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alexnero

Présentation: Alex - 512Tr

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roadking

Salut Roadking, je suis Burn, on a tourné ensemble au 911 IDF et 911.net (j'avais ma 993 RS rouge... happy memories!)

 

J'ai suivi l'arrivée de ta magnifique 328 GTB - j'adore! Bravo.

 

Je me souviens très bien ! La dernière fois qu'on s'est vus tu avais un proto en plaque anglaise  :D  ou tu vivais d'ailleurs ;)

 

en tout cas très belle TR, bravo et bienvenu ici  :)

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marcuswaelby

J'adooooorrrrree la 512tr!!!

J'en ai essayé une en Belgique il y a un an et demi. J'ai failli craquer. Couleur bordeau intérieur havane/tabac. J'adorais la combinaison. C'est le COC qui m'a rebuté.

Bizarre me direz vous pour qqu'un qui retape une 456 accidentée... Mais cette prise en otage par Ferrari pour les transactions via l'étranger me "courousse" au plus haut point.

Modifié par marcuswaelby

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marcuswaelby

J'avoue que le noir/cuir crème est magniqfique.

Superbe ta TR

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henri66

Je peux te dchanger ton titre si tu veux. Pour voir disparaitre le M par example et le remplacer par TR....... Si tu le souhaites ;)


Une voiture, c'est pour aller de A à B. Une Ferrari, c'est pour aller d'un point A à un point A. Nuance...

 

Notre 456 MGT - Changement de guides de soupape - Mes années F1

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Flofh1

Aperçu ta très belle TR à chantilly Art&elegance et parfaitement accompagné par une F40. Désolé j'avais pas d'APN...

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alexnero

Je peux te dchanger ton titre si tu veux. Pour voir disparaitre le M par example et le remplacer par TR....... Si tu le souhaites ;)

 

Oui stp Henri, ça serait top! :-)

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alexnero

Aperçu ta très belle TR à chantilly Art&elegance et parfaitement accompagné par une F40. Désolé j'avais pas d'APN...

 

;-)

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Avenger

Alors ?  Content de ton achat ?  :)


Rouge , c'est rouge !  

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marcuswaelby

Une F40!!!!!!

Mon rêve absolu... Quoi qu'entre une 288 et une F40, mon coeur balance.

J'ai trouvé : je prends les 2 ;-)

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Rémy

Félicitations ;)  elle est chouette ta caisse.

Je le dit souvent s' il n' y avait eu que mois, j' aurais acheté une 512  :)  en fait, il me faudrait les deux  :D

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alexnero
512 TR  : MES IMPRESSIONS DE CONDUITE

******************************************************

 

Cela fait un peu plus d'un mois que j'ai ma 512 TR et je voulais partager avec vous mes impressions de conduite.

 

Essentiellement, la 512 TR est une GT sportive, pour ceux qui aiment être engagés dans le processus et l'art de conduire.

 

L'auto brille sur les longs parcours. Si bien qu'après plusieurs heures au volant, on en ressort frais et non fatigué. Par conséquence, si c'est pour un bref shoot d'adrénaline le dimanche matin, on est mieux servi par une machine plus compacte, plus intense et aux rapports moins longs.

 

La 512 a besoin d'espace pour s'exprimer.

 

Elle n'est pas aussi large que ça (10cm de plus que ma M5 E39), mais elle donne le sentiment d'être très large du fait que la largeur est derrière soi et donc difficile à jauger. Puis il y a le rayon de braquage qui rend l'auto peu agile sur route sinueuse (on doit utiliser les deux voies dans les épingles de montagne). Enfin, la direction non-assistée (sur une auto de plus de 1600Kg) est lourde en ville.

 

Mais donnez lui de l'espace, et la 512 est tout bonnement sublime.

 

Commençons par le moteur ("le reste est donné gratuitement quand on achète le moteur", comme dit le vieille adage).

 

428 chevaux c'est presque commun de nos jours et ne permet plus de suivre une M3... Mais dire cela serait passer complètement à côté de l'intérêt de ce monument mécanique, qui est sans aucun doute un des plus charismatiques de la longue histoire du moteur à combustion.

 

Il est difficile de mettre en mots la sensation d'emmener ce moteur, mais je vais m'y essayer:

 

J'ai (pour l'instant!) un échappement stock et en ville, c'est beaucoup trop discret. Rond comme un moteur électrique, feutré comme un réacteur d'avion plongé dans un vaste réservoir de crème fouettée. J'aurais préféré davantage de grondement menaçant à bas régime.

 

Mais sur route ouverte, il se réveille! Et pas qu'un peu!

 

En charge, le moteur trouve tout d'un coup sa voix à 3500 tours.

 

Et là... le son devient impossiblement beau et symphonique, comme un coeur d'anges qui chantent l'opéra.

 

Je ne comprends pas comment la simple explosion d'un sous-produit du pétrole permet de créer de telle harmonies. Etonnant!

 

Le moteur exhibe toujours une rondeur et une souplesse irréprochables, même à très bas régime et en ville. Par contre, il a besoin de régime pour commencer à pousser fort. Ce comportement est typique des moteur multisoupapes des années 90 ; avant l'invention du calage variable des soupapes, les moteurs avaient besoin de tours pour développer une puissance correcte.

 

La manière dont la 512 délivre sa puissance est assez unique. On pourrait penser que ce moteur, qui ne donne plus grand chose au delà de 6500 trs, manque d'allonge. Et pourtant, l'allonge est son plus grand attrait! Peut-être que c'est en partie due à la longueur des rapports. Ces longs rapports mettent en exergue le calme des bas régimes, mais tenez un rapport et il pousse, pousse, pousse, apparemment sans fin, puisant dans des réserves qui semblent sans limite. Et parce qu'on peut tenir un rapport très longtemps lors d'une accel, on a l'impression que plus on va vite, plus ça accélère vite, comme si un immense élastique nous propulse irrésistiblement vers l'horizon. On respire là l'air raréfié de la Supercar.

 

En pratique, on exploite le plus souvent l'auto entre 3000 et 5500 trs, donc c'est un moulin coupleux plutôt qu'un moteur de course très tendu (ce qui contribue sans doute à la fiabilité du moteur). Si ça sonne comme ennuyeux, ça ne l'est pas du tout! La seule raison de monter les rapports à 5500 est que la démultiplication est si longue et la poussée au delà de 5000 si franche qu'on se retrouve à aller bcp trop vite!

 

A part son chant enivrant, ce qui marque le plus est comment ce moteur est toujours impressionnant quelque soit le régime, et la manière qu'il a de changer de personnalité avec le régime. En ville et jusqu'à 3500 tours, le moteur est doux et sophistiqué. Puis, de 3500 à 5000, c'est l'opéra symphonique. Puis à partir de 5000, c'est une bête sauvage qui veut t'arracher la tête! Quel monument mécanique!

 

Et le reste de l'auto?

 

Les commandes sont toutes cohérentes entre elles dans leur virilité. L'embrayage et ferme (mais doucement progressif), les freins sont fermes (et mordent bien), le levier de vitesses est ferme (clac-clac!), et la direction non-assistée est virile à souhait. Tout est cohérent, tactile et bien jugé, ce qui contribue pour beaucoup au plaisir de conduite.

 

Les freins ne sont parfaits car la pédale est difficile à moduler avec précision lors des faibles appuis, mais en conduite sportive ils mordent et ne souffrent pas de surassistance.

 

La boîte est dur à froid et, même chaude, ne se fait jamais oublier. Au delà du look de la grille ouverte, et le clac-clac métallique de chaque changement, la boîte réclame toute votre attention et demande un mouvement bien décomposé. Certains pourraient appeler ça de l'obstruction gratuite, mais moi j'appelle ça être engagé dans la conduite! Il y a une courbe d'apprentissage et j'ai mis quelques heures avant d'être parfaitement à l'aise, mais l'investissement qu'elle demande est rendu au quintuple en plaisir de conduite. Avec une boîte robotisée certes infiniment plus rapide et accomplie, l'auto perdrait une très grande partie de son charme et son attrait.

 

La direction non-assistée est lourde pendant les manoeuvres. Mais une fois en mouvement, elle est parfaite: communicative et pleine de feeling, et en même temps posée, amortie et mature, ne communiquant que ce qui doit l'être, sans être inutilement agitée. Donc elle ne fatigue pas, même lors d'un long trajet.

 

Le compromis confort / comportement est assez magique. Le châssis est parfaitement confortable et contrôle bien les mouvements de caisse. C'est un touché de route très sophistiqué, qui sied bien à une GT de grande classe.

 

L'auto s'inscrit avec enthousiasme dans les virages, et elle adore être emmenée avec entrain dans les grandes courbes. Elle est toujours stable et composée, mais aussi vivante et excitante. En augmentant sensiblement la cadence on commence à sentir les grandes masses en mouvement et on retient parfois son souffle (ce n'est pas une pistarde), mais c'est une GT sportive au sang chaud.

 

Sur de petits cols, c'est une autre histoire... J'ai été tenté par un col style Alpin que je connais, et la 512 s'y est montrée complètement inexploitable! Les rapports de boîte sont trops longs et l'auto est bien trop large. Et comme cette largeur est derrière le conducteur, elle est impossible à juger. Du coup, on doit prévoir encore plus large, au cas où. Résultat: impossible de dépasser la Scénic de papy qui se traîne devant. Je n'arrêtais pas de voir des opportunités de dépassement qui auraient été une formalité dans une 911 (tomber un rapport, pointer le nez, appuyer, se rabattre). Mais dans la 512, je suis resté bloqué et frustré. C'était la misère : comme d'être au volant d'un gros camion rapide. Dieu merci, cette largeur ne pose problème que sur les petits cols.

 

Sur l'autoroute l'auto est sensationnelle. Elle donne le sentiment d'être plus rapide qu'elle ne l'est vraiment, avec 160 Km/h semblant bien assez la plupart du temps. Ce qui sympa de nos jours... J'ai testé au delà: à 180 il y a une petite vibration et à 200 tout devient calme et serein à nouveau, l'auto gardant son cap précis et avec peu de bruit d'air ou de pneus. 

 

La 512 TR est la GT plus enivrante et la plus glorieuse que j'ai eu la plaisir d'emmener.

 

Tout de cette voiture transforme le moindre roulage en événement mémorable: marcher vers elle... glisser sa main dans la grille latérale pour ouvrir la portière, se glisser dans le cockpit, le bruit si caractéristique d'un démarreur de 12 (un whirrrrrrrrrrrrrrrr dans lequel on ne distingue plus les compressions individuelles)... et là, la conduite commence...

 

Je pense que les années 90 resteront à jamais comme une époque mémorable pour les sportives, les GT et les supercars. A cette époque, les autos étaient devenues des machines sophistiquées et accomplies. Pour autant, elles gardaient encore toute leur pureté d'intention et d'exécution, dénuées d'aides et de gadgets superflus. Tout comme sa majesté Mclaren F1, la 512 TR incarne parfaitement cette période. On ne fera plus jamais des autos comme ça. Elles sont les dernières représentantes d'une glorieuse époque révolue ; je me sens privilégié d'être l'heureux gardien d'une telle icone.

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alexnero

Très joli récit, je partage avec toi les impressions et sensations...

 

Merci!

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michel3482

exactement ce que je ressens au volant de la mienne .

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killer84

Une seule chose me désole sur cette auto, c'est qu'elle ne soit pas pourvue de la direction assistée.

Modifié par killer84

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roadking

Je te connaissais un talent de pilote mais pas d'auteur !!!

Rarement lu un feedback aussi bien écrit ! ça fait plaisir à lire et à imaginer  :)

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alexnero

Une seule chose me désole sur cette auto, c'est qu'elle ne soit pas pourvue de la direction assistée.

Avec ce détail, elle serait un Amour.

Qu'en pensez vous?

 

Perso, sur route ouverte, je trouve la direction parfaite.

 

Et même en ville, ça le fait. C'est juste quand on fait un créneau qu'on a l'impression de déplacer un lave-linge. Mais bon, on fait pas souvent des créneaux avec une TR... ;-)

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dragon1964
512 TR  : MES IMPRESSIONS DE CONDUITE
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Cela fait un peu plus d'un mois que j'ai ma 512 TR et je voulais partager avec vous mes impressions de conduite.
 
Essentiellement, la 512 TR est une GT sportive, pour ceux qui aiment être engagés dans le processus et l'art de conduire.
 
L'auto brille sur les longs parcours. Si bien qu'après plusieurs heures au volant, on en ressort frais et non fatigué. Par conséquence, si c'est pour un bref shoot d'adrénaline le dimanche matin, on est mieux servi par une machine plus compacte, plus intense et aux rapports moins longs.
 
La 512 a besoin d'espace pour s'exprimer.
 
Elle n'est pas aussi large que ça (10cm de plus que ma M5 E39), mais elle donne le sentiment d'être très large du fait que la largeur est derrière soi et donc difficile à jauger. Puis il y a le rayon de braquage qui rend l'auto peu agile sur route sinueuse (on doit utiliser les deux voies dans les épingles de montagne). Enfin, la direction non-assistée (sur une auto de plus de 1600Kg) est lourde en ville.
 
Mais donnez lui de l'espace, et la 512 est tout bonnement sublime.
 
Commençons par le moteur ("le reste est donné gratuitement quand on achète le moteur", comme dit le vieille adage).
 
428 chevaux c'est presque commun de nos jours et ne permet plus de suivre une M3... Mais dire cela serait passer complètement à côté de l'intérêt de ce monument mécanique, qui est sans aucun doute un des plus charismatiques de la longue histoire du moteur à combustion.
 
Il est difficile de mettre en mots la sensation d'emmener ce moteur, mais je vais m'y essayer:
 
J'ai (pour l'instant!) un échappement stock et en ville, c'est beaucoup trop discret. Rond comme un moteur électrique, feutré comme un réacteur d'avion plongé dans un vaste réservoir de crème fouettée. J'aurais préféré davantage de grondement menaçant à bas régime.
 
Mais sur route ouverte, il se réveille! Et pas qu'un peu!
 
En charge, le moteur trouve tout d'un coup sa voix à 3500 tours.
 
Et là... le son devient impossiblement beau et symphonique, comme un coeur d'anges qui chantent l'opéra.
 
Je ne comprends pas comment la simple explosion d'un sous-produit du pétrole permet de créer de telle harmonies. Etonnant!
 
Le moteur exhibe toujours une rondeur et une souplesse irréprochables, même à très bas régime et en ville. Par contre, il a besoin de régime pour commencer à pousser fort. Ce comportement est typique des moteur multisoupapes des années 90 ; avant l'invention du calage variable des soupapes, les moteurs avaient besoin de tours pour développer une puissance correcte.
 
La manière dont la 512 délivre sa puissance est assez unique. On pourrait penser que ce moteur, qui ne donne plus grand chose au delà de 6500 trs, manque d'allonge. Et pourtant, l'allonge est son plus grand attrait! Peut-être que c'est en partie due à la longueur des rapports. Ces longs rapports mettent en exergue le calme des bas régimes, mais tenez un rapport et il pousse, pousse, pousse, apparemment sans fin, puisant dans des réserves qui semblent sans limite. Et parce qu'on peut tenir un rapport très longtemps lors d'une accel, on a l'impression que plus on va vite, plus ça accélère vite, comme si un immense élastique nous propulse irrésistiblement vers l'horizon. On respire là l'air raréfié de la Supercar.
 
En pratique, on exploite le plus souvent l'auto entre 3000 et 5500 trs, donc c'est un moulin coupleux plutôt qu'un moteur de course très tendu (ce qui contribue sans doute à la fiabilité du moteur). Si ça sonne comme ennuyeux, ça ne l'est pas du tout! La seule raison de monter les rapports à 5500 est que la démultiplication est si longue et la poussée au delà de 5000 si franche qu'on se retrouve à aller bcp trop vite!
 
