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riviera

Ferrari Luce - Projet F244 : présentation de la Ferrari électrique

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Nanthiat
il y a 58 minutes, Artifils a dit :

Regardez à quoi pourrait ressembler le nouveau restylage de la Luce si Ferrari décidait de corriger son design actuel 

 

Toutes les propositions que l’on trouve est toujours mieux que l’original 🤪


Fâché avec le sérieux et totalement insupportable 😅😁   

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Artifils
il y a 22 minutes, Nanthiat a dit :

Toutes les propositions que l’on trouve est toujours mieux que l’original

Le seul avantage d'avoir pondu un truc pareil, c'est que ça permet à un enfant de 8 ans de faire mieux, dès sa première ébauche.

  • Perplexe 1

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Spooky
On 5/29/2026 at 2:55 PM, Artifils said:

La Ferrari Luce mise KO par la Mercedes-AMG GT Coupé ! Pas de faux suspense, juste une réalité. Quand Ferrari se fourvoie, Mercedes embrasse l’avenir sans renier son identité.

Mercedes-AMG Ferrari Luce

 

La première Ferrari électrique était attendue comme un événement historique. Elle pourrait finalement devenir l’une des plus grandes sources de débat de l’histoire de Maranello. Face à elle, et présentée seulement quelques heures plus tôt, la nouvelle Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé électrique représente une approche radicalement différente de la transition énergétique. Et dès le premier regard, l’écart est saisissant.

 

Mercedes a parfaitement compris ce qui fait la force d’une marque centenaire. Malgré l’abandon des pistons en V, la GT 4-Door reste instantanément identifiable comme une AMG. Son immense capot, ses ailes généreuses, sa silhouette basse et sa posture agressive perpétuent les codes stylistiques qui ont bâti la réputation de la division sportive de Stuttgart. Et que dire de la calandre. La voiture est moderne, mais elle demeure une Mercedes-AMG.

 

La Ferrari Luce emprunte le chemin inverse. Dessinée sous l’influence du studio LoveFrom de Jony Ive, l’ancien patron du design d’Apple, elle adopte une esthétique minimaliste presque clinique. Les lignes sont épurées à l’extrême, les surfaces simplifiées, les détails réduits au minimum. Le résultat ne manque pas d’originalité mais pose une question fondamentale : est-ce une Ferrari ?

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Contrairement à une F80, une 296, une Amalfi ou même une Purosangue, la Luce ne rappelle aucun modèle emblématique de l’histoire de Maranello. Même la récente 849 Testarossa fait honneur à son prestigieux patronyme. La Luce ne prolonge pas un héritage ; elle tente d’en créer un nouveau. Là où Mercedes assume pleinement son passage à l’électrique en conservant tous les repères de son ADN, Ferrari semble presque en avoir honte. En développant une identité visuelle spécifique, détachée de ses modèles thermiques, le constructeur italien donne l’impression de considérer l’électrique comme une activité parallèle plutôt que comme la continuité inattendue mais naturelle de son histoire.

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Des performances de très haut niveau.

 

Sur le plan technique, Ferrari n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. La Luce revendique plus de 1 000 chevaux grâce à quatre moteurs électriques, un par roue. Son architecture électrique de 800 volts alimente une batterie de 122 kWh capable d’offrir plus de 530 kilomètres d’autonomie selon le cycle WLTP.

 

Les performances annoncées sont impressionnantes : 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et plus de 310 km/h en vitesse maximale. Ferrari promet également une recharge rapide pouvant atteindre 350 kW, permettant de récupérer une grande partie de la capacité de la batterie en une vingtaine de minutes.

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Une Ferrari spectaculaire… et la Mercedes entre en scène.

 

Issue du programme AMG GT XX, la future GT 4-Door électrique promet jusqu’à 1 360 chevaux dans sa version la plus extrême. Même les déclinaisons de série annoncées dépasseraient déjà les 1 100 chevaux.

 

Mais c’est surtout sur la recharge que Mercedes creuse l’écart. Grâce à une nouvelle génération de cellules cylindriques refroidies directement et à une architecture électrique particulièrement avancée, la marque allemande annonce des puissances de charge dépassant 850 kW. Le résultat est spectaculaire : jusqu’à 400 kilomètres d’autonomie récupérés en seulement cinq minutes dans des conditions optimales. Aucun constructeur automobile de grande série n’est aujourd’hui capable d’afficher un tel niveau de performance.

