Steph69 35 Signaler ce message Posté(e) le 12 mars 2015 Suite du reportage. La seconde pièce est plus grande. C'est l'ancien atelier de montage. Il ne sert plus maintenant que pour la fabrication et la finition des pièces de carbone. Beaucoup de place du coup. Une petite zone utilisée par le bureau d'études (prière de ne pas s'approcher) et une Porsche Carrera GT en partie démontée ! Espionnage industriel ? Surprenant, car même si ça reste une auto extraordinaire, sa conception date de quelques années. Officiellement, Valeria, notre guide nous répondra sur l'objet de cette présence incongrue en indiquant que c'est la voiture d'un client en cours de réparation... Toujours aucun ordinateur, aucun robot, seulement des fiches imprimées avec une check-list des opérations.On trouve là les deux seules machines dont dispose Pagani. Ce sont des étuves (une petite et un plus grosse) qui servent pour les pièces carbones. La pièce et son moule sont placées dans l'étuve qui chauffe à 160°C sous 20 bars de pression pendant une durée de 2 à X heures suivant la taille des pièces. Elles en ressortent solides, les fibres se sont soudées entre elles. Un opérateur sépare la pièce du moule, la contrôle visuellement puis l'ébavure. J'ai vu partir au rebut une pièce parce qu'une trame était légèrement décalée. La pièce est encore mate, non vernie. Nous partons dans la nouvelle usine et l'entrepôt. Il n'y a de stock que pour les voitures en construction ou commandées. Aucune pièce en spare n'est disponible. Si vous cassez votre Pagani, alors il faudra être un peu patient, le temps de la reconstruire à partir des plans et moules... A notre arrivée, une Huayra passe dans la rue, ralentie et le chauffeur fait un signe de la main à Valeria avant de repartir. L'auto toute neuve est encore protégée par des films. A l'accélération, la Huayra s'écrase d'un cm et repart dans un bruit de turbos ahurissant !!! On sent les 1000 nm de couple. Magique. Chaque Huayra est d'abord pré-assemblée avec les pièces carbones moulées et les ajustements et alignements sont repris manuellement par deux ouvriers qui travaillent à la disqueuse dans des pièces dédiées et pressurisées pour filtrer les fibres émises dans l'air. Lorsque carrosserie et châssis sont parfaitement alignés, toutes les pièces sont alors démontées et envoyées chez le sous-traitant pour la peinture. La recherche de l'esthétisme va sur tous les détails. Les pièces en carbones, mais aussi les pièces métalliques. Tout doit être beau, y compris dans le moteur.La visserie est entièrement en titane ou inox. Chaque boulon est siglé Pagani. Les triangles et pièces de suspensions sont extraordinairement fines et bien finies. Quel matériau se cache sous cette peinture dorée (titane probablement) ? Les silencieux et toute la ligne d'échappement est en titane. Elle est développé par le spécialiste allemand ATH. On voit les silencieux chauffé dès la fabrication pour prendre cette teinte bleutée unique.Tous les échappements sauf quelques uns... en effet, lors de la visite de la seconde partie de l'usine, il y avait une Zonda LM sur la zone de fabrication (tiens une Zonda, alors que le modèle est officiellement arrêté !). Je ne connais pas ce modèle. Visiblement, il est ultra poussé et sportif. Les collecteurs sont en inconel et le reste de l'auto aussi incroyable et exclusif. Au niveau de la fabrication, 10 autos à des stades plus ou moins avancés. Il faut 5 à 6 mois pour en fabriquer une complète.Toutes les pièces sont issues de fournisseurs externe hormis le carbone. AMG pour le moteur, Brembo pour les freins, Schedoni pour les cuirs, etc. Tout est par contre designé de façon spécifique et bien souvent siglé pour Pagani. Pas de chaîne de fabrication, de robot, ni d'ordinateur : un ouvrier dispose d'une armoire mobile avec, dans des casiers, toutes les pièces nécessaires pour le montage de son auto et il la réalise seul. Le travail du sous-traitant sur la peinture est magistral. Certaines Pagani sont entièrement vernies (trames du carbone apparentes), d'autres partiellement peintes, d'autres peintes de façon partielle, i.e. que de loin on voit une voiture de couleur unie (marron en l'occurrence) et, que de près, la couche de peinture est suffisamment fine pour laisser transparaître les trames de carbone. A la fin de la visite, la Huayra vue dans la rue rentre dans l'usine. Nous échangeons quelques mots avec la personne qui est partie faire les derniers contrôles roulants avant d'expédier l'auto à son client à Hong-Kong. En plus de son carnet de contrôle, l'auto est bardée de connections pour enregistrer les paramètres en roulage. Si vous apercevez une Huayra bordeaux et carbone à Hong-Kong, elle est sortie de l'usine le 1er avril 2014 ! Quelques surprises complémentaires plus tard... Stéphane Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
philM 3 540 Signaler ce message Posté(e) le 12 mars 2015 beau reportagece sont des autos trop extrêmes pour moi mais je les trouve très réussies Citer "Dans la vie d'un HOMME il y a un avant et un après avoir réalisé un rêve de gamin" ScuderiaCH mon coming out le-jour-où-philm-a-perdu-la-boule/ mes vidéos youtube Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
430 357 Signaler ce message Posté(e) le 12 mars 2015 Vraiment Magnifique , merci pour ce reportage qui donne vraiment envie Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
joel 1 259 Signaler ce message Posté(e) le 13 mars 2015 superbe reportage,hate d'aller la bas voir toutes ces beautés. Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites