues en main lorsque j’étais à la maternelle. Je ne sais pas bien d’où c’est venu car personne dans ma famille n’y portait un grand intérêt, à part un oncle Alfiste avec qui j’ai eu mes premiers tours de manège. Ma première rencontre avec Ferrari s’est faite lorsque j’ai reçu une Ferrari 308 Matchbox en Rosso Dino. Je devais avoir 4/5 ans. Un coup de foudre pour ses lignes. Mes premiers Francs sont allés dans une Ferrari 512BB bleue Burago au 1:43 quand je devais avoir 6 ans. J’ai toujours ces voitures, et elles sont un peu l’initiatrice d’une collection qui ne cesse de doucement grandir depuis (mais au 1:18 en ayant évidemment commencé par les Burago). Enfin, en 1984, mon père nous a fait “monter” en famille sur Paris (j’habitais dans l’Ouest de la France) le week-end du salon de l’auto pour l’y rejoindre car la société où il travaillait exposait des camions, et là ça a été le vrai choc quand nous nous sommes retrouvés devant le stand Ferrari où trônait la Ferrari Testarossa. Je me rappelle que c’était déjà noir de monde. C’était la première fois que je voyais des Ferrari en vrai et je n’avais pas été déçu ! Par la suite j’ai fait faire de nombreux détours par les garages Ferrari à Mamer lorsque nous partions en vacances, et grâce au père passionné de copains passionnés j’ai eu la chance d’une visite privée de la collection Bardinon au Mas du Clos et de plusieurs week-ends aux 24 Heures du Mans. C’est là, en voyant des types dormir dans leur Ferrari Testarossa ou dans leur canadienne plantée devant leurs Dino ou Ferrari 308 que je me suis dit qu’un jour je devais vraiment faire la même chose avec mes potes ! Puis, au cours des années, sont venus ma première rencontre avec un propriétaire ami de la famille (quelle surprise le jour où il m’a montré sa carte du Club Ferrari France), un premier essai en passager dans une Dino 246 GT, puis un peu plus tard le premier essai au volant d’une 575 Maranello. Mon parcours automobile en tant que tel n’a pas été compliqué. Ma première voiture neuve a été une Peugeot 206 CC 2.0 Roland Garros en 2002. J’hésitais avec une 406 coupé V6 d’occasion mais ce n’était pas raisonnable. Puis j’ai eu 2 familiales. Fin 2008, j’ai commencé à regarder pour une voiture passion, qui se devait d’être une Ferrari, quitte à rentrer par la petite porte pour des questions de budget, et j’ai finalement trouvé une Ferrari Mondial T Française, noire intérieur beige, en Angleterre. Grosses émotions en allant la chercher en hiver chez Joe Macari, surtout quand la neige s’est mise à tomber sur le trajet me ramenant à l’Eurotunnel. J’ai gardé cette voiture presque 6 ans. Et je suis tellement content d’avoir osé franchir le pas à l’époque, et qu’elle m’ait permis de mettre le pied à l’étrier et de faire tant de rencontres incroyables dans le monde Ferrari ! Pour la remplacer, mon choix s’est assez vite orienté vers la Ferrari 360 Modena. Dans mon budget, je cherchais une auto plus moderne, en berlinette cette fois. Ce n’est pas une voiture qu’y m’avait particulièrement marqué à sa sortie - je la trouvais grosse, globuleuse - mais, plus ça allait, plus je la trouvais belle, avec son design sobre, sensuel, intemporel alors que d’autres modèles marquaient plus leur temps. @Franck: Quelle en est ton utilisation ? Depuis combien de temps ? @Boz352 : J’ai trouvé ma Ferrari 360 Modena au printemps 2015. Depuis que je l’ai, j’essaye de rouler assez régulièrement pendant les beaux jours, généralement avec des groupes d’amis ou en club, pour des balades à la découverte des magnifiques routes et paysages du Luxembourg. J’espère d’ailleurs bien y organiser une journée Ferrarista en 2021 (2020 ayant été un peu compliqué, même si j’ai finalement plus roulé que d’habitude) pour les faire découvrir à d’autres membres du forum. Une fois tous les 2 ans, je la prends aussi pour le week-end du Mans Classic, en camping et avec des amis. Y retrouver les membres de Ferrarista n’a pas pu se faire cette année, mais je garde espoir que nous pourrons remettre cela à l’an prochain ! Comme pour la Ferrari Mondial, la Ferrari 360 Modena a aussi mis 2 ou 3 fois les roues sur le circuit de Spa dans le cadre des Ferrari Owners Days, pour moi dans un contexte de découverte. J’adore ça, c’est vraiment addictif, mais je suis toujours un peu frileux à l’idée des conséquences d’une erreur de trajectoire. Bien sûr il m’arrive aussi de la sortir seul pour la faire rouler un peu. Au final c’est une utilisation exclusivement plaisir, avec en moyenne 2 000 km par an, et souvent liée à une activité sociale autour de la passion pour la marque ou les voitures de sport. @Franck : Quels étaient tes critères d’achat pour cette Ferrari et comment as-tu trouvé cet exemplaire ? @Boz352 : On va dire qu’au début de ma recherche, je n’étais pas bien fixé, mis à part un budget et un kilométrage maximum, et une voiture d'origine. J’ai donc commencé par regarder un peu toutes les Ferrari 360 Modena selon ces deux critères basiques et qui sortaient sur les sites spécialisés en Europe. Je ne pouvais pas me limiter au Luxembourg… ça aurait fait trop peu de choix, et ayant déjà importé la Ferrari Mondial, je n’étais pas inquiet pour les démarches administratives. Avec le temps j’ai resserré mes critères. D’abord sur un coupé, puis elle devait ne pas être rouge, mais si possible bleue, idéalement TDF ou NART, ou grise. Pour l’intérieur, pas d’à priori, il fallait que le combo me plaise. Quant à la boîte, je me suis mis à privilégier les boîtes manuelles dans ma recherche. A la fin, si on ne cherche pas une rouge, je pense qu’il vaut mieux rester un peu flexible et opportuniste face à ce qui se présente. Quant aux options, il n’y a pas de très grandes possibilités sur les Ferrari 360 Modena, mais les Scudetti sont pour moi une belle option à avoir ! Evidemment, lorsque j’ai commencé à repérer des modèles, je me suis alors intéressé à leurs historiques et entretiens, et à la présence du COC. En parallèle j’ai évidemment commencé à fouiller plus la section des Ferrari 360 sur le forum de Ferrarista pour y glaner des informations et en apprendre plus sur le modèle et les retours d’expérience. J’y ai lu les annonces actuelles et passées, mais aussi des posts de présentation des membres ayant une Modena. Finalement, en regardant un site d’annonces Français, je suis tombé sur une Ferrari 360 Modena manuelle, qui répondait à pas mal de mes critères malgré cette couleur Grigio Alloy qui n’avait pas forcément retenu mon attention au premier abord. La voiture m’était familière et j’ai effectivement retrouvé sa trace sur le Forum, avec pas mal de photos et de détails sur l’entretien que venait de faire son propriétaire. La couleur de la voiture, surtout combinée à un intérieur full cuir singulier a commencé à faire son travail sur moi. J’ai finalement contacté le propriétaire pour en savoir plus sur l’historique de la voiture qu’il n’avait que depuis peu et recevoir le dossier de factures. J’ai ensuite recoupé les informations des personnes qui connaissait la voiture, avec le garage indépendant qui l’avait entretenue les dernières années en Belgique, et avec Ferrari FM qui la connaissait aussi (d’origine Luxembourgeoise). Finalement nous nous sommes mis d’accord avec le vendeur sur le prix et une expertise, et je suis donc allé chercher la voiture en Avril 2015. @Franck : De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de cette Ferrari ? @Boz352 : C’est une voiture très facile à appréhender. Je n’avais jamais conduit de Ferrari 360 Modena auparavant, donc ça a été une découverte totale lors de mon retour depuis le centre de la France vers le Luxembourg. Je dirais que les premières choses marquantes ont été la facilité d’utilisation de la boîte manuelle et le confort général de la voiture. L’embrayage n’est pas trop dur, les rapports passent très bien aussi bien à chaud qu’à froid. Sur un long voyage, c’est vraiment une bonne GT, avec plein de rangements entre le coffre et l’espace derrière les sièges. Ensuite, assez rapidement quand même… sans doute dans l’heure, j’ai découvert cette deuxième facette lorsque l’auto étant à température, vient le moment de pousser un peu plus les rapports. Et franchement il faut monter dans les tours car en dessous de 4500 tr/min il ne se passe quand même pas grand-chose, mais dès que l’on passe ce cap, on sent que la voiture prend vie et en redemande. Je m’étais imprégné de vidéos de Ferrari 360 Modena passant dans des tunnels et avait un peu fantasmé sur le bruit de l’auto … et bien je n’ai pas été déçu ! La sensation de poussée est décuplée par la bande son jubilatoire du V8 40 soupapes. C’est un facteur tellement important dans le plaisir que peut procurer une voiture, et la Ferrari 360 Modena est juste au top au niveau des sensations qu’elle donne à ce niveau-là ! Jusqu’à il y a peu, la voiture avait son échappement d’origine avec seulement les valves ouvertes, et je trouve que c’est déjà exceptionnel. Enfin pour la tenue de route, la voiture ne m’a jamais pris par surprise, et je me suis rapidement senti en confiance. @Franck : Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale de cette Ferrari (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ? @Boz352 : Déjà, ce que je peux dire, c’est que ma tension artérielle à l’évocation de ce sujet a baissée en passant de la Mondial T (donc dépose moteur pour les courroies), à la Ferrari 360 Modena, qui est une voiture plutôt fiable et qui ne nécessite pas la dépose moteur lors du changement des courroies. Mais commençons par l’assurance : je suis dans un pays où elles ne sont pas particulièrement bon marché par rapport à la France, et tourne donc autour de 1 700€ annuels en casco avec une limite de 5 000 km/an. Autre particularité par rapport à la France, il y a des taxes annuelles qui pour la Ferrari 360 Modena sont à un peu plus de 400€. Pour l’entretien courant, je la fais suivre annuellement au garage Ferrari qui est voisin de chez moi - qui toutes marques confondues est littéralement le garagiste le plus proche de la maison, donc petites et grandes révisions, courroies, et imprévus (silent bloc de support de boîte, rotule de direction). Difficile de donner les coûts exacts à l’instant t, d’autant plus que le taux horaire semble augmenter rapidement avec chaque année qui passe. Mais pour donner un ordre de grandeur disons que l’on se situe à 700€ pour une petite révision, 1500€ pour une grande et 2500€ pour les courroies en étant un peu conservateur. Pour les courroies, elles seront de nouveau faites à la sortie de cet hiver - elles étaient prévues cette année après 4 ans mais avec la situation sanitaire le timing a été un peu décalé. En plus de ce plan d’entretien régulier, j’ai aussi remplacé les pneus (950€), les freins (disques et plaquettes - j’ai fait l’achat des pièces et le montage a été fait par un copain qui s’occupe de voitures de sport - 800€). Enfin comme beaucoup, et sur pas mal de Ferrari, j’ai eu le voyant slow-down qui s’est affiché, et j’ai acheté et remplacé moi-même les 2 boîtiers Centraline qui étaient toujours ceux d’origine (environ 750€). Si je résume un peu tous les coûts de mes factures sur les 5 dernières années, je suis sur une moyenne d’environ 2 500€/an pour l’entretien, les consommables, les imprévus, en ayant une bonne partie faite chez Ferrari, et 2 200€/an en CT, taxe et assurance au Luxembourg. @Franck : Et si c'était à refaire, que changerais-tu ? Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un recherchant cette Ferrari ? Quels sont ses défauts ? A quoi faire attention ? Quelles améliorations peuvent être à prévoir ? @Boz352 : Je ne pense pas que je changerais grand-chose. C’est une voiture vraiment fiable et j’ai trouvé un exemplaire qui me convient parfaitement. La boîte manuelle était pour moi le bon choix car je trouve que ça reste totalement dans l’esprit analogique de la voiture, et qu’avec une boîte F1 j’aurais aussi tendance à comparer avec la production actuelle et serait déçu. Je préfère du coup le meilleur de l’ancien monde. Pour le reste, la mienne est plutôt typée GT avec le cuir étendu, le passe-poil bleu clair, et cette couleur, ce qui me va très bien, même si l’usage en est plus petites balades dynamiques que longs trajets. Je rêve quand même d’essayer une Challenge Stradale. Je la trouve classe comme cela. Je pense qu’un futur acheteur doit regarder ce qu’il cherche dans sa configuration - ce type là ou une rosso plus sportive, avec grille, baquets, etc… Et aller en voir plusieurs pour se conforter dans son idée - et se faire une idée de l’état des véhicules sur le marché. Maintenant si je dois mettre le doigt sur quelques défauts, je dirais le manque de couple à bas régime (l’extase est dans les tours), un freinage qui pourrait être plus mordant (et grince parfois…) et une direction qui pourrait être plus directe. Mais bon, on commence aussi à être habitués aux voitures modernes et à juger des voitures de 20 ans par rapport aux standards actuels. Il faut aussi bien prendre le temps de laisser la voiture monter en température, comme pour toute voiture. Elle est un peu rugueuse à froid, mais lorsqu’on est patient, tout se met en place et la voiture demande à aller dans les tours. Elle est vraiment à l’aise en conduite dynamique. Finalement, je m’étais dit au début que je la garderais 4-5 ans avant de changer pour un modèle plus récent, plus puissant, plus tout, avec un rajout selon mes moyens, et je suis aujourd’hui bien embêté lorsque je regarde les possibilités qui s’offrent à moi, ou que je ressors de l’essai d’une Ferrari plus contemporaine. Je réalise que je n’ai pas forcément besoin de plus de puissance, que ça va trop vite en étant trop facile, trop parfait, et que je ne retrouve plus certains plaisirs que la Ferrari 360 Modena distille (toujours cette sonorité et ce moteur atmosféérique). Du coup, je ne me sens toujours pas prêt à la vendre et crois bien que je vais la garder beaucoup plus longtemps que ce que je pensais ! Et peut-être plutôt lui chercher de la compagnie… La seule chose que j’ai changée, il y a peu, est l’échappement. Un ami m’a proposé un échappement “Challenge Stradale” et l’occasion se présentant j’ai franchi le pas car cet échappement me permettait de rester stock et homologué. La Ferrari 360 Modena n’était pas particulièrement aphone avant, mais le son est maintenant juste bestial ! Le ressenti de la voiture est complètement différent, c’est beaucoup plus agressif et surtout je ne roule plus que fenêtres ouvertes, en prenant soin de choisir des itinéraires avec parois rocheuses ou tunnels. @Franck : Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ? Que t'apporte la communauté Ferrarista ? @Boz352 : Ferrarista est une source précieuse d’informations sur un peu tous les modèles. Les retours d’expérience de propriétaires sont clés pour se faire une idée de la fiabilité ou du ressenti de tel ou tel modèle, et m’a aidé à orienter ma décision d’aller vers ma Ferrari 360 Modena lorsque j’ai voulu changer ma Ferrari Mondial il y a 6 ans. Indirectement j’y ai aussi trouvé ma voiture… ce qui n’est pas la moindre des choses ! Depuis que j’ai la voiture, je regarde toujours régulièrement les retours par rapport à des problèmes techniques rencontrés par d’autres propriétaires, ce qui, le cas échéant, peut aider sur des diagnostiques, ou au moins donner une idée des choses à surveiller et des pannes qui pourraient se produire. Après, évidemment, j’apprécie beaucoup l’aspect communautaire du site. M’y connecter et vérifier les nouvelles fait partie de ma routine journalière. L’intérêt de rouler en Ferrari est pour moi très lié au fait de pouvoir partager ce plaisir entre membres de la famille Ferrari, possesseurs et passionnés. Les événements “Ferrarista”, mais aussi les sorties régionales avec les amis du Belux et Grand Est, sont un must pour pouvoir se rencontrer et créer un lien avec les membres (sans parler de l’intérêt même des sorties - en ce qui me concerne Le Mans Classic ou les 70 ans à Maranello qui étaient juste fabuleux). Enfin on a aussi la chance d’avoir de nombreux artistes qui participent et partagent leurs talents, que ce soit la photo, le dessin, la maquette… ce qui enrichit aussi le forum. @Franck : Merci beaucoup @Boz352 pour tous ces détails concrets sur la vie avec une Ferrari 360 Modena ! Si vous songez à acheter une Ferrari 360 Modena, quelles autres questions aimeriez-vous poser à @Boz352 ? Si vous possédez une Ferrari 360 Modena, quelles autres informations vous paraissent intéressantes à transmettre à un futur propriétaire ? Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi : - Essai longue durée : la Ferrari F355 de LeMans65 - 20 membres fêtent les 20 ans de la Ferrari 360 Modena - Essai longue Durée : la Ferrari Challenge Stradale de Dragon1964 - Essai longue durée : 25 000 kilomètres en Ferrari 360 Modena
  5. 1 point
    La Ferrari F355 a beaucoup d'arguments pour elle : une ligne italienne sensuelle à tomber, la dernière au format berlinette, compacte, sans aide électronique, un son de folie, exactement comme une Formule 1, qui vous hérisse les poils, la fameuse grille mythique, pour passer les rapports ... le tout pour un prix d'achat qui reste "raisonnable" ! La Ferrari idéale ? Non attendez ... elle doit bien avoir quelques défauts ? Ne faut-il pas être milliardaire pour l'entretenir ? Le mieux est de demander à un propriétaire : @LeMans65 possède sa Ferrari F355 Berlinetta depuis 6 ans. Quelle est son histoire avec sa Ferrari F355 ? Comment l'a-t-il trouvée ? Quels sont les coûts induits ? Comment prendre un maximum de plaisirs avec sa Ferrari ? @Franck : Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi cette Ferrari ? Quelle en est ton utilisation ? Depuis combien de temps ? @LeMans65 : Mon parcours automobile est assez modeste. Ma première voiture plaisir (et ma seconde auto) fut une Opel Calibra que j’aimais beaucoup pour sa ligne très fluide pour l’époque. Puis je suis passé à une Renault Clio 16s entièrement équipée « Williams », achetée d’occasion, et avec laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir sur les routes de l’arrière pays Varois. La suite fût plutôt tranquille avec des voitures familiales sans grand intérêt, jusqu’à une Alfa Romeo 156 Twin Spark, achetée dès sa sortie, une très bonne auto, avec un design de caractère signé Walter De Siva. Je ne vais pas détailler ici les autos suivantes, alternant fades monospaces et lourds SUV … Sans posséder moi-même de vraie voiture de sport, j’ai quand même réalisé quelques stages circuits mémorables, dont une journée en 1995 chez AGS pour piloter ou plutôt conduire une F1. Juste terrifiant et inoubliable ! Ainsi qu’un stage d’une journée sur Ferrari 360 Challenge, organisée par JMB Racing, sur le circuit de Lurcy Levis. Jusqu’il y a 6 ans, période durant laquelle je me suis mis à rêver en parcourant les petites annonces en ligne, avec pour objectif une Ferrari 360 Modena. J’avais trouvé un exemplaire magnifique, gris foncé, intérieur fauve et dans un état irréprochable, mais mon banquier n’était pas d’accord. Il a fallut alors modifier mes objectifs et je me suis, tout naturellement, tourné vers son ainée, la Ferrari F355, à l’époque plus abordable que la Ferrari 360 Modena. Même si cette auto n’était pas mon choix premier, je ne le regrette aujourd’hui vraiment pas, bien au contraire ! Durant les presque 6 années de possession de cette auto, j’ai parcouru environ 6 000 kilomètres, donc assez peu, mais de façon régulière. @Franck : Quels étaient tes critères d’achat pour cette Ferrari et comment as-tu trouvé cet exemplaire ? @LeMans65 : Mes critères étaient assez simples : - En premier lieu, bien sûr, ne pas dépasser le budget de 50k€ dont je disposais, - Après, j’ai essayé d’aller voir des voitures pas trop loin de ma région. L’exemplaire que j’ai acheté n’a été finalement que le troisième visité ! Ce n’est pas sur un site d’annonces classique que je l’ai trouvée mais sur le site d’un collectionneur qui la présentait en dépôt-vente, à 20km de chez moi, dans la zone industrielle située juste derrière le circuit du Castellet. @Franck : De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de cette Ferrari ? @LeMans65 : Un autre univers. Je n’avais jusqu’à ce jour jamais conduit de voiture aussi puissante sur route ouverte. Quel régal ! L’ambiance globale de l’intérieur, sans fioritures et uniquement dédiée au plaisir de conduire, le levier et sa grille mythique que je pouvais enfin manipuler. Cette voiture avait été particulièrement soignée par son ancien propriétaire. J’avais l’impression de conduire un exemplaire quasi neuf alors qu’elle avait 19 ans lorsque je l’ai achetée. Et aussi le bruit, ou la mélodie, devrais-je dire plutôt ! Ainsi que le regard et le comportement parfois surprenant des autres automobilistes, je n’étais pas habitué à ça ! @Franck : Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale de cette Ferrari (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ? @LeMans65 : J’ai la chance de faire partie d’un petit groupe d’amis, dont certains sont sur Ferrarista, qui s’échangent de bons conseils afin d’éviter de dépenser des sommes indécentes pour l’entretien courant. Pour la grosse révision, elle venait d’être faite juste avant l’achat et je prévois donc la suivante en début d’année prochaine. Il faut compter environ 5000€ pour celle-ci qui implique la dépose du moteur. L’occasion également de réaliser quelques travaux annexes, sur les conseils avisés de mon mécanicien. J’ai changé les 4 pneus l’année dernière, cela m’a coûté environ 900€. Concernant l’assurance, il ne faut pas hésiter à faire marcher la concurrence et changer régulièrement. Je suis passé récemment de 1100€ à 790€ annuels en restant chez le même assureur mais en changeant juste d’agence ! Pour ce qui est des imprévus, je n’ai pas eu de mauvaise surprise en presque 6 ans. @Franck : Et si c'était à refaire, que changerais-tu ? Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un recherchant cette Ferrari ? Quels sont ses défauts ? A quoi faire attention ? Quelles améliorations peuvent être à prévoir ? @LeMans65 : Franchement, si c’était à refaire, je ne changerais strictement rien. J’adore cette voiture malgré les petits défauts connus qui sont parfois agaçants mais qui font aussi le charme de ces autos. Le défaut qui m’a le plus ennuyé, c’est la fiabilité plus que moyenne du frein à main qui m’a valu une aile avant abîmée sur un parking alors que je croyais l’auto sécurisée. Beaucoup de propriétaires ont changé également les collecteurs d’échappement pour installer de l’aftermarket inox, chose indispensable. Une paire de collecteurs TubiStyle avaient été mis en place par l’ancien propriétaire. Pour continuer avec la ligne d’échappement, je changé la marmite d’origine il y a quelques mois pour installer une Kreissieg. Le son est magnifique (merci @tifosi101 !). Habitant le sud, j’avais également, dès le début, investi dans une grille Challenge qui améliore notablement la dissipation de la chaleur du compartiment moteur et qui procure également, à mon sens, une amélioration esthétique. Il faut faire attention en roulant au porte à faux avant assez long, qui provoque des raclements non désirés sur nos célèbres ralentisseurs, loin d’être tous aux normes. S’il y a quelque chose qui serait utile sur cette voiture je dirais un lift system, mais ça m’étonnerait que ce soit « upgradable » sur ce type de voiture et en plus ça ne serait pas trop « period correct » ! @Franck : Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ? Que t'apporte la communauté Ferrarista ? @LeMans65 : C’est @tifosi101 qui m’a fait découvrir Ferrarista, et je me suis inscrit bien avant d’acquérir mon auto. Ce site est une mine d’or de renseignements et d’entraide et c’est en grande partie grâce à Ferrarista que j’ai osé franchir le pas. En étant primo-accédant, beaucoup de mystères entourant cette marque et de craintes peuvent freiner l’éventuel futur acquéreur. Ferrarista apporte dans ce cas une aide précieuse, c’est un formidable outil et en même temps un vecteur pour faire de belles rencontres. Comme dans toute communauté, l’important est de partager à son niveau et au fur et à mesure de son expérience, c’est ce que j’essaie de faire lorsque l’occasion se présente. J’aimerais aussi, lorsque l’épidémie nous laissera tranquille, pouvoir participer à un road trip vers Maranello organisé par Ferrarista. Un grand MERCI à @LeMans65 pour tous ces détails sur la Ferrari F355 et ce que son acquisition implique. Auriez-vous d'autres informations que vous souhaiteriez obtenir avant d'acheter une Ferrari F355 ? Si vous êtes propriétaires d'une Ferrari F355, y a-t-il d'autres précisions qu'il vous semble intéressant d'ajouter pour quelqu'un qui souhaiterait s'en porter acquéreur ? 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