A part son chant enivrant, ce qui marque le plus est comment ce moteur est toujours impressionnant quelque soit le régime, et la manière qu'il a de changer de personnalité avec le régime. En ville et jusqu'à 3500 tours, le moteur est doux et sophistiqué. Puis, de 3500 à 5000, c'est l'opéra symphonique. Puis à partir de 5000, c'est une bête sauvage qui veut t'arracher la tête! Quel monument mécanique!
 
Et le reste de l'auto?
 
Les commandes sont toutes cohérentes entre elles dans leur virilité. L'embrayage et ferme (mais doucement progressif), les freins sont fermes (et mordent bien), le levier de vitesses est ferme (clac-clac!), et la direction non-assistée est virile à souhait. Tout est cohérent, tactile et bien jugé, ce qui contribue pour beaucoup au plaisir de conduite.
 
Les freins ne sont parfaits car la pédale est difficile à moduler avec précision lors des faibles appuis, mais en conduite sportive ils mordent et ne souffrent pas de surassistance.
 
La boîte est dur à froid et, même chaude, ne se fait jamais oublier. Au delà du look de la grille ouverte, et le clac-clac métallique de chaque changement, la boîte réclame toute votre attention et demande un mouvement bien décomposé. Certains pourraient appeler ça de l'obstruction gratuite, mais moi j'appelle ça être engagé dans la conduite! Il y a une courbe d'apprentissage et j'ai mis quelques heures avant d'être parfaitement à l'aise, mais l'investissement qu'elle demande est rendu au quintuple en plaisir de conduite. Avec une boîte robotisée certes infiniment plus rapide et accomplie, l'auto perdrait une très grande partie de son charme et son attrait.
 
La direction non-assistée est lourde pendant les manoeuvres. Mais une fois en mouvement, elle est parfaite: communicative et pleine de feeling, et en même temps posée, amortie et mature, ne communiquant que ce qui doit l'être, sans être inutilement agitée. Donc elle ne fatigue pas, même lors d'un long trajet.
 
Le compromis confort / comportement est assez magique. Le châssis est parfaitement confortable et contrôle bien les mouvements de caisse. C'est un touché de route très sophistiqué, qui sied bien à une GT de grande classe.
 
L'auto s'inscrit avec enthousiasme dans les virages, et elle adore être emmenée avec entrain dans les grandes courbes. Elle est toujours stable et composée, mais aussi vivante et excitante. En augmentant sensiblement la cadence on commence à sentir les grandes masses en mouvement et on retient parfois son souffle (ce n'est pas une pistarde), mais c'est une GT sportive au sang chaud.
 
Sur de petits cols, c'est une autre histoire... J'ai été tenté par un col style Alpin que je connais, et la 512 s'y est montrée complètement inexploitable! Les rapports de boîte sont trops longs et l'auto est bien trop large. Et comme cette largeur est derrière le conducteur, elle est impossible à juger. Du coup, on doit prévoir encore plus large, au cas où. Résultat: impossible de dépasser la Scénic de papy qui se traîne devant. Je n'arrêtais pas de voir des opportunités de dépassement qui auraient été une formalité dans une 911 (tomber un rapport, pointer le nez, appuyer, se rabattre). Mais dans la 512, je suis resté bloqué et frustré. C'était la misère : comme d'être au volant d'un gros camion rapide. Dieu merci, cette largeur ne pose problème que sur les petits cols.
 
Sur l'autoroute l'auto est sensationnelle. Elle donne le sentiment d'être plus rapide qu'elle ne l'est vraiment, avec 160 Km/h semblant bien assez la plupart du temps. Ce qui sympa de nos jours... J'ai testé au delà: à 180 il y a une petite vibration et à 200 tout devient calme et serein à nouveau, l'auto gardant son cap précis et avec peu de bruit d'air ou de pneus. 
 
La 512 TR est la GT plus enivrante et la plus glorieuse que j'ai eu la plaisir d'emmener.
 
Tout de cette voiture transforme le moindre roulage en événement mémorable: marcher vers elle... glisser sa main dans la grille latérale pour ouvrir la portière, se glisser dans le cockpit, le bruit si caractéristique d'un démarreur de 12 (un whirrrrrrrrrrrrrrrr dans lequel on ne distingue plus les compressions individuelles)... et là, la conduite commence...
 
Je pense que les années 90 resteront à jamais comme une époque mémorable pour les sportives, les GT et les supercars. A cette époque, les autos étaient devenues des machines sophistiquées et accomplies. Pour autant, elles gardaient encore toute leur pureté d'intention et d'exécution, dénuées d'aides et de gadgets superflus. Tout comme sa majesté Mclaren F1, la 512 TR incarne parfaitement cette période. On ne fera plus jamais des autos comme ça. Elles sont les dernières représentantes d'une glorieuse époque révolue ; je me sens privilégié d'être l'heureux gardien d'une telle icone.

 

Je partage dans les grandes lignes tes impressions pour celle que j'ai eu le plaisir et l'immense bonheur de posséder pendant 4 années et qui m'a amené sur des parcours bien différents sur 25000 km.

 

Au niveau du confort, je pondérerai tes propos.

Je dirai quelle a un niveau de confort très acceptable sans être confortable comme peut l'être par exemple un F355.

A l'époque ou elle a été conçue, on ne pouvait pas avoir une rigueur au niveau de la tenue de cap et un trop grand confort ce qui fut le cas pour les modèles qui lui ont succédé avec les suspensions pilotées.

Comme tu as un échappement "stock", tu n'es pas fatigué par l'échappement ce qui peut s'avérer le cas avec un échappement inox surtout dans certain régime moteur ou la fréquence du son peut devenir parfois fatigante sur de longs parcours. Mais quel pied cette mélodie de ce V12 !!!!

Au niveau du confort, je rajouterai la position très basse de conduite qui, si elle est très intéressante sur route, est parfois difficile à gérer quand on est en agglomération d'un point de vue de la visibilité. Quand tu y rajoutes, un rayon de braquage ridicule, une direction non assisté et un embrayage dur; on voit que le terrain de jeu de cette auto n'est pas la ville!!!

Concernant ces deux derniers points, comme tu le dis, cette direction n'est pénible que pour les manœuvres mais pour la conduite, elle est super précise ce qui n'est pas tout le temps le cas d'autos qui lui ont succédé et qui bénéficient de directions assistées.

Pour l'embrayage, il est ferme certes mais c'est le seul bon moyen pour maîtriser le couple camionesque de cette auto 

 

L'auto est large, c'est un fait mais il faut pondérer cette largeur qui est de 1,976m alors qu'une F355 fait 1,944m !!!

La faible hauteur de l'auto amplifie cette impression de très grande largesse...  tout juste 1,135 m qui vaut d'être comparé au 1,34m d'une 599 ou des 1,28 m d'une 575 !!!

 

Le moteur n'est pas linéaire comme tu l'as certainement ressenti avec une plage vers 3500, puis dans sa plage de couple maxi 5000trs/mn et il me semble une autre un peu plus haut... C'est peut être cela que tu as voulu dire?

Sinon, une vraie merveille ce moteur, un plaisir pour les yeux, pour les oreilles et pour les sens quand on est au volant...

 

Pour le reste, je suis totalement d'accord avec toi...si ce n'est le fait que j'ai eu a amené cette auto à 295Km/h et qu'à cette vitesse comme à celles plus basses, sa tenue de cap est resté la même, c'est à dire irréprochable et que je n'avais ressenti à aucun moment une vibration.

Ce jour là, il y avait mon ex 355 GTS devant moi aux mains d'un copain, il était à fond et la 512Tr en avait encore à donner...

 

Profite bien de cette sensationnelle auto qui m'a donné un plaisir différent de celui que me donne ma CS mais un plaisir immense.

Je la regrette parfois mais il faut faire des choix quand on ne peut faire autrement...

 

Une auto dont on ne se lasse pas.... :)  ;)

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alexnero

Oui, le moteur est très souple mais pas linéaire. Tant mieux pour les sensations, car a chaque plage de régime sa personnalité.

 

PS: Dès que j'en aurais les moyens, j'aimerais bcp compléter la 512 TR par une 348 TS ou 355 GTS selon budget... ;-)

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