 

Plus encore que les chiffres, Mercedes a conçu sa voiture comme une véritable électrique en mettant l’accent sur le couple démoniaque et le confort de conduite. Ferrari, de son côté, cherche encore à reproduire artificiellement certaines sensations du thermique grâce à des sons synthétiques ou des vibrations spécifiques.

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Et que dire de l’habitacle… Une dalle à peine plus grande qu’un iPad pour la Ferrari et un volant trois branches de Sim Racing. Un écran couvrant la totalité de la largeur du tableau de bord et une débauche de matériaux nobles pour la Mercedes- AMG ! Passer du siège conducteur d’une Mercedes à celui d’un Ferrari devient une punition.

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Le prix qui change tout.

 

C’est probablement ici que la comparaison devient la plus difficile pour Ferrari. La Luce devrait être commercialisée aux alentours de 550 000 euros. Un tarif cohérent avec les habitudes de Maranello mais qui place immédiatement le modèle dans une sphère extrêmement exclusive. Face à elle, la Mercedes-AMG GT 4-Door électrique devrait débuter autour de 155 000 euros dans sa version d’accès et atteindre environ 200 000 euros pour les variantes les plus performantes.

 

Autrement dit, une Mercedes offrant des performances comparables, voire supérieures dans certains domaines clés, coûterait près de trois fois moins cher que la Ferrari ! La Ferrari Luce n’est certainement pas une mauvaise voiture. Sa fiche technique impressionne et son niveau de performances promet d’être exceptionnel. Mais une Ferrari n’est pas censée être uniquement un assemblage de chiffres et de technologies. Elle doit susciter une émotion immédiate, prolonger un héritage et incarner une histoire.

 

La Luce échoue

 

Mercedes-AMG démontre qu’il est possible d’embrasser pleinement l’ère électrique tout en restant fidèle à son identité. Ferrari, au contraire, semble avoir choisi la rupture totale. Le résultat est une voiture technologiquement remarquable mais émotionnellement déconnectée de ce qui a fait la grandeur de la marque.

 

La première Ferrari électrique ne ressemble pas à la Ferrari du futur. Elle ressemble à une Ferrari qui ne sait plus vraiment ce qu’elle est.

http://ise-ko-par-la-mercedes-amg-gt-coupe?utm_source=autohebdo-home&utm_medium=cpc&utm_campaign=mobiwisy

Intéressant mais il manque que une donnée importante: 0-100 2.1s pour la mercedes contre 2.5 pour la luce, c’est énorme!

  • Perplexe 1

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fab.gui.mondial3.2

perso je préfère largement l'intérieur de la Luce (c'est le seul truc potable)

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Lucifer

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Il est un peu cher ce nouvel iPhone je trouve.

 

Mis à part, ça a fait le buz et je ne doute pas que c'était le but.

J'ai roulé un hyundai ioniq5 N et le seul point positif que j'ai trouvé à cette péniche nucléaire c'est le mode de son "supersonic". 

Si vous ne l'avez pas essayé avec ce son artificiel, vous ne pouvez pas comprendre. 

 

C'est amusant, dommage que ça n'existe que sur une voiture aussi bizarroïde. Je vois bien ça sur karting électrique. 

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Baraca

LOTUS a fait le choix d'un revirement stratégique profond:

- ne vendre que quelques modèles sport (leur ADN) à l'ancienne pour l'image 

- promouvoir une gamme de vehicule électriques/hybrides haut de gamme positionnés SUV ou Sportive 4 places type Taican

Pour l'instant, ils vont dans le mur.

 

Je pense (espère) que ce n'est pas le choix de Ferrari.

 

En revanche si la Luce est la condition sine qua none pour permettre au constructeur de continuer à faire ce qu'il fait le mieux et proposer des véhicules thermiques/hybrides tels que ceux que nous aimons, alors j'adore la Luce!

 

Cela expliquerait la stratégie de confier la réalisation de cette voiture (ce sésame) à des gens qui n'y connaissent rien en passion automobile mais savent fabriquer des objets modernes qui plaisent à d'autres utilisateurs ferrus de technologie et d'image. 

 

N'oublions pas que les chaînes de production de Maranello ont vu passer des Fiat Dino...

 

Il faudra juste tourner la tête quand vous en verrez passer une dans la rue...

 

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33manu

La véritable solution est que les peuples arrêtent de se laisser soumettre par l'EURSS !

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Artifils

2 semaines après sa présentation, la Ferrari Luce est déjà aperçue dans les rues de San Francisco… c’est toujours étrange.

 

A peine deux semaines après sa présentation officielle à en Italie, la Ferrari Luce refait déjà parler d’elle. Non pas pour ses performances, sa technologie ou ses commandes, mais simplement parce qu’elle a été aperçue dans les rues de San Francisco lors d’un tournage publicitaire. Une apparition qui offre l’occasion de voir la première Ferrari 100 % électrique dans un environnement réel, loin des projecteurs de sa présentation officielle. Et le constat est assez surprenant : même en mouvement, même dans la circulation quotidienne, la Luce continue de provoquer le même sentiment qu’au premier jour. Celui d’une voiture difficile à associer spontanément à Ferrari.

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Une Ferrari qui continue de diviser.

 

Présentée le 26 mai 2026, la Ferrari Luce est probablement l’une des Ferrari les plus controversées de l’histoire récente de la marque. Avec ses 5 mètres de long, ses cinq places, ses quatre moteurs électriques développant 1050 ch et sa batterie de 122 kWh, elle marque une rupture totale avec tout ce que Ferrari a proposé jusqu’à présent.

 

Mais ce n’est pas sa fiche technique qui a fait couler le plus d’encre. Dès sa révélation, ce sont surtout son design et son positionnement qui ont suscité des réactions particulièrement vives. Sur les forums de propriétaires Ferrari, les critiques ont été nombreuses. Plusieurs ont estimé que la voiture ne ressemblait tout simplement pas à une Ferrari. Certains l’ont comparée à des modèles japonais ou à des berlines électriques généralistes, tandis que d’autres ont dénoncé une perte totale de l’identité stylistique de Maranello.

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Même parmi les plus grands collectionneurs de la marque, le scepticisme a été largement partagé. Plusieurs observateurs ont également souligné que la Luce semblait davantage conçue pour séduire une nouvelle clientèle technophile que les clients historiques de Ferrari. Un sentiment renforcé par l’implication du studio LoveFrom de Jony Ive, ancien designer emblématique d’Apple.

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Surprise à San Francisco.

 

C’est justement cette Ferrari Luce que le journaliste automobile Jason Cammisa a croisée par hasard dans les rues de San Francisco. La voiture n’était pas là pour une simple balade. Autour d’elle, une équipe de photographes, plusieurs techniciens et surtout un véhicule équipé d’un bras robotisé portant une caméra professionnelle. Aucun doute possible : Ferrari était en plein tournage publicitaire.

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Les images montrent la Luce sous tous les angles, dans les rues du centre-ville californien. Un cadre urbain moderne qui correspond parfaitement au positionnement de cette Ferrari électrique et qui permet de la découvrir dans un contexte beaucoup plus naturel que celui de sa présentation officielle.

 

Et pourtant, le sentiment reste le même.

 

C’est peut-être là que réside l’aspect le plus intéressant de ces nouvelles images. Lors de sa révélation, certains observateurs avaient estimé que les photographies officielles ne rendaient pas justice à la voiture. Que les proportions seraient plus harmonieuses en réalité. Que la Luce gagnerait en présence une fois vue dans la rue.

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Pourtant, après ces premiers clichés pris en situation réelle, l’impression générale semble peu évoluer. Vue de profil, la silhouette conserve ce mélange inhabituel entre crossover, berline et coupé. À l’avant, la signature lumineuse horizontale et la face très épurée continuent d’évoquer davantage un objet technologique qu’une sportive italienne traditionnelle. À l’arrière, les quatre feux circulaires rappellent certes l’héritage Ferrari, mais semblent presque isolés au milieu d’un design volontairement minimaliste.Finalement, la Luce donne toujours l’impression d’être une voiture venue d’un autre univers que celui des Ferrari que l’on connaît depuis des décennies.

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Une nouvelle clientèle plutôt que les tifosi ?

 

C’est peut-être précisément l’objectif recherché par Ferrari. La marque n’a jamais caché que cette première électrique devait lui permettre d’élargir sa clientèle et de préparer l’avenir. Les projections officielles prévoient d’ailleurs qu’en 2030, les ventes Ferrari soient réparties entre 40 % de modèles thermiques, 40 % d’hybrides et 20 % d’électriques.

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Dans cette logique, la Ferrari Luce n’a peut-être pas vocation à séduire en priorité les propriétaires de V12 atmosphériques ou les collectionneurs historiques de la marque. Elle pourrait plutôt viser une clientèle nouvelle, issue du monde de la technologie, sensible au design minimaliste et à l’innovation.

 

Reste que, deux semaines après sa présentation, les images de San Francisco semblent confirmer une chose : la Ferrari Luce continue de susciter davantage de débats sur son identité que sur ses performances. Le carnet de commandes dira bientôt si cette étrangeté est un problème… ou au contraire la clé de son succès.

https://www.italpassion.fr/ferrari/2-semaines-apres-sa-presentation-la-ferrari-luce-est-deja-apercue-dans-les-rues-de-san-francisco-cest-toujours-etrange/

 

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Pistacchio

Effectivement, c'est tout de suite beaucoup mieux dans la vraie vie 🤡

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Artifils

Ferrari s’éteint. Est-ce que Ferrari peut vraiment produire une voiture électrique sans se renier ? "Chérie, j’ai branché la Ferrari (et débranché le mythe !)" Les passionnés de la marque au cheval cabré n’aiment pas la Luce.

 

La Ferrari Luce ne pose pas seulement la question de l’électrique. Elle pose une question plus violente : combien de temps une marque peut-elle survivre à ce qu’elle accepte de devenir ? Le scandale n’est pas que Ferrari produise une voiture électrique. Cette critique serait trop facile, trop nostalgique, trop commode à écarter. Ferrari a toujours eu le droit d’innover. La marque a bâti sa légende sur l’excès technique, la vitesse, le risque maîtrisé, l’insolence mécanique. Le problème n’est donc pas l’électricité. Le problème est l’objet que Ferrari a choisi pour inaugurer son basculement. Avec la Luce, Ferrari ne change pas seulement d’énergie. Ferrari produit une bonne réponse stratégique qui ressemble à une mauvaise Ferrari.

 

Ferrari Luce : faites entrer l’accusée !

 

Le dossier est connu. Première Ferrari entièrement électrique, quatre portes, cinq places, plus de 1 000 chevaux, environ 530 kilomètres d’autonomie, 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, prix annoncé autour de 550 000 euros, design associé à LoveFrom, le studio de Jony Ive et Marc Newson. Tout est là : puissance, technologie, habitabilité, silence, caution californienne, clientèle mondiale, transition bien dessinée, récit d’innovation prêt à l’emploi. Sur le papier, la Luce est presque irréprochable. C’est précisément ce qui l’accuse.

 

Ferrari n’était pas censée être une synthèse rassurante. Ferrari était une contradiction. Une provocation mécanique. Un morceau d’Italie lancé contre la normalisation du monde. Une Ferrari ne servait pas d’abord à circuler. Elle rappelait que certaines formes de désir n’ont pas à devenir pratiques, familiales, silencieuses, confortables ou compatibles. Une Ferrari n’était pas un objet de mobilité. C’était une insolence. La Luce veut tout tenir. L’écologie symbolique, la performance, le confort, la famille, la Chine, la Silicon Valley, le statut, les anciens clients, les nouveaux riches, les investisseurs, les consciences apaisées. Elle n’arbitre pas. Elle additionne. C’est la maladie des grandes marques fatiguées : croire qu’elles peuvent capter tous les désirs sans se défigurer.

 

Une marque forte ne donne pas tout. Elle protège son centre. Elle sait ce qu’elle ne doit pas faire, même lorsqu’elle en a les moyens. La réaction du marché a d’ailleurs été immédiate. Après la présentation de la Luce, l’action Ferrari a reculé de 8,4 % à Milan. Ce n’est pas un jugement esthétique définitif. Mais c’est un signal. Le trouble n’est pas seulement celui des passionnés qui regrettent le bruit des moteurs. Il touche à la valeur perçue de la marque : que reste-t-il de Ferrari lorsque Ferrari devient trop compatible avec ce que le marché attend d’elle ?

 

Les critiques n’ont pas seulement visé l’électrique. Elles ont visé la cohérence. Reuters a rapporté les réserves de Luca Cordero di Montezemolo, ancien président de Ferrari, et les attaques de Matteo Salvini. Un investisseur cité par l’agence parlait d’« aesthetic disappointment ». Dans le Financial Times, le designer automobile Felix Kilbertus a livré un diagnostic plus intéressant encore : l’ambition du projet n’est pas le problème, mais son exécution lui paraît insuffisamment convaincante. Autrement dit, la Luce ne choque pas seulement parce qu’elle rompt avec Ferrari. Elle inquiète parce qu’elle ne semble pas tout à fait maîtriser la rupture qu’elle revendique.

 

C’est ici que l’histoire devient cruelle.

 

On pouvait imaginer une Ferrari électrique radicale, inutile, basse, tendue, presque antisociale. Un manifeste. Un coup de force. Une machine capable de dire : même privée du moteur thermique, Ferrari reste une forme de violence esthétique. La marque a choisi autre chose : une grande voiture familiale, silencieuse, habitable, statutaire, technologiquement sophistiquée, dessinée dans une grammaire plus californienne qu’émilienne.

 

Le bruit disparaît. L’odeur disparaît. La rudesse disparaît. La contrainte disparaît. La forme hostile à la vie ordinaire disparaît. Il reste la vitesse, bien sûr. Mais la vitesse ne suffit plus. Aujourd’hui, des électriques anonymes accélèrent déjà comme des missiles. La performance brute n’est plus une mythologie. C’est une fiche technique.

 

Ce que Ferrari possédait de plus précieux n’était pas seulement la puissance. C’était la charge symbolique du feu.

 

La comparaison avec la Purosangue est utile. Ferrari avait déjà franchi une ligne avec ce modèle. Mais la Purosangue gardait une brutalité paradoxale : un véhicule d’usage doté d’un V12, une contradiction arrogante, presque indécente. Elle descendait vers le quotidien, mais en y faisant entrer la démesure. La Luce va plus loin. Elle ne contredit pas Ferrari avec panache. Elle neutralise Ferrari avec méthode.

 

Le recours à Jony Ive et Marc Newson condense cette bascule. Leur talent n’est pas en cause, leur imaginaire l’est ; c’est celui de l’objet lisse, de l’interface, de l’expérience fluide, du silence premium, du design global. Ferrari venait d’un autre monde : moteur, métal, chaleur, odeur, danger, nervosité, imperfection sublime. Faire entrer Maranello dans une grammaire Apple, ce n’est pas seulement moderniser Ferrari. C’est déplacer son imaginaire ! On n’entend plus l’Italie. On entend la Californie expliquer le désir à des clients patrimoniaux.

 

La Luce dit donc quelque chose de plus large que son propre lancement. Elle montre comment les grandes marques peuvent confondre évolution et dissolution. Elles prennent un nom, un logo, une couleur, une réputation, une rareté, puis les appliquent à un objet compatible avec toutes les nouvelles contraintes du monde. On appelle cela transition. On appelle cela ouverture. On appelle cela adaptation. C’est parfois une liquidation douce. Le luxe contemporain adore parler d’héritage. Il supporte beaucoup moins les limites que l’héritage impose. Ferrari peut réussir commercialement avec la Luce. C’est même possible. Les ultra-riches adorent les absolutions coûteuses. Ils veulent la puissance sans brutalité, la distinction sans conflit, l’écologie sans renoncement réel, la technologie sans vulgarité. La Luce leur offre tout cela sous un badge mythique.

 

Mais un succès commercial ne suffit pas à sauver une identité. Une marque peut remplir ses carnets de commandes tout en vidant son mythe. Elle peut rassurer les analystes, attirer une clientèle nouvelle, réussir sa transition et perdre, dans le même mouvement, une partie de sa nécessité.

 

Tout ce qui se vend n’élève pas une marque.

 

Le détail le plus humiliant tient peut-être à cela : certains clients pourraient acheter la Luce moins pour elle-même que comme ticket d’entrée dans l’écosystème Ferrari, afin de rester bien placés pour accéder à des modèles plus rares, plus thermiques, plus désirables. Si tel est le cas, la première Ferrari électrique ne serait même pas le nouvel objet du désir. Elle serait une formalité coûteuse pour rester proche de la vraie flamme.

 

Pendant ce temps, Pagani rappelle, avec moins de puissance industrielle mais davantage de foi, qu’une automobile d’exception peut encore assumer l’inutile, l’excessif, le mécanique, l’artisanal, le presque déraisonnable. Non pas un produit de mobilité premium. Un acte de croyance mécanique.

 

Voilà ce que Ferrari risque de perdre : non le prix, non la puissance, non le prestige apparent, mais la foi. Une Ferrari n’a jamais eu pour mission d’être compatible avec son époque. Elle avait pour mission de lui résister. Il restera le cheval cabré. Les performances. Les vidéos. Les listes d’attente. Les clients. Les analystes. Les justifications. Peut-être même le succès.

 

Mais une mythologie ne tient pas par son logo. Elle tient par ce qu’elle refuse de trahir. Ferrari peut vendre la Luce. Ferrari peut même gagner avec la Luce. Mais si cette victoire exige que Ferrari devienne compatible avec ce qu’elle devait dominer, alors ce ne sera pas une conquête. Ce sera une extinction bien présentée.

https://www.causeur.fr/ferrari-luce-polemique-electrique-328752

 

 

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Nanthiat

J’aime bien: La Luce neutralise Ferrari avec méthode. Tout est dit… 


Fâché avec le sérieux et totalement insupportable 😅😁   

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Laurent 34

Bien écrit et résumé.... malheureusement... 😢


-- Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais -- Oscar Wilde

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ladivademaranello26
Le 12/06/2026 à 08:48, Pistacchio a dit :

Effectivement, c'est tout de suite beaucoup mieux dans la vraie vie 🤡

Le 27 tu vas voir la vraie vie avec nos V12 V8 atmo entre Baronnies et ventoux....heureux de te compter parmis nous...entre Lavandes et les paysages du Géant de Provence...heureusement que on a encore ça...a tres bientôt...

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Nanthiat

C’est très bien la Luce, première berline de luxe Ferrari, on a déjà des commandes 🤪

 

 

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Fâché avec le sérieux et totalement insupportable 😅😁   

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Jims75

Ce sont les premieres images de la 296 Challenge en fond non??!

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Jims75
Il y a 1 heure, Jims75 a dit :

Ce sont les premieres images de la 296 Challenge en fond non??!

 

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cheki
Il y a 1 heure, Jims75 a dit :

Ce sont les premieres images de la 296 Challenge en fond non??!

296 Stradale 😉 

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Stradale56 (kani56)
Il y a 2 heures, Jims75 a dit :

Ce sont les premieres images de la 296 Challenge en fond non??!

C’est juste une 296 Challenge, ne pas confondre avec la future 296 “Stradale”

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Auguste

Historiquement, il a toujours été difficile, voire impossible de s'opposer au progrès.

Qu'on aime ou pas (et je n'aime pas) l'électrique, il faut tenir compte que les nouvelles générations d'ingénieur et de consommateur , moutons ou avant-gardistes, ne reviendront pas en arrière.

Cette génération "smartphone" n'a pas la même vision que nous des objets. Pour avoir autour de moi quelques exemplaires de celle-ci (polytechinicien et autres écoles de haut niveau) entre 20 et 30 ans, et des petit-enfants (2 à 10 ans), la voiture du XXème siècle et l' aura que nous lui attribuons encore n'a plus de signification.

 

Comme beaucoup de nouveaux objets, de nouveaux gestes, de nouvelles manières de penser ou de vivre, nos enfants et petit-enfants voient le monde à travers leur ...smartphone.

L'automobile comme le reste. 

Pour eux, la version actuelle est un objet de déplacement périmé mais encore indispensable. Mais plus vite elle se transformera de voiture branchée en ordinateur-phone  à roulettes motorisées, plus elle répondra à leurs rêves et à leurs besoins.

 

Et, nous, on mangera les Ferraris par la racine.

 

Lucifer a parfaitement illustré plus haut cette théorie.

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