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  1. 3 points
    Je ne vous parle pas d’un cas théorique, mais d’un cas concret qui m’est arrivé avec ma Ferrari Challenge Stradale. Et cela pourrait bien être la hantise de tout propriétaire de supercar : rencontrer un problème mécanique loin de chez vous ! Avec la voiture de Monsieur ToutLeMonde, vous disposeriez d’un garagiste de la marque proche de l’incident. Ce sera vite réparé. Avec une auto exotique, comment allez-vous pouvoir l’amener chez un garagiste de confiance ? Comment le dépanneur va-t-il réussir à ne pas vous l’abîmer, les dépanneuses traditionnelles ne pouvant pas prendre des véhicules aussi bas ? Combien les réparations vont-elles vous coûter ? Car sur une supercar, certaines pièces coûtent horriblement cher. Le contexte de la panne : Ferrari sortant de révision Nous partions tôt le matin pour nous rendre au meeting national Ferrarista dans le Jura. Ma Ferrari sortait juste de révision en prévision de ce long trajet depuis Paris, pour pouvoir réaliser ce nombre important de kilomètres sans soucis. L’usure de l’embrayage venait d’être estimée à 34%. Parfait, tout devrait bien se passer. Enfin … pas complètement. Car vous ne choisissez pas la météo lors d’un événement. Il ne pleuvait pas des trombes d’eau, non, c’était la canicule ! Plus de 40°c dehors, et donc une auto devant faire face à de très hautes températures toute la journée. Allait-elle bien le supporter ? J’étais très content de constater, plusieurs heures après le départ que tout fonctionnait très bien, en particulier la climatisation. Les jauges indiquant les températures des fluides et les pressions restaient correctes. Que faire quand la panne survient ? Mais vers 15h30, lors d’un changement d’autoroute, un rapport met beaucoup plus de temps que d’habitude à passer. Bizarre. On se regarde avec mon passager. Pas un bon signe ? Arrive la sortie d’autoroute, et là, en sortant du péage, la Ferrari a du mal à décoller en première. La vitesse s'enclenche bien mais nous sommes en légère montée et je suis obligé de bien accélérer et de laisser patiner l’embrayage. Juste après l’autoroute, nous arrivons à un point de rencontre, où nous décidons de laisser l’auto refroidir à l’ombre, une demi-heure, pour le cas où la chaleur excessive serait le coupable. Peut-être qu’en refroidissant tout va rentrer dans l’ordre, l’auto ayant roulé toute la journée sous la canicule. Quand nous reprenons la route, ce n’est pas mieux et nous sommes rapidement arrêtés quelques centaines de mètres plus loin quand, dans une petite montée, une voiture devant nous bloque la file pour tourner à gauche. La Ferrari n’arrive pas à repartir, l’embrayage patine et l’auto n’avance pas. Grâce à l’aide du conducteur de la Renault Clio derrière nous, nous parvenons à pousser la Ferrari sur le parking situé à droite. J’appelle le spécialiste qui suit ma Ferrari, avec qui nous effectuons quelques contrôles à distance, puis nous convenons de laisser l’auto refroidir pendant une heure pour voir si elle peut repartir. Une heure plus tard, ce n’est pas beaucoup mieux. Nous nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin, dans une petite descente pour faciliter le redémarrage. Nous rappelons le spécialiste qui nous indique qu’il faut appeler un camion de dépannage pour qu’il puisse voir l’auto et effectuer un diagnostic précis. Cela m’embête beaucoup d’attendre encore des heures sous la canicule un dépanneur, sans parler de la galère pour rentrer chez moi, ni du fait de devoir laisser la Ferrari pendant plusieurs jours au milieu de nulle part, à je ne sais pas qui, en attendant qu’elle remonte sur Paris. C'est le moment de se décider : remorquage ou pas ? Ayant eu le temps de réfléchir à ce sujet pendant une heure, en attendant que la Ferrari refroidisse, je me dis que si j’arrive à rejoindre l’autoroute toute proche, ensuite je roule en sixième et remonte sur Paris sans difficulté. Il n'y aura plus de rapports à passer. Dans le pire des cas, je devrais appeler un dépanneur, mais je serais quand même plus proche de chez moi. Je conviens avec le spécialiste que je peux laisser directement l’auto chez lui … si j’y arrive. Il est proche d’une autoroute reliée à celle par laquelle j’arriverai, alors que pour rentrer chez moi il y a trop d’arrêts dont je serai susceptible de ne pas repartir. Et une fois chez moi, il aurait été difficile ensuite d’amener l’auto chez le spécialiste, le chemin comportant beaucoup trop d’arrêts. En faisant attention aux deux ou trois zones d’arrêt (péages, ravitaillement, feux d’intersection) nous arrivons chez le spécialiste vers minuit pour y laisser la Ferrari. Avec un grand soulagement car cela m’évite beaucoup de problèmes potentiels. Le moment du diagnostic Le lendemain matin, le spécialiste vient me chercher chez moi pour que nous examinions l’auto ensemble et que nous convenions des travaux à réaliser. Est-ce l’embrayage qui est à changer ? Est-ce un autre problème ? En branchant le SD3 sur la Ferrari, l’usure de l’embrayage serait désormais de 85%. En n’ayant fait que de l’autoroute, cela ne colle pas vraiment. L'embrayage ne peut être passé de 35 à 85% d'usure en roulant sur autoroute ! Au final, après quelques essais, c’est difficile à dire, impossible de faire un diagnostic, il faut démonter pour voir ce qu’il se passe vraiment. Après démontage, c’est une petite pièce en plastique noir, guidant le capteur d’usure de l’embrayage, dont une patte s’est fendue/dilatée sous l’effet de la chaleur. Du coup, le capteur d’usure de l’embrayage étant mal positionné, de travers, l’information d’usure qu’il renvoyait était fausse, annonçant un embrayage mort et le système se mettait en sécurité. Mais l’embrayage lui est intact, c’est-à-dire à 33% d’usure comme annoncé initialement. La butée et le guide de butée de l’embrayage sont à remplacer. Que faire maintenant que tout a été démonté ? Remplacer aussi l’embrayage, et tout son mécanisme, ou juste ce qui est nécessaire, sachant que ce qui coûte cher est le temps de main d’œuvre pour tout démonter et remonter (donc fait dans tous les cas) ? Il faut aussi prendre en compte qu’il n’y a pas moyen de remettre le taux d’usure à 33% si on ne change que de la pièce défectueuse. Il faudrait donc ajouter les 33% d’usure connue au nouveau chiffre indiqué à chaque nouvelle lecture jusqu’au changement d’embrayage. Réparation et enseignements Pour rouler tranquille pendant des années, j’ai choisi de tout changer. Les éléments défectueux ont été remplacés par du Hill Engineering, de bien meilleure qualité que ceux d’origine. Cette société est spécialisée dans la fabrication de pièces plus solides que celles d’origine qui peuvent montrer des signes de faiblesse au fil du temps. La facture finale s’élève à plus de 6 000 euros. Quels enseignements en tirer ? Plus de peur que de mal, même si au final j’ai décidé de tout changer, il est important de bien attendre que le diagnostic ait été posé, que l’analyse ait pu être réalisée (dans la cas présent, que tout ait été démonté), au lieu d’envisager le pire et de partir dans toutes sortes de spéculations. Ce n’est parce que l’embrayage est indiqué comme ayant 86% d’usure que c’est le cas. Cela peut être le capteur qui est à changer. J’ai eu la chance de pouvoir rentrer avec ma Ferrari jusque chez le spécialiste, mais dans le pire des cas, j’avais toujours un embrayage mort à remplacer. Le risque valait la peine d’être pris, de mon point de vue. Le tarif du changement d’embrayage est celui d’un spécialiste très réputé en région parisienne, donc il est possible de trouver moins cher … et plus cher. Je ne présente ma facture qu’à titre informatif pour vous donner un ordre d’idée, en particulier sur les pièces impliquées et les durées de main d’œuvre. Renseignez-vous, auprès des autres membres de Ferrarista, pour savoir si la pièce défectueuse ne peut pas être remplacée par une meilleure pièce. Dans mon cas, c’était une butée et un guide de butée d’embrayage de chez Hill Engineering, mais dans d’autres cas, Ferrari a pu sortir plus tard une meilleure pièce qui s’adapte très bien à votre modèle (par exemple sur le millésime ou le modèle suivant). Avez-vous connu un problème avec votre Ferrari loin de chez vous ? A-t-elle déjà souffert de la cannicule ? Quels conseils donneriez-vous dans ce type de situation ? Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi : - 5 raisons de préférer la Ferrari Challenge Stradale à la Ferrari 430 Scuderia - Tout savoir sur l'évolution des prix des Ferrari Challenge Stradale sur 9 ans (diagramme) - Comment franchir le pas et acheter votre première Ferrari - 20 membres fêtent les 20 ans de la Ferrari 360 Modena - Où devez-vous faire entretenir votre Ferrari ?
