Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Il y a quelques semaines, je recevais un MP de la part de SF77, à la suite d'une sortie des FAsters à laquelle j'étais présent et où j'avais pris quelques photos. Je m'attendais à une demande classique du type "pourrais-je avoir les photos de ma voiture en haute résolution?". Mais il n'en était rien. La proposition m'a tout simplement fait sauter au plafond : "veux-tu être mon copilote au Rallye de Paris ?" . Comment refuser une telle opportunité ? Vous imaginez donc ma réponse... Pendant les semaines qui ont suivi, l'excitation est montée progressivement, tandis que je me préparais psychologiquement, mais aussi du point de vue matériel (achat d'un casque notamment). C'est avec une certaine fébrilité que je me suis rendu au Trocadéro le vendredi du Rallye. Le plateau va-t-il être aussi extraordinaire que les années précédentes ? La bonne ambiance sera-t-elle au rendez-vous ? A mon arrivée sur place, en début d'après-midi, quelques voitures sont déjà présentes et donnent le ton : Radical, Porsche et Ferrari à la pelle, SLR, Aventador, FF... Le week-end s'annonce excellent, d'autant que la météo est clairement avec nous pour cette journée de préparatifs (malheureusement, les prévisions sont bien différentes pour les jours suivants...). Je retrouve quelques amis photographes, venus de toute la France pour cet évènement : Paris, Lyon, Bordeaux, Bretagne, on vient des quatre coins du pays pour voir ce musée vivant ! Je me dirige alors du côté de l'entrée du parc, pour voir arriver les concurrents. Les sportives défilent au compte-gouttes mais chaque arrivée est un plaisir : une deuxième Radical, une SLS, une 458 Spider, une V12 Vantage... On en prend plein les yeux et parfois même plein les oreilles ! Dans le but de varier les points de vue et de rejoindre les autres photographes, je me dirige vers la place de Varsovie, au pied des jardins du Trocadéro et au bout du pont d'Iena. On passe alors en mode "chasse", puisque la proie peut venir de tous les côtés. La surprise n'en est que plus belle ! Voir surgir une Murcielago noire mat ou encore une Morgan Aero SuperSports (200 exemplaires au monde) dans le flot de Clio, monospaces et autres taxis reste un grand moment, doublé d'un choc visuel. On a même droit à un passage de Karim (KB RossoCorsa), venu assister au cocktail organisé par Neubauer. Je dois dire que j'ai flashé sur ses nouvelles jantes, sublimées par une lumière rasante idéale ! Soudain, alors que le soleil commence à décliner et que les arrivées se font de plus en plus espacées, je vois plusieurs photographes, mieux placés que moi, orienter leur objectif dans la même direction. La belle pointe le bout de son nez hors du traffic. Il s'agit de celle que j'attendais le plus, la Fiorano de SF77, qui va accueillir mon auguste séant pendant tout le reste du week-end ! Elle est toujours aussi belle et arbore fièrement des stickers FAsters sur ses ailes : Je quitte alors quelques minutes mon poste de chasse pour rejoindre Stéphane. L'excitation est alors à son comble : mon carrosse est avancé, nous allons bel et bien participer, c'est définitif ! Nous partons ensemble dans la tente Neubauer afin de terminer notre inscription et récupérer nos "superbes" blousons sans manches "Rallye de Paris" ainsi que les autocollants nous identifiant comme concurrents. Johan, le président d'EAP (WRC77) en profite pour nous rajouter une louche d'autocollants, transformant la belle italienne en véritable support publicitaire ! La nuit commençant à tomber et les photos devenant donc quasiment impossible à réaliser à main levée, nous décidons, le groupe de photographes et moi, d'aller dîner dans un très célèbre restaurant traditionnel américain : McDo. La Gallardo Super Trofeo quitte les lieux, dans un bruit d'échappement digne de la voiture de course qu'elle est. En attendant nos amis bretons partis chercher leurs trépieds, nous faisons un saut dans un bar/restaurant branché tout près de la place de l'étoile. Bonne pioche puisqu'on y