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  1. 12 points
    La Ferrari 348 est une Ferrari appréciée par les primo-accédants car elle est une des berlinettes Ferrari les plus accessibles financièrement, avec le look typique des années 80 comme la Ferrari Testarossa. Mais qu'en est-il sur la durée, pour une auto de 25-30 ans aujourd'hui ? Quels sont ses points forts et ses points faibles dans l'époque actuelle ? Quels sont les coûts d'entretien associées et les points à surveiller ? @David 84 qui l'a achetée neuve et a parcouru près de 100 000 km à son volant, répond à ces questions au travers de son histoire et des émotions vécues au volant de sa Ferrari 348 TB. @Franck : Depuis quand possèdes-tu ta Ferrari 348 ? @David 84 : Je possède ma 348 tb depuis le 28 mars 1992. J’avais la chance d’être très jeune et j’ai pu en profiter pleinement à un âge où habituellement les gens ne peuvent qu’en rêver. @Franck : Pourquoi une Ferrari 348 ? @David 84 : Mon père avait une Ferrari 328 GTS depuis 1988. Je pouvais largement l’utiliser et en profiter. Mais je souhaitais posséder également « ma » Ferrari. Mon choix s’est porté sur une V8 berlinette (2 places), plus compacte, plus légère que les V12 (typés GT) mais aussi 35% moins chère. Les Ferrari V8 deux places sont plus à l’aise sur des petites routes et ne rechignent pas à s’attaquer au circuit. Le tout avec un niveau de performances qui était parmi ce qui se faisait de mieux à une époque où on pouvait encore profiter des performances de la voiture sur route. Lors de la commande, en juillet 1989, la voiture n’était pas encore officiellement présentée donc je ne la connaissais pas encore. Les seules informations qui avait fuitées était 3,4l d’environ 300 cv et un comportement routier plus rigoureux que sa devancière, la Ferrari 328. Mon choix s’est porté, à la signature, sur une Ferrari 348 GTB (on ignorait encore son vrai patronyme), plus rigide et sans ABS, pour un meilleur freinage. En 1989, les ABS étaient encore largement perfectibles. Quelques mois plus tard, à sa présentation officielle, j’ai su qu’elle s’appellerait 348tb et aurait l’ABS, en série… mais surtout j’ai découvert les photos de la voiture. J’avoue ne pas avoir été déçu et je n’ai pas usé de mon droit de rétraction pour annuler la commande. @Franck : Comment utilises-tu ta Ferrari ? @David 84 : A l’époque j’aimais la vitesse, le pilotage et j’étais célibataire. J’ai parcouru 50 000 km en 4 ans. Malgré les limitations qui étaient déjà existantes, on pouvait malgré tout, se faire vraiment plaisir. Après, le mariage, les enfants, et la répression sur les routes, ce n’était plus pareil donc je roule moins et surtout nettement moins vite. Ce n’est pas grave, j’en profite certes mais différemment. Le plaisir de prendre le volant reste toujours aussi intense. Aujourd’hui, avec les enfants plus grands, ce sont eux qui en jouissent le plus. Mais j’avoue que cela fait désormais parti de mon plaisir que de les voir en profiter. Mon ainé a, par exemple, pu effectuer près de 4 000 km au volant de Ferrari avant même d’avoir le permis en poche grâce à la conduite accompagnée. Désormais, elle approche les 100 000 km. Je la considère plus comme une mamie. Non pas à cause de son kilométrage, 100 000 km ce n’est rien, mais son âge fait que l’utilisation ne se fait plus comme une voiture « de tous les jours », on la respecte davantage. @Franck : Que t’inspire le style de la 348 ? @David 84 : Le Style ? C’est LA 348, un style unique !!!! On déteste ou on adore mais elle ne laisse pas indiffèrent. Certains la qualifient de « petite Testarossa ». D’accord, elle partage les longues stries latérales et, à l’arrière, une grille noire masque les feux rectangulaires. C’est le style Ferrari des années 80. Néanmoins beaucoup de points les opposent : la Testarossa est fine et élégante, la 348 plus bestiale et agressive. La ligne de la Ferrari Testarossa est tendue et fluide, celle de la 348 ramassée et compacte. @Franck : Que penses-tu de ses qualités routières ? @David 84 : Voilà un vaste débat. La 348 est parmi les plus critiquées des Ferrari en particulier à cause de sa tenue de route. Je possède la mienne depuis maintenant 27 ans et je peux vous garantir que je ne partage pas cet avis. La 348 est une voiture très performante mais terriblement exigeante, que ce soit en terme de conduite, de réglages ou bien simplement de monte pneumatique. C’est une voiture que les concepteurs ont directement sortie du circuit : on ne la conduit pas, on la pilote et elle ne pardonne pas la moindre erreur ; les réglages des trains sont aussi sensibles que sur une voiture de course ; elle doit être équipée de pneus spécifiques changés impérativement par 4 et à la bonne pression. Une telle exigence est très inhabituelle sur une voiture de tourisme mais, si on s’en écarte, cela peut être catastrophique. Par contre, quant tout est en place, c’est un véritable régal à piloter. A la fois précise, performante et physique car dénuée de toute assistance. Les freins sont au dessus de tous reproches. @Franck : de ses performances ? @David 84 : En terme de performance, la 348 n’a jamais été un « monstre », 25 secondes aux 1 000 m DA, n’a rien d’exceptionnel. Elle gagnait 30 cv par rapport à sa devancière, la 328, mais prenait presque 100 kg d’embonpoint. Les accélérations n’évoluaient pas même si elle se situait dans le peloton de tête du segment (Porsche 964 Carrera2, Honda NSX). Aujourd’hui, 25 ans après sa sortie, 300cv pour 1 400 kg, elle se fait bousculer par le premier diesel venu. Par contre ses performances sont distillées dans une ambiance qui en impose et qui ne laisse pas le moindre doute sur la noblesse des 300 cv. @Franck : de la mécanique (moteur-boîte) ? @David 84 : Le moteur est le coeur d‘une Ferrari. En dépit d’une puissance que l’on peut qualifier de modeste (300 cv), il a du caractère. Comme les multi-soupapes des années 90, il s‘exprime pleinement à haut régime et, lorsque l’on attaque un peu, c’est très rapidement que l’on trouve à « taper le rupteur ». On en attend pas moins d’une mécanique estampillée du cheval cabré. Par contre, ce qui est plus surprenant, c’est sa douceur de fonctionnement dès les bas régimes : reprendre en 5° à 2 000 tours ne lui fait pas peur et il n’émet pas la moindre vibration de désagrément dans cet exercice. Pas de doute, le moteur est à la hauteur et c’est une belle évolution du 3,2 précédent. La boite de vitesse est un élément de caractère aussi présent que le moteur dans l’univers de la 348. A froid, c’est l’enfer (façon de parler). Les rapports accrochent et il est quasi impossible de rentrer la 2° mais ce n’est pas grave, cela vous maintient à l’esprit que la mécanique est froide et qu’il ne faut rien lui demander, ni à la BV, ni au moteur. La température montant, le rythme aussi et là, la boite se fait presque oublier. Cela reste viril avec des verrouillages fermes mais ça fonctionne. Puis on hausse le rythme, les rapports passent à la volée et s’enchainent à la vitesse de l’éclair. Au rétrogradage, talon-pointe, coup de gaz et le levier se déplace presque tout seul dans la grille. Un véritable organe de compétition précis, rapide et bien desservie par une commande à câble parfaite si elle est bien réglée. Enfin, si on respecte le groupe moteur-boite (temps de chauffe et entretien), il s’avère excessivement fiable. @Franck : Des pannes malgré tout ? @David 84 : Oui, bien sûr hélas. Un alternateur défaillant, une casse d’embrayage et une fuite d’essence ont eu l’occasion de me laisser sur le bord de la route durant ces 3 décennies. Le pire toutefois, une casse moteur en 2014 malgré la fiabilité légendaire de ce groupe 3,4l. Cela était dû à la rupture d’un périphérique récemment changé. La réparation fut même prise en charge au titre de la garantie. Cela met en lumière l’intérêt de faire réaliser les entretiens dans des garages sérieux qui assument les éventuels problèmes ultérieurs, même sur une voiture alors âgée de plus de 20 ans. @Franck : L’entretien couteux nécessite de sortir le moteur… @David 84 : Encore une légende qui ressort. En ayant les 2 voitures au garage, Ferrari 328 et Ferrari 348 ont des budgets d’entretien sensiblement équivalents sur une longue période et une utilisation similaire. Le « problème » de la 348 est qu’il faut sortir le moteur et qu’à cette occasion il faut TOUT faire simultanément, d’où la somme importante. Après, on est tranquille pour 6 voire 8 ans. On ne peut pas étaler les frais, en en faisant un peu chaque année. Pour être très schématique, je dirai que sur 6-8 ans, il faut prévoir une grosse révision entrecoupée de 2 vidanges soit 10.000 + 2 x 1.000 = 12.000€. On arrive donc a un budget d’entretien de 1.500-2.000€ par an pour faire 5-7 000 km/an et conserver une voiture « comme neuve ». A chacun de juger… @Franck : Pourquoi la garder aussi longtemps ? @David 84 : Déjà, tout simplement car cette voiture avait un caractère, un comportement routier qui correspondait exactement à ce que j’attendais d’elle, alors pourquoi changer ? Je reconnais qu’à une période la Ferrari F355 m’a fait de l’oeil (8 000 tr/min, bielles titanes, 380 cv etc… ) et puis la raison a repris le dessus : MA voiture faisait partie intégrante de ma vie et presque de ma famille. Donc j’ai renoncé à divorcer d’avec elle. (Rires) @Franck : Pourquoi la « Certification Classiche » ? @David 84 : Etant une première main, inutile d’aller y chercher un quelconque historique pour moi, je le connaissais sur le bout des doigts. Par contre, le moteur ayant cassé et ayant été refait, la certification permettait de « valider » mécaniquement cette réparation effectuée dans les règles de l’art. De plus, psychologiquement, cette voiture est une première main, toujours entretenue dans le même garage, avec les bagages assortis et désormais avec la Certification, elle est absolument complète et rien ne manque. Je dirais : what else ? @Franck : Y a-t-il des anecdotes et des souvenirs particuliers qui te reviennent à l’esprit ? @David 84 : Tout d’abord la remise des clefs en 92. Posséder sa première Ferrari c’est déjà quelque chose mais avoir cette chance, a 24 ans, c’est encore mieux ! Les souvenirs de conduite sur tel ou tel parcours à une époque où la répression n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Sur des parcours de plusieurs heures, des vitesses moyennes supérieurs à 230km/h sur autoroute ou supérieures à 160km/h sur route ne s’oublient pas… mais ça, c’était avant ! La Certification, au département Classiche de l’usine, à Maranello où la voiture est revenue sur son lieu de naissance, 25 ans plus tard, dans un état quasi neuf puisque le moteur était en rodage après avoir été refait. Après 27 ans de vie commune, j’ai la tête pleine de souvenirs tellement ils sont nombreux. Ah si, peut-être un mais qui se reproduit régulièrement : la magie de se mettre au volant, tourner la clef et entendre le moteur se réveiller. Même après aussi longtemps, c’est toujours un moment de grande émotion, le même qu’au premier jour. @Franck : Au final, quels sont, à ton avis, les qualités et les défauts de la 348 ? @David 84 : Pour résumer et rentrer dans le schéma des classiques points positifs/négatifs : + Points positifs : - sensations de conduite - comportement routier digne d’une voiture de course… et très exigeant - rapidité et précision de la boite de vitesse - dernière Ferrari « sans assistance à la conduite » (avec la 512 TR) - fiabilité mécanique - voiture très attachante - Points négatifs : - fiabilité électrique - interdiction de faire une faute de pilotage - mauvaise image - entretien méticuleux impératif Un grand MERCI à @David 84 pour tous ces détails et anecdotes sur sa Ferrari 348 TB. SI vous possédez vous aussi une Ferrari 348, que rajouteriez-vous ? Si la Ferrari 348 vous intéresse, que souhaiteriez-vous savoir de plus à son sujet ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Essai longue Durée : la Ferrari Challenge Stradale de Dragon1964 - Essai longue durée : la Ferrari 612 Scaglietti de Pierre Le Grand - Essai longue durée : la Ferrari F355 de Stefab - Essai longue durée : les 10 ans de Speedy en Ferrari 328 GTB et GTS - Essai longue durée : La Ferrari 348 de Matmalr
  2. 4 points
    Pour obtenir un touché agréable, Ferrari a appliqué durant de nombreuses années une peinture contenant du caoutchouc sur les plastiques intérieurs de ses autos. Problème : ce caoutchouc fond avec de fortes chaleurs, rendant vos plastiques collants et poisseux. De nombreuses solutions existent pour résoudre ce problème. En voici une, détaillée pas à pas par @cicirider dans le cas d'une Ferrari 360 Modena. Elle est facilement applicable sur d'autres modèles, au démontage près. Explication de la technique de nettoyage des plastiques collants Alors j'ai utilisé une méthode trouvée sur youtube : le produit est du Dunlop 65, certainement connu par nombre d'entre vous. La façon dont est appliqué le produit, par tampon imbibé, évite d'en faire couler partout. C'est bien pratique, et économique. Bien évidemment, je recommande vivement le démontage des pièces que vous voulez traiter. Dans la Ferrari 360 Modena, c'est souvent les interrupteurs des lève-vitres, chauffage, cendrier, réglage des rétroviseurs. Je suis un peu au-delà d'amateur en mécanique et je sais que certains hésiteront à se lancer dans le démontage, surtout sur une Ferrari. Et bien surtout n'hésitez pas à vous lancer car plusieurs de ces pièces sont facilement démontables. Pour le cendrier, vous pouvez démonter les drapeaux, deux minuscules écrous accessibles avec un peu de patience, pour un nettoyage plus méticuleux. Une fois passé le produit, vous attendez 5 bonnes minutes puis vous passez une microfibre douce que vous aurez préalablement trempée dans l'eau et essorée. Il faut bien frotter car cette couche de "gras" est assez résistante. Utilisez différents endroits de la microfibre car elle sature rapidement. L'avantage du Dunlop 65 est qu'il ne fera pas partir les inscriptions blanches présentes sur de nombreuses pièces, contrairement à d'autres produits plus agressifs, type lessive Saint Marc. Il ne nécessite pas l'ajout d'eau, qui viendrait corroder les fils électriques liés à certaines des pièces à traiter. L'alcool isopropylique peut également être utilisé pour éviter l'eau et la corrosion. Détails du démontage dans le cas d'une Ferrari 360 Modena J'ai démonté les pièces comme je le "sentais" et je laisse les meilleurs que moi compléter/modifier la méthode utilisée. Encore une fois, c'est sans prétention que je vous donne la méthode. Je n'ai rien cassé, peut-être qu'un pro dira que j'ai eu de la chance. Outils nécessaires : clé Allen (désolé, je n'ai pas relevé le numéro mais en général on en a un jeu de plusieurs ), tournevis cruciforme, un petit contenant pour éviter de perdre les vis et votre téléphone pour faire des photos avant démontage, si vous avez peur de ne pas vous souvenir où vont les vis au remontage. Etape 1 : Dévisser les 2 vis BTR (cf. les 2 flèches rouges) avec une clé Allen et retirer l'ensemble délicatement. Personnellement, j'ai mis un petit coussin juste dessous pendant le démontage pour le soutenir une fois sorti de son logement. Etape 2 : Débrancher les connecteurs (cf. les 4 flèches rouges). Principe de base : ne pas tirer sur les fils mais sur les connecteurs. Pour les lève-vitres sur les côtés : - Connecteur blanc : pincer la languette en plastique, au bout de la flèche rouge, tout en tirant le connecteur pour le débrancher. Il faudra peut-être un peu forcer mais surtout garder la languette pincée quand vous tirez. - Connecteur noir : il suffit de tirer gentiment, c'est l'ampoule d'éclairage. J'ai l'impression que ce connecteur possède un détrompeur. En tout cas au remontage, il y a un sens d'introduction, vous ne devez pas avoir à forcer. Etape 3 : débrancher les connecteurs. - Le petit connecteur : il faut, cette fois-ci, tirer la petite languette en plastique pendant que vous tirez le connecteur - Le gros connecteur : il faut pincer la languette pendant que vous tirez Etape 4 : Démontage du cendrier 1. Retirer le cendrier 2. Dévisser la vis (absente sur la photo mais j'ai mis un cercle rouge à son emplacement) 3. Débrancher les connexions électriques Etape 5 : Le remontage Le remontage se fait très facilement. Pour remettre les lève-vitres, je les ai passés par l'intérieur et je les ai fait coulisser. Pas facile à décrire mais vous comprendrez en le faisant. Je n'aurai que deux modestes conseils à donner pour ceux qui se lance dans le démontage : - Ne pas forcer si tu n'es pas sûr que ce soit la procédure préconisée. Dans mon cas, je n'ai pas cherché à sortir le système de réglage des rétros qui me résistait. - Le mieux est l'ennemi du bien : du genre, encore un 1/4 de tour de clé histoire de ... et Boum ! Tu pètes ta tête de boulon. Ca sent le vécu ! Les photos avant et après de la console centrale parlent mieux qu'un long discours : Avez-vous des plastiques collants sur votre Ferrari ? De quel modèle s'agit-il ? Pensez-vous les traiter vous-même ou le faire faire ? Quelle méthode avez-vous utilisée et pour quels résultats ? Quels seraient vos conseils sur le sujet ? Avez-vous des liens pour le démontage des pièces collantes sur d'autres modèles de Ferrari ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - L'embrayage de votre Ferrari vous lâche loin de chez vous : que faire ? - Où devez-vous faire entretenir votre Ferrari ? - Retendre le cuir de l'airbag de votre Ferrari en 5 étapes par PhilM
  3. 4 points
    Rétromobile, comme chaque année, est le rendez-vous hexagonal au milieu de l'hiver à ne pas rater pour tous les passionnés d'automobile comme nous. Quelles étaient les plus belles Ferrari présentes sur le salon en 2020 ? C'est un avis forcément subjectif mais qui a l'avantage de vous montrer une bonne palette des Ferrari qui étaient visibles. 1. La plus attendue et regardée était la Ferrari 330 P4, chassis 0858, dont il n'existe que 3 exemplaires au monde et qui, entre autres, a dominé Ford sur ses propres terres à Daytona en 1967 face à une armada de Ford GT 40. Ses pilotes, Chris Amon et Lorenzo Bandini avait déjà remporté les 1 000 kilomètres de Monza à son volant. Elle est considérée par beaucoup comme la plus belle Ferrari de course. 2. Mais de mon côté, c'est la Ferrari 312P de 1969 que je préfère sur le plan esthétique. Elle parait encore plus plate et donc encore plus impressionnante quand vous la regardez de face. Il s'agit de la Ferrari 312 de Formule 1 recarrossée ! Remplaçante de la Ferrari 330 P4 que la nouvelle réglementation n'autorisait plus, elle n'obtint pas les mêmes résultats, car face à l'arrivée de la Porsche 917 la même année, un moteur plus gros était nécessaire et elle fut remplacée par la Ferrari 512. 3. Autre beauté signée Ferrari présente à Rétromobile 2020, la Ferrari 250 GT Cabriolet série 1 était carrossée par Pininfarina. Cet exemplaire était le modèle présenté au Salon de Turin en 1958. 41 exemplaires seulement furent produits. 4. Toujours aussi belle, la Ferrari 250 GT Passo Corto de 1961, ici dans un rouge classique est un pur plaisir pour les yeux sur un salon. Plus sportive que le cabriolet, c'est sans doute la Ferrari ancienne que je me verrais le plus acquérir, or Ferrari 250 GTO qui évolue encore à un autre niveau tarifaire. Cet exemplaire serait la 78ième produite sur 165. 5. Plus rare et très belle dans ces couleurs, la Ferrari 342 America coupé, produite à seulement 3 exemplaires en 1952. Il s'agit du numéro de série 0246AL carrossé par Pininfarina. 6. La quadruplé magique des hypercars Ferrari réuni sur le stand de Girardo & Co : Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari F50 et Ferrari Enzo dans un rare Grigio Alloy. Le choix serait très difficile s'il ne fallait n'en retenir qu'une ! 7. Autre belle brochette de Ferrari sur le stand Corse e Strada, avec la Ferrari 458 Italia GT, la Ferrari F430 GTC et la Ferrari 360 GTC. Elles étaient malheureusement toutes dans un superbe état, comme si elles n'avaient jamais vu le moindre bout de piste. 8. La première Ferrari pilotée par Michael Schumacher en 1996, la Ferrari F310, avec laquelle il remporta 3 victoires, ce qui permis de sauver la tête de Jean Todt aux commandes de la Scuderia Ferrari. C'était avant l'arrivée de Ross Brawn et de Rory Burn. C'est la première monoplace Ferrari équipée d'un V10, qui fut sujet à des problèmes de fiabilité. La seconde partie de la saison, elle fut équipée d'un nez haut. 9. Fabuleuse collection d'Alfa Roméo sur le stand de Lukas Huni, dont deux exemplaires (Alfa Romeo Tipo B et Alfa Romeo 8C 2600) ayant roulé sous les couleurs de la Scuderia Ferrari à ses débuts dans les années 30. Intéressant à voir alors que nous venons tout juste de fêter les 90 ans de la Scuderia Ferrari. 10. Ferrari 365 GTB/4 sur le stand Movendi, une auto ayant couru sous les couleurs du NART aux 12 heures de Sebring en 1971. En bonus et pour terminer, parce que c'est la dernière Ferrari que j'ai vu en partant, sur le stand Meguiar's, une magnifique Ferrari F355 Giallo dans un état superbe, équipée des rares baquets en carbone ! La Ferrari F355 était ma première Ferrari, donc j'adore ! N'en garder que 10, c'est trop court, mais je vous en mettrai d'autres en commentaires s'il y a des intéressés. Avec ces dix exemples, on se rend bien compte que l'histoire de Ferrari est riche et longue, à nulle autre pareille. Quels sont vos modèles favoris parmi ceux présentés ? Quels informations pouvez-vous partager à leur sujet ? Etes-vous passés à Rétromobile 2020 ? Si oui, qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Rétromobile 2019 : les 25 merveilles Ferrari que vous ne deviez pas rater (1/2) - Rétromobile 2018 : quelles tendances pour les Ferrari ? - Les 21 Ferrari à ne pas rater à Rétromobile 2016
  4. 4 points
    Parmi toutes les nouveautés présentées par Ferrari en 2019, la Ferrari F8 Tributo risquerait de passer inaperçue : ce n'est pas un monstre de nouvelles technologies et de puissance comme la Ferrari SF-90 Stradale, ce n'est pas un nouveau segment comme la Ferrari Roma, ni une décapotable inédite comme la Ferrari 812 GTS. Ne serait-elle donc qu'une réponse transitoire et forcée de Ferrari aux nouvelles normes WLTP qui s'appliquent dès début 2020 et condamnent les V8 précédents ? Le mieux pour s'en rendre compte est de l'essayer, et c'est ce que j'ai pu faire en cette fin d'année grâce à la concession Ferrari Pozzi de Levallois-Perret. La Ferrari F8 Tributo : la Ferrari qui nous a suivi sur tout 2019 Il faut dire que la Ferrari F8 Tributo nous a suivi tout au long de cette année 2019 sur Ferrarista. Tout d'abord lors de sa présentation au salon de Genève en mars 2019, nous avions pu la découvrir en réel pour la première fois et constater qu'elle était bien plus belle en vrai que sur les photos officielles. Surtout avec le nouveau colori spécifique bleu corsa qui mettait particulièrement bien en valeur ses courbes. Ensuite lors de notre voyage aux Finali Mondiali au Mugello en octobre, nous avons pu voir, sur les chaînes de montage de Maranello, les tous premiers exemplaires en production. Il s'agissait à l'époque pour Ferrari de régler les chaines de montage avant de monter en capacité de production. Sur chaque exemplaire, vous pouviez voir une feuille de papier avec des annotations manuelles concernant les modifications restant à réaliser sur la chaîne de montage pour automatiser et parfaire la production. Ce sont ces mêmes exemplaires de pré-production que nous retrouvons désormais en concession pour les premiers tests par les clients avant que les livraisons aux clients ne démarrent. Enfin, en cette fin d'année, je suis contacté par la concession Pozzi, comme de nombreux clients, pour effectuer l'essai d'un modèle de la gamme : je choisis la Ferrari F8 Tributo. C'est le modèle qui m'intéresse le plus car je ne l'ai pas encore essayé et qu'il correspond le plus à mon profil. Comment se déroule un essai en concession Ferrari ? Comment se passent concrètement ces essais ? La concession Ferrari vous contacte par mail pour essayer le modèle de la gamme qui vous plaît. En l'occurrence c'est la concession Pozzi de Levallois-Perret qui m'a contacté car c'est la concession la plus proche de mon domicile et j'y ai été client par le passé (pièces détachées pour ma Ferrari F355). Mon profil est également à jour dans la base de données Ferrari. Ils savent donc que je possède une Ferrari Challenge Stradale (authentification de votre statut de propriétaire sur le site web de Ferrari). Les créneaux pour les essais sont d'une demie-heure, vous en convenez par téléphone et il faut être réactif si vous souhaitez un créneau pour une nouveauté comme la Ferrari F8 Tributo très demandée en essais. Le jour J, je suis arrivé en avance, ce qui vous permet d'avoir une visite de l'atelier en attendant, ainsi que de la partie véhicule d'occasions. Vous voyez beaucoup de belles Ferrari et vous discutez Ferrari pendant un bon moment, ce qui est toujours agréable. Il y a forcément quelques modèles d'exception qui attirent plus votre regard, comme des Ferrari F40, Ferrari Monza, Ferrari Challenge Stradale, etc. Une fois les formalités remplies rapidement (vérification de votre permis de conduire, signature de la décharge de responsabilité), votre essai peut démarrer. Evidemment, un samedi matin avec une météo hivernale, un jour de grève, dans les embouteillages parisiens (petite couronne), ce ne sont pas les conditions idéales pour bien tester une Ferrari ! Mais cela vous permet déjà une première approche du véhicule, pour vous donner envie d'aller plus loin. Le petit plus, de mon point de vue, est que ce n'est pas un commercial qui effectue l'essai avec vous, mais une personne dédiée à la conduite, donc plutôt un pilote qu'un vendeur, ce qui vous permet d'apprécier d'autant plus l'essai durant lequel vous ne parlez que plaisir au volant. Prise en main, puissance et sonorité de la Ferrari F8 Tributo La première chose que vous remarquez lorsque vous effectuez vos premiers tours de roues à bord de la Ferrari F8 Tributo est sa grande facilité de prise en main. Pour sortir de la concession Pozzi, j'ai dû effectuer plusieurs manoeuvres car une autre Ferrari rentrait au même moment, et l'espace dans la concession est vraiment très restreint. Cela s'est fait sans stress avec cette voiture que je ne connaissais pas car la Ferrari F8 Tributo est très souple à manoeuvrer. Vous n'êtes pas dans une Ferrari Challenge Stradale qui va bouger par à-coups lors des manoeuvres. C'est l'objectif recherché par Ferrari avec la Ferrari F8 Tributo, par rapport à une Ferrari 488 Pista dont elle reprend le moteur entre autres : qu'elle soit facile à utiliser au quotidien, pour que le client s'imagine l'utiliser régulièrement. Ce test dans les rues étroites et embouteillées permet de le vérifier. Le seul "défaut" à signaler, dans ces conditions d'essai, ce sont les commandes de clignotants sur le volant, auxquelles il faut le temps de s'habituer (mais cela date déjà de la Ferrari 458) et qui ne vous permettent pas, le temps d'un essai, d'avoir une conduite aussi fluide que souhaitée : le temps de retrouver la commande pour signaler que vous allez changer de direction et le petit trou qui s'était ouvert dans une autre file s'est refermé et vous ne pouvez plus faire votre changement de file en toute sécurité. Ce n'est qu'une question d'habitude. Evidemment en ville la puissance disponible est plus que suffisante, une courte accélération vous le démontre, et cette puissance ne peut être vraiment utilisée dans ces conditions. Il faudrait pour cela disposer de plus d'espace, voire d'un circuit. Quant à la sonorité, vous savez qu'elle n'est plus celle des V8 atmosphériques. Elle ne monte plus dans les aigus et reste dans une variation de graves. Pour autant, je la trouve personnellement présente et agréable, même si cela ne vaut pas la sonorité des modèles atmosphériques. Look et intérieur de la Ferrari F8 Tributo Un mot sur l'intérieur : celui du modèle essayé était magnifique, avec beaucoup d'alcantara (dont les magnifiques sièges baquets Daytona), de surpiqures, de carbone, etc. et il permet de constater tous les progrès effectués par Ferrari en terme de qualité de ses intérieurs. Il suffit de revenir ne serait-ce que 10 ans en arrière pour constater le gap franchi. Pour autant, même si la Ferrari F8 Tributo est une Ferrari très facile d'accès, facile et plaisante à conduire, même dans la circulation dense de Paris, elle n'en reste pas moins une Ferrari. Vous ressentez dès le début que vous êtes dans une Ferrari, par la position de conduite, par les différents retours d'informations que vous ressentez, par la façon dont vos sens sont éveillés, par sa largeur et sa hauteur par rapport aux autres autos autour de vous dans la rue, par la position de ses rétroviseurs, etc. Au niveau du look, les premières bonnes impressions sur le stand du salon de Genève en mars, sont confirmées dans la vraie vie, quand vous la voyez dans un garage et dans la rue avec d'autres autos autour : cette Ferrari F8 Tributo est magnifique. Avec sa nouvelle aérodynamique plus performante (reprise du S-Duct de la Ferrari 488 Pista par exemple), le retour de ses quatre feux ronds à l'arrière et sa vitre arrière façon Ferrari F40, je la trouve personnellement encore plus belle que la Ferrari 488 GTB. Mais cette question reste une affaire de goûts personnels. Je l'aurai préférée en bleu corsa qui sublime la Ferrari F8 Tributo, surtout à l'arrière. Conclusion Cet essai a un petit côté frustrant car vous ne pouvez pas tester la Ferrari F8 Tributo pour ce pour quoi elle a été conçue. Elle n'a pas été faite pour les embouteillages même si elle s'en sort très bien et que c'est un vrai plus dans le monde d'aujourd'hui. Vous êtes loin de le Ferrari F355 (ou ses aînées), qui chauffaient dans les embouteillages, avec les ventilateurs qui se mettaient en route et votre mollet qui demandait du repos après plusieurs centaines de mètres à gérer le patinage dans les bouchons. Un grand MERCI à la concession Ferrari Charles Pozzi de Levallois-Perret pour avoir rendu cet essai possible et pour la qualité de leur accueil, très apprécié. Avez-vous pu, vous aussi, tester la Ferrari F8 Tributo en concession ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Si non, quelles informations complémentaires aimeriez-vous connaître à son sujet ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - La surprise de la Ferrari F8 Tributo présentée à Genève - Essai longue durée : la Ferrari 488 Pista de 458 - 10 faits sur la Ferrari SF90 Stradale dont les médias ne vous parlent pas
  5. 3 points
    Lors de ma recherche d'une Ferrari 612 Scaglietti, je me suis heurté à certaines difficultés de compréhension des différentes versions de la Ferrari 612, ainsi que des packs optionnels. En outre, certaines imprécisions sur les dates m'ont fait douter sur la composition exacte des Ferrari 612 que j'étais en train de voir. Pour ne rien arranger, même l'usine s'est régulièrement emmêlée les pinceaux dans ses différentes documentations et communications sur ce modèle et sur ses évolutions ... D'ailleurs, durant des discussions récentes avec des nouveaux propriétaires de Ferrari 612 Scaglietti sur la partie forum de Ferrarista, nous avons pu aussi voir la difficulté à cerner et comprendre les caractéristiques et composition exacte de chaque modèle. Par conséquent, je vous propose dans cet article de référencer l'ensemble des infos collectées sur ce modèle, en espérant que cela puisse servir à de futurs potentiels acquéreurs de ce magnifique modèle V12 2+2. Il ne s'agit pas de nouvelles informations, seulement d'une agrégation des informations collectées un peu partout. La plupart ont été croisées, mais la complexité à les obtenir fait qu'il y aura certainement des imprécisions. N'hésitez donc pas à ajouter sous forme de commentaire des précisions sur ce très beau modèle. Infos générales: La Ferrari 612 Scaglietti a été produite de 2004 à 2011. Première caisse V12 toute en aluminium de la marque. Environ 3 100 exemplaires produits. Techniquement, il y a eu 2 phases de la Ferrari 612 Scaglietti : - la phase 1 de 2004 à environ septembre 2007 - la phase 2 à partir d'octobre 2007 (VIN à partir de 157000 environ). La phase 2 a consisté à améliorer certains aspects techniques de l'auto : - Amélioration du multiplexage, ce qui a permis l'apparition de nouvelles options nécessitant des interactions entre plusieurs composants de l'auto, comme la caméra de recul, les radars avant, le poste Bose recevant le flux de la caméra arrière et permettant de changer les paramètres de l’auto, … - Amélioration de la gestion moteur et périphériques (ECU Motronic 7.1.1 > Motronic 7.3.2) - Semble-t-il amélioration de la qualité des matériaux et des assemblages intérieurs (à confirmer) C'est avec son programme "One-To-One" ("OTO", 2008-2011) que Ferrari introduit son service de personnalisation (qui plus tard s’appellera « l’Atelier »), pour contrer entre autres la chute des ventes de la Ferrari 612 Scaglietti suite à la crise des subprimes en 2007-2008. Moteur : F133F (2004- env sept 2007) puis F133H (env oct 2007-2011). Pour les distinguer : le premier a des boites à air grises, le F133H a des boites à air noires. Officiellement, les chiffres de puissance sont les mêmes entre ces 2 moteurs : 540ch. Certains disent que le F133H donne 570ch. Le F133H n'est pas lié aux OTO, mais bien à l'ensemble des Ferrari 612 Scaglietti produites après septembre 2007. Boite de vitesses : Il y a eu 199 BVM 6 rapports produites, entre 2004 et 2006. Pour les 2 900 autres : boite F1 (6 rapports également) : - A l'origine (2004-2005), les passages se faisaient en 180ms (Boite F1A) - En 2006, pour celles équipées du pack HGTC ou HGTS, une optimisation du software de la boite faisait passer les rapports en 125ms (présence alors du mode F1-S pour F1 "Superfast" , avec présence d'un bouton "F1-S" à côté du sélecteur de vitesse): on parle alors de Boite F1A avec programme F1-S. Pour les autres, l'optimisation a apporté 20ms de gain (160ms). - En 2008, à priori seulement pour les OTO, la boite est différente (boite Superfast héritée de la 599, embrayage à double-disque) et les rapports passent alors en 100ms (présence aussi du mode F1-S et du bouton idoine). Ce passage ne s'effectue en 100ms que si le régime est supérieur à 5000trs/min et que l'accélérateur est enfoncé à plus de 80%. On dit généralement que la boite Superfast est spécifique à l’OTO, mais je ne pense pas que cela soit vrai : 1) dans une logique industrielle, pour quelques non-OTO produites durant la période 2008-2009, il serait étonnant qu'on distingue 2 boites différentes sur les chaines de montage 2) Une note provenant de Ferrari de janvier 2008 communiquant sur les nouveautés présentes sur la Ferrari 612 Scaglietti de 2008 positionne dans 2 chapitres différents la boite Superfast et le programme OTO. Cela nous oriente sur le fait que les deux ne sont pas liés et que donc les non-OTO 2008/2009 doivent aussi la posséder. Freins : La Ferrari 612 Scaglietti était au départ livrée en disques aciers. - A partir de 2006 et avec le pack HGTC, il était possible d'avoir en option des disques CCM. Ils existaient par ailleurs en option unitaire. - A partir de 2008, les CCM deviennent standard sur toute la gamme Ferrari : toutes les Ferrari 612 Scaglietti (OTO et non-OTO) en sont équipées. Cela entrainera un changement du prix de base de l'auto. Versions : Il n’y a eu à proprement parlé que 2 versions de 612 : la 612 et la 612 OTO. Communément, on parle de version HGTC ou HGTC mais il s’agissait alors de packs optionnels commandés et non d’une version à part entière : - On a tout d'abord la Ferrari 612 Scaglietti. Celle-ci est majoritairement en phase 1, mais Ferrari a continué à en fabriquer au compte-goutte au moins jusqu'à fin 2009 (donc sur base phase 2). - Les HGTC/HGTS sont donc des 612 classiques sur lesquelles des packs ont été ajoutés lors de la commande. Il n'y a pas d'ajout de pack par les garages une fois l'auto sortie d'usine (contrairement à ce qui se faisait partiellement pour le pack HGTE sur les 599). Des chiffres parlent d'environ 400 Scaglietti produites en pack HGTC. - Les One-To-One (OTO), construites à partir de 2008, ne sont pas des séries spéciales (car pas de nombre limité), mais plutôt une version à part entière dans le sens où, Sessanta mis à part, ce sont les seules à disposer du toit elechtrochromique (molète à 3 positions remplaçant le cendrier) et le volant avec Manettino et bouton Start (ils n’étaient pas commandables en option pour les non-OTO). Elles disposaient du programme de personnalisation (appelé alors "Carrozzeria Scaglietti Customisation Catalogue"). Le client se rendait à Maranello pour composer exactement l'auto qu'il souhaitait avec un catalogue d’options élargi. Il n'y a pas de chiffres exacts mais en recoupant différentes statistiques on peut penser que Ferrari a produit entre 200 et 400 OTO. Comme elles ont été produites à partir de 2008, elles ont toutes les freins CCM. Les Series Speciales (hors one-off) : - GP de Berne : Début 2006, 9 exemplaires fabriqués pour le marché Suisse, pour fêter les 40 ans de Ferrari Suisse et du GP de Berne. Elles se distinguent par une très élégante robe bi-ton Grigio et un pack HGTC que vous pouvez découvrir sur la première photo de cet article. - Cornes 30th Anniversary : été 2006, 20 exemplaires. Cornes est l'importateur Ferrari au Japon. Couleur unique Bleu « Cornes », calandre spécifique, sellerie Daytona bi-ton, pack intérieur carbone, pack HGTC. - Sessanta : 2007-2008, 60 exemplaires. La Sessanta s'appuie sur une base Phase 2, et est la plateforme sur laquelle s'appuiera ensuite l'OTO. Hors OTO, c'est la seule à disposer du toit électrochromatique et du Manettino sur le volant. Souvent, les gens les confondent avec les Ferrari 612 Scaglietti produites en 2007 qui possèdent la plaque "Ferrari 60 ans" à coté du commodo des phares. Pour les reconnaitre : elles ont un design de console centrale différent des autres 612 (avec plaque unique commémorant une des courses historiques de la Scuderia Ferrari). Vous pouvez la décourvrir sur la seconde photo de cet article. - Russian Edition : Fin 2007, 5 exemplaires seulement dédiés au marché russe. Elle intégrait à peu près tout ce que le catalogue d'options comportait : sellerie diamant chocolat, pack intérieur carbone, peinture bi-ton grigio/grigio, pack HGTS, coffre recouvert de cuir, etc. Seule fausse note à mon sens : elle était équipée des anciennes jantes optionnelles (2004-2005) et non des Challenge qui auraient été plus appropriées. Historique des packs, options et évolutions En 2004 et 2005: - Les consoles centrales étaient noires - Fin 2005: optimisation du software de la boite F1A En 2006: - La console centrale devient couleur intérieur. Possibilité de commander une noire en option, avant que cette option ne disparaisse du catalogue par la suite. - Le radar arrière devient standard. Début 2006 également apparition des packs HGTC et HGTS : HGTS (environ 13k€) : jantes Modular 19 pouces, échappement sport avec grilles arrières chromées, réglages de suspension plus sportifs (barres anti-roulis majorées), programme de boite F1-S HGTC (environ 26k€) : Pack HGTS + CCM + étriers de frein de couleur (Rosso, Giallo, Nero, Grigio). Les jantes 19 pouces Modular sont "ball-polished" Fin 2007/début 2008 : Les CCM deviennent standard, la taille mini des jantes avant passent en 19p, le poste Bose 2-DIN devient de série. Conséquence de l'intégration en série des CCM: le pack HGTC devient HGT2. Il contient alors l'ensemble du pack HGTC (sauf les CCM puisqu'ils sont de série désormais) + jantes 20 pouces Challenge (qui étaient jusqu'alors une option isolée) en ball-polished. Sur certains modèles fin-2007/début-2008, il est possible que Ferrari ait référencé comme pack HGTC + option Challenge 20p des 612 qui sont réellement en pack HGT2. L'usine a eu visiblement du retard dans la prise en compte du pack HGT2 dans ses références. Autoradio GPS : Deux autoradios ont été montés dans la Ferrari 612 Scaglietti : un simple DIN (déjà installé sur d'autres modèles) et un 2-DIN commandé spécifiquement chez Bose. Malgré le faible nombre de postes Bose (700), il a été décliné en 2 versions : l'une possède le GPS, l'autre un Tuner TV (analogique !). La plupart des vendeurs (y compris chez Ferrari) ne connaissent pas cette subtilité et indiquent que le Bose est un poste GPS (cas vécu lors de la réception de mon OTO). Quelques infos supplémentaires, non vérifiées/vérifiables : - L'échappement sport optionnel des OTO serait différent de l'échappement sport des autres 612 (y compris les packs HGTC) : celui-ci proviendrait de Tubistyle, alors que celui des HGTC proviendrait d'un fournisseur différent. Ceci expliquerait que, pour certains, une Ferrari 612 Scaglietti OTO 2008 avec échappement sport n’aurait pas la même sonorité qu’une HGTC. - D'après un ingénieur qui travaillait à l'époque chez Bose, il y aurait eu entre 650 et 700 postes 2-Din fabriqués par Bose (donc pour toutes les OTO + les quelques non-OTO de septembre 2007 à fin 2009), spares inclus. En enlevant les spares, les non-OTO et les Sessanta, le chiffre obtenu permet de situer le volume d’OTO produites puisque toutes en étaient équipées. Avez-vous connaissance d'autres spécificités ou versions de la Ferrari 612 Scaglietti ? Quelles autres précisions souhaiteriez-vous connaitre sur ce modèle ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Comment franchir le pas et acheter votre première Ferrari - Essai longue durée : la Ferrari 612 Scaglietti de Pierre Le Grand - 18 essais de Ferrari sur le long terme par les membres de Ferrarista
  6. 3 points
    Je ne vous parle pas d’un cas théorique, mais d’un cas concret qui m’est arrivé avec ma Ferrari Challenge Stradale. Et cela pourrait bien être la hantise de tout propriétaire de supercar : rencontrer un problème mécanique loin de chez vous ! Avec la voiture de Monsieur ToutLeMonde, vous disposeriez d’un garagiste de la marque proche de l’incident. Ce sera vite réparé. Avec une auto exotique, comment allez-vous pouvoir l’amener chez un garagiste de confiance ? Comment le dépanneur va-t-il réussir à ne pas vous l’abîmer, les dépanneuses traditionnelles ne pouvant pas prendre des véhicules aussi bas ? Combien les réparations vont-elles vous coûter ? Car sur une supercar, certaines pièces coûtent horriblement cher. Le contexte de la panne : Ferrari sortant de révision Nous partions tôt le matin pour nous rendre au meeting national Ferrarista dans le Jura. Ma Ferrari sortait juste de révision en prévision de ce long trajet depuis Paris, pour pouvoir réaliser ce nombre important de kilomètres sans soucis. L’usure de l’embrayage venait d’être estimée à 34%. Parfait, tout devrait bien se passer. Enfin … pas complètement. Car vous ne choisissez pas la météo lors d’un événement. Il ne pleuvait pas des trombes d’eau, non, c’était la canicule ! Plus de 40°c dehors, et donc une auto devant faire face à de très hautes températures toute la journée. Allait-elle bien le supporter ? J’étais très content de constater, plusieurs heures après le départ que tout fonctionnait très bien, en particulier la climatisation. Les jauges indiquant les températures des fluides et les pressions restaient correctes. Que faire quand la panne survient ? Mais vers 15h30, lors d’un changement d’autoroute, un rapport met beaucoup plus de temps que d’habitude à passer. Bizarre. On se regarde avec mon passager. Pas un bon signe ? Arrive la sortie d’autoroute, et là, en sortant du péage, la Ferrari a du mal à décoller en première. La vitesse s'enclenche bien mais nous sommes en légère montée et je suis obligé de bien accélérer et de laisser patiner l’embrayage. Juste après l’autoroute, nous arrivons à un point de rencontre, où nous décidons de laisser l’auto refroidir à l’ombre, une demi-heure, pour le cas où la chaleur excessive serait le coupable. Peut-être qu’en refroidissant tout va rentrer dans l’ordre, l’auto ayant roulé toute la journée sous la canicule. Quand nous reprenons la route, ce n’est pas mieux et nous sommes rapidement arrêtés quelques centaines de mètres plus loin quand, dans une petite montée, une voiture devant nous bloque la file pour tourner à gauche. La Ferrari n’arrive pas à repartir, l’embrayage patine et l’auto n’avance pas. Grâce à l’aide du conducteur de la Renault Clio derrière nous, nous parvenons à pousser la Ferrari sur le parking situé à droite. J’appelle le spécialiste qui suit ma Ferrari, avec qui nous effectuons quelques contrôles à distance, puis nous convenons de laisser l’auto refroidir pendant une heure pour voir si elle peut repartir. Une heure plus tard, ce n’est pas beaucoup mieux. Nous nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin, dans une petite descente pour faciliter le redémarrage. Nous rappelons le spécialiste qui nous indique qu’il faut appeler un camion de dépannage pour qu’il puisse voir l’auto et effectuer un diagnostic précis. Cela m’embête beaucoup d’attendre encore des heures sous la canicule un dépanneur, sans parler de la galère pour rentrer chez moi, ni du fait de devoir laisser la Ferrari pendant plusieurs jours au milieu de nulle part, à je ne sais pas qui, en attendant qu’elle remonte sur Paris. C'est le moment de se décider : remorquage ou pas ? Ayant eu le temps de réfléchir à ce sujet pendant une heure, en attendant que la Ferrari refroidisse, je me dis que si j’arrive à rejoindre l’autoroute toute proche, ensuite je roule en sixième et remonte sur Paris sans difficulté. Il n'y aura plus de rapports à passer. Dans le pire des cas, je devrais appeler un dépanneur, mais je serais quand même plus proche de chez moi. Je conviens avec le spécialiste que je peux laisser directement l’auto chez lui … si j’y arrive. Il est proche d’une autoroute reliée à celle par laquelle j’arriverai, alors que pour rentrer chez moi il y a trop d’arrêts dont je serai susceptible de ne pas repartir. Et une fois chez moi, il aurait été difficile ensuite d’amener l’auto chez le spécialiste, le chemin comportant beaucoup trop d’arrêts. En faisant attention aux deux ou trois zones d’arrêt (péages, ravitaillement, feux d’intersection) nous arrivons chez le spécialiste vers minuit pour y laisser la Ferrari. Avec un grand soulagement car cela m’évite beaucoup de problèmes potentiels. Le moment du diagnostic Le lendemain matin, le spécialiste vient me chercher chez moi pour que nous examinions l’auto ensemble et que nous convenions des travaux à réaliser. Est-ce l’embrayage qui est à changer ? Est-ce un autre problème ? En branchant le SD3 sur la Ferrari, l’usure de l’embrayage serait désormais de 85%. En n’ayant fait que de l’autoroute, cela ne colle pas vraiment. L'embrayage ne peut être passé de 35 à 85% d'usure en roulant sur autoroute ! Au final, après quelques essais, c’est difficile à dire, impossible de faire un diagnostic, il faut démonter pour voir ce qu’il se passe vraiment. Après démontage, c’est une petite pièce en plastique noir, guidant le capteur d’usure de l’embrayage, dont une patte s’est fendue/dilatée sous l’effet de la chaleur. Du coup, le capteur d’usure de l’embrayage étant mal positionné, de travers, l’information d’usure qu’il renvoyait était fausse, annonçant un embrayage mort et le système se mettait en sécurité. Mais l’embrayage lui est intact, c’est-à-dire à 33% d’usure comme annoncé initialement. La butée et le guide de butée de l’embrayage sont à remplacer. Que faire maintenant que tout a été démonté ? Remplacer aussi l’embrayage, et tout son mécanisme, ou juste ce qui est nécessaire, sachant que ce qui coûte cher est le temps de main d’œuvre pour tout démonter et remonter (donc fait dans tous les cas) ? Il faut aussi prendre en compte qu’il n’y a pas moyen de remettre le taux d’usure à 33% si on ne change que de la pièce défectueuse. Il faudrait donc ajouter les 33% d’usure connue au nouveau chiffre indiqué à chaque nouvelle lecture jusqu’au changement d’embrayage. Réparation et enseignements Pour rouler tranquille pendant des années, j’ai choisi de tout changer. Les éléments défectueux ont été remplacés par du Hill Engineering, de bien meilleure qualité que ceux d’origine. Cette société est spécialisée dans la fabrication de pièces plus solides que celles d’origine qui peuvent montrer des signes de faiblesse au fil du temps. La facture finale s’élève à plus de 6 000 euros. Quels enseignements en tirer ? Plus de peur que de mal, même si au final j’ai décidé de tout changer, il est important de bien attendre que le diagnostic ait été posé, que l’analyse ait pu être réalisée (dans la cas présent, que tout ait été démonté), au lieu d’envisager le pire et de partir dans toutes sortes de spéculations. Ce n’est parce que l’embrayage est indiqué comme ayant 86% d’usure que c’est le cas. Cela peut être le capteur qui est à changer. J’ai eu la chance de pouvoir rentrer avec ma Ferrari jusque chez le spécialiste, mais dans le pire des cas, j’avais toujours un embrayage mort à remplacer. Le risque valait la peine d’être pris, de mon point de vue. Le tarif du changement d’embrayage est celui d’un spécialiste très réputé en région parisienne, donc il est possible de trouver moins cher … et plus cher. Je ne présente ma facture qu’à titre informatif pour vous donner un ordre d’idée, en particulier sur les pièces impliquées et les durées de main d’œuvre. Renseignez-vous, auprès des autres membres de Ferrarista, pour savoir si la pièce défectueuse ne peut pas être remplacée par une meilleure pièce. Dans mon cas, c’était une butée et un guide de butée d’embrayage de chez Hill Engineering, mais dans d’autres cas, Ferrari a pu sortir plus tard une meilleure pièce qui s’adapte très bien à votre modèle (par exemple sur le millésime ou le modèle suivant). Avez-vous connu un problème avec votre Ferrari loin de chez vous ? A-t-elle déjà souffert de la cannicule ? Quels conseils donneriez-vous dans ce type de situation ? Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi : - 5 raisons de préférer la Ferrari Challenge Stradale à la Ferrari 430 Scuderia - Tout savoir sur l'évolution des prix des Ferrari Challenge Stradale sur 9 ans (diagramme) - Comment franchir le pas et acheter votre première Ferrari - 20 membres fêtent les 20 ans de la Ferrari 360 Modena - Où devez-vous faire entretenir votre Ferrari ?
  7. 3 points
    La période de confinement actuelle va durer des semaines et vous devez rester chez vous pour aider à limiter la propagation du Covid-19. Est-ce-que cela signifie que pendant des semaines vous ne pouvez plus profiter de votre Ferrari ? Ou au contraire, pouvez-vous saisir cette opportunité pour réaliser un certain nombre de tâches pour votre Ferrari que vous remettiez à plus tard ? Voici une liste de 10 idées pour vivre le mieux possible cette période de confinement avec votre Ferrari. En bonus, c'est une liste qui pourrait aussi vous servir lorsque vous devez mettre votre Ferrari en hivernage. 1. Sortir rouler avec votre Ferrari L'idéal serait d'en profiter pour sortir et faire rouler votre Ferrari. Vous ne pouvez le faire, bien entendu, que dans le cadre des déplacements dérogatoires prévus. Cela peut être pour vous rendre sur votre lieu de travail ou pour réaliser vos achats de première nécessité, par exemple. Est-ce-que vous y prendrez plaisir ou aurez-vous peur du regard des autres ? Cela dépend de l'histoire que vous vous racontez. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas beaucoup de monde pour vous voir, les routes étant désertes. Vous risquez aussi de faire plaisir au peu de personnes que vous croiserez dehors. Lors d'un éventuel contrôle, à partir du moment où tous vos documents sont en règle et que vous respectez le code de la route, tout devrait bien se passer. 2. Démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement Si vous décidez de ne pas sortir rouler avec votre Ferrari, faut-il démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement au lieu qu'il ne tourne pas pendant des semaines ? Les avis divergent sur le sujet : une Ferrari et un moteur qui ne sont pas utilisés régulièrement s'abiment, mais d'un autre côté, un démarrage à froid est une source de gros stress pour votre moteur. Que faire alors ? C'est à chacun de se faire sa propre opinion et de décider. Au minimum, vous coupez la batterie ou vous la mettez sous maintien de charge, pour ne pas vous retrouver avec une batterie à plat le jour du redémarrage. Vous déplacez régulièrement votre Ferrari de quelques centimètres, en la mettant en neutre et en la poussant à la main, afin que la charge de votre Ferrari ne soit pas toujours sur la même partie des pneus. Enfin, si vous n'avez pas la place dans votre garage, vous pouvez aussi soulever légèrement votre Ferrari pour faire tourner ses pneus. Toutes les trois semaines, si vous le décidez, vous démarrez le moteur jusqu'au déclenchement des ventilateurs. Cela devrait se faire en 10 à 15 minutes, le temps que tout chauffe bien. Le délai dépend bien sûr de la température extérieure. A la fin de la période de confinement, si votre Ferrari n'a pas roulé : - Démarrez votre Ferrari et laissez là à l'arrêt au ralenti pendant 1 à 2 minutes, - Roulez ensuite très tranquillement le temps que tout chauffe doucement et se mette en place - Quand toutes les températures sont ok, vous pouvez vous faire plaisir à son volant. Pour plus de détails sur comment stocker votre Ferrari, vous pouvez regarder ces sujets sur Ferrarista : 3. Réaliser un vrai lavage à la main de votre Ferrari Un vrai lavage à la main de votre Ferrari, dans les règles de l'art, est un bon moyen de la rendre encore plus belle. Cela prend du temps, c'est pourquoi vous ne pouvez sans doute pas le faire régulièrement. La période de confinement peut être une bonne occasion pour le faire. Ce lavage peut aller d'un nettoyage selon les règles de l'art (règle des deux sceaux, laver l'auto du haut vers le bas, jamais de geste circulaire, etc.) avec un séchage adapté pour ne pas laisser de traces en séchant, jusqu'à une décontamination de la carrosserie avec pose d'une cire protectrice ensuite. Pour vous aider à rendre votre Ferrari encore plus belle, lisez notre guide des 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro : 4. Nettoyer l'intérieur de votre Ferrari Si vous avez le temps, logiquement, après avoir lavé dans les règles de l'art l'extérieur de votre Ferrari, vous pouvez vous attaquer à son intérieur. Vous trouverez beaucoup de tutoriels sur internet pour vous aider à nettoyer l'intérieur de votre Ferrari le mieux possible. En voici un parmi d'autres : 5. Entretenez les cuirs de votre Ferrari Entretenir régulièrement le cuir de votre Ferrari est indispensable pour que son intérieur conserve un aspect comme neuf au lieu que des plis de saleté ne se forment et qu'un aspect usé n'apparaisse. Cet entretien régulier vous permet aussi de garder, ou de raviver, la bonne odeur de cuir dans l'habitacle de votre Ferrari. Cet entretien des cuirs dans les règles de l'art est une opération qui, elle aussi, réclame du temps. Cette période de confinement peut être une bonne opportunité pour remettre les cuirs de votre Ferrari en bel état, avant que les sorties en Ferrari ne reprennent. Pour l'entretien du cuir de votre Ferrari, vous trouverez aussi sur Ferrarista un guide détaillé sur la bonne manière de procéder : Ainsi que des guides pour rénover vos cuirs s'ils sont abîmés : 6. Mettre à jour le dossier de votre Ferrari Lors de l'achat d'une Ferrari, pour réaliser un meilleur investissement, le conseil est toujours l'historique, l'historique, l'historique ! Tout comme en immobilier, ce qui fait la valeur d'un bien est sa localisation, sa localisation et sa localisation. Assurez-vous donc toujours que le dossier de votre Ferrari, qui présente son historique et donc sa valeur, soit à jour et complet. Avec cette épidémie du Covid-19, le marché des Ferrari, comme beaucoup voire tous les marchés, va changer. Nous allons passer d'un marché post-spéculation de 2015-2016 où peu de ventes se réalisaient, les vendeurs restant sur des tarifs élevés et les acheteurs cherchant les bonnes affaires, à un marché, peut-être, où les acheteurs feront le marché, s'il y a plus de propriétaires qui souhaitent vendre, pour récupérer des liquidités, que de personnes qui souhaitent acheter (réorientation des budgets vers des achats plus essentiels ou attente d'une baisse plus importante du marché). Dans ce contexte, peut-être souhaiterez-vous vendre votre Ferrari dans quelques mois, pour changer de modèle dans le meilleur des cas, et il est important que le dossier de votre Ferrari soit à jour. Comment vous y prendre ? - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que tous les entretiens effectués sont bien notés. Si vous constatez des oublis, notez de bien demander à les inscrire sur le carnet au prochain entretien. - Vérifier dans votre dossier que vous disposez bien de toutes les factures liées à tous les entretiens que vous avez effectués. Là encore, si vous constatez des oublis, vous pouvez contacter le garage en charge de l'entretien de votre Ferrari de manière à ce qu'il vous renvoie les factures manquantes. - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que vous êtes bien à jour de tous les entretiens qui doivent être effectués sur votre Ferrari, en particulier pour certains entretiens non récurrents à réaliser à un kilométrage spécifique. Si vous constatez un oubli, contactez le garage qui suit votre Ferrari afin de planifier l'intervention. Cela peut aussi être une bonne occasion de planifier un entretien en concession afin d'avoir un tampon officiel récent de la marque en cas de vente dans les mois à venir, si vous effectuez l'entretien habituellement hors réseau. Vous pourrez alors vous renseigner sur une éventuelle garantie Ferrari qui serait aussi un plus en cas de vente. 7. Lire en détails le manuel de votre Ferrari Le manuel, ou plutôt les manuels, de votre Ferrari est très épais, et comme tout guide d'utilisation, il est très rarement lu. Tout au plus le parcourons-nous lorsque nous sommes à la recherche d'une information précise. Cette période de confinement est pour vous l'occasion de prendre le temps de le lire enfin dans son intégralité pour mieux connaitre votre Ferrari dans le détail. Vous y découvrirez sans aucun doute plusieurs éléments dont vous n'aviez pas connaissance à propos de votre Ferrari. Ce sera alors l'occasion de passer un peu de temps avec elle pour vérifier les connaissances que vous viendrez d'acquérir. Vous y découvrirez certaines fonctions cachées en appuyant deux fois sur un bouton, les astuces pour actionner les ouvrants quand la batterie est à plat, le code secret de votre alarme auquel vous n'aviez jamais pensé, etc. 8. Réaliser un check-up de votre Ferrari En attendant de meilleurs jours pour effectuer des sorties avec votre Ferrari, une bonne idée est de réaliser vous-même un check-up de printemps, pour vérifier que tout est bien en ordre avant de la faire rouler. Peut-être avez-vous l'habitude de laisser votre spécialiste Ferrari le faire pour vous. C'est l'occasion de mieux connaître votre Ferrari et de voir par vous-même quel est son état. Peut-être découvrirez-vous de nouveaux petits travaux à réaliser pour qu'elle soit impeccable. Vous pouvez commencer par le contrôle des pneus, de leur niveau d'usure et de leur pression, en passant ensuite par le contrôle des niveaux des différents fluides. Ouvrez le manuel de votre Ferrari pour le faire proprement, car le contrôle des niveaux de votre Ferrari ne se fait pas comme celui de votre voiture familiale. Vous pouvez ensuite rédiger une check-list de tout ce qui vous semble anormal (ou de vos questions pour votre spécialiste Ferrari) en terminant par un tour complet de votre Ferrari pour lister de petits travaux à réaliser au prochain entretien. 9. Embellir votre garage Votre Ferrari mérite un bel écrin, car c'est dans son garage qu'elle passera le plus de son temps et c'est sans doute là que vous la verrez le plus souvent, si vous avez la chance qu'elle soit garée dans le garage de votre maison. Les membres de Ferrarista postent régulièrement sur le forum des photos des embellissements réalisés dans leur garage. Ces sujets peuvent être une bonne source d'inspiration mais aussi de bonnes adresses à utiliser. 10. Sortir votre Ferrari de son garage pour l'admirer Si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas sortir rouler avec votre Ferrari dans cette période de confinement, vous pouvez peut-être quand même la sortir de son garage, si vous avez la place. En temps normal, on ne prend pas souvent le temps d'admirer sa Ferrari sous tous les angles. Quand vous l'utilisez, vous êtes la plupart du temps à son volant. Sinon elle est dans son garage. En la garant dans votre allée ou votre jardin, vous pourrez prendre le temps de l'admirer sous tous les angles, pour vous rappeler comme elle est belle et comme vous avez la chance de posséder cette Ferrari. Vous pourrez en prendre des photos, d'ensemble, de l'intérieur et de détails, pour vous rappeler de ce moment et peut-être pour partager vos photos dans votre sujet de présentation sur Ferrarista. Questions pour que vous nous aidiez à enrichir ce sujet En cette période de confinement, restez chez vous, ne prenez pas de risque pour vous et votre entourage. Nous aurons le plaisir de vous revoir dans quelques semaines lors de nouvelles sorties en Ferrari. Comment vivez-vous cette période de confinement avec votre Ferrari ? Avez-vous pu sortir et faire rouler votre Ferrari ? Laquelle des idées listées avez-vous mise en oeuvre ? Avez-vous d'autres idées à partager aux autres propriétaires de Ferrari ou des précisions à apporter sur les 10 idées présentées ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - le sujet sur "Que faire pour votre Ferrari en période de confinement ?" - Le guide définitif pour bien nettoyer le cuir de votre Ferrari - 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro
  8. 3 points
    La Ferrari 360 Modena a été présentée en 1999 au salon de Genève : il y a juste 20 ans ! Très aimée comme première Ferrari, car accessible, moderne, fiable et avec très peu d'électronique, son anniversaire devait être fêté, pour lui rendre hommage, tant elle compte dans la vie de très nombreux membres de Ferrarista. @Stradale V8 a lancé l'idée et n'a pas compté son temps pour nous proposer un week-end aux petits oignons, jusque dans les moindres détails, pour réunir à Reims 20 Ferrari 360 Modena pour ses 20 ans. Quels moments inoubliables ont été pu être partagés ? Quelles surprises avaient été préparées ? Quels cadeaux d'anniversaire offerts ? Quels souvenirs inoubliables resteront gravés pour les participants ... et le public ? Un anniversaire célébré au champagne La samedi 14 septembre, le roadbook très détaillé menait la longue file de Ferrari 360 Modena dans les beaux paysages de vignes de la Champagne. Les routes sinueuses permettaient d'observer les Ferrari 360 Modena sous tous les angles, de manière exceptionnelle : ce n'est pas tous les jours que vous pouvez admirer une vingtaine de Ferrari 360 Modena qui se suivent. Parfois le chemin croisait d’autres groupes de véhicules anciens, permettant de faire route ensemble, de manière bien sympathique. Le parking privé des champagnes Mercier nous accueillait ensuite pour une visite des caves et une dégustation de champagne. Enfin un arrêt au circuit F1 de Gueux permettait d'immortaliser l'instant avec toutes les Ferrari 360 Modena alignées devant les stands restaurés. De belles photos souvenirs ! Avant le dîner, aux couleurs de la Ferrari 360 Modena, une tombola permettait aux participants, le temps d'un apéritif servi avec un excellent champagne, de remporter de nombreux cadeaux liés à la Ferrari 360 Modena : des timbres, maquettes, documentations, posters d'époque, verres sérigraphiés Ferrari, etc. La ligne droite du circuit de F1 fermée Le dimanche 15 septembre était consacré à la participation au premier "Reims-Gueux Légende", permettant aux amis du Circuit de Gueux de récolter des fonds pour continuer la restauration de cet ancien circuit de F1. Cette édition mettait à l'honneur les Ferrari 156 F1 Sharknose qui ont remporté le G.P. de F1 à Reims en 1961. Le tapis rouge était déroulé pour notre vingtaine de Ferrari 360 Modena, bien complémentaires pour cet hommage à Ferrari. Non seulement nous disposions d'un bel emplacement en plein milieu du paddock, mais nous avons eu la possibilité de rouler à trois occasions sur la longue ligne droite du circuit de Gueux, fermée exceptionnellement à la circulation pour la circonstance. Comme j'étais seul, ces 3 sessions sur le circuit de Gueux ont été autant d'opportunités de faire plaisir en prenant des passagers. Tout d'abord parmi les membres de Ferrarista et ensuite dans le public. Des gens me demandaient simplement, dans la foule qui nous laissait passer jusque la piste, s'ils pouvaient monter avec moi. Quel bonheur inespéré à chaque fois pour eux et donc pour moi de pouvoir faire autant plaisir ! Je me rappelle d'une passagère qui me disait "Oh là là ! C'est incroyable ! Je ne rêvais même pas de monter un jour dans une Ferrari tellement cela me semblait inaccessible ! C'est la première fois !". Donner de telles émotions et souvenirs aux gens, cela n'a pas de prix. C'est fabuleux. De nombreux enseignements entre membres de Ferrarista et sur le monde qui nous entoure Ce week-end a été l'occasion de beaucoup d’échanges entre les propriétaires de Ferrari 360 Modena, dont des informations techniques. Certains participants s’y connaissant bien en mécanique, cela permet de savoir à quoi faire attention sur une Ferrari 360 Modena. Juste un exemple : les vitres électriques ont tendance avec l'âge à se décaler vers l'avant quand elles remontent. Il s'agit de remplacer des supports en nylon (pas chers) dans la portière qui s'usent plus vers l'avant de la portière, ce qui met la vitre de travers. Si le problème n'est pas traité rapidement, c'est tout le joint autour de la vitre qui va s'abîmer et qui coûte désormais environ 900 euros ! C'est aussi l'occasion de discuter avec des personnes qui viennent demander des conseils pour achat d'une Ferrari 360 Modena car elle est perçue et réputée comme la meilleure Ferrari pour un premier achat. Cela fait plaisir de faire profiter de notre retour d'expérience et c'est très intéressant pour un futur propriétaire d'obtenir les conseils de nombreux propriétaires de vive voix, avec le modèle sous les yeux, qui sont déjà passés par cette étape. Les émotions procurées au public sont aussi très importantes à noter : de très nombreux pouces étaient levés au passage de nos Ferrari, avec des sourires et beaucoup de photos prises le long des routes. Très nombreux sont les gens qui viennent les admirer, c'est un convoi exceptionnel. La preuve que nous ne sommes pas dans un monde complètement autophobe où rouler en Ferrari serait mal vu. Il y a toujours beaucoup de passionnés, de gens que les Ferrari font rêver, de gens qui souhaitent franchir le pas et être accompagnés dans cette démarche. C'est avec ce type d'événement que vous pouvez vivre pleinement votre passion et les émotions liées à une Ferrari, en partageant ce plaisir avec des gens qui ont la même envie, le même état d'esprit, de vrais fans de Ferrari, en se créant des expériences et des souvenirs uniques, en prenant beaucoup de plaisir à rouler ensemble, en faisant plaisir au public qui en redemande, sur les bords des routes et sur les événements, en soutenant des actions qui font sens avec votre passion (circuit de Gueux en l'occurrence), en prenant des personnes en baptême ... en étant membre de Ferrarista. Merci Un grand MERCI à @Stradale V8 pour avoir organisé de main de maître cet événement, son premier. Félicitations ! Et un grand MERCI à tous les participants pour l'excellente ambiance qui en a fait un événement inoubliable : @Sergio Modena, @mondial25290, @Vincent993, @Dede01, @kani56, @askim2, @Avenger, @Rudy06, @EF98, @jean91, @Carlos, @David4SS, @Imhoff et @SLI94 ! Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - 5 membres vous font découvrir le 1er meeting national Ferrarista by GdL - 18 membres de Ferrarista à Maranello et aux Mille Miglia 2019 - 65 membres de Ferrarista au Le Mans Classic 2018 - 73 membres de Ferrarista au Grand-Prix de France F1 2018
  9. 2 points
    La Ferrari 430 Scuderia et la Ferrari Challenge Stradale sont les deux premières séries spéciales à moteur V8 produites par Ferrari, auxquelles ont succédé les Ferrari 458 Speciale et Ferrari 488 Pista. Ce sont les versions dépouillées, plus orientées circuit, des Ferrari à moteur V8 central arrière. A ce titre, elles sont relativement rares et recherchées. Depuis quelques années, les Ferrari 430 Scuderia et Ferrari Challenge Stradale sont proposées à des tarifs relativement similaires sur le marché de l'occasion et la question se pose de savoir laquelle prendre. L'idéal étant de prendre les deux, voire les quatre ! Mais s'il vous faut vraiment choisir, voici au moins cinq éléments, s'ils sont importants dans vos critères de choix, qui vous permettront de pencher en faveur de la Ferrari 430 Scuderia. 1. Les performances Les performances de la Ferrari 430 Scuderia sont bien meilleures que celles de la Ferrari Challenge Stradale. Elle le doit en particulier à son moteur. Ferrari est passé d'un moteur historique, optimisé dans ses derniers retranchements, de 3,6 litres de cylindrée avec 5 soupapes par cylindre à un moteur de 4,3 litres de cylindrée avec 4 soupapes par cylindre, soit un moteur 20% plus gros. La puissance du moteur explose, passant de 425 à 510 ch, soit 85 ch de plus, une différence énorme. Le couple passe de 373 Nm à 470 Nm soit 100 Nm de plus ! Là où la Ferrari Challenge Stradale a un moteur pointu, issu de la compétition, qui s'exprime haut dans les tours, celui de la Ferrari 430 Scuderia pousse fort dès les bas régimes. Cela lui permet de repartir beaucoup plus fort. La différence se verra en sortie de courbes lentes en particulier. 2. La boite de vitesses Sur la Ferrari 430 Scuderia apparait la boite F1 Superfast II, qui abaisse les temps de passage des rapports à 60 millièmes de secondes. C'est plus de deux fois plus rapide que la boite F1 qui équipe la Ferrari Challenge Stradale dont les rapports passent en 150 ms au mieux (dépendant de plusieurs paramètres dont le nombre de tours/min, la pression sur l'accélérateur, etc.). Sur la Ferrari Challenge Stradale, la boite peut paraître brutale, pied à fond sur l'accélérateur, haut dans les tours en mode Race, là où elle paraîtra lente, avec les standards actuels, à basse vitesse et faible régime en mode Sport. La Ferrari 430 Scuderia vous proposera une meilleure expérience lors des passages de rapports avec les secousses qui l'accompagnent. En résumé, l'ensemble boite-moteur de la Ferrari 430 Scuderia est exceptionnel et meilleur que celui de la Ferrari Challenge Stradale. C'est normal car elle est plus récente. 3. Les aides électroniques Sur la Ferrari 430 Scuderia, le Contrôle de Stabilité et de Traction (CST) propose une nouvelle logique de contrôle de traction F1-TRAC qui est intégrée au différentiel électronique (e-diff). Grâce à ces systèmes, la Ferrari 430 Scuderia pardonnera beaucoup plus à son conducteur que la Ferrari Challenge Stradale, qui ne propose qu'un anti-patinage ASR, déconnectable. La Ferrari 430 Scuderia vous offre un niveau de sécurité plus élevé. Mais ces aides sembleront trop intrusives pour certains. Il faudra aussi faire attention car ces aides usent très rapidement vos plaquettes de frein (voire vos disques céramiques si vous ne faîtes pas attention) ! Cette partie électronique peut également être sujette à des pannes (changement de la sonde e-diff). Si nous parlons entretien, sur la Ferrari Challenge Stradale vous aurez les courroies de distribution à changer alors que la Ferrari 430 Scuderia est équipée d'une chaine. L'opération est toutefois relativement aisée car une trappe d'accès existe derrière le siège passager. Il ne faut pas descendre le moteur pour accéder aux courroies. L'opération est préconisée tous les 3 ans. Ces autos roulant peu, certains les changent tous les 5 ans. 4. Le confort La Ferrari 430 Scuderia se révèle aussi plus utilisable au quotidien que la Ferrari Challenge Stradale. D'une part, le chassis est plus souple, plus confortable, que le chassis très ferme de la Ferrari Challenge Stradale, dont certains avaient pu se plaindre. C'est un avantage si vous roulez surtout sur route ouverte, en particulier sur des petites routes au revêtement dégradé. Si vous souhaitez un chassis plus rigide, il vous suffit de modifier les réglages d'origine, à la sortie d'usine. D'autant plus que Michael Schumacher a participé au développement de la Ferrari 430 Scuderia et a demandé à ce qu'un bouton de réglage des suspensions soit ajouté. Ainsi la suspension est indépendante des autres réglages : vous pouvez rouler en mode Race avec les suspensions en mode Sport, par exemple. La Ferrari 430 Scuderia est d'ailleurs la première à bénéficier du manettino, en provenance directe de la Formule 1, qui vous permet d'adapter les réglages sans quitter le volant des mains. Sur la Ferrari 430 Scuderia, vous bénéficierez aussi du mode pluie, absent sur la Ferrari Challenge Stradale, qui est alors délicate sur le mouillé, et du mode automatique de la boite de vitesse, dont la Challenge Stradale est dépourvue. 5. Plus de choix Trouver une belle Ferrari 430 Scuderia, selon vos critères, n'est pas facile. Mais Ferrari en ayant produit deux fois plus que les Ferrari Challenge Stradale, il y en a logiquement deux fois plus, en gros, sur le marché. Par exemple, à la date d'écriture de cet article, vous trouvez une douzaine de Ferrari 430 Scuderia en annonces dans La Centrale en France contre 6 annonces pour les Ferrari Challenge Stradale. Mais il faut garder à l'esprit que les beaux exemplaires s'échangent surtout hors annonces. Vous aviez aussi plus de choix dans les options et il est donc plus facile d'avoir une Ferrari 430 Scuderia plus personnalisée. Sur la Ferrari Challenge Stradale, la liste d'options était très courte : bandes carrosserie aux couleurs de l'Italie, harnais, arceau, extincteur, vitres latérales en lexan, cuir, radio. Les premières options de cette liste sont recherchées. Sur la Ferrari 430 Scuderia, la liste d'options est beaucoup plus longues : vous pouviez en plus opter pour des bandes carrosserie différentes, des jantes différentes, le volant à leds, différentes pièces en carbone, etc. En tout une bonne trentaine d'options dont vous pourrez trouver la liste et les prix ici : La Ferrari 430 Scuderia meilleure que la Ferrari Challenge Stradale ? Ce sont cinq des principaux avantages qui permettent de choisir la Ferrari 430 Scuderia par rapport à la Ferrari Challenge Stradale. En connaissez-vous d'autres ? Car la liste n'est pas exhaustive. Ou avez-vous des questions sur des différences entre la Ferrari 430 Scuderia et la Ferrari Challenge Stradale pour vous aider à choisir ? Nous verrons dans un prochain article, quels sont les 5 avantages principaux de la Ferrari Challenge Stradale par rapport à la Ferrari 430 Scuderia, ce qui vous aidera à faire votre choix en fonction des critères que vous privilégiez. Si vous avez aimé cet article vous aimerez aussi : - Essai longue durée : la Ferrari 458 Speciale de 458 - La côte sur 5 ans des Ferrari Challenge Stradale et Ferrari 430 Scuderia - Essai longue durée : la Ferrari 430 Scuderia de Riton
  10. 2 points
    Comment en vient-on à se dire qu'une Ferrari devient un objectif d'achat ? Comment franchir le cap psychologique et comment embarquer votre entourage dans ce projet ? Comment vous entourer pour que le rêve devienne réalité et ne tourne pas au cauchemar ? Comment réaliser cet achat à l'étranger car les beaux exemplaires sont rares ? Toutes ces questions, @Mike051 a dû leur trouver des réponses et son histoire, toute récente, est riche d'enseignements. Il est parti de "une Ferrari même pas en rêve" à une magnifique Ferrari 612 Scaglietti dans son garage, dont il partage le plaisir avec sa famille. Et si son exemple vous inspirait ? @Franck : Hello Mike051. Tout d’abord, peux-tu nous expliquer ton parcours ? @Mike051 : Mon parcours ... je n’en ai pas vraiment ! J’ai toujours été passionné par l’automobile et par le sport auto : F1, Le Mans, Indy, WRC, etc. J’avais, comme beaucoup de ma génération, les posters des Ferrari Testarossa, Lamborghini Countach, Porsche 969 et autres Ferrari F40 dans ma chambre, tout autant que ces mêmes modèles en Bburago 1/18ème. Mais avec une éducation et une culture très « terre à terre », ces voiture d’exception ne constituaient pas un rêve pour moi, et encore moins un objectif ! Je préférais m’axer sur d’autres priorités (maison, enfants, etc….), même si, au fond de moi, je pense aussi que je me mettais plein d’autres priorités pour que l’auto plaisir n’en soit jamais une. @Franck : Tu n’as pas eu d’autos sportives ou de luxe avant ? @Mike051 : Non ! Ma meilleure voiture a été une BMW E91 330D. Tout juste je m’étais accordé un Stage 1 dessus mais rien de plus. Tu vois, c’était light…. @Franck : Qu’est ce qui t’as amené à notre marque favorite ? Quel a été ton cheminement ? @Mike051 : En 2012, dans le cadre de mon job, j’ai été amené à travailler de façon assez intense avec un gars prénommé Franck. De fil en aiguille, nos discussions du midi se concentrèrent sur l’automobile, et malgré nos différences d’approche (lui était pro-Ferrari, moi à l’époque j’étais plutôt pro-Porsche), un point nous unissait : la passion automobile. Bon….ce gars… était tout de même très « piquouzé » Ferrari puisque je découvris qu’il était créateur et modérateur du principal forum dédié Ferrari français : Ferrarista !!! :-) De là, et malgré la difficulté de notre projet pro, une amitié s’est créée. Une amitié qui débouchera sur un coup de téléphone début Mai 2016 « Mon équipier ne peut finalement pas venir à notre voyage à Maranello. Souhaites-tu te joindre à moi pour ce trip Ferrarista ? ». Sur le coup étonné, j’accepte, même si je n’en attendais pas grand-chose : toujours très axé sur la marque de Stuttgart, je ne perçois pas encore d’émotion particulière à partir à Maranello, juste la possibilité de découvrir un autre monde et curieux de découvrir des « Ferraristes », même si pour moi ces derniers étaient certainement des gens hautains et qui n’allaient pas m’accepter parce que je ne suis pas de leur « caste. Et ce fut la révélation ! Certes je fus assez timide et impressionné durant ce voyage, mais je me suis pris plein d’émotions pendant le séjour : tout d’abord par ces membres, dont je percevais l’excitation à faire « enfin » leur connaissance ou bien à se revoir, à faire référence à des anecdotes vécues en ligne, à se remercier pour les coups de mains donnés. Certains qui m’ont même permis de prendre le volant de leurs autos ! Cet esprit chaleureux de communauté, d’entraide, rempli de simplicité et de bon vivant m’a impressionné, l’antithèse de ce que je m’étais imaginé ! Ensuite, avec cette ambiance, cela m’a ouvert les yeux au fil de la semaine sur la marque, pour terminer en apothéose le dernier jour lors de la visite de l’usine. En tant que féru de F1, se retrouver dans le bâtiment F1 Corse Clienti entouré d’une trentaine d’anciennes F1, ce n’est pas rien …. Ce dernier jour, j’étais aussi ému qu’un afficionados de la première heure alors que je ne m’intéressais réellement à la marque que depuis 4 jours ! Je suis revenu piqué de rouge, et surtout, les discussions avec les membres m’avaient démontré qu’une Ferrari n’était pas du domaine de l’inatteignable : cela pouvait non seulement être un rêve mais aussi devenir un objectif ! Par ailleurs, et même si rouler en Italie avec une Ferrari est un cas un peu particulier, j’ai découvert qu’avoir une Ferrari c’est avoir un instrument de bonheur dans les mains, non seulement pour soit mais aussi pour les autres. Cet instrument génère des « bananes » et des pouces levés partout où il passe. Dans notre monde où l’on ne parle que de crises et de mauvaises nouvelles, j’avais découvert un moyen de créer du plaisir et des sentiments positifs autour de moi. Avec du recul, je peux donc dire que c’est l’état d’esprit Ferrarista qui m’a permis de m’ouvrir à la marque, et non l’inverse. @Franck : C’était en 2016. Nous sommes maintenant en 2019 : qu’as-tu fait durant ces 3 ans ? @Mike051 : Très rapidement à notre retour, posséder ma Ferrari est donc devenu un objectif. Nous avions d’autres projets en cours (gros travaux ayant nécessité un déménagement) : cela ne pouvait être que du moyen terme. Qu’à cela ne tienne, cette phase allait être consacrée à l’étude du marché, et à la définition du budget. Et chose la plus importante pour moi : j’avais du temps pour embarquer ma femme dans ce choix. En effet, vu notre situation, je savais que cela allait nécessiter des efforts conséquents à notre niveau, et qui plus est pour un achat qu’elle jugerait au départ « futile ». Il ne fallait donc pas que je force les choses mais bien que j’en fasse un projet commun. On a alors commencé à aller à des évènements auto, à aller voir des autos en vente, et progressivement elle a compris que c’était ma passion (ça elle le savait déjà), mais aussi mon objectif. Elle ne m’a imposé qu’une seule chose au final : que ce soit une bonne excuse pour sortir plus en famille, donc une 4 places (j’ai 2 enfants, actuellement 9 et 5 ans). Assez rapidement, nous avons donc ciblé trois autos : la Maserati Granturismo, la Ferrari 456MGT et 612 Scaglietti. Un essai de la Ferrari 456MGT lui a fait dire qu’elle ne se sentait pas complètement en sécurité malgré sa ligne sublime, j’ai donc assez vite écarté cette piste, non sans avoir été assez loin avec l’une d’elle qui s’est révélée assez douteuse. Cette expérience m’a permis de creuser le dossier, passer des appels, faire des vérifications, bien épaulé par les conseils de membres de Ferrarista. Cela m’a permis de comprendre qu’un achat de ce type ne s’improvisait pas et nécessitait des comportements différents de ceux pour une « daily ». Pour la Maserati Granturismo S, là…ma femme a eu un vrai coup de cœur : plus de place à l’arrière pour les enfants, et celle qu’on a essayée avait un intérieur rouge corail surpiqures blanches du plus bel effet. Elle a craqué pour cet intérieur et m’a dit banco. Heureusement pour moi, elle n’était pas au top au niveau entretien (2 entretiens en 10 ans !), ce qui m’a donné l’argumentation pour ne pas aller plus loin et entamer des recherches sur celle qui était ma vraie cible : la Ferrari 612. La Ferrari 612 Scaglietti, je la connaissais depuis sa sortie bien sûr, mais je la trouvais trop « paquebot », pas assez Ferrari en quelque sorte, surtout après la plastique superbe de la 456. Mais lors de notre voyage de Maranello 2016, une 612 en vente chez le concessionnaire de Modène m’intriguait à chaque fois que nous passions devant : elle me captait. Le dernier jour, devant mes exclamations répétées, Franck m’a dit « Allez, on s’arrête ! On va la voir ta Scaglietti ! ». Intimidé au premier abord à l’idée d’entrer pour la première fois dans un garage Ferrari, je fus subjugué par ce modèle, qui s’avérait être une magnifique version One-To-One. De plus près, je lui ai trouvé beaucoup de codes stylistiques historiques de Ferrari, et une ligne néo-rétro qui me correspondait finalement bien : ni tout jeune, ni tout à fait vieux. Retour en 2018, le hasard fait que je donne un coup de main à 2 membres du forum pour la recherche de leur auto (une Stradale et une….612 One-To-One), et en retour ils m’ont partagé beaucoup d’infos sur leur achat, ce qui m’a permis d’avoir deux expériences concrètes d’achat d’une Ferrari : comment s’y prendre, comment vérifier l’historique, mise en relation avec une concession officielle pour organiser un check-up de l’auto, façon d’aborder la négociation, rapatriement depuis l’étranger, les immatriculations étrangères, etc…. En vivant par procuration (y compris les émotions !) ces deux achats, j’avais acquis de l’expérience. Et j’ai compris que pour un achat réussi, il fallait prendre son temps, et s’appuyer sur un réseau comme celui de Ferrarista pour nous aider à obtenir les bonnes informations et les bonnes vérifications. Puis, début 2019, le budget pour une Scaglietti 2005-2006 étant rassemblé, on pouvait se lancer dans les recherches actives, cette fois-ci pour moi, pour MA Ferrari : si possible une pack HGTC pour profiter des belles vocalises sortant de l’échappement sport et avoir des jantes 19 ou 20 pouces plus harmonieuses je trouve que les standards en 18. On a été en voir 4 ou 5 en région parisienne, mais cela n’a pas été concluant. Une cependant a retenu notre attention – une HGTC-, mais probablement à cause d’un stockage trop long en plein soleil beaucoup de coutures d’éléments en cuir avaient sauté, ce qui supposait un budget sellier conséquent. Pour une première acquisition, je ne souhaitais pas partir dans ce type de projet. Dans le même temps, je remarque en Allemagne une version « One-To-One » un peu plus cher, mais finalement pas beaucoup plus quand on considérait le budget sellier de la précédente. J’ai donc pris un billet d’avion pour aller la voir, après avoir pris les renseignements de son historique et ses entretiens. Ce ne fut pas concluant, pour plein de raisons : - Tout d’abord psychologiquement : je n’étais pas encore prêt à franchir le pas. Je savais que pour sauter les barrières que je m’imposais, il fallait que ce soit le cœur qui parle et non le cerveau, et mon cœur ne pouvait pas parler par la stupidité du pro qui n’avait pas prévu de me faire essayer l’auto « vous l’essaierez le jour où vous l’achèterez ! » - Ensuite parce qu’elle nécessitait pas mal de vérifications : le pro n’était pas un spécialiste Ferrari (il pensait que la One-to-One était la phase 2 des Scaglietti), le véhicule n’avait pas roulé depuis plus de 2 ans, et j’ai découvert une fuite d’huile qu’il n’avait soit disant pas vue… Je souhaitais lui faire faire un check-up dans la concession officielle la plus proche, Mulhouse (merci au passage au membre qui m’a mis en relation avec le responsable de l’atelier, qui s’est montré très coopératif et volontaire). Enfin….les couleurs ne plaisaient pas à Madame. Et oui, vous aviez presque oublié cet élément essentiel de mon achat ! Là encore, même si j’étais très déçu, cela m’a permis de progresser encore dans mes réflexes : faire appel à son réseau pour maximiser les contrôles et vérifications, bien annoncer dès le début (ie : avant de prendre ses billets d’avion) que l’on vient pour voir et essayer l’auto, etc. Et puis, quelques jours après l’échec de celle-ci, une autre s’est présentée, la même mais en mieux : en concession officielle (donc plus simple pour effectuer les contrôles), un kilométrage plus faible mais régulier (26 000 kilomètres), distribution faite, un intérieur rouge que Madame ne pouvait pas ne pas aimer. Dans les hics, c’est qu’elle était en vente à Prague, et suite à appel, il s’avérait que c’était une deuxième main Tchèque, la première étant … russe. La partie pourrait paraitre complexe, mais m’appuyant sur les expériences passées, je me suis contenté d’avancer de façon pragmatique. Et au final, j’ai eu de bonnes surprises : - Elle a été acquise neuve à Moscou. Ce n’est donc pas un véhicule européen ayant transité par l’est (j’y reviens plus tard), mais bien un véhicule qui a été utilisé 7 ans à Moscou. J’ai d’ailleurs retrouvé des photos de spotters d’elle sur cette période. - Un entretien parfait : 8 entretiens en 9 ans (6 à Moscou, 2 à Prague) : l’entretien en Russie a été confirmé par téléphone auprès de la concession moscovite, qui s’est d’ailleurs montrée très compréhensive et très ouverte quant à ma démarche de vérification. L’achat en Russie et le rapatriement à Prague a été opéré par la concession officielle de Prague, celle-ci ayant été mandatée par un de ses bons clients pour lui trouver une 612 avec intérieur rouge : avant de la vendre, la concession l’a donc achetée 2 ans auparavant : elle connait donc bien le véhicule et a fait les vérifications quant à son historique Russe. Seul bémol : une usure plus importante que la moyenne des CCM. Cependant rien de catastrophique (ie : pas d’échéance court-terme), cela me laissera du temps pour trouver la bonne solution (et les membres Ferrarista ont montré qu’il existait plusieurs solutions, notamment le resurfaçage, comme pour les avions). Donc pour moi, rien de rebutant, il faut juste le prendre en compte et le prévoir, et le tarif de l’auto prenait en compte cet élément. @Franck : Quels sont les points particuliers que tu as pris en compte lors de cette recherche ? @Mike051 : Les mêmes que ceux déjà évoqués par l’ensemble des membres lorsqu’on s’intéresse à leur parcours et achat. Tout d’abord comprendre les forces et faiblesses du modèle visé. Cela permet d’étudier tout particulièrement les points faibles lors d’une visite d’un modèle et de voir s’ils ont déjà été traités. La Ferrari 612 Scaglietti semble relativement épargnée par les défauts de conception. Seuls les points habituels liés au poids de l’auto sont à surveiller : rotules et silent-blocs. A noter que c’est un modèle qui, vu son poids, semble user plus que d’autres modèles ses disques de freins, et même lorsque montée en CCM. J’ai vu plusieurs modèles avec un ratio de 2 à 3% par 1 000 kilomètres au lieu du ratio à priori habituel de 1% / 1 000 kilomètres. Ensuite, il faut absolument comprendre l’historique, qu’il soit cohérent et limpide, et qu’il soit vérifié avec une concession (avoir un réseau de membres aide à contacter les bonnes personnes et à être pris au sérieux sur sa démarche). Il faut aussi que l’auto ait roulé régulièrement, et qu’elle possède des preuves d’entretien régulier (concession ou pas concession, c’est surtout pour moi la compétence du garage qu’il faut étudier). Et enfin, un dernier élément que les membres disent tous, mais qu’il est difficile de percevoir tant qu’on ne l’a pas vécu : laisser parler son cœur et laisser son feeling nous guider. J’ai vu un certain nombre de modèles. A chaque fois, cela freinait sur différents points et je n’arrivais pas à me décider, tout simplement parce que ce n’était pas les bonnes. Je peux vous assurer que lorsque je l’ai vue en annonce, lorsque j’ai échangé avec le garage, et surtout quand je me suis retrouvé devant elle, je savais que c’était ELLE. « Ca doit venir de l’intérieur », pour parodier un certain film… @Franck : J’en déduis que cela s’est fait vite ? @Mike051 : Oui. J’ai été le premier à appeler. Le garage tchèque m’a transmis au fil de l’eau toutes les informations que je demandais, y compris les checks que je demandais (ex : taux de compression), que j’ai envoyés à des membres Ferrarista et à mon futur garagiste pour validation préalable. Ses explications étaient limpides, et mes vérifications concluantes. En outre il a été très précis sur ses quelques défauts. J’ai donc rapidement pris un billet d’avion, en précisant bien cette fois-ci que je voulais l’essayer sur route et qu’il faudrait la monter sur le pont ! En arrivant à Prague, bien que non préparée encore, elle était en très bon état : cuirs impeccables, quelques éléments de carrosserie repeints : pare-chocs, etc. Elle était absolument telle que la concession me l’avait décrite, ce qui m’a conforté dans mon feeling et mon opinion. La négociation s’est faite rapidement. J’y ai notamment inclus la correction d’un certain nombre de petits défauts. 3 semaines après, j’étais à nouveau à Prague pour prendre possession de l’auto et revenir avec par la route (1 050 kilomètres) dans la journée. Intense journée, mélange d’émotions mais aussi de stress (je suis un grand stresseux) : bouchons gigantesques par 37°c en Allemagne, orage intense sous 12°c en France, etc…. Mais le soir, « Gina » était dans le garage, avec une bouteille de Champagne assortie aux couleurs de l’auto et 2 coupes délicatement posées sur son toit électrochromique en attendant l’arrivée de Madame. J’ajoute un dernier élément, puisque cela m’a été demandé par des membres : la particularité d’acheter dans un pays de l’Est. - Tout d’abord, la République Tchèque (comme la Hongrie) sont des pays historiquement assez occidentaux. Il y a donc moins de différences culturelles à mon sens qu’avec d’autres pays plus à l’Est. Par ailleurs, dans mon cas, ce n’est pas une auto occidentale qui a transité par l’est (où là on peut penser que cela a été un moyen de court-circuiter les procédures de contrôle d’expert que nous avons), mais une auto acquise dans une concession officielle de l’Est, qui plus est avec un entretien complet et vérifiable en concession. De toutes façons, n’ayant pas connaissance des spécialistes dans ces pays, je n’aurais pas acquis un véhicule entretenu ailleurs que dans le réseau officiel. - Sur la partie administrative, la République Tchèque gère les immatriculations comme l’Allemagne : fourniture de plaque temporaire tchèque (valable 1 mois) avec assurance au tiers (pensez à prendre votre assurance tout risque en plus, surtout si vous la ramenez par la route, votre assurance n’a aucun mal à prendre en compte une immatriculation autre que française, ou à défaut le VIN). Le garage possédait un compte en euros, ce qui m’a permis de faire le virement directement sans conversion. Ce dernier a mis 3 jours pour être effectif. Le contrat de vente a été rédigé en anglais. La facture était en tchèque, mais n’a pas posé de soucis de compréhension à mon service des impôts pour l’établissement du quitus fiscal. - Enfin, ne pas oublier que dans mon cas, sa 2ème main étant tchèque, pas de réception isolée auprès de la DRIRE à prévoir, ni de TVA puisque l’auto provient d’un pays européen. A noter que l’auto venant initialement de Moscou, j’ai demandé au garage à ce qu’il me confirme que les autos vendues sur ce marché étaient bien en spécifications européennes, ce qui est le cas. @Franck : Et maintenant ? @Mike051 : Et maintenant tout est à faire ! Planifier des WE en famille, réfléchir et mettre en place le plan d’entretien et d’amélioration de l’auto sur le long terme (CCM donc, mais aussi quelques autres éléments que je souhaiterais améliorer ou restaurer). L’objectif court-terme est cependant l’obtention de son immatriculation définitive. Si cela intéresse nos membres, un second article focalisé sur la procédure d’import d’un véhicule provenant d’Europe sera réalisé. @Franck : que me dirais-tu aujourd'hui si, n’ayant pas de Ferrari, cette marque présentait un intérêt certain pour moi ? @Mike051 : Déjà en premier, de t’inscrire sur Ferrarista : de découvrir cette communauté, d’aller rencontrer ses membres durant les nombreux évènements organisés. C’est le meilleur moyen de savoir si tu adhères à cette mentalité et cette marque. Ensuite, d’utiliser cette communauté pour te faire une opinion de chaque modèle, leurs caractéristiques, leurs points singuliers. En parallèle, se renseigner sur le marché en s’abonnant aux sites d’annonces. Enfin, avec toutes les bonnes pratiques acquises, se lancer et étudier de façon pragmatique chaque opportunité, en utilisant le réseau des membres pour t’aider dans ta démarche et tes réflexions. Comme dit à de multiples reprises, un tel achat ne peut se comparer à celui d’une « daily », Ferrarista et ses membres sont le meilleur moyen pour faire le bon achat ... et contribuer aux bons achats des autres. Car c’est ça la force d’une communauté : recevoir et donner. J’ai maintenant hâte de pouvoir m’inscrire aux prochains évènements et de vivre pleinement ces bons moments, à commencer, je l’espère, par le voyage à Maranello et le 2ème meeting national Ferrarista. -- Un grand merci @Mike051 pour ce retour d'expérience très détaillé. Qu'aimeriez-vous savoir de plus sur achat d'une Ferrari 612 Scaglietti ? Aimeriez-vous qu'il vous détaille les formalités pour immatriculer une Ferrari étrangère ? Quelles sont les réflexions que vous vous êtes faîtes en lisant cette histoire ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Essai longue Durée : la Ferrari Challenge Stradale de Dragon1964 - Essai longue durée : la Ferrari 488 Pista de 458 - Essai longue durée : la Ferrari 612 Scaglietti de Pierre Le Grand - Essai longue durée : la Ferrari F12 de Trois Cinquante Cinq
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    Pour la première fois, nous avons participé, avec 16 membres de Ferrarista, aux Finali Mondiali 2019 organisés par Ferrari sur le circuit du Mugello. Nous sommes partis 5 jours, du 23 au 27 octobre 2019, pour en profiter pour visiter l’usie à Maranello. Cet événement Ferrari vaut-il le déplacement ? A quelles activités avez-vous vraiment accès sur place ?Quels tickets prendre pour en profiter au mieux ? Quelles autres activités planifier afin de profiter pleinement de votre voyage ? Faire ce voyage, c’est sortir pendant 4 ou 5 jours de votre quotidien, de vos problèmes, pour vivre au cœur de la passion de l’automobile sportive italienne. Vous en profitez bien plus quand vous partagez cette expérience avec d’autres passionnés. Vous y ajoutez de belles rencontres et une excellente ambiance entre passionnés, qui échangent sur cette expérience vécue en commun. Parmi les membres qui ont participé à l’ambiance inoubliable de ce voyage, il y avait entre autres @dpr, @Dede01, @Romano456, @AR69, @jpp2306, @Lilrow, @Titisport68, @JO348GTB, @mvagusta, etc. Les courses Les Finali Mondiali, ce sont d’abord, comme leur nom l’indique, les Finales Mondiales des courses du Ferrari Challenge. Le samedi vous assistez aux finales par région : Europe, Amérique et Asie. Les finales mondiales se déroulent le dimanche. Ces épreuves sont très disputées, avec beaucoup de spectacle sur la piste, des dépassements, des sorties de piste, des safety car, de grands écrans pour ne manquer aucune action, etc. Sur le circuit du Mugello, vous pouvez bien profiter du spectacle, car vous bénéficiez facilement d’une vue panoramique. Par exemple, depuis le haut de la tribune centrale, vous pouvez voir ce qui se passe dans les paddocks et sur toute la longue ligne droite des stands, et en vous tournant vous voyez l’enchaînement de virages qui mènent aux stands, dont deux épingles. Mais il est aussi facile de vous positionner en hauteur autour du circuit et de profiter d’une vue panoramique sur la majeure partie du circuit. Beaucoup de spectateurs restent d’ailleurs en dehors de l’enceinte du circuit pour profiter de ces vues magnifiques, avec le circuit et les monts environnants. Entre chaque course se déroulent des sessions du programme XX, avec les Ferrari FXX, 599XX et FXX-K (et leurs évolutions) ou des sessions du programme F1 Clienti ou avec les Ferrari de GT Compétition. Evidemment, sur un tel circuit, les Ferrari XX et les F1 sont très impressionnantes. Leur son se réverbère dans les tribunes et les montagnes environnantes et vous donne des frissons. Et elles vont vraiment très vite ! C’est tellement mieux de voir toutes ces autos sur circuit que dans un hangar ou un musée ! Les expositions Les Ferrai Finali Mondiali, ce ne sont pas que des courses. Loin de là. Ce sont aussi des expositions très intéressantes, à commencer cette année par celle célébrant les 90 ans de la Scuderia Ferrari. Sous un énorme chapiteau très bien décoré et mis en lumière, vous pouvez admirer des dizaines de Ferrari retraçant l’histoire de la Scuderia Ferrari, depuis la première Alfa Romeo 8C 2300 engagée en compétition sous les couleurs de la Scuderia Ferrari jusque la toute dernière Ferrari 488 GT3/Challenge 2020, en passant par de très nombreuses Formules 1 de toutes les époques. Au sein de cette exposition sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, vous profitez d’une exposition sur les 70 ans de participation de Ferrari aux 24 heures du Mans. Vous pouvez admirer la Ferrari 330 P4, la Ferrari 512S, la Ferrari 512BB LM, la Ferrari 250 GTO, la Ferrari 250 GT SWB, la Ferrari 250 TR, la Ferrari 250 LM, etc. Sous un chapiteau adjacent, toute la gamme Ferrari actuelle vous est présentée, dont les toutes nouvelles Ferrari 812 GTS, Ferrari F8 Spider et Ferrari SF-90 Stradale. Vous pouvez monter dedans si vous disposez du pass VIP (ou sur présentation de votre carte grise si pas trop d’affluence). C’est toujours très intéressant, pour un passionné, de monter dans ces autos à diffusion limitée quand elles viennent juste de sortir et voir comment la marque évolue. J’ai trouvé l’assise dans la Ferrari SF-90 Stradale, très basse et très allongée. Vous passez dans une autre dimension avec tous les écrans du tableau de bord remplis d’animations et de possibilités. A l’opposé, une Ferrari 812 GTS est bien plus classique et luxueuse. Autre lieu à visiter, même s’il ne s’agit pas d’une exposition à proprement parler : le parking Ferrari. Il est réservé aux propriétaires de Ferrari et est le parking le plus proche du circuit. Vous pouvez y admirer aussi bien des anciennes du type Ferrari BB512 ou Ferrari F40, que des très récentes comme la Ferrari F8 Tributo ou des Ferrari 488 Pista. Comme il y a des dizaines et des dizaines de Ferrari présentes, tout passionné de Ferrari y trouvera du plaisir, avec des Ferrari rares ou avec des combinaisons de couleurs ou d’options originales. Les paddocks sont aussi très intéressants à visiter. Vous pouvez parcourir les paddocks des différentes équipes du Ferrari Challenge, pour les voir travailler sur leurs autos. Vous y découvriez aussi les Ferrari 812 Superfast servant aux baptêmes sur circuit ou les six Ferrari Monza présentes dans différentes livrées. Pour entrer dans les stands du bord de piste où sont garées les F1 et les autos du programme XX, vous devez disposer du pass VIP. Sinon vous ne pouvez que les admirer de loin, derrière les barrières. C’est dans ces paddocks et les expositions autour que vous avez le plus de chance de rencontrer des personnalités : des pilotes comme René Arnoux ou des responsables de Ferrari comme Enrico Galleria, le directeur commercial de Ferrari, ou Lapo Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli et frère du président de Fiat, ancien directeur marketing de Fiat et créateur du Ferrari Tailor Made. Circuit et accès Le circuit du Mugello est magnifique, situé dans les beaux paysages de la Toscane, près de Florence. Les paysages, comme le circuit sont très vallonnés. Avec un grand ciel bleu et une température de 25°C pour une fin octobre, les conditions étaient idéales, comme de belles journées d’été. L’accès au circuit et au parking gratuit est facile. Il n’y a que le dimanche, où beaucoup plus de monde est présent, que nous avons eu un bouchon de 10 minutes pour accéder au parking. Les gens se garaient au bord de la route, alors qu’il suffisait d’attendre un petit peu pour accéder au parking vraiment loin d’être plein et beaucoup plus proche. En prenant les billets et parking gratuits, vous voyez tout ou quasiment. C’est la fête de Ferrari et on comprend qu’avec toutes ces activités gratuites la marque continue à développer le nombre des tifosi. Avec un billet VIP, vendu 280 euros par personne (sans les options comme le parking Ferrari), vous pouvez entrer dans les stands des F1 et du programme XX, très intéressant, tout comme accéder au bord de piste. Vous pouvez entrer dans les Ferrari de la gamme actuelle (possible aussi en présentant votre carte grise) et vous avez accès aux boissons à volonté. Vous avez accès aussi au buffet du déjeuner, avec vue sur la piste. Sinon, vous ferez la queue devant un des nombreux truck-food ou dans le restaurant self-service du circuit. A chacun de voir ce qui lui fera le plus plaisir. Visites à Maranello avant les Finali Mondiali Faire le déplacement jusqu’au Mugello, en Toscane, représente un bout de chemin. Autant en profiter pour visiter des lieux mythiques dans la région de Modène, située en gros une heure avant le Mugello. Elles vous apportent une vision globale de l’univers Ferrari. La Collection Righini Nous avons commencé, avant de nous rendre au Mugello, par visiter la collection Righini. Il s’agit d’une collection privée, difficile d’accès, réalisée par M. Righini sur les 60 dernières années. Elle comprend beaucoup de modèles très rares, comme la toute première Benz produite. Les autos sont reparties dans trois pièces distinctes : d’abord les modèles jusque la seconde guerre mondiale, ensuite les autos d’après-guerre et enfin les autos vraiment très exceptionnelles. Dans les autos d’après-guerre, vous pouvez admirer une Ferrari Daytona, une Ferrari 275 GTB, la 8ième Lamborghini produite, une Lamborghini 350 GT bleu pâle, une Alfa Romeo 8C des années 2000, une Alfa Romeo TZ, etc. Dans le dernier box, vous découvrez l’Alfa Romeo 8C 2300, la première auto à arborer le célèbre cheval cabré de la Scuderia Ferrari, il y a 90 ans. Juste à côté, se trouve l’Auto Avio Costruzioni 815, la première voiture construite par Ferrari en 1940, qui ne pouvait à l’époque, par contrat avec Alfa Romeo, pas encore utiliser son nom. Seuls deux exemplaires ont été construits. Face à ces deux autos exceptionnelles dans l’histoire Ferrari, la magnifique Fiat V8 de l’avocat de la famille Agnelli, et une très belle Lancia Stratos bleue. Musée et usine Pagani La visite chez Pagani commence désormais par un film de 10 minutes dans lequel un ami d’enfance d’Horacio Pagani raconte son histoire. C’est très intéressant chez chaque constructeur de connaître la genèse, le pourquoi. La visite se poursuit par le musée, bien fourni pour une marque qui vient de fêter ses 20 ans. Il retrace toute l’histoire d’Horacio Pagani depuis ses premières maquettes en bois à l’âge de 6 ans. Le meilleur est gardé pour la fin, avec la visite de l’usine. Vous pouvez alors voir une bonne vingtaine de modèles dans différents stades de fabrication, ainsi très souvent que des nouveautés ou raretés. Cette fois-ci une Zonda Barchetta annoncée comme la dernière Pagani Zonda. Aucune chaine de montage, mais c’est encore plus tout le travail sur le carbone qui est mis en avant, comme dans aucune autre usine, et le souci du détail. Une très bele visité, comme à chaque fois. Fabio Lamborghini Après la visite de Pagani, nous avons eu le plaisir de déjeuner avec Fabio Lamborghini. Fabio Lamborghini est le neveu de Ferruccio Lamborghini et a été le directeur du musée Lamborghini pendant 20 ans. Il connait donc très bien l’histoire de la marque et sait aussi vous la raconter. Il nous a invité dans une ancienne demeure italienne, située juste à côté de l’usine Lamborghini, transformée en restaurant pour accueillir des événements. Dans ce décor historique, avec un repas italien typique de la région de Bologne, l’histoire de Lamborghini depuis l’origine, racontée par un membre de la famille, prend une toute autre dimension. Beaucoup d’anecdotes permettent de mieux comprendre le contexte et le personnage de Ferruccio Lamborghini. Par exemple celle où Ferruccio se fait arrêter par les Carabinieri pour excès de vitesse et leur tend ses papiers et ses clefs en leur disant « Prenez les clefs, essayez la voiture et vous me direz s’il est possible de rouler plus lentement avec une telle auto ! ». Musée et usine Lamborghini La visite de l’usine Lamborghini, et de son musée, industrielle et chronométrée, prend alors une autre couleur. D’une part vous avez envie de plus aimer la marque, maintenant que vous connaissez mieux ses origines et avez passé un long moment avec un membre de la famille. D’un autre côté, la rigueur froide germanique vous fait penser que ce n’est plus la même chose. Mais, croiser à la fin de la visite Stefano Dominecali, actuel CEO et ancien directeur de la Scuderia Ferrari, qui répond à votre bonjour avec un grand sourire, vous donne espoir sur une passion italienne toujours présente. Toni Auto et TubiStyle Nous avons également visité le garage Toni Auto de Maranello, situé juste à côté de l’usine. C’est une véritable caverne d’alibaba, avec toujours des merveilles en entretien ou en restauration. Cette fois-ci vous pouviez y voir une Ferrari F40, 2 Ferrari 275 GTB, une Ferrari 250 cabriolet, deux Testarossa, deux Ferrari F355, etc. Ils nous dépannent toujours 2 ou 3 Ferrari du groupe, parfois juste un bruit dont l’origine n’avait pas été trouvée ailleurs et qu’ils trouvent en une demi-heure. En nous rendant ensuite chez TubiStyle, une Ferrari SF-90 Stradale camouflée s’insère dans notre convoi. C’est intéressant, une première, de rouler avec une Ferrari SF90 Stradale. La visite chez TubiStyle débute avec une Ferrari 488 Pista pour laquelle ils viennent de produire un échappement spécifique pour un client. Ils nous démarrent le moteur pour entendre le son. Nous voyons ensuite une Ferrari 250 GT California pour laquelle Ferrari Classiche leur a demandé de refaire un échappement. Comme pour tout autre modèle, ils commencent par faire un gabarit à partir de l’échappement d’origine, pour fabriquer ensuite un échappement qui s’installera parfaitement. Ils travaillent ensuite le son à l’oreille car aucun document n’existe sur l’échappement d’origine. Nous visitons aussi les productions réalisées en première monte pour Ferrari, sur les Ferrari Portofino et GTC4Lusso entre autres, puis les produits aftermarket pour les particuliers. Nous découvrons le processus complet de fabrication depuis la feuille d’aluminium en magasin, les opérations de cintrage, de soudure, de polissage, de colissage, etc. Avec TubiStyle, nous avons également visité la fabrication des réservoirs d’essence, réalisée juste en face, dans une autre usine du groupe Duerre. Ils fabriquent des réservoirs pour toutes les marques de supercars : Ferrari, Aston Martin, Lamborghini, Bugatti, Pagani, etc. Il s’agit de réservoirs très technologiques avec beaucoup de capteurs à tester (anti-retournement, anti-débordement, etc.) et spécifiques au modèle selon la place disponible. Chaque réservoir est testé pour vérifier son étanchéité. Usine et musée Ferrari Le graal est la visite de l’usine Ferrari à Maranello. Plusieurs Ferrari SF-90 Stradale tournaient dans les rues de l’usine à notre arrivée et il est rare d’en voir rouler, encore plus d’en voir rouler plusieurs en même temps. Ensuite, nous avons débuté par la visite des chaînes d’assemblage : usinage des pièces moteur, montage des moteurs, qui a été très automatisé depuis peu (les V8 et les V6 pour Maserati), lignes d’assemblage des Ferrari. La visite s’est poursuivie par Ferrari Classiche, qui était difficile à voir jusqu’ici,. L’espace semble avoir été aménagé depuis, avec des zones à ne pas dépasser marquées au sol, afin d’accueillir plus de visiteurs. C’est une bonne idée en terme de marketing, pour montrer le savoir-faire et attirer plus de clients. Nous avons visité ensuite les département F1 Clienti et XX Programme, puis la Scuderia Ferrari. C’est très intéressant mais il y avait moins d’autos présentes que d’habitude à cause des Finali Mondiali au Mugello et du Grand-Prix de F1 au Mexique. A la Scuderia Ferrari, nous pouvons voir 3 zones : celle des box d’assemblage des F1, celle du contrôle de la qualité des pièces provenant des sous-traitants, et celle du montage des systèmes électriques et électriniques (dont le volant). Nous avons terminé par la visite du département Tailor Made dans le Centre de Style Ferrari. Il est situé dans un bâtiment très récent, dont je pense que les visites viennent de débuter, car jamais fait auparavant. Il s’agit là encore d’une bonne idée marketing : si vous y faîtes passer tous les propriétaires venant visiter l’usine, vous avez plus de chances, après leur avoir montré les différentes possibilités, qu’ils demandent un Tailor Made sur leur prochaine Ferrari. Il y a l’embarras du choix parmi les possibilités de personnalisation offertes. A la fin de la visite, nous avons reçu un billet pour visiter le musée Ferrari de Maranello, ainsi que la traditionnelle revue Ferrari, et pour les propriétaires (et c’est inédit), un presse papier Ferrari. Ce presse-papier est soit un scudetto de la Scuderia Ferrari, soit une sculpture en forme de Ferrari. Ils sont à priori en vente pour 170 euros au Ferrari Store. Le musée Ferrari de Maranello est le plus intéressant des deux. Celui de Modène, que nous avons visité aussi, contient peu de Ferrari, dont une majorité de modernes de moins de 20 ans d’âge. Au musée de Maranello, vous pouvez voir les supercars (Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari Enzo et Ferrari LaFerrari), la Ferrari P80/C, dernière one-off produite, le hall des champions avec les F1 les plus emblématiques et les trophées associés, ainsi qu’une rétrospective sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, avec de nombreux modèles intéressants. Les meilleurs moments Pour quelqu'un qui effectue ce voyage pour la première fois, c'est fabuleux : toutes ces usines de sportives italiennes, ces musées, ces personnages connus, ces premières, ces rencontres, l'ambiance du groupe, rouler avec d'autres Ferrari, les bons restaurants, les paysages magnifiques, les beaux hôtels, etc. Quand vous l'avez déjà fait plusieurs fois, vous remarquez surtout ce qui est différent et rare : la collection Righini, la rencontre avec Fabio Lamborghini, les visites de Ferrari Classiche et du Tailor Made, les 90 ans de la Scuderia Ferrari, La Ferrari SF90 Stradale dans laquelle j'ai pu monter et les Finali Mondiali, qui valent vraiment le déplacement pour tout passionné de Ferrari, d'autant qu'il ne se déroule pas tous les ans en Europe. Mais aussi le groupe de Ferrarista pour la très bonne ambiance qui marqua ce voyage. Etiez-vous aux Finali Mondiali ? Qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ? Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaiteraient s'y rendre ? Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi : - 20 membres fêtent les 20 ans de la Ferrari 360 Modena - 5 membres vous font découvrir le 1er meeting national Ferrarista by GdL - 18 membres de Ferrarista à Maranello et aux Mille Miglia 2019 - Toutes les photos du voyage au Finali Mondiali Ferrari 2019
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    La Ferrari F12 Berlinetta et son fabuleux moteur V12, est très désirable, avec ses 740ch, le son magniique du V12 et son agilité de berlinette. Elle a été récompensée par de nombreux magazines, entre autres avec le prix du meilleur moteur de l'année en 2013. Mais qu'en est-il sur la durée quand vous en êtes propriétaire ? Le plaisir est-il au rendez-vous à chaque sortie ? Les coûts ne sont-ils pas démesurés pour rouler avec régulièrement ? Et comment trouver un bel exemplaire ? Pour le savoir, voici le retour de @Trois cinquante cinq, grand fan de Ferrari et qui n'en est pas à sa première Ferrari. Quel est ton parcours automobile et pourquoi avoir choisi la Ferrari F12 Berlinetta ? Ma première voiture fut une 205 GTI blanche, suivie d un VW Corrado VR6 quasi neuf, 2 ans après sa sortie, et que j avais racheté à un notaire à la fin de mes études. J'en garde un excellent souvenir. Son 6 cylindres en ligne était fabuleux pour l'époque ! Ma troisième sportive fut l'aboutissement d'un rêve avec la Ferrari F355 Berlinetta de 13 000 kilomètres, avec laquelle j'ai parcouru 49 000 kilomètres derrière son volant. C"était presque hier, et il y a pourtant déjà 14 ans qui se sont écoulés. Depuis un an et demi, je roule ma Ferrari F12 Berlientta, un véritable aboutissement pour le passionné attaché à l'histoire de la marque que je suis. Comme tu sais, après avoir cherché en vain une Ferrari Challenge Stradale pendant presque 2 ans, j ai passé commande d"une Ferrari 488 GTB au salon de Genève en 2016. Cette dernière me fut fort heureusement jamais livrée dans les délais, malgré ma patience infinie.Le prêt d une Ferrari F12 une après-midi de printemps sur les routes de l arrière pays a scellé ma décision. Aucune hésitation, elle représente tout ce que j ai aimé et tout ce que j aime chez Ferrari !!! Quels étaient tes critères d’achat d’une Ferrari F12 Berlinetta et comment as-tu trouvé cet exemplaire ? Je souhaitais un exemplaire le plus proche du neuf possible, et avec un maximum d'options. Pas de Rosso Corsa, ni de noir. Mais j'étais ouvert au jaune et autres nuances de gris, et plus particulièrement le Grigio Ferro. Elle est arrivée en Rosso Berlinetta et c est parfait. Je ne pouvais pas rêver mieux à l'exception du Rosso Fuoco qui est une nuance légèrement plus orange dans les codes couleurs. Je l"ai acquise par le bouche à oreille dès de son entrée en concession Ferrari lors d une reprise. De suite après l’achat, qu’est-ce-qui t’a le plus marqué au volant de ta Ferrari F12 ? Honnêtement , c'est le meilleur ensemble moteur/boite que j'ai connu à ce jour ! Le V12 est issu du programme de l'Enzo XX !!! C'est un véritable bloc issu de la course, placé en position centrale avant, aucune inertie, une allonge incroyable et des montées en régimes où les G longitudinaux te coupent le souffle. Le son émet des vocalises différentes tous les 1 000 tours supplémentaires. C'est l'extase sonore !!! C'est également le moteur qui sera utilisé dans la LaFerrari et auquel on a simplement ajouté le KERS. L'allonge est hallucinante, donnant la sensation que l'accélération est sans fin. Le palier de 5500 tours à 8500 tours est vraiment physique ! Les changements de rapports à la montée et à la descente claquent comme des coups de feu. C'est tellement addictif !!! A rouler, le mode d emploi est simple, il faut exercer une légère pression sur les freins et le nez rentre à la corde instantanément. Le poids ne se ressent pas dans la plupart des circonstances, même s'il est bien là et qu'il faut conserver ce paramètre à l esprit. Je trouve l'auto agile, et la direction ultra directe contribue à cette vocation affirmée par son nom de berlinette V12. A ce niveau, c'est très different d'une Ferrari 599 dont le gabarit limite quelque peu l'utilisation. A chaque fois que je tourne la clé, et que le V12 se réveille brutalement, c'est une sensation incroyable, à savoir la promesse d'avoir les 5 sens comblés par la ballade qui va suivre. Toujours avec humilité, car la violence des accélérations et les poussées du couple moteur ne pardonnent rien à celui qui est derrière le volant. Chose importante à connaitre avec la Ferrari F12 , c'est l'impératif de bien chauffer les gommes pour faire passer la puissance sur le second rapport. 740 ch aux roues arrières imposent ce mode d'emploi ! La F12 en offre tellement, que ce soit sur le plan des sensations physiques, sonores, ou visuelles ! Son design est d'une grande pureté, tout en subtilité et en force ... L'auto a une présence incroyable !!! Peux-tu nous parler des coûts induits pour une utilisation normale d’une Ferrari F12 (assurance, entretien annuel, grosse révision, imprévus, etc.) ? Je bénéficie de l'entretien gratuit pendant 7 ans suivant la livraison de l'auto à son propriétaire. J'ai parcouru 10 000 kilomètres depuis son achat et termine progressivement le rodage ! Rien à signaler de ce coté-là. Distribution par chaine, boite double embrayage faite pour durer la vie de la voiture, disques carbone-céramique inusables sur route ouverte ... Il n y a plus qu'à rouler !!! Les retours de fiabilité sur la F12 sont excellents. C'est une voiture bien née ! Concernant l'assurance, je paye 150 € /mois en tous risques. Et si c'était à refaire, que changerais-tu ? Je rachèterai la même Ferrari F12 , elle correspond à mon rêve, à la conception que je me fais de l'histoire de la marque et au rapport que j'entretien avec elle. D'ailleurs, c'est elle qui aurait dû s'appeler la LaFerrari, tant elle regroupe les fondamentaux et symbolise parfaitement l'histoire de Ferrari. Lorsque tu as goûté au V12 de la Ferrari F12, difficile d'imaginer rouler avec autre chose, hormis une Ferrari F12 TDF (qui restera un rêve de par sa cotation actuelle et future). L'avenir des routières de la marque ne m'inspire pas, j'aime la mécanique, pas l'électricité, et les kilomètres de cables électriques associés aux motorisations exclusivement turbocompressées des futurs modèles me laissent impassible. Aussi si un jour arrive où il faudra tourner la page, je quitterais probablement la marque qui m'habite depuis mes 16 ans. Mon seul regret est d'être passé à coté de la Ferrari Challenge Stradale en n'ayant pu trouver un exemplaire conforme à mes attentes, comme tu le sais, mais la F12 reste le gardien du temple. Comment utilises-tu Ferrarista pour ton expérience avec ta Ferrari ? Je tente de partager mes expériences et d'apprendre de celle des autres. J'apprends encore et toujours sur l'histoire de la marque, les subtilités des différents modèles, sur le plan mécanique ou historique. C'est un regroupement de passionnés qui mange et dort Ferrari, et je me reconnais bien dans cette approche qui conduit naturellement au partage et aux rencontres. De très belles rencontres même et dont beaucoup sont devenu des amis ! D'ailleurs Franck, je crois que cela fait déjà presque 15 ans que l'on est ami !!! Une reconnaissance éternelle à @eric355 qui tout au long de mon expérience Ferrari (surtout avec mon ex-Ferrari F355 ) m'a souvent rassuré techniquement et permis de dormir sur mes deux oreilles ! MERCI @Trois cinquante cinq pour ce retour d'expérience très détaillé et passionné sur la Ferrari F12 Berlinetta ! Avez-vous d'autres informations que vous souhaiteriez connaître sur l'utilisation de la Ferrari F12 Berlinetta ? Ou si vous possédez une Ferrari F12 Berlinetta, quels sont les informations qui vous sembleraient intéressantes à ajouter ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - Essai longue durée : 20 mois et 14 000 kilomètres en Ferrari 550 Maranello - Essai longue durée : 3 ans et 12 500 kilomètres en Ferrari 512 TR - Essai longue durée : 8 000 kilomètres en Ferrari 365 Daytona - 18 essais de Ferrari sur le long terme par les membres de Ferrarista
  13. 1 point
    10 ans déjà ! J'ai l'impression que c'était hier. Si vous n'étiez pas là aux débuts de Ferrarista, connaître ses grandes étapes, ses anecdotes, est intéressant pour comprendre Ferrarista aujourd'hui, avec ses succès et ses limitations, et donc ce qu'il peut vous apporter, en imaginant demain. Voici un résumé des 6 points importants à retenir sur ces 10 années. 1. A la base, Ferrarista est un blog ! En 2007, je créais le blog racingdriver.fr. L'idée pour moi était d'apprendre concrètement ce que vous pouvez faire avec un blog, l'informatique étant mon métier. Pour joindre l'utile à l'agréable, le thème principal en était l'automobile sportive, une de mes passions, comme vous sûrement si vous lisez ces lignes. Je l'avoue, je n'en étais pas à mon coup d'essai. En 2000, à sa sortie, j'avais acheté une Audi TT Roadster et participé au tout premier meeting européen de ce modèle, organisé en Grande-Bretagne. J'y avais été reçu de manière incroyable, comme un membre de leur famille. Quel souvenir ! De retour en France, je décidais de créer le Clan TT, afin de retrouver la même magie, orientée vers l'humain, sur le sol français. Dès début 2008, sur RacingDriver.fr, j'écris des articles sur mon retour d'expérience en tant que propriétaire de Ferrari : mes factures, les problèmes rencontrés, les sorties auxquelles je peux participer ... je ne cache rien de manière à ce que vous puissiez vous projeter et franchir le pas à votre tour, devenir un propriétaire de Ferrari, en toute connaissance de cause. A l'époque, sur internet, beaucoup de personnes parlent de Ferrari sans en avoir jamais possédé et colportent de nombreux "on dit". 2. Notre ADN : le primo-accédant chez Ferrari Dans les gênes de Ferrarista, dans son ADN, il y a donc l'orientation primo-accédant. Cela me fait vraiment très plaisir quand un membre me dit que c'est grâce à Ferrarista qu'il a réalisé son rêve d'avoir une Ferrari, qu'il n'aurait jamais osé franchir le pas sans toutes les informations qu'il y a trouvées. Et c'est très régulièrement le cas. Nous permettons à votre rêve de se réaliser, alors que souvent il semblait inaccessible (peur des coûts d'entretien, de se retrouver seul avec sa Ferrari, de tomber sur un exemplaire à problème, etc.). Si l'ADN est le primo-accédant, cela veut aussi dire qu'il n'y a pas de "petite" Ferrari, que tous les propriétaires sont les bienvenus, qu'il ne s'agit pas de flatter des égos, et que les événements sont organisés de manière à ce que le coût ne soit pas rédhibitoire pour certains propriétaires. Très rapidement les articles du blog sont orientés uniquement Ferrari, le nom devient Ferrarista.fr et les lecteurs me demandent d'y ajouter un forum. Car sur le blog, ils ne peuvent discuter que du sujet de mes articles, ce qui limite les discussions. 3. Ferrarista est une communauté Après plusieurs mois de réflexion, car je sais d'expérience combien de temps va me demander un forum pour bien marcher, le forum Ferrarista est créé fin 2011. Il débute avec un petit groupe qui se connait déjà sur le blog, s'est rencontré sur des événements Ferrari et s'apprécie. De suite, le ton convivial est donné au forum. Quelques idées achèvent d'assurer un bon démarrage, comme la création d'un statut de propriétaire de Ferrari. Cela permet de savoir que celui qui écrit intervient en connaissance de cause, et assure la crédibilité du forum. Cela oblige les propriétaires à se rencontrer pour obtenir le précieux sésame, à passer du virtuel au réel, donc augmente la convivialité. Quelques membres me demandent qui paye pour tout cela (le site, le logiciel, le nom de domaine, l'espace de stockage, ...) ? Moi tout seul ? Ce n'est pas possible, comment peuvent-ils contribuer ? C'est ainsi qu'est née l'idée de l'autocollant Ferrarista, à apposer sur vos parebrises, qui permet de se reconnaître sur les sorties Ferrari et d'assurer la pérénité du site. 4. Vous aider à vivre la meilleure expérience possible avec votre Ferrari Une fois que Ferrarista vous a aidé à franchir le pas, à acquérir votre Ferrari, que faire avec ? On vous accompagne au quotidien, pour que vous ne restiez pas seul dans votre coin, pour que vous puissiez vivre la meilleure expérience Ferrari possible, accompagné par des propriétaires experts. Ferrari ne peut pas vous l'apporter, mais les autres propriétaires, qui veulent eux aussi vivre quelque chose de spécial avec leur Ferrari, oui ! La meilleure expérience possible, cela commence par réussir à conserver notre esprit initial : de la convivialité, pas de prise de tête (raison pour laquelle Ferrarista n'est pas une association), de la simplicité, de la qualité dans l'accueil qui vous est proposé par la communauté Ferrarista. La meilleure expérience possible passe aussi par la qualité de l'aide que vous y trouvez. Comment trouver la meilleure assurance ? Où effectuer l'entretien de ma Ferrari ? Comment rencontrer d'autres propriétaires sympas près de chez moi ? J'ai tel bruit/souci, l'avez-vous déjà rencontré ? Combien cela va-t-il me coûter ? etc. 5. Du virtuel au réel : 10 années de sorties Ferrari La meilleure expérience, c'est aussi la possibilité pour vous de participer aux meilleures sorties Ferrari. Ferrarista vous permet facilement de rencontrer sur internet d'autres propriétaires comme vous. L'étape naturelle suivante est de les rencontrer dans la vraie vie avec votre Ferrari. Il est impossible de lister toutes les sorties Ferrari organisées, ou auxquelles nous avons participé, avec Ferrarista. La liste serait vraiment trop longue, surtout si nous y ajoutons toutes les sorties locales organisées par les membres de la communauté Ferrarista. Pour n'en citer que quelques-unes, il y a eu l'organisation des 15 ans de la Ferrari F355, des voyages à Maranello et aux Mille Miglia, des baptêmes caritatifs au Havre, ... nous avons participé aux 500 Ferrari contre le cancer, au Le Mans Classic, au concours d'élégance Chantily Arts et Elégance, aux baptêmes des GT du coeur lors des Téléthons, aux 70 ans de Ferrari à Maranello, etc 6. Les 10 prochaines années de Ferrarista Cet article est forcément trop court ! Il y aurait tellement de choses à vous raconter, sur les choix, les anecdotes, les rencontres, ... il y a de quoi vous écrire un livre entier ! 10 ans, cela se fête, c'est une étape importante, et nous l'avons fait à Maranello, tant qu'à faire ! Un beau dîner Ferrarista a été organisé en septembre lors des 70 ans de Ferrari à Maranello. Il nous a permis de regrouper une bonne cinquantaine de membres. Un grand moment ! 10 ans, c'est aussi l'occasion de se souvenir d'où nous venons pour mieux préparer la suite. Comment la voyez-vous ? Par exemple, puisque nous sommes sur un blog, quels articles souhaiteriez-vous voir publiés ? Quels sont vos problèmes en tant que propriétaire de Ferrari aujourd'hui, pour lesquels nous pourrions apporter une réponse ? Quelles expériences aimeriez-vous vivre avec la communauté Ferrarista ? Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi : - 50 membres de Ferrarista aux 70 ans de Ferrari à Maranello - 5 raisons de choisir la Ferrari F355 face à la 360 Modena ... ou inversement - Merci pour les 200 baptêmes Ferrarista.fr réalisés à Deauville ! - Guide d’achat Ferrari 308 et Ferrari 328 : les différentes versions (1/3) - La couleur officielle des Ferrari est-elle le jaune ? - 5 façons d'ajouter les écussons de la Scuderia sur votre Ferrari - Le meilleur livre sur les Ferrari F355 et 360 Modena - Où changer les courroies de distribution de votre Ferrari (1/2)
  14. 1 point
    Ferrari vient de fêter ses 70 ans à Maranello et une bonne cinquantaine de membres de Ferrarista ont fait le déplacement pour l'occasion. La moitié l'a fait dans la cadre d'un voyage de 5 jours organisé par Ferrarista. Alors à quoi aviez-vous accès sur place ? Le déplacement en valait-il la peine ? A quoi ont participé les membres de Ferrarista ? Parade Ferrari dans Maranello Ferrari avait organisé un rallye au départ de plusieurs grandes villes d'Europe. Mais nous avions décidé de nous rendre directement à Maranello pour profiter au maximum des festivités sur place ... et réaliser quelques visites complémentaires (Pagani, Maserati, Lamborghini, etc.). Le samedi 10 septembre au matin, nous étions sur la Via Abetone Inferiore, à Maranello, qui passe devant l'entrée historique de l'usine Ferrari, pour profiter de la parade des 120 Ferrari du concours d'élégance. Le rallye organisé par Ferrari avec les Ferrari modernes n'arrivait qu'en fin d'après-midi. Ce défilé était vraiment impressionnant. J'en ai vu beaucoup, mais jamais regroupant autant d'anciennes Ferrari inestimables d'un coup. Imaginez les Mille Miglia dont toutes les autos seraient unqiuement des Ferrari. Enorme ! Le tout dans une ambiance surexcitée, avec beaucoup de spotters qui filment et prennent des photos. Il y a du monde, mais pas trop. Vous pouvez bien voir les Ferrari, qui passent deux fois dans la rue. Exposition du concours d'élégance à Modène Samedi matin, ces 120 Ferrari du concours d'élégance partent ensuite pour Modène. Nous retournons à l'hôtel pour prendre nos Ferrari. Heureusement, l'hôtel est situé seulement à 200 mètres de l'entrée historique de l'usine Ferrari et nous sommes rapidement dans nos Ferrari. Nous paradons à notre tour en convoi, ce qui nous vaut de nous retrouver sur de nombreuses vidéos et photos de spotters. Quelques secondes de gloire ... mais cela fait toujours plaisir de se retrouver dans une vidéo sur un tel événement. Nous arrivons à Modène en même temps que le convoi des 120 Ferrari du concours d'élégance car nous avons pris la voie rapide. Les policiers et organisateurs nous obligent à suivre le convoi des 120 Ferrari. Cela fait toujours plaisir d'être aussi au coeur de la fête ! Au musée Ferrari de Modène, nous arrivons quand la parade des 120 Ferrari vient de passer, ce qui nous libère des places de parking juste au bon moment. Nous sommes alors très proches de la place de l'Académie Militaire où toutes les Ferrari du concours d'élégance sont exposées. Nous traversons un parc à pied et nous y sommes, juste à temps pour voir les dernières Ferrari arriver, dans une ambiance digne des Mille Miglia à Brescia. Les Ferrari fendent doucement la foule compacte et émerveillée. Sur la place, beaucoup de monde se presse pour admirer les Ferrari sous un grand soleil. Après avoir vu ces Ferrari en mouvement, c'est l'heure de les détailler à l'arrêt. Comme toujours, quand nous revenons après la pause déjeuner, il y a beaucoup moins de monde autour des Ferrari. C'est le moment idéal pour les photographier. Accrédition pour les festivités des 70 ans de Ferrari Mais nous sommes pressés ! Nous avons eu l'information indiquant que nous pouvions, en tant que propriétaires de Ferrari, retirer des accréditations pour participer aux festivités des 70 ans de Ferrari sur le circuit de Fiorano. Incroyable ! Il suffirait de fournir la carte grise et deux pièces d'identité pour obtenir le pass pour le propriétaire et un accompagnant. Pourtant Ferrari avait diffusé l'information que ce ne serait possible que pour les propriétaires inscrits au rallye et facturé entre 4 et 5 000 euros. Ferrari demandait même aux propriétaires de ne pas venir sur place si pas inscrits au rallye. Nous voulons nous rendre rapidement au musée Ferrari de Maranello où les accréditations sont fournies, au cas où le nombre de places serait limité ou que cette possibilité ne soit réduite à quelques heures. Sur place, tout le monde n'obtient pas facilement son accréditation. Cela dépend de la personne derrière le guichet, du discours tenu, du nombre de personnes, etc. Mais au final, quasiment tous les membres de Ferrarista présents arrivent à obtenir leur pass ! La vente aux enchères Fous de joie avec nos accréditations, nous changeons le programme prévu pour profiter au maximum de cette opportunité. Direction le circuit de Fiorano où les festivités ont démarré. A commencer par la vente aux enchères. Une salle de spectacle énorme, à ciel ouvert, a été montée pour l'occasion au bord du circuit. Les ventes se suivent, filmées pour diffusion en direct. Les prix s'envolent pour certains modèles. D'autres créent le spectacle, comme lorsque la Ferraru 333SP monte sur le podium. Quel son ce 12 cylindres ! Beaucoup de grands stands ont été montés de ce côté-ci de la piste : un open-bar pous vous désaltérer, des stands de sponsors présentant leurs produits et vous offrant des goodies, un stand de présentation de la toute nouvelle Ferrari Portofino, un stand présentant le reste de la gamme Ferrari, dont les portières vous sont ouvertes, etc. Au milieu sont exposées par classe, les 120 Ferrari du concours d'élégance. C'est magnifique. Sur la seconde partie du circuit, les 500 Ferrari du rallye se garent au fur et à mesure de leur arrivée. La foule en liesse devant l'entrée du circuit leur demande de faire rugir le moteur de leur Ferrari. Le dîner Ferrarista Le samedi soir, Ferrarista créait l'événement dans l'événement avec un dîner en plein coeur de Maranello. Il regroupait une cinquantaine de membres dans le meilleur restaurant de la région, d'après TripAdvisor : @Titof, @Stradale V8, @grhum, @Red and hot, @Boz352, @chris38, @Vincent993, @Calif38, @LINO27, @JMM91, @Zaz, @VIF ECLAIR, @nico170781, @EZ98, @bernwizard, @super_goozy, @308gt4, @ppi.sud77, @Dulabourd, @antorzr,@golfeur77, @Trois cinquante cinq et leurs accompagnants. C'est l'occasion de mettre des têtes sur des pseudonymes et de souffler les bougies des 70 ans de Ferrari et des 10 ans de Ferrarista dans une très bonne ambiance. Un gâteau d'anniversaire était même prévu, nous donnant l'occasion de tous chanter ensemble ! Le restaurant était excellent et la pluie battante, avec de nombreux éclairs, dissuadait la majorité de poursuivre la soirée au spectacle Ferrari à Fiorano. Il était retransmis à la télé sur la Rai. Jamiroquai, grand passionné de Ferrari, chantait 5 chansons à la fin du spectacle. Le rallye des 500 Ferrari modernes De retour à Fiorano le dimanche matin, nous en profitons pour aller voir les 500 Ferrari arrivées la veille du rallye. Elles ont mis l'ambiance dans la rue accédant à Fiorano la veille, pour le plus grand plaisir des Tifosi qui n'ont pas accès aux fêtes dans l'enceinte de Fiorano. Parmi les 500 Ferrari, 95% sont des modernes : plusieurs LaFerrari, des dizaines de Ferrari F12 TDF, beaucoup des 350 Ferrari "tailor made" produites pour les 70 ans de Ferrari, de Ferrari 488, 458 Speciale, ... Extrêmement rares sont les Ferrari 308/328/348/F355 ou Testarossa/512TR. Mais quand on est passionné de Ferrari, c'est un rêve de détailler toutes ces autos, selon leurs combinaisons de couleurs et d'options, qui vous donnent des idées. Deux membres de Ferrarista qui ont participé au rallye nous racontent que les routes empruntées, avec des Ferrari partout, étaient magnifiques, et que les hôtels et restaurants retenus étaient très bons. Deux bémols étaient signalés. Tout d'abord le roadbook fourni s'arrêtait à Parme, et ils ne savaient donc pas comment se rendre à Maranello. C'est pourquoi ils arrivaient en ordre dispersé et qu'il n'y avait pas de parade des 500 Ferrari du rallye à Maranello. Dommage pour les tifosi. Ensuite, les Ferrari devaient rester à Fiorano le samedi soir et les propriétaires étaient amenés par bus à leur hôtel à Parme, soit plus d'une heure de trajet. C'est long. Les visites des usines et musées Ferrari, Pagani, Maserati et Lamborghini N'étant pas certains de pouvoir participer à grand chose des festivités des 70 ans, nous avions réservé un certain nombre de visites d'usines et de musées. Nosu étions ainsi assurés de ne pas faire le déplacement pour rien. Nous avons visité la manufacture des montres Hublot, sur notre trajet vers Maranello. Puis l'usine Maserati, l'usine et le musée Pagani, la concession Ferrari de Modène, la collection Maserati de Panini, le musée Ferrari de Modène, le musée Lamborghini de Sant'Agata Bolognese, la carrosserie Scaglietti et l'usine Ferrari, ainsi que le musée Ferrari de Maranello. Cela vous fait un programme relativement chargé, dans lequel vous ne vous ennuyez pas, entrecoupé de repas dans d'excellents restairants liés à l'histoire de Ferrari. Etiez-vous présents aux 70 ans de Ferrari à Maranello ? Qu'en avez-vous retenu ? Qu'avez-vous préféré ? Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - 24 membres de Ferrarista à Maranello en octobre 2016 - 120 membres et 45 Ferrari au Le Mans Classic 2016 - 32 membres et 19 Ferrari aux baptêmes du Havre 2016 - 24 membres en voyage à Maranello et aux Mille Miglia 2016
  15. 1 point
    Avoir une belle Ferrari, c'est conserver une mécanique bien entretenue, mais c'est aussi garder une carrosserie et un intérieur irréprochables. De précédents articles vous ont montré comment un detailing peut rendre sa jeunesse à votre carrosserie ou comment entretenir votre cuir, mais comment procéder si votre cuir est abîmé ? La Ferrari Challenge Stradale que j'ai achetée l'été dernier possédait le bord gauche de son fauteuil conducteur légèrement abîmé, comme c'est fréquemment le cas sur une Ferrari. Vous frottez en entrant et en descendant de voiture. La présence de harnais à cet endroit amplifie le phénomène. Qu'est-ce-qu'un spécialiste peut faire pour vous à ce sujet ? J'avais vu des reportages photos montrant comment des cuirs légèrement abimés pouvaient être récupérés et retrouver toute leur splendeur d'origine. En examinant l'été dernier dans le détail le cuir de la Ferrari que je m'apprêtais à acheter, j'avais remarqué que seule la couleur était partie. Le cuir n'était ni griffé ni attaqué en profondeur. J'achetais donc cette Ferrari en pensant que je pourrais remettre à neuf le côté gauche du siège conducteur. Il me restait encore à le faire pour en être certain et à ne pas avoir de mauvaise surprise. Je décidais de passer par un professionnel. Il est toujours possible de le faire vous-même, les produits sont en vente libre. Je préfère, pour ma Ferrari et pour ce type d'opérations délicates, bénéficier de l'énorme expérience acquise par un professionnel, plutôt que de faire des tests, et donc des erreurs, avec ma Ferrari. Je prenais donc rendez-vous avec Sébastien Solis de la société Auto-Spa, qui avait déjà réalisé le detailing de ma Ferrari Challenge Stradale en août dernier. Dès les premières minutes de l'intervention, je ne regrettais pas mon choix. En tant que professionnel, il applique beaucoup plus d'étapes que je ne pensais, ne serait-ce que pour préparer le cuir au traitement puis pour s'assurer que le résultat final sera parfait et durera dans le temps. Il avait surtout le geste sûr, sachant exactement, par expérience, comment tel cuir peut être travaillé, quelle dose de produit doit être appliquée, avec quelle force il peut poncer le cuir, quel teinte exacte correspond au cuir qui est devant lui, etc. La liste n'est pas exhaustive, mais voici de mémoire les principales étapes pour redonner à votre cuir sa teinte d'origine, afin de vous donner une d'idée du travail demandé : - Nettoyage des surfaces à traiter à l'aide d'un nettoyant puissant pour cuir, - Dégraissage des zones à pigmenter à l'aide d'une essence de nettoyage dédiée, - Ponçage léger de la zone à traiter pour permettre une accroche optimale et obtenir un cuir bien lisse, - Application de la teinture sur la zone (couleur noire spécifique Ferrari issue de retours d'expérience et de mélanges), - Séchage de la zone au sèche cheveux, - Application d'un scellement pour fixer la teinte, - Application d'un lait nourrissant sur l'intégralité du cuir. Le résultat de tout ce travail, vous le découvrez sous vos yeux grâce aux photos qui vous permettent de voir le cuir avant et après, ainsi que les différentes étapes du travail. Je trouve ce résultat bluffant et je suis bien content de l'avoir laisser à un professionnel. Une bonne quinzaine de jours après, car le cuir est une matière vivante, le résultat est toujours le même. A moins de savoir qu'un travail a été effectué, personne n'irait voir à cet endroit. Il n'attire plus votre oeil, et même en regardant de près, le cuir est nickel. Quel est l'ordre d'idée de prix pour une intervention de ce type ? Vous devez compter environ 300 euros pour un intérieur de Ferrari en cuir avec deux sièges. Tous les cuirs sont nettoyés, nourris, protégés et les imperfections telles que celle-ci sont retirées. Vous avez l'impression d'avoir un nouvel intérieur, tant le cuir change de couleur, car il est bien nourri, tout en gardant un bel aspect mat, et produit toutes ses odeurs (les pores du cuir ne sont plus bouchés). Un bel investissement ce mon point de vue. Avez-vous déjà rénové ou fait rénover les cuirs de votre Ferrari de la sorte ? Quel a été le résultat sur la durée ? Quels seraient vos conseils pour un propriétaire de Ferrari qui doit traiter ce type de problème ? Si vous avez uyn cuir abîmé, quels sont vos questions après la lecture de cet article ? A lire également : - Offrez un detailing à votre Ferrari et retrouvez la comme neuve ! - 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro - Le guide définitif pour bien nettoyer le cuir de votre Ferrari - Améliorez l’apparence de votre Ferrari de 355%