  2. 1 point
    La Ferrari F12 Berlinetta et son fabuleux moteur V12, est très désirable, avec ses 740ch, le son magniique du V12 et son agilité de berlinette. Elle a été récompensée par de nombreux magazines, entre autres avec le prix du meilleur moteur de l'année en 2013. Mais qu'en est-il sur la durée quand vous en êtes propriétaire ? Le plaisir est-il au rendez-vous à chaque sortie ? Les coûts ne sont-ils pas démesurés pour rouler avec régulièrement ? Et comment trouver un bel exemplaire ? Pour le savoir, voici le retour de @Trois cinquante cinq, grand fan de Ferrari et qui n'en est pas à sa première Ferrari. Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi la Ferrari F12 Berlinetta ? Ma première voiture fut une 205 GTI blanche, suivie d un VW Corrado VR6 quasi neuf, 2 ans après sa sortie, et que j avais racheté à un notaire à la fin de mes études. J'en garde un excellent souvenir. Son 6 cylindres en ligne était fabuleux pour l'époque ! Ma troisième sportive fut l'aboutissement d'un rêve avec la Ferrari F355 Berlinetta de 13 000 kilomètres, avec laquelle j'ai parcouru 49 000 kilomètres derrière son volant. C"était presque hier, et il y a pourtant déjà 14 ans qui se sont écoulés. Depuis un an et demi, je roule ma Ferrari F12 Berlientta, un véritable aboutissement pour le passionné attaché à l'histoire de la marque que je suis. Comme tu sais, après avoir cherché en vain une Ferrari Challenge Stradale pendant presque 2 ans, j ai passé commande d"une Ferrari 488 GTB au salon de Genève en 2016. Cette dernière me fut fort heureusement jamais livrée dans les délais, malgré ma patience infinie.Le prêt d une Ferrari F12 une après-midi de printemps sur les routes de l arrière pays a scellé ma décision. Aucune hésitation, elle représente tout ce que j ai aimé et tout ce que j aime chez Ferrari !!! Quels étaient tes critères d’achat d’une Ferrari F12 Berlinetta et comment as-tu trouvé cet exemplaire ? Je souhaitais un exemplaire le plus proche du neuf possible, et avec un maximum d'options. Pas de Rosso Corsa, ni de noir. Mais j'étais ouvert au jaune et autres nuances de gris, et plus particulièrement le Grigio Ferro. Elle est arrivée en Rosso Berlinetta et c est parfait. Je ne pouvais pas rêver mieux à l'exception du Rosso Fuoco qui est une nuance légèrement plus orange dans les codes couleurs. Je l"ai acquise par le bouche à oreille dès de son entrée en concession Ferrari lors d une reprise. De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de ta Ferrari F12 ? Honnêtement , c'est le meilleur ensemble moteur/boite que j'ai connu à ce jour ! Le V12 est issu du programme de l'Enzo XX !!! C'est un véritable bloc issu de la course, placé en position centrale avant, aucune inertie, une allonge incroyable et des montées en régimes où les G longitudinaux te coupent le souffle. Le son émet des vocalises différentes tous les 1 000 tours supplémentaires. C'est l'extase sonore !!! C'est également le moteur qui sera utilisé dans la LaFerrari et auquel on a simplement ajouté le KERS. L'allonge est hallucinante, donnant la sensation que l'accélération est sans fin. Le palier de 5500 tours à 8500 tours est vraiment physique ! Les changements de rapports à la montée et à la descente claquent comme des coups de feu. C'est tellement addictif !!! A rouler, le mode d emploi est simple, il faut exercer une légère pression sur les freins et le nez rentre à la corde instantanément. Le poids ne se ressent pas dans la plupart des circonstances, même s'il est bien là et qu'il faut conserver ce paramètre à l esprit. Je trouve l'auto agile, et la direction ultra directe contribue à cette vocation affirmée par son nom de berlinette V12. A ce niveau, c'est très different d'une Ferrari 599 dont le gabarit limite quelque peu l'utilisation. A chaque fois que je tourne la clé, et que le V12 se réveille brutalement, c'est une sensation incroyable, à savoir la promesse d'avoir les 5 sens comblés par la ballade qui va suivre. Toujours avec humilité, car la violence des accélérations et les poussées du couple moteur ne pardonnent rien à celui qui est derrière le volant. Chose importante à connaitre avec la Ferrari F12 , c'est l'impératif de bien chauffer les gommes pour faire passer la puissance sur le second rapport. 740 ch aux roues arrières imposent ce mode d'emploi ! La F12 en offre tellement, que ce soit sur le plan des sensations physiques, sonores, ou visuelles ! Son design est d'une grande pureté, tout en subtilité et en force ... L'auto a une présence incroyable !!! Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale d’une Ferrari F12 (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ? Je bénéficie de l'entretien gratuit pendant 7 ans suivant la livraison de l'auto à son propriétaire. J'ai parcouru 10 000 kilomètres depuis son achat et termine progressivement le rodage ! Rien à signaler de ce coté-là. Distribution par chaine, boite double embrayage faite pour durer la vie de la voiture, disques carbone-céramique inusables sur route ouverte ... Il n y a plus qu'à rouler !!! Les retours de fiabilité sur la F12 sont excellents. C'est une voiture bien née ! Concernant l'assurance, je paye 150 € /mois en tous risques. Et si c'était à refaire, que changerais-tu ? Je rachèterai la même Ferrari F12 , elle correspond à mon rêve, à la conception que je me fais de l'histoire de la marque et au rapport que j'entretien avec elle. D'ailleurs, c'est elle qui aurait dû s'appeler la LaFerrari, tant elle regroupe les fondamentaux et symbolise parfaitement l'histoire de Ferrari. Lorsque tu as goûté au V12 de la Ferrari F12, difficile d'imaginer rouler avec autre chose, hormis une Ferrari F12 TDF (qui restera un rêve de par sa cotation actuelle et future). L'avenir des routières de la marque ne m'inspire pas, j'aime la mécanique, pas l'électricité, et les kilomètres de cables électriques associés aux motorisations exclusivement turbocompressées des futurs modèles me laissent impassible. Aussi si un jour arrive où il faudra tourner la page, je quitterais probablement la marque qui m'habite depuis mes 16 ans. Mon seul regret est d'être passé à coté de la Ferrari Challenge Stradale en n'ayant pu trouver un exemplaire conforme à mes attentes, comme tu le sais, mais la F12 reste le gardien du temple. Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ? Je tente de partager mes expériences et d'apprendre de celle des autres. J'apprends encore et toujours sur l'histoire de la marque, les subtilités des différents modèles, sur le plan mécanique ou historique. C'est un regroupement de passionnés qui mange et dort Ferrari, et je me reconnais bien dans cette approche qui conduit naturellement au partage et aux rencontres. De très belles rencontres même et dont beaucoup sont devenu des amis ! D'ailleurs Franck, je crois que cela fait déjà presque 15 ans que l'on est ami !!! Une reconnaissance éternelle à @eric355 qui tout au long de mon expérience Ferrari (surtout avec mon ex-Ferrari F355 ) m'a souvent rassuré techniquement et permis de dormir sur mes deux oreilles ! MERCI @Trois cinquante cinq pour ce retour d'expérience très détaillé et passionné sur la Ferrari F12 Berlinetta ! Avez-vous d'autres informations que vous souhaiteriez connaître sur l'utilisation de la Ferrari F12 Berlinetta ? Ou si vous possédez une Ferrari F12 Berlinetta, quels sont les informations qui vous sembleraient intéressantes à ajouter ? 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