retrouve un groupe de concurrents bien équipés : Gallardo Superleggera, LP560 Spyder et Super Trofeo, Ferrari 458 Italia et Challenge ! Pour l'anecdote, ces voitures seront transportées tout le week-end dans un gros camion prévu à cet effet et stockées dans des stands privatisés sur chacun des deux circuits ! A notre retour, certaines voitures ont quitté les lieux, tandis que d'autres sont apparues (notamment une magnifique 599 GTO en livrée historique). Nous sortons donc les trépieds et attaquons les photos de nuit. La météo brumeuse de cette fin de soirée brouille la vue sur la Tour Eiffel mais offre une ambiance particulière et finalement plaisante. "Ma" belle du week-end quitte à son tour les fontaines du Trocadéro, il commence à se faire tard et nous avons de la route le lendemain matin. Je finis par faire de même. Je décharge rapidement ma carte mémoire, mets les batteries à charger et me couche. Les émotions de la journée et l'excitation du week-end à venir m'empêchent de m'endormir. Le réveil est réglé très tôt, mais j'ai la nette impression que je n'aurai aucun mal à sauter du lit... [a suivre] Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
total 8 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 c'est trop bon a lire, comme si on y etait. Merci et ne traine pas trop pour la suite. Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Trois Deux Huit 2 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Récit agréable, expérience originale, belles photos....vite, la suite !!! ;D ;D Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 La suite Comme prévu, le réveil sonne très tôt, j’ai eu énormément de mal à m’endormir, mais étrangement je n’ai aucun mal à me réveiller ! Le jour J est arrivé, la veille n’était qu’une préparation, aujourd’hui on attaque les choses sérieuses ! Je rejoins Stéphane à Fontainebleau, d’où nous partirons directement vers Magny-Cours. Quelques instants à peine après le départ, des gouttes se déposent sur le pare-brise, ça commence bien… La pluie redouble d’intensité et nous oblige même à lever le pied, on ne voit plus grand-chose (petite pensée pour les Radical et autre Catheram !). Finalement, la pluie se calme au cours du trajet sur l’autoroute. Nous sommes rejoints par le groupe EAP lors d’une pause. Quelques voitures du rallye nous imitent et les badauds n’en croient pas leurs yeux : SLR, V12 Vantage, 458… Un spectacle qu’on ne voit quasiment jamais sur ces aires de repos de l’A77 ! Je récupère donc mon appareil photo dans la voiture et un groupe d’enfants en profite pour m’interpeller : « c’est la vôtre ? », « vous en avez de la chance, vous devez être riche ! », « ça monte à combien ? », « vous faites comment avec les radars ? » Je salue les photographes EAP, vus la veille pour la plupart, et m’en vais faire une photo du duo V12 Vantage – SLR. Alors que je remonte dans la Fiorano, la F40 arrive à la station ! Attroupement, cohue, elle attire les foules ! Tant pis, je ne redescends pas, on la reverra. Nous reprenons donc la route en convoi (que nous « dirigeons »). Arrivés assez tôt à Magny-Cours, nous avons donc le temps de visiter les installations de Prestige Racing. Le hangar est impressionnant et très bien fourni, le showroom présentant un nombre important d’anciennes gloires de la F1 et de l’endurance : Puis nous passons dans « l’arrière-boutique », l’atelier, le vrai. Le spectacle continue, avec des voitures certes moins prestigieuses, mais qui roulent régulièrement et ne sont pas là pour la figuration. A l’extérieur, une des deux Aventador présentes nous rejoint. J’en ai déjà vu plusieurs, mais elle me fait toujours autant d’effet, quelle bestialité ! L’heure tournant et le rendez-vous au circuit s’approchant, nous rejoignons les paddocks. Remise des numéros de portière, nous nous garons dans l’espace prévu pour notre plateau, le B. Nous somme plutôt bien entourés : Après un rapide briefing, je profite des quelques minutes disponibles avant notre série pour aller faire quelques photos du plateau A. N’ayant pas beaucoup de temps, je trouve un spot proche mais malheureusement peu intéressant (à l’inverse de la superbe F40) : Peu convaincu par l’endroit et voyant que les premières voitures du plateau B s’orientent vers la pit-lane, je redescends de la tribune et m’oriente vers l’accès à la piste. Notre voisine de parking arrive, ce qui me permet de faire une petite photo : Puis Stéphane arrive, je range rapidement mes affaires et saute dans le baquet. A partir de ce moment, l’appareil photo est rangé et je passe en mode copilote. Nous sommes juste à côté de la Carrera GT à l’échappement modifié, ce qui est de bonne augure pour nos oreilles. Le départ approche, j’enfile mon casque, prépare le chrono de l’iPhone et respire un grand coup. C’est parti ! Le premier tour se fait évidemment à allure réduite, afin de faire chauffer les mécaniques, mais aussi de visualiser le circuit pour ceux qui ne le connaissent pas. Une fois arrivés à la chicane juste avant la ligne droite, les moteurs se libèrent et tout le monde prend son élan : les fauves sont lâchés ! Le V12 délivre sa puissance avec une vigueur exceptionnelle ! La poussée est conséquente, le freinage vous écrase le thorax dans la ceinture et l’adhérence est au top. Seuls quelques petits travers vite maîtrisés viendront perturber la stabilité de l’engin, la confortable GT s’est muée en vraie sportive ! Stéphane prend progressivement confiance et assimile les trajectoires : les temps chutent jusqu’à atteindre environ 2:09, ce qui est très correct pour ce circuit (les plus affutés tourneront en 1:57 environ). Le slalom au cœur du trafic est un peu stressant en tant que passager, certains pilotes semblant oublier qu’ils ne sont pas seuls en piste et ferment la porte au dernier moment. Nous faisons quelques tours dans les échappements d’une 458 Italia que nous ne lâchons pas d’une semelle. Les performances et les pilotes semblent très proches, ce qui n’est pas si étonnant lorsqu’on regarde les fiches techniques respectives des deux autos, puisque les rapports poids-puissance sont assez semblables (avec un léger avantage pour l’Italia). Les 30 minutes se terminent, la belle italienne aura tenu le rythme sans broncher. Les premières victimes de la piste apparaissent : la copilote d’une F430 est sortie précipitamment de sa voiture, à quelques mètres à peine du paddock. Elle est appuyée face au mur et se tient les cheveux, pas besoin de vous faire un dessin… Cela dit, je dois reconnaître que ces 30 minutes m’ont un peu retourné l’estomac également. Nous nous dirigeons vers le restaurant du circuit où nous mangeons face à l’équipage de la Ford GT belge (bleue, bandes blanches). Un peu barbouillé, je mange doucement et récupère des forces. Les tours de manège défilent dans ma tête et je revois chaque dépassement, chaque virage, comme si la pellicule s’imprimait dans ma mémoire. Je ne l’oublierais pas de sitôt… Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
LEX 911 39 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Au top ton reportage Alex !!! :D Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
phil91 27 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Bravo !! tres beau reportage et de très belles photos, je suis jaloux ! Et quelles voitures, sublimes. Quelles impressions de participer à un tel évènement de l'intérieur ?? Ambiance ??, gens sympas ??, bonne organisation ?? Vivement la suite . Merci à toi pour tout celà Philippe Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
philippe 512 8 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Super, merci Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
philippel 3 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 bravo tu as dut bien t amuser et grace a ton recit et tes photoson en profite egalement merci a toi et vivement la suite Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
geo27 2 607 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Merci pour les photos et le résumé 8) Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
alex 27 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Merci pour ce temps passé à prendre le temps de nous faire partager ces bons moments ! Ouais et l'ambiance ? pas trop Prout Prout ? Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
lebaulois 3 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Encore une fois bravo Alex !! Tu étais la personne qu'il fallait ! Citer Ferrari 599 GTB mon amour je t'aurais un jour... Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Cannelle 72 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Bravo pour tes photos et un grand merci pour ton récit qui nous fait (presque) vivre ce we de l'intérieur. Ca change des longues séries de photos sans âme Euuuh, ce n'est pas à Ferrarista que je pense en écrivant cela ! Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
nico95 17 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Alex, C'est effectivement sympa de la part de SF77. Encore Merci Alex pour le partage d'émotion et de photos. Nico Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Bravo !! tres beau reportage et de très belles photos, je suis jaloux ! Et quelles voitures, sublimes. Quelles impressions de participer à un tel évènement de l'intérieur ?? Ambiance ??, gens sympas ??, bonne organisation ?? Vivement la suite . Merci à toi pour tout celà Philippe Les réponses devraient être apportées au fur et mesure du reportage, mais globalement c'était très bon. Bonne ambiance (il vaut mieux y aller en groupe je pense), pas trop de gens hautains, bien qu'il y ait forcément quelques "grosse têtes". L'organisation est vraiment au top : sessions circuit bien organisées, road-book plutôt clair (mais il faut bien suivre), navette entre les hôtels et le lieu du dîner à Beaune etc... Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 Après ce déjeuner, léger mais très correct, je laisse gracieusement ma place pour la session de l’après-midi et pars faire des photos avec le groupe de spotters bordelais et bretons présents au Trocadéro. Après tout, je suis aussi là pour faire des photos ! Je les rejoins au niveau du muret des stands d’où je fais quelques photos du plateau D, le groupe des furieux ! L’Exagon (électrique) semble rouler plutôt fort, bien que l’absence de bruit de moteur perturbe les repères habituels. Je croise Lex911 (inscrit sur Forum-Auto) qui s’élance vers la pit-lane. La session du plateau D se termine et nous en profitons pour changer de lieu. Nous réfléchissons à une tribune correcte pour les photos et nous nous mettons en route (je rappelle que le circuit est très étendu). Nous choisissons de passer par l’intérieur du circuit. Surprise, une fois arrivés au bout de la passerelle enjambant la ligne d’arrivée, une barrière fermée !... Nous faisons demi-tour et prenons un autre chemin, bien plus long. Après de nombreuses hésitations et plusieurs détours, nous aboutissons dans une tribune dominant le virage très technique d’Imola. Le spot n’est pas génial, mais il nous permet quand même de faire quelques filés intéressants et d’avoir du spectacle : le virage à gauche étant en léger dévers et sur une petite bosse, certaines voitures sortent un peu fort et laissent de belles bandes de gomme sur le bitume ! A cause de nos multiples détours, nous avons raté le plateau A, mais arrivons pile pour le début du plateau B, celui où se trouve donc Stéphane, ainsi que quelques superbes voitures ! On en prend plein les yeux et plein les oreilles ! Après quelques tours (et donc plusieurs photos par voiture), nous faisons une pause sur les strapontins et profitons du spectacle. Fin du plateau B, début du plateau C. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et je teste d’autres photos. Nous changeons de tribune pour le retour du plateau D (les furieux). Nous avons maintenant une vue intéressante sur la sortie du 360 et on aperçoit l’entrée d’Imola. Je suis un peu court niveau photo avec le 200mm, ce qui m’obligera à recadrer par la suite. Le soleil ayant finalement fait son apparition contre toute attente, nous brûlons gentiment en profitant du spectacle. Nous décidons de rejoindre tranquillement la sortie du circuit, puisque la dernière session touche à sa fin. La journée ayant été assez fatigante, nous nous asseyons dans l’herbe, mais pas n’importe où. En bons photographes, nous sommes juste au bord de la route d’accès au circuit, ce qui nous permet de voir les concurrents défiler. La vue arrière nous permet de mieux profiter de l’orientation du soleil, qui commence à entamer sa descente et vient sublimer les carrosseries. Soudain, vision rassurante au loin : Stéphane arrive, après avoir fait la queue à l’unique pompe à essence du circuit. Encore une fois, je range rapidement mes affaires et embarque dans la bête. Alors que cette journée fut déjà longue avec le départ aux aurores de Paris, le trajet puis le circuit, elle n’est pas finie, puisque 150km de liaison nous attendent, entre Magny-Cours et Beaune, lieu du dîner et de l’hôtel. Le tout bien entendu en empruntant les belles routes secondaires de la campagne bourguignonne et guidés par un road-book assez sommaire mais finalement plutôt bien organisé. Mon rôle de copilote va prendre tout son sens… Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tifosi 7 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 sympa ! merci ! Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
sbnormand 216 Signaler ce message Posté(e) le 4 avril 2012 très chouette reportage accompagné de très belles photos. J'espère pouvoir réaliser de si beaux clichés moi qui vient de me mettre à la photo. ) Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 5 avril 2012 Nous quittons donc le circuit en direction de Beaune. Dès le départ, je préviens Stéphane : toutes les voitures que nous avons vu sortir et partir à droite (en direction de l’autoroute) repassaient dans le sens inverse quelques instants plus tard. Il faut donc prendre à gauche au rond-point. Stéphane hésite et finit par partir tout de même à droite, où nous retrouvons une partie du groupe EAP. Un panneau de direction vient confirmer mon interprétation du road-book : nous sommes dans le mauvais sens ! Demi-tour, nous retrouvons rapidement le bon chemin. Nous traversons quelques petits villages (à allure réduite, bien entendu) sans grand intérêt. La campagne nivernaise est plutôt plate, mais le grand soleil de fin de journée qui nous accompagne lui donne tout de même du charme. Nous faisons le début de la route seuls, ce qui est toujours sympathique mais moins fun qu’en groupe. Nous sortons des villages et nous engageons sur des routes secondaires totalement vides, le pied droit de Stéphane devient un peu plus lourd, mais sans excès. Une MP4-12C nous rejoint dans un village, mais semble également rouler plutôt calmement. Le rythme augmente un peu. Nous rattrapons la Morgan SuperSports, accompagnée par la Catheram vert pomme. Malheureusement, elles roulent bien trop calmement à notre goût, on passe. La McLaren nous suit et le rythme commence à devenir soutenu, ce qui coïncide avec l’arrivée sur des routes plus sinueuses et donc plus intéressantes. Les paysages se font plus vallonnés à mesure que nous approchons de Beaune, ce qui donne beaucoup de charme à la route. Je fais quelques photos de temps à autres, mais reste concentré sur le road-book, d’autant qu’il n’y a personne pour nous ouvrir la route. Nous traversons un village un peu plus gros que les autres et, surprise, plusieurs voitures du rallye sont garées sur la place principale et leurs propriétaires prennent tranquillement un verre en terrasse. Nous faisons un bref arrêt mais décidons de repartir pour tenter de rattraper d’autres concurrents. A mesure que nous nous approchons de Beaune, des groupes se forment et le rythme s’accélère de façon notable (tout en restant raisonnable), tandis que la route devient vraiment superbe, sinueuse, quasi déserte et entourée de superbes paysages. Exige, McLaren, 458, c’est finalement assez nombreux que nous terminons ce très beau parcours, après 150km de plaisir. L’arrivée se fait à la tombée de la nuit au château de Meursault, où se déroulera le dîner. L’endroit est très beau et bien entretenu, ce qui est de bon augure pour ce soir. Nous regagnons notre hôtel afin de nous reposer un peu, vider les cartes mémoire, recharger les batteries et poster quelques messages sur le forum. Le parking de l’hôtel est un vrai show-room de rêve : F40, SLS, MP4-12C, F430 Challenge, nous sommes très bien entourés ! Une petite douche, une petite coupe dans le lobby de l’hôtel et nous prenons le bus affrété par Rallystory pour nous rendre au dîner. Nous avons bien mérité de nous reposer et de nous restaurer après cette longue journée ! Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
canarista 7 Signaler ce message Posté(e) le 5 avril 2012 Merci pour ces jolis recits ainsi que les tres belles photos :-) Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
LEX 911 39 Signaler ce message Posté(e) le 5 avril 2012 La suite, la suite ) ! Et merci pour la photo de ma 4S Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 6 avril 2012 La suite En route donc pour le dîner au château de Meursault, après une rapide visite des caves. Nous formons rapidement une table de photographes, où nous discutons des exploits du jour, de nos coups de coeur et de nos (rares) coups de gueule. Le buffet est varié et excellent, de quoi reprendre des forces après une journée harassante. Retour ensuite à l'hôtel, toujours grâce à la navette. Certains conducteurs sont un peu "chauds" (dont un qui veut absolument nous emmener au Macumba !) mais l'ambiance est excellente, on rigole bien. Une fois arrivés, pas question pour moi de faire des photos de nuit, je me jette immédiatement dans mon lit, où je m'endormirais sans aucune difficulté... Le lendemain matin, un petit bruit nous gâche un peu le réveil : la pluie vient frapper les volets. Petit déjeuner rapide, nous rassemblons nos affaires dans le coffre (plutôt spacieux par ailleurs) de la Fiorano. Je profite d'une accalmie pour immortaliser nos voisines de parking : Nous prenons la route afin d'arriver dans les premiers au circuit de Dijon. Nous profitons de notre avance pour nourrir le fauve. Puis nous prenons la route en direction de Prenois. La pluie redouble d'intensité, tout le monde roule bien calmement. Nous rattrapons quelques concurrents partis avant nous, sur une belle nationale au coeur des vignes, la route des grand crus. Nous traversons donc des villages sertis de belles demeures viticoles. Le paysage est un peu gâché par cette météo médiocre, mais nous apprécions tout de même la beauté de cette vallée. Nous quittons la nationale un peu avant Dijon et prenons des routes bien plus étroites, mais également bien moins fréquentées et plus intéressantes en termes de conduite. Nous faisons tout ce trajet derrière une Carrera 4S cabriolet, qui nous servira de lièvre puisqu'elle adopte un rythme qui nous convient, dynamique mais sans prise de risque inutile, étant donné que les routes sont totalement détrempées. Le manettino ne verra pas le mode Race ce matin ! Le tracé devient de plus en plus sinueux à mesure que nous nous approchons de Prenois, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Nous traversons de jolis villages, où les gens nous regardent passer et nous saluent même parfois. Qui a dit que la passion de l'automobile était morte dans notre pays ? Nous arrivons au circuit dans les premiers, le paddock étant encore aux trois quarts vide. Nous nous garons de nouveau sur le parking réservé au plateau B, en compagnie des autres concurrents. Je pars en direction de l'entrée du circuit afin de photographier l'arrivée des concurrents. Je trouve un spot intéressant, à la sortie du tunnel sous le circuit. La pente me permet de donner une impression de ras du sol sans avoir à m'allonger sur le bitume détrempé. Je me déplace vers l'entrée en espérant trouver un décor plus champêtre, mais arrivé à la grille, je me rends compte qu'il faudrait encore marcher un peu, que la première session de roulage du plateau B est dans quelques minutes seulement et que les gardiens n'ont pas l'air très commodes (pas envie de rester coincé à l'extérieur du circuit). Je reste donc à l'intérieur du circuit et tente de trouver des angles intéressants. Je retourne au paddock pour la première session et constate que Stéphane s'est de nouveau mis en première ligne. Je le retrouve dans les paddocks, mais il m'annonce malheureusement que ma place est prise... Bon, je vais en profiter pour faire quelques photos à un endroit que j'avais repéré au préalable sur internet, le S des sablières. Une fois arrivé sur place, je constate que les responsables du circuit ont eu la bonne idée de mettre trois rangées de grillages ! Pour la sécurité, c'est peut-être une bonne chose, mais pour les photos, c'est une autre affaire... Après quelques tentatives en me rapprochant au mieux de la deuxième rangée de grillage, je désespère en voyant que la trame métallique est visible sur mes photos. Je jette un oeil sur le commissaire de piste en face, il regarde ailleurs, hop, j'en profite pour sauter la première rangée (1m10 environ) et me coller au double grillage suivant. Cette fois, mon objectif passe entre les mailles et on ne voit plus rien, alléluia ! Ma position étant un peu acrobatique pour réussir à faire des photos correctes, je commence à saturer un peu et lève le camp en direction du gauche de la bretelle, spot favori des photographes amateurs, puisqu'on est situé sur une bute, au dessus des grillages et dans un virage délicat où il y a souvent beaucoup d'action. Je fais quelques filés en haut du virage. Puis je descends dans le virage pour faire les dernières photos du plateau B. Puis c'est au tour du plateau C, avec la superbe Superleggera verde Ithaca Mais le temps n'est pas vraiment avec nous, nous nous réfugions dans les paddocks et loupons le plateau D ("les furieux" . Retour au gauche de la bretelle pour le plateau A et sa représentante emblématique : Puis nous partons finalement déjeuner, en groupe... Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
nico95 17 Signaler ce message Posté(e) le 8 avril 2012 Super ton reportage. Merci. Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Tex Mex 1 Signaler ce message Posté(e) le 10 avril 2012 De retour de week-end prolongé, suite et fin de mon récit Le déjeuner se passe donc en groupe, nous faisons là encore une table de photographes, puisque nous étions ensemble au gauche de la bretelle pour prendre nos photos et vidéos. A quelques mètres de nous, à l'extérieur du restaurant entièrement vitré, se trouvent la Ford GT belge, la 612 Scaglietti russe ou encore la Carrera GT ! Dur de se concentrer sur le repas, pourtant excellent. Nous traînons un peu sur place, tout le monde est fatigué et profite de cette pause pour récupérer. Lorsque nous retournons au circuit, c'est déjà l'heure de la dernière session du groupe D. Les missiles se battent sur la piste : Aventador, 599 GTO, 458 Challenge ou encore Gallardo Supertrofeo (les Radical et autre Gumpert Apollo sont malheureusement absentes, probablement refroidies par les conditions climatiques). Sans oublier une Nissan GTR menée à un rythme impressionnant, puisqu'elle prend systématiquement ce gauche très technique en travers des 4 roues ! Elle tient même la dragée haute aux McLaren, pourtant ultra efficaces. La Ferrari FF emmenée par un pilote Neubauer assure également le spectacle et va même jusqu'à déclencher les warnings à chaque entrée en virage (ESP ?). Si le but était de démontrer que même une "grosse" Ferrari peut être sportive, c'est réussi ! La session se termine déjà et nous migrons vers la tente Rallystory pour la remise des prix. Ça tombe bien puisqu'il se met à pleuvoir des trombes d'eau. Je croise les doigts pour que nous ayons une coupe (on ne sait jamais). Malheureusement, lorsque vient le tour de notre catégorie, rien, pas même une troisième place. Tant pis, on aura pris un plaisir fou sur ce week-end et c'est bien ça le principal ! Les russes sont présents en masse sur les podiums des différentes catégories, montrant qu'ils ont pris l'épreuve au sérieux et ne sont pas juste venus pour se défouler comme le laissent entendre certains. A la fin des remerciements, la pluie laisse place à une belle éclaircie et nous en profitons pour aller photographier les bolides isolés sur le parking. La GTO s'attire toutes les faveurs, grâce à sa superbe livrée historique mais aussi parce qu'elle est seule sur un coin du parking. Mais d'autres méritent la même attention. Les sessions libres débutent, mais la piste détrempée a refroidi la plupart des concurrents, qui s'apprêtent à quitter le circuit. Nous faisons de même, en ayant pris soin de décoller les stickers du rallye, puisque les numéros sont théoriquement interdits sur route hors évènement. Je quitte le circuit avec une légère déception, puisque je n'aurai finalement pas roulé dessus (ce sera partie remise le week-end suivant, mais c'est une autre histoire). Ceci dit, le bilan de ce week-end me fait vite oublier ce léger bémol, notamment le fait d'avoir roulé à Magny Cours sous le soleil ! Le temps est menaçant mais les paysages sont toujours aussi beaux, nous ne regrettons pas le choix de Prenois de la part des organisateurs ! Petit pincement au coeur puisque l'épreuve arrive réellement à son terme. Sur l'autoroute, nous croisons quelques concurrents, que nous saluons. Puis, lorsque je me disais que le retour allait être bien calme, voire même monotone, j'aperçois une silhouette familière au loin. C'est bien la Carrera GT, qui roule très lentement, au point que nous la dépassons trop vite pour que je puisse faire une photo correcte. Alors que je me morfonds en me disant que j'aurais pu faire une super photo en "traveling" sur l'autoroute et que je n'aurai sûrement pas l'occasion de retenter, je constate qu'un groupe de Porsche russe nous rattrape, dont la Carrera GT (qui devait probablement les attendre, d'où la vitesse très réduite). Nous sommes sur la file de gauche, bloqués par des gens qui doublent probablement à 132km/h vu le temps que cela prend. La belle grise nous rattrape par la droite et je saisis ma chance : appareil en priorité vitesse (pour avoir une impression de vitesse correcte), je baisse la vitre et mitraille, tandis que le conducteur nous salue gentiment. Je réponds et regarde mes photos tandis qu'elle nous double par la droite (ah, ces russes !) : c'est sombre (et "bruité" mais ça devrait pouvoir se rattraper. Ce sera la dernière photo du week-end ! Nous la suivons sur plusieurs kilomètres. Le son du V10 à l'échappement libéré est tout simplement dément, notamment lorsque le conducteur fait du talon-pointe pour le relancer ! Malheureusement, notre belle Fiorano a soif : on est au dernier cran de la jauge digitale. Fin du spectacle, nous devons nous arrêter pour faire le plein. Stéphane tente un ravitaillement façon F1 pour essayer de les rattraper, mais rien n'y fera, nous finirons la route un peu esseulés mais ravis d'avoir goûté à la sonorité du moteur allemand pendant plusieurs kilomètres. Il est malheureusement déjà temps de nous quitter. Je tente de remercier Stéphane du mieux que je peux pour ce superbe week-end (à ce niveau-là de bonheur, les mots sont bien limités). Je vois la belle s'éloigner une dernière fois et pars prendre le train, me remémorant chaque seconde de cette aventure. J'espère qu'elle ne restera pas isolée et que nous aurons de nouvelles occasions de rouler ensemble. Peut-être même que ce sera à bord de la mienne un jour, ce qui serait un juste retour des choses. Mais ne rêvons pas trop vite, je n'en suis pas encore là. Je prends la pleine mesure de la chance qui m'a été donnée et me dis que le lundi matin va être plus dur que jamais... Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
Cannelle 72 Signaler ce message Posté(e) le 10 avril 2012 Merci pour la fin de ton récit et tes photos Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites
nico95 17 Signaler ce message Posté(e) le 10 avril 2012 Yes, merci encore pour ce récit et les photos sympas. Nico Citer Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites