• cicirider
    Pour obtenir un touché agréable, Ferrari a appliqué durant de nombreuses années une peinture contenant du caoutchouc sur les plastiques intérieurs de ses autos. Problème : ce caoutchouc fond avec de fortes chaleurs, rendant vos plastiques collants et poisseux. De nombreuses solutions existent pour résoudre ce problème. En voici une, détaillée pas à pas par @cicirider dans le cas d'une Ferrari 360 Modena. Elle est facilement applicable sur d'autres modèles, au démontage près.
     
    Explication de la technique de nettoyage des plastiques collants
     
    Alors j'ai utilisé une méthode trouvée sur youtube : le produit est du Dunlop 65, certainement connu par nombre d'entre vous. La façon dont est appliqué le produit, par tampon imbibé, évite d'en faire couler partout. C'est bien pratique, et économique. Bien évidemment, je recommande vivement le démontage des pièces que vous voulez traiter.
     

     
    Dans la Ferrari 360 Modena, c'est souvent les interrupteurs des lève-vitres, chauffage, cendrier, réglage des rétroviseurs. Je suis un peu au-delà d'amateur en mécanique et je sais que certains hésiteront à se lancer dans le démontage, surtout sur une Ferrari. Et bien surtout n'hésitez pas à vous lancer car plusieurs de ces pièces sont facilement démontables. Pour le cendrier, vous pouvez démonter les drapeaux, deux minuscules écrous accessibles avec un peu de patience, pour un nettoyage plus méticuleux.
     
    Une fois passé le produit, vous attendez 5 bonnes minutes puis vous passez une microfibre douce que vous aurez préalablement trempée dans l'eau et essorée. Il faut bien frotter car cette couche de "gras" est assez résistante. Utilisez différents endroits de la microfibre car elle sature rapidement.
     
    L'avantage du Dunlop 65 est qu'il ne fera pas partir les inscriptions blanches présentes sur de nombreuses pièces, contrairement à d'autres produits plus agressifs, type lessive Saint Marc. Il ne nécessite pas l'ajout d'eau, qui viendrait corroder les fils électriques liés à certaines des pièces à traiter. L'alcool isopropylique peut également être utilisé pour éviter l'eau et la corrosion.
     
    Détails du démontage dans le cas d'une Ferrari 360 Modena
     
    J'ai démonté les pièces comme je le "sentais" et je laisse les meilleurs que moi compléter/modifier la méthode utilisée. Encore une fois, c'est sans prétention que je vous donne la méthode. Je n'ai rien cassé, peut-être qu'un pro dira que j'ai eu de la chance.
     
    Outils nécessaires : clé Allen (désolé, je n'ai pas relevé le numéro mais en général on en a un jeu de plusieurs ), tournevis cruciforme, un petit contenant pour éviter de perdre les vis et votre téléphone pour faire des photos avant démontage, si vous avez peur de ne pas vous souvenir où vont les vis au remontage.
     
    Etape 1 : Dévisser les 2 vis BTR (cf. les 2 flèches rouges) avec une clé Allen et retirer l'ensemble délicatement. Personnellement, j'ai mis un petit coussin juste dessous pendant le démontage pour le soutenir une fois sorti de son logement.
     

     
    Etape 2 : Débrancher les connecteurs (cf. les 4 flèches rouges).
    Principe de base : ne pas tirer sur les fils mais sur les connecteurs.
     

     
    Pour les lève-vitres sur les côtés :
    - Connecteur blanc : pincer la languette en plastique, au bout de la flèche rouge, tout en tirant le connecteur pour le débrancher. Il faudra peut-être un peu forcer mais surtout garder la languette pincée quand vous tirez.
    - Connecteur noir : il suffit de tirer gentiment, c'est l'ampoule d'éclairage. J'ai l'impression que ce connecteur possède un détrompeur. En tout cas au remontage, il y a un sens d'introduction, vous ne devez pas avoir à forcer.
     
    Etape 3 : débrancher les connecteurs.
    - Le petit connecteur : il faut, cette fois-ci, tirer la petite languette en plastique pendant que vous tirez le connecteur
    - Le gros connecteur : il faut pincer la languette pendant que vous tirez
     

     
    Etape 4 : Démontage du cendrier
     
    1. Retirer le cendrier
     

     
    2. Dévisser la vis (absente sur la photo mais j'ai mis un cercle rouge à son emplacement)
     

     
    3. Débrancher les connexions électriques
     

     
    Etape 5 : Le remontage
    Le remontage se fait très facilement. Pour remettre les lève-vitres, je les ai passés par l'intérieur et je les ai fait coulisser. Pas facile à décrire mais vous comprendrez en le faisant.
     
    Je n'aurai que deux modestes conseils à donner pour ceux qui se lance dans le démontage :
    - Ne pas forcer si tu n'es pas sûr que ce soit la procédure préconisée. Dans mon cas, je n'ai pas cherché à sortir le système de réglage des rétros qui me résistait.
    - Le mieux est l'ennemi du bien : du genre, encore un 1/4 de tour de clé histoire de ... et Boum ! Tu pètes ta tête de boulon. Ca sent le vécu !
     
    Les photos avant et après de la console centrale parlent mieux qu'un long discours :
     

     

     
    Avez-vous des plastiques collants sur votre Ferrari ? De quel modèle s'agit-il ? Pensez-vous les traiter vous-même ou le faire faire ? Quelle méthode avez-vous utilisée et pour quels résultats ? Quels seraient vos conseils sur le sujet ? Avez-vous des liens pour le démontage des pièces collantes sur d'autres modèles de Ferrari ?
     
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    Franck
    Pourquoi choisir la Ferrari Challenge Stradale alors que pour le même prix vous pouvez acquérir une Ferrari 430 Scuderia bien plus performante ? Pour trancher ce choix difficile, il vous faut bien connaître les points forts et les points faibles de chacune, puis appliquer vos propres critères de choix, pour que l'une puisse prendre l'avantage sur l'autre. Dans le précédent article, nous avons étudié les 5 raisons de préférer la Ferrari 430 Scuderia par rapport à la Ferrari Challenge Stradale. Voici les raisons de préférer la Stradale.
     

     
    1. Le son de folie
     
    Difficile de croire que ce son ait pu être homologué ! Ce fut possible grâce à l'introduction de valves à l'échappement, qui produit ce changement de son caractéristique aux environs de 4 000 tours/min. A l'époque les normes étaient calculées juste avant ce seuil. Avec des normes de plus en plus contraignantes, plus aucune voiture de série ne pourra faire mieux dans le genre. A l"intérieur, avec toutes les insonorisations retirées, vous avez vraiment l'impression sonore d'être dans une voiture de course ! Ecoutez plutôt :
     
     
    La beauté et la spécificité du son de la Ferrari Challenge Stradale vient, comme pour la Ferrari F355 réputée pour son bruit de F1, des 5 soupapes par cylindre de son moteur. La Ferrari 430 Scuderia ne possède que 4 soupapes par cylindre. La contrepartie est que la Ferrari Challenge Stradale se voit refuser l'entrée de certains circuits, alors qu'elle est strictement d'origine !
     
    2. Les freins carbone ceramic de la Ferrari Enzo 
     
    La Ferrari Challenge Stradale est la première Ferrari de série, non limitée en nombre, à proposer des freins carbone céramique de série. Elle reprend exactement les freins de la Ferrari Enzo, sortie juste avant. Ces freins possèdent un très bon feeling. Disposer d'une excellent freinage est au moins aussi important que de disposer d'une superbe accélération ... sauf si vous ne faîtes que des courses en ligne droite.
     

     
    Surtout, contrairement à la Ferrari 430 Scuderia, aucune aide électronique ne vient vous freiner une roue dans un virage, sans que vous ne vous en rendiez compte, et abîmer ainsi vos disques et plaquettes très rapidement.
     
    3. Le plein d'émotions 
     
    Si les aspects rationnels, comme la puissance et la performance, plaident en faveur de la Ferrari 430 Scuderia, le côté émotionnel penche du côté de la Ferrari Challenge Stradale. Elle est plus authentique, sans aides électroniques, plus sensitive et naturelle, avec son moteur pointu digne d'une moteur de course.
     

     
    Elle est issue de la Ferrari 360 Challenge, une voiture de circuit sur laquelle le minimum a été fait pour l'homologuer sur route : elle vous fait vibrer dès les faibles allures, sans avoir besoin de rouler à des vitesses inavouables. Elle accélère suffisamment sur routes ouvertes, et elle profite d'une présence incroyable sur la route. C'est probablement pourquoi on entend souvent ceux qui possèdent les quatre séries spéciales de Ferrari (Stradale / Scuderia / Speciale / Pista) dirent que, s'ils devaient n'en garder qu'une, se serait la Ferrari Challenge Stradale.
     
    4. Le potentiel en collection 
     
    Ces autos prennent de l'âge et se retrouvent dans des collections. La Ferrari Challenge Stradale est encore plus rare que la Ferrari F40, autre icône de Ferrari, car produite à moins d'exemplaires. Elle a été produite a deux fois moins d'exemplaires que la Ferrari 430 Scuderia.
     

     
    Elle est la première de la lignée des V8 en série spéciale. Elle est la seule à ne pas avoir de version spider, la seule proposée avec des vitres en lexan, sans aide électronique et sans mode automatique sur sa boite de vitesse. C'est la plus hardcore, peut-être trop pour certains. Comme elle est la plus rare, son potentiel d'augmentation de tarif est plus élevé.
     
     
    5. Le statut d'icône
     
    La Ferrari Challenge Stradale a atteint un statut d'icône dans la gamme Ferrari auprès d'un grand nombre de fans. Vous trouvez plein de sites web dédiés à la Ferrari Challenge Stradale (certains sont listés ci-dessous), plein de vidéos à son honneur (Tribute) sur YouTube, beaucoup de fans qui lui vouent un véritable culte, des rassemblements spécifiques organisés, plein de propriétaires de 360 Modena qui essaient de la faire ressembler à une Ferrari Challenge Stradale, etc. Acheter une Ferrari Challenge Stradale, c'est un peu entrer dans une communauté spécifique.
     
    Quelques exemples de sites dédiés à la Ferrari Challenge Stradale :
    https://www.challenge-stradale.com/index.html
    http://www.challengestradale.co.uk/cs1.htm
    https://clubstradale.com/
     

     
    Conclusion
     
    Alors au final, Ferrari 430 Scuderia ou Ferrari Challenge Stradale ? Il n'y en a pas une qui soit meilleure que l'autre, et il n'y a pas de mauvais choix : il n'y a que votre choix personnel. En connaissant un peu mieux les avantages (et les inconvénients qui vont avec) de la Ferrari 430 Scuderia et de la Ferrari Challenge Stradale, suite à ces deux articles, votre choix pourra se préciser , selon ce que vous recherchez personnellement ... sur le papier. Mais une voiture ne s'utilise pas sur le papier. Il faut ensuite les essayer pour confirmer, ou pas, votre choix. Pour cela, il vous faut un vrai essai routier, dans les bonnes conditions, notamment d'état des pneus, avec les bonnes pressions, pour savoir laquelle vous correspond le mieux. 
     
    Une fois votre choix fait, trouver un bel exemplaire peut s'avérer difficile. Ne pas hésiter à faire jouer vos relations, à demander en concessions s'ils ne connaîtraient pas un propriétaire susceptible de vendre, adhérer à un club, car les beaux exemplaires s'échangent d'abord par le bouche à oreille.
     
    Si vous possédez une Ferrari Challenge Stradale, quels autres avantages mettriez-vous en avant sur ce modèle ? Qu'est-ce-qui la différencie de la Ferrari 430 Scuderia ? Pourquoi avez-vous fait ce choix ?
     
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    Franck
    La Ferrari 430 Scuderia et la Ferrari Challenge Stradale sont les deux premières séries spéciales à moteur V8 produites par Ferrari, auxquelles ont succédé les Ferrari 458 Speciale et Ferrari 488 Pista. Ce sont les versions dépouillées, plus orientées circuit, des Ferrari à moteur V8 central arrière. A ce titre, elles sont relativement rares et recherchées.
     
    Depuis quelques années, les Ferrari 430 Scuderia et Ferrari Challenge Stradale sont proposées à des tarifs relativement similaires sur le marché de l'occasion et la question se pose de savoir laquelle prendre. L'idéal étant de prendre les deux, voire les quatre ! Mais s'il vous faut vraiment choisir, voici au moins cinq éléments, s'ils sont importants dans vos critères de choix, qui vous permettront de pencher en faveur de la Ferrari 430 Scuderia.
     

     
    1. Les performances
     
    Les performances de la Ferrari 430 Scuderia sont bien meilleures que celles de la Ferrari Challenge Stradale. Elle le doit en particulier à son moteur. Ferrari est passé d'un moteur historique, optimisé dans ses derniers retranchements, de 3,6 litres de cylindrée avec 5 soupapes par cylindre à un moteur de 4,3 litres de cylindrée avec 4 soupapes par cylindre, soit un moteur 20% plus gros.
    La puissance du moteur explose, passant de 425 à 510 ch, soit 85 ch de plus, une différence énorme. Le couple passe de 373 Nm à 470 Nm soit 100 Nm de plus ! Là où la Ferrari Challenge Stradale a un moteur pointu, issu de la compétition, qui s'exprime haut dans les tours, celui de la Ferrari 430 Scuderia pousse fort dès les bas régimes. Cela lui permet de repartir beaucoup plus fort. La différence se verra en sortie de courbes lentes en particulier.
     

     
    2. La boite de vitesses 
     
    Sur la Ferrari 430 Scuderia apparait la boite F1 Superfast II, qui abaisse les temps de passage des rapports à 60 millièmes de secondes. C'est plus de deux fois plus rapide que la boite F1 qui équipe la Ferrari Challenge Stradale dont les rapports passent en 150 ms au mieux (dépendant de plusieurs paramètres dont le nombre de tours/min, la pression sur l'accélérateur, etc.).
     
    Sur la Ferrari Challenge Stradale, la boite peut paraître brutale, pied à fond sur l'accélérateur, haut dans les tours en mode Race, là où elle paraîtra lente, avec les standards actuels, à basse vitesse et faible régime en mode Sport. La Ferrari 430 Scuderia vous proposera une meilleure expérience lors des passages de rapports avec les secousses qui l'accompagnent. En résumé, l'ensemble boite-moteur de la Ferrari 430 Scuderia est exceptionnel et meilleur que celui de la Ferrari Challenge Stradale. C'est normal car elle est plus récente.
     

     
    3. Les aides électroniques
     
    Sur la Ferrari 430 Scuderia, le Contrôle de Stabilité et de Traction (CST) propose une nouvelle logique de contrôle de traction F1-TRAC qui est intégrée au différentiel électronique (e-diff). Grâce à ces systèmes, la Ferrari 430 Scuderia pardonnera beaucoup plus à son conducteur que la Ferrari Challenge Stradale, qui ne propose qu'un anti-patinage ASR, déconnectable. La Ferrari 430 Scuderia vous offre un niveau de sécurité plus élevé.
     
    Mais ces aides sembleront trop intrusives pour certains. Il faudra aussi faire attention car ces aides usent très rapidement vos plaquettes de frein (voire vos disques céramiques si vous ne faîtes pas attention) ! Cette partie électronique peut également être sujette à des pannes (changement de la sonde e-diff).
     

     
    Si nous parlons entretien, sur la Ferrari Challenge Stradale vous aurez les courroies de distribution à changer alors que la Ferrari 430 Scuderia est équipée d'une chaine. L'opération est toutefois relativement aisée car une trappe d'accès existe derrière le siège passager. Il ne faut pas descendre le moteur pour accéder aux courroies. L'opération est préconisée tous les 3 ans. Ces autos roulant peu, certains les changent tous les 5 ans.
     
    4. Le confort
     
    La Ferrari 430 Scuderia se révèle aussi plus utilisable au quotidien que la Ferrari Challenge Stradale. D'une part, le chassis est plus souple, plus confortable, que le chassis très ferme de la Ferrari Challenge Stradale, dont certains avaient pu se plaindre. C'est un avantage si vous roulez surtout sur route ouverte, en particulier sur des petites routes au revêtement dégradé. Si vous souhaitez un chassis plus rigide, il vous suffit de modifier les réglages d'origine, à la sortie d'usine.
     
     
    D'autant plus que Michael Schumacher a participé au développement de la Ferrari 430 Scuderia et a demandé à ce qu'un bouton de réglage des suspensions soit ajouté. Ainsi la suspension est indépendante des autres réglages : vous pouvez rouler en mode Race avec les suspensions en mode Sport, par exemple. La Ferrari 430 Scuderia est d'ailleurs la première à bénéficier du manettino, en provenance directe de la Formule 1, qui vous permet d'adapter les réglages sans quitter le volant des mains.
     
    Sur la Ferrari 430 Scuderia, vous bénéficierez aussi du mode pluie, absent sur la Ferrari Challenge Stradale, qui est alors délicate sur le mouillé, et du mode automatique de la boite de vitesse, dont la Challenge Stradale est dépourvue.
     

     
    5. Plus de choix
     
    Trouver une belle Ferrari 430 Scuderia, selon vos critères, n'est pas facile. Mais Ferrari en ayant produit deux fois plus que les Ferrari Challenge Stradale, il y en a logiquement deux fois plus, en gros, sur le marché. Par exemple, à la date d'écriture de cet article, vous trouvez une douzaine de Ferrari 430 Scuderia en annonces dans La Centrale en France contre 6 annonces pour les Ferrari Challenge Stradale. Mais il faut garder à l'esprit que les beaux exemplaires s'échangent surtout hors annonces.
     
    Vous aviez aussi plus de choix dans les options et il est donc plus facile d'avoir une Ferrari 430 Scuderia plus personnalisée. Sur la Ferrari Challenge Stradale, la liste d'options était très courte : bandes carrosserie aux couleurs de l'Italie, harnais, arceau, extincteur, vitres latérales en lexan, cuir, radio. Les premières options de cette liste sont recherchées.
     
    Sur la Ferrari 430 Scuderia, la liste d'options est beaucoup plus longues : vous pouviez en plus opter pour des bandes carrosserie différentes, des jantes différentes, le volant à leds, différentes pièces en carbone, etc. En tout une bonne trentaine d'options dont vous pourrez trouver la liste et les prix ici :
     

     
    La Ferrari 430 Scuderia meilleure que la Ferrari Challenge Stradale ?
     
    Ce sont cinq des principaux avantages qui permettent de choisir la Ferrari 430 Scuderia par rapport à la Ferrari Challenge Stradale. En connaissez-vous d'autres ? Car la liste n'est pas exhaustive. Ou avez-vous des questions sur des différences entre la Ferrari 430 Scuderia et la Ferrari Challenge Stradale pour vous aider à choisir ?
     
    Nous verrons dans un prochain article, quels sont les 5 avantages principaux de la Ferrari Challenge Stradale par rapport à la Ferrari 430 Scuderia, ce qui vous aidera à faire votre choix en fonction des critères que vous privilégiez.
     
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    Franck
    La période de confinement actuelle va durer des semaines et vous devez rester chez vous pour aider à limiter la propagation du Covid-19. Est-ce-que cela signifie que pendant des semaines vous ne pouvez plus profiter de votre Ferrari ? Ou au contraire, pouvez-vous saisir cette opportunité pour réaliser un certain nombre de tâches pour votre Ferrari que vous remettiez à plus tard ? Voici une liste de 10 idées pour vivre le mieux possible cette période de confinement avec votre Ferrari. En bonus, c'est une liste qui pourrait aussi vous servir lorsque vous devez mettre votre Ferrari en hivernage.
     
    1. Sortir rouler avec votre Ferrari
     
    L'idéal serait d'en profiter pour sortir et faire rouler votre Ferrari. Vous ne pouvez le faire, bien entendu, que dans le cadre des déplacements dérogatoires prévus. Cela peut être pour vous rendre sur votre lieu de travail ou pour réaliser vos achats de première nécessité, par exemple.
     
    Est-ce-que vous y prendrez plaisir ou aurez-vous peur du regard des autres ? Cela dépend de l'histoire que vous vous racontez. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas beaucoup de monde pour vous voir, les routes étant désertes. Vous risquez aussi de faire plaisir au peu de personnes que vous croiserez dehors.
     
    Lors d'un éventuel contrôle, à partir du moment où tous vos documents sont en règle et que vous respectez le code de la route, tout devrait bien se passer.
     

     
    2. Démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement
     
    Si vous décidez de ne pas sortir rouler avec votre Ferrari, faut-il démarrer le moteur de votre Ferrari régulièrement au lieu qu'il ne tourne pas pendant des semaines ? Les avis divergent sur le sujet : une Ferrari et un moteur qui ne sont pas utilisés régulièrement s'abiment, mais d'un autre côté, un démarrage à froid est une source de gros stress pour votre moteur.
     
    Que faire alors ? C'est à chacun de se faire sa propre opinion et de décider. Au minimum, vous coupez la batterie ou vous la mettez sous maintien de charge, pour ne pas vous retrouver avec une batterie à plat le jour du redémarrage. Vous déplacez régulièrement votre Ferrari de quelques centimètres, en la mettant en neutre et en la poussant à la main, afin que la charge de votre Ferrari ne soit pas toujours sur la même partie des pneus. Enfin, si vous n'avez pas la place dans votre garage, vous pouvez aussi soulever légèrement votre Ferrari pour faire tourner ses pneus.
     
    Toutes les trois semaines, si vous le décidez, vous démarrez le moteur jusqu'au déclenchement des ventilateurs. Cela devrait se faire en 10 à 15 minutes, le temps que tout chauffe bien. Le délai dépend bien sûr de la température extérieure.
     
    A la fin de la période de confinement, si votre Ferrari n'a pas roulé :
    - Démarrez votre Ferrari et laissez là à l'arrêt au ralenti pendant 1 à 2 minutes,
    - Roulez ensuite très tranquillement le temps que tout chauffe doucement et se mette en place
    - Quand toutes les températures sont ok, vous pouvez vous faire plaisir à son volant.
     
    Pour plus de détails sur comment stocker votre Ferrari, vous pouvez regarder ces sujets sur Ferrarista :
     
     
     
     
    3. Réaliser un vrai lavage à la main de votre Ferrari
     
    Un vrai lavage à la main de votre Ferrari, dans les règles de l'art, est un bon moyen de la rendre encore plus belle. Cela prend du temps, c'est pourquoi vous ne pouvez sans doute pas le faire régulièrement. La période de confinement peut être une bonne occasion pour le faire.
     

     
    Ce lavage peut aller d'un nettoyage selon les règles de l'art (règle des deux sceaux, laver l'auto du haut vers le bas, jamais de geste circulaire, etc.) avec un séchage adapté pour ne pas laisser de traces en séchant, jusqu'à une décontamination de la carrosserie avec pose d'une cire protectrice ensuite.
     
    Pour vous aider à rendre votre Ferrari encore plus belle, lisez notre guide des 7 étapes simples pour laver votre Ferrari comme un pro :
     
    4. Nettoyer l'intérieur de votre Ferrari
     
    Si vous avez le temps, logiquement, après avoir lavé dans les règles de l'art l'extérieur de votre Ferrari, vous pouvez vous attaquer à son intérieur. Vous trouverez beaucoup de tutoriels sur internet pour vous aider à nettoyer l'intérieur de votre Ferrari le mieux possible. En voici un parmi d'autres :
     
     
     
    5. Entretenez les cuirs de votre Ferrari
     
    Entretenir régulièrement le cuir de votre Ferrari est indispensable pour que son intérieur conserve un aspect comme neuf au lieu que des plis de saleté ne se forment et qu'un aspect usé n'apparaisse. Cet entretien régulier vous permet aussi de garder, ou de raviver, la bonne odeur de cuir dans l'habitacle de votre Ferrari.
     
    Cet entretien des cuirs dans les règles de l'art est une opération qui, elle aussi, réclame du temps. Cette période de confinement peut être une bonne opportunité pour remettre les cuirs de votre Ferrari en bel état, avant que les sorties en Ferrari ne reprennent.
     
    Pour l'entretien du cuir de votre Ferrari, vous trouverez aussi sur Ferrarista un guide détaillé sur la bonne manière de procéder :
     
    Ainsi que des guides pour rénover vos cuirs s'ils sont abîmés :
     
    6. Mettre à jour le dossier de votre Ferrari
     
    Lors de l'achat d'une Ferrari, pour réaliser un meilleur investissement, le conseil est toujours l'historique, l'historique, l'historique ! Tout comme en immobilier, ce qui fait la valeur d'un bien est sa localisation, sa localisation et sa localisation. Assurez-vous donc toujours que le dossier de votre Ferrari, qui présente son historique et donc sa valeur, soit à jour et complet.
     
    Avec cette épidémie du Covid-19, le marché des Ferrari, comme beaucoup voire tous les marchés, va changer. Nous allons passer d'un marché post-spéculation de 2015-2016 où peu de ventes se réalisaient, les vendeurs restant sur des tarifs élevés et les acheteurs cherchant les bonnes affaires, à un marché, peut-être, où les acheteurs feront le marché, s'il y a plus de propriétaires qui souhaitent vendre, pour récupérer des liquidités, que de personnes qui souhaitent acheter (réorientation des budgets vers des achats plus essentiels ou attente d'une baisse plus importante du marché).
     
    Dans ce contexte, peut-être souhaiterez-vous vendre votre Ferrari dans quelques mois, pour changer de modèle dans le meilleur des cas, et il est important que le dossier de votre Ferrari soit à jour. Comment vous y prendre ?
     
    - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que tous les entretiens effectués sont bien notés. Si vous constatez des oublis, notez de bien demander à les inscrire sur le carnet au prochain entretien.
     
    - Vérifier dans votre dossier que vous disposez bien de toutes les factures liées à tous les entretiens que vous avez effectués. Là encore, si vous constatez des oublis, vous pouvez contacter le garage en charge de l'entretien de votre Ferrari de manière à ce qu'il vous renvoie les factures manquantes.
     
    - Vérifier dans le carnet d'entretien de votre Ferrari que vous êtes bien à jour de tous les entretiens qui doivent être effectués sur votre Ferrari, en particulier pour certains entretiens non récurrents à réaliser à un kilométrage spécifique. Si vous constatez un oubli, contactez le garage qui suit votre Ferrari afin de planifier l'intervention. Cela peut aussi être une bonne occasion de planifier un entretien en concession afin d'avoir un tampon officiel récent de la marque en cas de vente dans les mois à venir, si vous effectuez l'entretien habituellement hors réseau. Vous pourrez alors vous renseigner sur une éventuelle garantie Ferrari qui serait aussi un plus en cas de vente.
     

     
    7. Lire en détails le manuel de votre Ferrari
     
    Le manuel, ou plutôt les manuels, de votre Ferrari est très épais, et comme tout guide d'utilisation, il est très rarement lu. Tout au plus le parcourons-nous lorsque nous sommes à la recherche d'une information précise.
     
    Cette période de confinement est pour vous l'occasion de prendre le temps de le lire enfin dans son intégralité pour mieux connaitre votre Ferrari dans le détail. Vous y découvrirez sans aucun doute plusieurs éléments dont vous n'aviez pas connaissance à propos de votre Ferrari. Ce sera alors l'occasion de passer un peu de temps avec elle pour vérifier les connaissances que vous viendrez d'acquérir. Vous y découvrirez certaines fonctions cachées en appuyant deux fois sur un bouton, les astuces pour actionner les ouvrants quand la batterie est à plat, le code secret de votre alarme auquel vous n'aviez jamais pensé, etc.
     
    8. Réaliser un check-up de votre Ferrari
     
    En attendant de meilleurs jours pour effectuer des sorties avec votre Ferrari, une bonne idée est de réaliser vous-même un check-up de printemps, pour vérifier que tout est bien en ordre avant de la faire rouler. Peut-être avez-vous l'habitude de laisser votre spécialiste Ferrari le faire pour vous. C'est l'occasion de mieux connaître votre Ferrari et de voir par vous-même quel est son état. Peut-être découvrirez-vous de nouveaux petits travaux à réaliser pour qu'elle soit impeccable.
     
    Vous pouvez commencer par le contrôle des pneus, de leur niveau d'usure et de leur pression, en passant ensuite par le contrôle des niveaux des différents fluides. Ouvrez le manuel de votre Ferrari pour le faire proprement, car le contrôle des niveaux de votre Ferrari ne se fait pas comme celui de votre voiture familiale.
     
    Vous pouvez ensuite rédiger une check-list de tout ce qui vous semble anormal (ou de vos questions pour votre spécialiste Ferrari) en terminant par un tour complet de votre Ferrari pour lister de petits travaux à réaliser au prochain entretien.
     
    9. Embellir votre garage
     
    Votre Ferrari mérite un bel écrin, car c'est dans son garage qu'elle passera le plus de son temps et c'est sans doute là que vous la verrez le plus souvent, si vous avez la chance qu'elle soit garée dans le garage de votre maison.
     
    Les membres de Ferrarista postent régulièrement sur le forum des photos des embellissements réalisés dans leur garage. Ces sujets peuvent être une bonne source d'inspiration mais aussi de bonnes adresses à utiliser.
     

     
    10. Sortir votre Ferrari de son garage pour l'admirer
     
    Si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas sortir rouler avec votre Ferrari dans cette période de confinement, vous pouvez peut-être quand même la sortir de son garage, si vous avez la place. En temps normal, on ne prend pas souvent le temps d'admirer sa Ferrari sous tous les angles. Quand vous l'utilisez, vous êtes la plupart du temps à son volant. Sinon elle est dans son garage.
     
    En la garant dans votre allée ou votre jardin, vous pourrez prendre le temps de l'admirer sous tous les angles, pour vous rappeler comme elle est belle et comme vous avez la chance de posséder cette Ferrari. Vous pourrez en prendre des photos, d'ensemble, de l'intérieur et de détails, pour vous rappeler de ce moment et peut-être pour partager vos photos dans votre sujet de présentation sur Ferrarista.
     
    Questions pour que vous nous aidiez à enrichir ce sujet
     
    En cette période de confinement, restez chez vous, ne prenez pas de risque pour vous et votre entourage. Nous aurons le plaisir de vous revoir dans quelques semaines lors de nouvelles sorties en Ferrari.
     
    Comment vivez-vous cette période de confinement avec votre Ferrari ? Avez-vous pu sortir et faire rouler votre Ferrari ? Laquelle des idées listées avez-vous mise en oeuvre ? Avez-vous d'autres idées à partager aux autres propriétaires de Ferrari ou des précisions à apporter sur les 10 idées présentées ?
     
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    Mike051
    Lors de ma recherche d'une Ferrari 612 Scaglietti, je me suis heurté à certaines difficultés de compréhension des différentes versions de la Ferrari 612, ainsi que des packs optionnels. En outre, certaines imprécisions sur les dates m'ont fait douter sur la composition exacte des Ferrari 612 que j'étais en train de voir. Pour ne rien arranger, même l'usine s'est régulièrement emmêlée les pinceaux dans ses différentes documentations et communications sur ce modèle et sur ses évolutions ...
     

     
    D'ailleurs, durant des discussions récentes avec des nouveaux propriétaires de Ferrari 612 Scaglietti sur la partie forum de Ferrarista, nous avons pu aussi voir la difficulté à cerner et comprendre les caractéristiques et composition exacte de chaque modèle.
     
    Par conséquent, je vous propose dans cet article de référencer l'ensemble des infos collectées sur ce modèle, en espérant que cela puisse servir à de futurs potentiels acquéreurs de ce magnifique modèle V12 2+2. Il ne s'agit pas de nouvelles informations, seulement d'une agrégation des informations collectées un peu partout. La plupart ont été croisées, mais la complexité à les obtenir fait qu'il y aura certainement des imprécisions. N'hésitez donc pas à ajouter sous forme de commentaire des précisions sur ce très beau modèle.
     

     
    Infos générales: 
     
    La Ferrari 612 Scaglietti a été produite de 2004 à 2011. Première caisse V12 toute en aluminium de la marque. Environ 3 100 exemplaires produits.
    Techniquement, il y a eu 2 phases de la Ferrari 612 Scaglietti :
    -        la phase 1 de 2004 à environ septembre 2007
    -        la phase 2 à partir d'octobre 2007 (VIN à partir de 157000 environ).
     
    La phase 2 a consisté à améliorer certains aspects techniques de l'auto :
    - Amélioration du multiplexage, ce qui a permis l'apparition de nouvelles options nécessitant des interactions entre plusieurs composants de l'auto, comme la caméra de recul, les radars avant, le poste Bose recevant le flux de la caméra arrière et permettant de changer les paramètres de l’auto, …
    - Amélioration de la gestion moteur et périphériques (ECU Motronic 7.1.1 > Motronic 7.3.2)
    - Semble-t-il amélioration de la qualité des matériaux et des assemblages intérieurs (à confirmer)
     
    C'est avec son programme "One-To-One" ("OTO", 2008-2011) que Ferrari introduit son service de personnalisation (qui plus tard s’appellera « l’Atelier »), pour contrer entre autres la chute des ventes de la Ferrari 612 Scaglietti suite à la crise des subprimes en 2007-2008.
     
    Moteur :
     

     
    F133F (2004- env sept 2007) puis F133H (env oct 2007-2011). Pour les distinguer : le premier a des boites à air grises, le F133H a des boites à air noires.
    Officiellement, les chiffres de puissance sont les mêmes entre ces 2 moteurs : 540ch. Certains disent que le F133H donne 570ch.
    Le F133H n'est pas lié aux OTO, mais bien à l'ensemble des Ferrari 612 Scaglietti produites après septembre 2007.
     
    Boite de vitesses :
     
    Il y a eu 199 BVM 6 rapports produites, entre 2004 et 2006.
    Pour les 2 900 autres : boite F1 (6 rapports également) :
    - A l'origine (2004-2005), les passages se faisaient en 180ms (Boite F1A)
    - En 2006, pour celles équipées du pack HGTC ou HGTS, une optimisation du software de la boite faisait passer les rapports en 125ms (présence alors du mode F1-S pour F1 "Superfast" , avec présence d'un bouton "F1-S" à côté du sélecteur de vitesse): on parle alors de Boite F1A avec programme F1-S. Pour les autres, l'optimisation a apporté 20ms de gain (160ms).
    - En 2008, à priori seulement pour les OTO, la boite est différente (boite Superfast héritée de la 599, embrayage à double-disque) et les rapports passent alors en 100ms (présence aussi du mode F1-S et du bouton idoine). Ce passage ne s'effectue en 100ms que si le régime est supérieur à 5000trs/min et que l'accélérateur est enfoncé à plus de 80%.
     

     
    On dit généralement que la boite Superfast est spécifique à l’OTO, mais je ne pense pas que cela soit vrai :
    1) dans une logique industrielle, pour quelques non-OTO produites durant la période 2008-2009, il serait étonnant qu'on distingue 2 boites différentes sur les chaines de montage
    2) Une note provenant de Ferrari de janvier 2008 communiquant sur les nouveautés présentes sur la Ferrari 612 Scaglietti de 2008 positionne dans 2 chapitres différents la boite Superfast et le programme OTO.
    Cela nous oriente sur le fait que les deux ne sont pas liés et que donc les non-OTO 2008/2009 doivent aussi la posséder.
     
    Freins :
     
    La Ferrari 612 Scaglietti était au départ livrée en disques aciers.
    - A partir de 2006 et avec le pack HGTC, il était possible d'avoir en option des disques CCM. Ils existaient par ailleurs en option unitaire.
    - A partir de 2008, les CCM deviennent standard sur toute la gamme Ferrari : toutes les Ferrari 612 Scaglietti (OTO et non-OTO) en sont équipées. Cela entrainera un changement du prix de base de l'auto.
     

     
    Versions :
     
    Il n’y a eu à proprement parlé que 2 versions de 612 : la 612 et la 612 OTO. Communément, on parle de version HGTC ou HGTC mais il s’agissait alors de packs optionnels commandés et non d’une version à part entière :
     
    - On a tout d'abord la Ferrari 612 Scaglietti. Celle-ci est majoritairement en phase 1, mais Ferrari a continué à en fabriquer au compte-goutte au moins jusqu'à fin 2009 (donc sur base phase 2).
     
    - Les HGTC/HGTS sont donc des 612 classiques sur lesquelles des packs ont été ajoutés lors de la commande. Il n'y a pas d'ajout de pack par les garages une fois l'auto sortie d'usine (contrairement à ce qui se faisait partiellement pour le pack HGTE sur les 599). Des chiffres parlent d'environ 400 Scaglietti produites en pack HGTC.
     

     
    - Les One-To-One (OTO), construites à partir de 2008, ne sont pas des séries spéciales (car pas de nombre limité), mais plutôt une version à part entière dans le sens où, Sessanta mis à part, ce sont les seules à disposer du toit elechtrochromique (molète à 3 positions remplaçant le cendrier) et le volant avec Manettino et bouton Start (ils n’étaient pas commandables en option pour les non-OTO). Elles disposaient du programme de personnalisation (appelé alors "Carrozzeria Scaglietti Customisation Catalogue"). Le client se rendait à Maranello pour composer exactement l'auto qu'il souhaitait avec un catalogue d’options élargi. Il n'y a pas de chiffres exacts mais en recoupant différentes statistiques on peut penser que Ferrari a produit entre 200 et 400 OTO. Comme elles ont été produites à partir de 2008, elles ont toutes les freins CCM.
     
    Les Series Speciales (hors one-off) :
     
    - GP de Berne : Début 2006, 9 exemplaires fabriqués pour le marché Suisse, pour fêter les 40 ans de Ferrari Suisse et du GP de Berne. Elles se distinguent par une très élégante robe bi-ton Grigio et un pack HGTC que vous pouvez découvrir sur la première photo de cet article.
     
    - Cornes 30th Anniversary : été 2006, 20 exemplaires. Cornes est l'importateur Ferrari au Japon. Couleur unique Bleu « Cornes », calandre spécifique, sellerie Daytona bi-ton, pack intérieur carbone, pack HGTC.
     
    - Sessanta : 2007-2008, 60 exemplaires. La Sessanta s'appuie sur une base Phase 2, et est la plateforme sur laquelle s'appuiera ensuite l'OTO. Hors OTO, c'est la seule à disposer du toit électrochromatique et du Manettino sur le volant. Souvent, les gens les confondent avec les Ferrari 612 Scaglietti produites en 2007 qui possèdent la plaque "Ferrari 60 ans" à coté du commodo des phares. Pour les reconnaitre : elles ont un design de console centrale différent des autres 612 (avec plaque unique commémorant une des courses historiques de la Scuderia Ferrari). Vous pouvez la décourvrir sur la seconde photo de cet article.
     
    - Russian Edition : Fin 2007, 5 exemplaires seulement dédiés au marché russe. Elle intégrait à peu près tout ce que le catalogue d'options comportait : sellerie diamant chocolat, pack intérieur carbone, peinture bi-ton grigio/grigio, pack HGTS, coffre recouvert de cuir, etc. Seule fausse note à mon sens : elle était équipée des anciennes jantes optionnelles (2004-2005) et non des Challenge qui auraient été plus appropriées.
     

     
    Historique des packs, options et évolutions
     
    En 2004 et 2005:
    - Les consoles centrales étaient noires
    - Fin 2005: optimisation du software de la boite F1A
     
    En 2006:
    - La console centrale devient couleur intérieur. Possibilité de commander une noire en option, avant que cette option ne disparaisse du catalogue par la suite.
    - Le radar arrière devient standard.
     

     
    Début 2006 également apparition des packs HGTC et HGTS :
    HGTS (environ 13k€) : jantes Modular 19 pouces, échappement sport avec grilles arrières chromées, réglages de suspension plus sportifs (barres anti-roulis majorées), programme de boite F1-S
    HGTC (environ 26k€) : Pack HGTS + CCM + étriers de frein de couleur (Rosso, Giallo, Nero, Grigio). Les jantes 19 pouces Modular sont "ball-polished"
     

     
    Fin 2007/début 2008 :
    Les CCM deviennent standard, la taille mini des jantes avant passent en 19p, le poste Bose 2-DIN devient de série. Conséquence de l'intégration en série des CCM: le pack HGTC devient HGT2. Il contient alors l'ensemble du pack HGTC (sauf les CCM puisqu'ils sont de série désormais) + jantes 20 pouces Challenge (qui étaient jusqu'alors une option isolée) en ball-polished. Sur certains modèles fin-2007/début-2008, il est possible que Ferrari ait référencé comme pack HGTC + option Challenge 20p des 612 qui sont réellement en pack HGT2. L'usine a eu visiblement du retard dans la prise en compte du pack HGT2 dans ses références.
     

     
    Autoradio GPS :   Deux autoradios ont été montés dans la Ferrari 612 Scaglietti : un simple DIN (déjà installé sur d'autres modèles) et un 2-DIN commandé spécifiquement chez Bose. Malgré le faible nombre de postes Bose (700), il a été décliné en 2 versions : l'une possède le GPS, l'autre un Tuner TV (analogique !). La plupart des vendeurs (y compris chez Ferrari) ne connaissent pas cette subtilité et indiquent que le Bose est un poste GPS (cas vécu lors de la réception de mon OTO).  
    Quelques infos supplémentaires, non vérifiées/vérifiables :
     
    - L'échappement sport optionnel des OTO serait différent de l'échappement sport des autres 612 (y compris les packs HGTC) : celui-ci proviendrait de Tubistyle, alors que celui des HGTC proviendrait d'un fournisseur différent. Ceci expliquerait que, pour certains, une Ferrari 612 Scaglietti OTO 2008 avec échappement sport n’aurait pas la même sonorité qu’une HGTC.
    - D'après un ingénieur qui travaillait à l'époque chez Bose, il y aurait eu entre 650 et 700 postes 2-Din fabriqués par Bose (donc pour toutes les OTO + les quelques non-OTO de septembre 2007 à fin 2009), spares inclus. En enlevant les spares, les non-OTO et les Sessanta, le chiffre obtenu permet de situer le volume d’OTO produites puisque toutes en étaient équipées.
     
    Avez-vous connaissance d'autres spécificités ou versions de la Ferrari 612 Scaglietti ? Quelles autres précisions souhaiteriez-vous connaitre sur ce modèle ?
     
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    Franck
    Rétromobile, comme chaque année, est le rendez-vous hexagonal au milieu de l'hiver à ne pas rater pour tous les passionnés d'automobile comme nous. Quelles étaient les plus belles Ferrari présentes sur le salon en 2020 ? C'est un avis forcément subjectif mais qui a l'avantage de vous montrer une bonne palette des Ferrari qui étaient visibles.
     
    1. La plus attendue et regardée était la Ferrari 330 P4, chassis 0858, dont il n'existe que 3 exemplaires au monde et qui, entre autres, a dominé Ford sur ses propres terres à Daytona en 1967 face à une armada de Ford GT 40. Ses pilotes, Chris Amon et Lorenzo Bandini avait déjà remporté les 1 000 kilomètres de Monza à son volant. Elle est considérée par beaucoup comme la plus belle Ferrari de course.
     

     
    2. Mais de mon côté, c'est la Ferrari 312P de 1969 que je préfère sur le plan esthétique. Elle parait encore plus plate et donc encore plus impressionnante quand vous la regardez de face. Il s'agit de la Ferrari 312 de Formule 1 recarrossée ! Remplaçante de la Ferrari 330 P4 que la nouvelle réglementation n'autorisait plus, elle n'obtint pas les mêmes résultats, car face à l'arrivée de la Porsche 917 la même année, un moteur plus gros était nécessaire et elle fut remplacée par la Ferrari 512.
     

     
    3. Autre beauté signée Ferrari présente à Rétromobile 2020, la Ferrari 250 GT Cabriolet série 1 était carrossée par Pininfarina. Cet exemplaire était le modèle présenté au Salon de Turin en 1958. 41 exemplaires seulement furent produits.
     

     
    4. Toujours aussi belle, la Ferrari 250 GT Passo Corto de 1961, ici dans un rouge classique est un pur plaisir pour les yeux sur un salon. Plus sportive que le cabriolet, c'est sans doute la Ferrari ancienne que je me verrais le plus acquérir, or Ferrari 250 GTO qui évolue encore à un autre niveau tarifaire. Cet exemplaire serait la 78ième produite sur 165.
     

     
    5. Plus rare et très belle dans ces couleurs, la Ferrari 342 America coupé, produite à seulement 3 exemplaires en 1952. Il s'agit du numéro de série 0246AL carrossé par Pininfarina.
     

     
    6. La quadruplé magique des hypercars Ferrari réuni sur le stand de Girardo & Co : Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari F50 et Ferrari Enzo dans un rare Grigio Alloy. Le choix serait très difficile s'il ne fallait n'en retenir qu'une !
     

     
    7. Autre belle brochette de Ferrari sur le stand Corse e Strada, avec la Ferrari 458 Italia GT, la Ferrari F430 GTC et la Ferrari 360 GTC. Elles étaient malheureusement toutes dans un superbe état, comme si elles n'avaient jamais vu le moindre bout de piste.
     

     
    8. La première Ferrari pilotée par Michael Schumacher en 1996, la Ferrari F310, avec laquelle il remporta 3 victoires, ce qui permis de sauver la tête de Jean Todt aux commandes de la Scuderia Ferrari. C'était avant l'arrivée de Ross Brawn et de Rory Burn. C'est la première monoplace Ferrari équipée d'un V10, qui fut sujet à des problèmes de fiabilité. La seconde partie de la saison, elle fut équipée d'un nez haut.
     

     
    9. Fabuleuse collection d'Alfa Roméo sur le stand de Lukas Huni, dont deux exemplaires (Alfa Romeo Tipo B et Alfa Romeo 8C 2600) ayant roulé sous les couleurs de la Scuderia Ferrari à ses débuts dans les années 30. Intéressant à voir alors que nous venons tout juste de fêter les 90 ans de la Scuderia Ferrari.
     

     

     
    10. Ferrari 365 GTB/4 sur le stand Movendi, une auto ayant couru sous les couleurs du NART aux 12 heures de Sebring en 1971.
     

     
    En bonus et pour terminer, parce que c'est la dernière Ferrari que j'ai vu en partant, sur le stand Meguiar's, une magnifique Ferrari F355 Giallo dans un état superbe, équipée des rares baquets en carbone ! La Ferrari F355 était ma première Ferrari, donc j'adore !
     

     
    N'en garder que 10, c'est trop court, mais je vous en mettrai d'autres en commentaires s'il y a des intéressés. Avec ces dix exemples, on se rend bien compte que l'histoire de Ferrari est riche et longue, à nulle autre pareille.
     
    Quels sont vos modèles favoris parmi ceux présentés ? Quels informations pouvez-vous partager à leur sujet ? Etes-vous passés à Rétromobile 2020 ? Si oui, qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ?
     
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    Franck
    Parmi toutes les nouveautés présentées par Ferrari en 2019, la Ferrari F8 Tributo risquerait de passer inaperçue : ce n'est pas un monstre de nouvelles technologies et de puissance comme la Ferrari SF-90 Stradale, ce n'est pas un nouveau segment comme la Ferrari Roma, ni une décapotable inédite comme la Ferrari 812 GTS. Ne serait-elle donc qu'une réponse transitoire et forcée de Ferrari aux nouvelles normes WLTP qui s'appliquent dès début 2020 et condamnent les V8 précédents ? Le mieux pour s'en rendre compte est de l'essayer, et c'est ce que j'ai pu faire en cette fin d'année grâce à la concession Ferrari Pozzi de Levallois-Perret.
        La Ferrari F8 Tributo : la Ferrari qui nous a suivi sur tout 2019   Il faut dire que la Ferrari F8 Tributo nous a suivi tout au long de cette année 2019 sur Ferrarista. Tout d'abord lors de sa présentation au salon de Genève en mars 2019, nous avions pu la découvrir en réel pour la première fois et constater qu'elle était bien plus belle en vrai que sur les photos officielles. Surtout avec le nouveau colori spécifique bleu corsa qui mettait particulièrement bien en valeur ses courbes.   Ensuite lors de notre voyage aux Finali Mondiali au Mugello en octobre, nous avons pu voir, sur les chaînes de montage de Maranello, les tous premiers exemplaires en production. Il s'agissait à l'époque pour Ferrari de régler les chaines de montage avant de monter en capacité de production. Sur chaque exemplaire, vous pouviez voir une feuille de papier avec des annotations manuelles concernant les modifications restant à réaliser sur la chaîne de montage pour automatiser et parfaire la production. Ce sont ces mêmes exemplaires de pré-production que nous retrouvons désormais en concession pour les premiers tests par les clients avant que les livraisons aux clients ne démarrent.   Enfin, en cette fin d'année, je suis contacté par la concession Pozzi, comme de nombreux clients, pour effectuer l'essai d'un modèle de la gamme : je choisis la Ferrari F8 Tributo. C'est le modèle qui m'intéresse le plus car je ne l'ai pas encore essayé et qu'il correspond le plus à mon profil.      Comment se déroule un essai en concession Ferrari ?   Comment se passent concrètement ces essais ? La concession Ferrari vous contacte par mail pour essayer le modèle de la gamme qui vous plaît. En l'occurrence c'est la concession Pozzi de Levallois-Perret qui m'a contacté car c'est la concession la plus proche de mon domicile et j'y ai été client par le passé (pièces détachées pour ma Ferrari F355). Mon profil est également à jour dans la base de données Ferrari. Ils savent donc que je possède une Ferrari Challenge Stradale (authentification de votre statut de propriétaire sur le site web de Ferrari). Les créneaux pour les essais sont d'une demie-heure, vous en convenez par téléphone et il faut être réactif si vous souhaitez un créneau pour une nouveauté comme la Ferrari F8 Tributo très demandée en essais.   Le jour J, je suis arrivé en avance, ce qui vous permet d'avoir une visite de l'atelier en attendant, ainsi que de la partie véhicule d'occasions. Vous voyez beaucoup de belles Ferrari et vous discutez Ferrari pendant un bon moment, ce qui est toujours agréable. Il y a forcément quelques modèles d'exception qui attirent plus votre regard, comme des Ferrari F40, Ferrari Monza, Ferrari Challenge Stradale, etc.   Une fois les formalités remplies rapidement (vérification de votre permis de conduire, signature de la décharge de responsabilité), votre essai peut démarrer. Evidemment, un samedi matin avec une météo hivernale, un jour de grève, dans les embouteillages parisiens (petite couronne), ce ne sont pas les conditions idéales pour bien tester une Ferrari ! Mais cela vous permet déjà une première approche du véhicule, pour vous donner envie d'aller plus loin. Le petit plus, de mon point de vue, est que ce n'est pas un commercial qui effectue l'essai avec vous, mais une personne dédiée à la conduite, donc plutôt un pilote qu'un vendeur, ce qui vous permet d'apprécier d'autant plus l'essai durant lequel vous ne parlez que plaisir au volant.     Prise en main, puissance et sonorité de la Ferrari F8 Tributo   La première chose que vous remarquez lorsque vous effectuez vos premiers tours de roues à bord de la Ferrari F8 Tributo est sa grande facilité de prise en main. Pour sortir de la concession Pozzi, j'ai dû effectuer plusieurs manoeuvres car une autre Ferrari rentrait au même moment, et l'espace dans la concession est vraiment très restreint. Cela s'est fait sans stress avec cette voiture que je ne connaissais pas car la Ferrari F8 Tributo est très souple à manoeuvrer. Vous n'êtes pas dans une Ferrari Challenge Stradale qui va bouger par à-coups lors des manoeuvres.   C'est l'objectif recherché par Ferrari avec la Ferrari F8 Tributo, par rapport à une Ferrari 488 Pista dont elle reprend le moteur entre autres : qu'elle soit facile à utiliser au quotidien, pour que le client s'imagine l'utiliser régulièrement. Ce test dans les rues étroites et embouteillées permet de le vérifier. Le seul "défaut" à signaler, dans ces conditions d'essai, ce sont les commandes de clignotants sur le volant, auxquelles il faut le temps de s'habituer (mais cela date déjà de la Ferrari 458) et qui ne vous permettent pas, le temps d'un essai, d'avoir une conduite aussi fluide que souhaitée : le temps de retrouver la commande pour signaler que vous allez changer de direction et le petit trou qui s'était ouvert dans une autre file s'est refermé et vous ne pouvez plus faire votre changement de file en toute sécurité. Ce n'est qu'une question d'habitude.   Evidemment en ville la puissance disponible est plus que suffisante, une courte accélération vous le démontre, et cette puissance ne peut être vraiment utilisée dans ces conditions. Il faudrait pour cela disposer de plus d'espace, voire d'un circuit. Quant à la sonorité, vous savez qu'elle n'est plus celle des V8 atmosphériques. Elle ne monte plus dans les aigus et reste dans une variation de graves. Pour autant, je la trouve personnellement présente et agréable, même si cela ne vaut pas la sonorité des modèles atmosphériques.      Look et intérieur de la Ferrari F8 Tributo   Un mot sur l'intérieur : celui du modèle essayé était magnifique, avec beaucoup d'alcantara (dont les magnifiques sièges baquets Daytona), de surpiqures, de carbone, etc. et il permet de constater tous les progrès effectués par Ferrari en terme de qualité de ses intérieurs. Il suffit de revenir ne serait-ce que 10 ans en arrière pour constater le gap franchi. Pour autant, même si la Ferrari F8 Tributo est une Ferrari très facile d'accès, facile et plaisante à conduire, même dans la circulation dense de Paris, elle n'en reste pas moins une Ferrari. Vous ressentez dès le début que vous êtes dans une Ferrari, par la position de conduite, par les différents retours d'informations que vous ressentez, par la façon dont vos sens sont éveillés, par sa largeur et sa hauteur par rapport aux autres autos autour de vous dans la rue, par la position de ses rétroviseurs, etc.   Au niveau du look, les premières bonnes impressions sur le stand du salon de Genève en mars, sont confirmées dans la vraie vie, quand vous la voyez dans un garage et dans la rue avec d'autres autos autour : cette Ferrari F8 Tributo est magnifique. Avec sa nouvelle aérodynamique plus performante (reprise du S-Duct de la Ferrari 488 Pista par exemple), le retour de ses quatre feux ronds à l'arrière et sa vitre arrière façon Ferrari F40, je la trouve personnellement encore plus belle que la Ferrari 488 GTB. Mais cette question reste une affaire de goûts personnels. Je l'aurai préférée en bleu corsa qui sublime la Ferrari F8 Tributo, surtout à l'arrière.     Conclusion   Cet essai a un petit côté frustrant car vous ne pouvez pas tester la Ferrari F8 Tributo pour ce pour quoi elle a été conçue. Elle n'a pas été faite pour les embouteillages même si elle s'en sort très bien et que c'est un vrai plus dans le monde d'aujourd'hui. Vous êtes loin de le Ferrari F355 (ou ses aînées), qui chauffaient dans les embouteillages, avec les ventilateurs qui se mettaient en route et votre mollet qui demandait du repos après plusieurs centaines de mètres à gérer le patinage dans les bouchons.    Un grand MERCI à la concession Ferrari Charles Pozzi de Levallois-Perret pour avoir rendu cet essai possible et pour la qualité de leur accueil, très apprécié.   Avez-vous pu, vous aussi, tester la Ferrari F8 Tributo en concession ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Si non, quelles informations complémentaires aimeriez-vous connaître à son sujet ?   Si cet article vous a plu, vous aimerez aussi : - La surprise de la Ferrari F8 Tributo présentée à Genève - Essai longue durée : la Ferrari 488 Pista de 458 - 10 faits sur la Ferrari SF90 Stradale dont les médias ne vous parlent pas
    Franck
    Pour la première fois, nous avons participé, avec 16 membres de Ferrarista, aux Finali Mondiali 2019 organisés par Ferrari sur le circuit du Mugello. Nous sommes partis 5 jours, du 23 au 27 octobre 2019, pour en profiter pour visiter l’usie à Maranello. Cet événement Ferrari vaut-il le déplacement ? A quelles activités avez-vous vraiment accès sur place ?Quels tickets prendre pour en profiter au mieux ? Quelles autres activités planifier afin de profiter pleinement de votre voyage ?
     
    Faire ce voyage, c’est sortir pendant 4 ou 5 jours de votre quotidien, de vos problèmes, pour vivre au cœur de la passion de l’automobile sportive italienne. Vous en profitez bien plus quand vous partagez cette expérience avec d’autres passionnés. Vous y ajoutez de belles rencontres et une excellente ambiance entre passionnés, qui échangent sur cette expérience vécue en commun. Parmi les membres qui ont participé à l’ambiance inoubliable de ce voyage, il y avait entre autres @dpr, @Dede01,  @Romano456, @AR69, @jpp2306, @Lilrow, @Titisport68, @JO348GTB, @mvagusta, etc.
     

     
    Les courses
     
    Les Finali Mondiali, ce sont d’abord, comme leur nom l’indique, les Finales Mondiales des courses du Ferrari Challenge. Le samedi vous assistez aux finales par région : Europe, Amérique et Asie. Les finales mondiales se déroulent le dimanche.
     
    Ces épreuves sont très disputées, avec beaucoup de spectacle sur la piste, des dépassements, des sorties de piste, des safety car, de grands écrans pour ne manquer aucune action, etc. Sur le circuit du Mugello, vous pouvez bien profiter du spectacle, car vous bénéficiez facilement d’une vue panoramique.
     
    Par exemple, depuis le haut de la tribune centrale, vous pouvez voir ce qui se passe dans les paddocks et sur toute la longue ligne droite des stands, et en vous tournant vous voyez l’enchaînement de virages qui mènent aux stands, dont deux épingles. Mais il est aussi facile de vous positionner en hauteur autour du circuit et de profiter d’une vue panoramique sur la majeure partie du circuit. Beaucoup de spectateurs restent d’ailleurs en dehors de l’enceinte du circuit pour profiter de ces vues magnifiques, avec le circuit et les monts environnants.
     

     
    Entre chaque course se déroulent des sessions du programme XX, avec les Ferrari FXX, 599XX et FXX-K (et leurs évolutions) ou des sessions du programme F1 Clienti ou avec les Ferrari de GT Compétition. Evidemment, sur un tel circuit, les Ferrari XX et les F1 sont très impressionnantes. Leur son se réverbère dans les tribunes et les montagnes environnantes et vous donne des frissons. Et elles vont vraiment très vite ! C’est tellement mieux de voir toutes ces autos sur circuit que dans un hangar ou un musée !
     
    Les expositions
     
    Les Ferrai Finali Mondiali, ce ne sont pas que des courses. Loin de là. Ce sont aussi des expositions très intéressantes, à commencer cette année par celle célébrant les 90 ans de la Scuderia Ferrari.
     
    Sous un énorme chapiteau très bien décoré et mis en lumière, vous pouvez admirer des dizaines de Ferrari retraçant l’histoire de la Scuderia Ferrari, depuis la première Alfa Romeo 8C 2300 engagée en compétition sous les couleurs de la Scuderia Ferrari jusque la toute dernière Ferrari 488 GT3/Challenge 2020, en passant par de très nombreuses Formules 1 de toutes les époques.
     

     
    Au sein de cette exposition sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, vous profitez d’une exposition sur les 70 ans de participation de Ferrari aux 24 heures du Mans. Vous pouvez admirer la Ferrari 330 P4, la Ferrari 512S, la Ferrari 512BB LM, la Ferrari 250 GTO, la Ferrari 250 GT SWB, la Ferrari 250 TR, la Ferrari 250 LM, etc.
     
    Sous un chapiteau adjacent, toute la gamme Ferrari actuelle vous est présentée, dont les toutes nouvelles Ferrari 812 GTS, Ferrari F8 Spider et Ferrari SF-90 Stradale. Vous pouvez monter dedans si vous disposez du pass VIP (ou sur présentation de votre carte grise si pas trop d’affluence).
     
    C’est toujours très intéressant, pour un passionné, de monter dans ces autos à diffusion limitée quand elles viennent juste de sortir et voir comment la marque évolue. J’ai trouvé l’assise dans la Ferrari SF-90 Stradale, très basse et très allongée. Vous passez dans une autre dimension avec tous les écrans du tableau de bord remplis d’animations et de possibilités. A l’opposé, une Ferrari 812 GTS est bien plus classique et luxueuse.
     

     
    Autre lieu à visiter, même s’il ne s’agit pas d’une exposition à proprement parler : le parking Ferrari. Il est réservé aux propriétaires de Ferrari et est le parking le plus proche du circuit. Vous pouvez y admirer aussi bien des anciennes du type Ferrari BB512 ou Ferrari F40, que des très récentes comme la Ferrari F8 Tributo ou des Ferrari 488 Pista. Comme il y a des dizaines et des dizaines de Ferrari présentes, tout passionné de Ferrari y trouvera du plaisir, avec des Ferrari rares ou avec des combinaisons de couleurs ou d’options originales.
     
    Les paddocks sont aussi très intéressants à visiter. Vous pouvez parcourir les paddocks des différentes équipes du Ferrari Challenge, pour les voir travailler sur leurs autos. Vous y découvriez aussi les Ferrari 812 Superfast servant aux baptêmes sur circuit ou les six Ferrari Monza présentes dans différentes livrées.
     
    Pour entrer dans les stands du bord de piste où sont garées les F1 et les autos du programme XX, vous devez disposer du pass VIP. Sinon vous ne pouvez que les admirer de loin, derrière les barrières.
     
    C’est dans ces paddocks et les expositions autour que vous avez le plus de chance de rencontrer des personnalités : des pilotes comme René Arnoux ou des responsables de Ferrari comme Enrico Galleria, le directeur commercial de Ferrari, ou Lapo Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli et frère du président de Fiat, ancien directeur marketing de Fiat et créateur du Ferrari Tailor Made.
     

     
    Circuit et accès
     
    Le circuit du Mugello est magnifique, situé dans les beaux paysages de la Toscane, près de Florence. Les paysages, comme le circuit sont très vallonnés. Avec un grand ciel bleu et une température de 25°C pour une fin octobre, les conditions étaient idéales, comme de belles journées d’été.
     
    L’accès au circuit et au parking gratuit est facile. Il n’y a que le dimanche, où beaucoup plus de monde est présent, que nous avons eu un bouchon de 10 minutes pour accéder au parking. Les gens se garaient au bord de la route, alors qu’il suffisait d’attendre un petit peu pour accéder au parking vraiment loin d’être plein et beaucoup plus proche.
     

     
    En prenant les billets et parking gratuits, vous voyez tout ou quasiment. C’est la fête de Ferrari et on comprend qu’avec toutes ces activités gratuites la marque continue à développer le nombre des tifosi.
     
    Avec un billet VIP, vendu 280 euros par personne (sans les options comme le parking Ferrari), vous pouvez entrer dans les stands des F1 et du programme XX, très intéressant, tout comme accéder au bord de piste. Vous pouvez entrer dans les Ferrari de la gamme actuelle (possible aussi en présentant votre carte grise) et vous avez accès aux boissons à volonté. Vous avez accès aussi au buffet du déjeuner, avec vue sur la piste. Sinon, vous ferez la queue devant un des nombreux truck-food ou dans le restaurant self-service du circuit. A chacun de voir ce qui lui fera le plus plaisir.
     

     
    Visites à Maranello avant les Finali Mondiali
     
    Faire le déplacement jusqu’au Mugello, en Toscane, représente un bout de chemin. Autant en profiter pour visiter des lieux mythiques dans la région de Modène, située en gros une heure avant le Mugello. Elles vous apportent une vision globale de l’univers Ferrari.
     
    La Collection Righini
     
    Nous avons commencé, avant de nous rendre au Mugello, par visiter la collection Righini. Il s’agit d’une collection privée, difficile d’accès, réalisée par M. Righini sur les 60 dernières années. Elle comprend beaucoup de modèles très rares, comme la toute première Benz produite. Les autos sont reparties dans trois pièces distinctes : d’abord les modèles jusque la seconde guerre mondiale, ensuite les autos d’après-guerre et enfin les autos vraiment très exceptionnelles.
     
    Dans les autos d’après-guerre, vous pouvez admirer une Ferrari Daytona, une Ferrari 275 GTB, la 8ième Lamborghini produite, une Lamborghini 350 GT bleu pâle, une Alfa Romeo 8C des années 2000, une Alfa Romeo TZ, etc.
     
    Dans le dernier box, vous découvrez l’Alfa Romeo 8C 2300, la première auto à arborer le célèbre cheval cabré de la Scuderia Ferrari, il y a 90 ans. Juste à côté, se trouve l’Auto Avio Costruzioni 815, la première voiture construite par Ferrari en 1940, qui ne pouvait à l’époque, par contrat avec Alfa Romeo, pas encore utiliser son nom. Seuls deux exemplaires ont été construits. Face à ces deux autos exceptionnelles dans l’histoire Ferrari, la magnifique Fiat V8 de l’avocat de la famille Agnelli, et une très belle Lancia Stratos bleue.
     

     
    Musée et usine Pagani
     
    La visite chez Pagani commence désormais par un film de 10 minutes dans lequel un ami d’enfance d’Horacio Pagani raconte son histoire. C’est très intéressant chez chaque constructeur de connaître la genèse, le pourquoi. La visite se poursuit par le musée, bien fourni pour une marque qui vient de fêter ses 20 ans. Il retrace toute l’histoire d’Horacio Pagani depuis ses premières maquettes en bois à l’âge de 6 ans.
     
    Le meilleur est gardé pour la fin, avec la visite de l’usine. Vous pouvez alors voir une bonne vingtaine de modèles dans différents stades de fabrication, ainsi très souvent que des nouveautés ou raretés. Cette fois-ci une Zonda Barchetta annoncée comme la dernière Pagani Zonda. Aucune chaine de montage, mais c’est encore plus tout le travail sur le carbone qui est mis en avant, comme dans aucune autre usine, et le souci du détail. Une très bele visité, comme à chaque fois.
     

     
    Fabio Lamborghini
     
    Après la visite de Pagani, nous avons eu le plaisir de déjeuner avec Fabio Lamborghini. Fabio Lamborghini est le neveu de Ferruccio Lamborghini et a été le directeur du musée Lamborghini pendant 20 ans. Il connait donc très bien l’histoire de la marque et sait aussi vous la raconter.
     
    Il nous a invité dans une ancienne demeure italienne, située juste à côté de l’usine Lamborghini, transformée en restaurant pour accueillir des événements. Dans ce décor historique, avec un repas italien typique de la région de Bologne, l’histoire de Lamborghini depuis l’origine, racontée par un membre de la famille, prend une toute autre dimension. Beaucoup d’anecdotes permettent de mieux comprendre le contexte et le personnage de Ferruccio Lamborghini.  Par exemple celle où Ferruccio se fait arrêter par les Carabinieri pour excès de vitesse et leur tend ses papiers et ses clefs en leur disant « Prenez les clefs, essayez la voiture et vous me direz s’il est possible de rouler plus lentement avec une telle auto ! ».
     
    Musée et usine Lamborghini
     
    La visite de l’usine Lamborghini, et de son musée, industrielle et chronométrée, prend alors une autre couleur. D’une part vous avez envie de plus aimer la marque, maintenant que vous connaissez mieux ses origines et avez passé un long moment avec un membre de la famille. D’un autre côté, la rigueur froide germanique vous fait penser que ce n’est plus la même chose. Mais, croiser à la fin de la visite Stefano Dominecali, actuel CEO et ancien directeur de la Scuderia Ferrari, qui répond à votre bonjour avec un grand sourire, vous donne espoir sur une passion italienne toujours présente.
     

     
    Toni Auto et TubiStyle
     
    Nous avons également visité le garage Toni Auto de Maranello, situé juste à côté de l’usine. C’est une véritable caverne d’alibaba, avec toujours des merveilles en entretien ou en restauration. Cette fois-ci vous pouviez y voir une Ferrari F40, 2 Ferrari 275 GTB, une Ferrari 250 cabriolet, deux Testarossa, deux Ferrari F355, etc. Ils nous dépannent toujours 2 ou 3 Ferrari du groupe, parfois juste un bruit dont l’origine n’avait pas été trouvée ailleurs et qu’ils trouvent en une demi-heure.
     
    En nous rendant ensuite chez TubiStyle, une Ferrari SF-90 Stradale camouflée s’insère dans notre convoi. C’est intéressant, une première, de rouler avec une Ferrari SF90 Stradale.
     
    La visite chez TubiStyle débute avec une Ferrari 488 Pista pour laquelle ils viennent de produire un échappement spécifique pour un client. Ils nous démarrent le moteur pour entendre le son.
     

     
    Nous voyons ensuite une Ferrari 250 GT California pour laquelle Ferrari Classiche leur a demandé de refaire un échappement. Comme pour tout autre modèle, ils commencent par faire un gabarit à partir de l’échappement d’origine, pour fabriquer ensuite un échappement qui s’installera parfaitement. Ils travaillent ensuite le son à l’oreille car aucun document n’existe sur l’échappement d’origine.
     
    Nous visitons aussi les productions réalisées en première monte pour Ferrari, sur les Ferrari Portofino et GTC4Lusso entre autres, puis les produits aftermarket pour les particuliers. Nous découvrons le processus complet de fabrication depuis la feuille d’aluminium en magasin, les opérations de cintrage, de soudure, de polissage, de colissage, etc.
     
    Avec TubiStyle, nous avons également visité la fabrication des réservoirs d’essence, réalisée juste en face, dans une autre usine du groupe Duerre. Ils fabriquent des réservoirs pour toutes les marques de supercars : Ferrari, Aston Martin, Lamborghini, Bugatti, Pagani, etc. Il s’agit de réservoirs très technologiques avec beaucoup de capteurs à tester (anti-retournement, anti-débordement, etc.) et spécifiques au modèle selon la place disponible. Chaque réservoir est testé pour vérifier son étanchéité.
     

     
    Usine et musée Ferrari
     
    Le graal est la visite de l’usine Ferrari à Maranello. Plusieurs Ferrari SF-90 Stradale tournaient dans les rues de l’usine à notre arrivée et il est rare d’en voir rouler, encore plus d’en voir rouler plusieurs en même temps.
     
    Ensuite, nous avons débuté par la visite des chaînes d’assemblage : usinage des pièces moteur, montage des moteurs, qui a été très automatisé depuis peu (les V8 et les V6 pour Maserati), lignes d’assemblage des Ferrari.
     
    La visite s’est poursuivie par Ferrari Classiche, qui était difficile à voir jusqu’ici,. L’espace semble avoir été aménagé depuis, avec des zones à ne pas dépasser marquées au sol, afin d’accueillir plus de visiteurs. C’est une bonne idée en terme de marketing, pour montrer le savoir-faire et attirer plus de clients.
     
    Nous avons visité ensuite les département F1 Clienti et XX Programme, puis la Scuderia Ferrari. C’est très intéressant mais il y avait moins d’autos présentes que d’habitude à cause des Finali Mondiali au Mugello et du Grand-Prix de F1 au Mexique.  A la Scuderia Ferrari, nous pouvons voir 3 zones : celle des box d’assemblage des F1, celle du contrôle de la qualité des pièces provenant des sous-traitants, et celle du montage des systèmes électriques et électriniques (dont le volant).
     

     
    Nous avons terminé par la visite du département Tailor Made dans le Centre de Style Ferrari. Il est situé dans un bâtiment très récent, dont je pense que les visites viennent de débuter, car jamais fait auparavant. Il s’agit là encore d’une bonne idée marketing : si vous y faîtes passer tous les propriétaires venant visiter l’usine, vous avez plus de chances, après leur avoir montré les différentes possibilités, qu’ils demandent un Tailor Made sur leur prochaine Ferrari.  Il y a l’embarras du choix parmi les possibilités de personnalisation offertes.
     
    A la fin de la visite, nous avons reçu un billet pour visiter le musée Ferrari de Maranello, ainsi que la traditionnelle revue Ferrari, et pour les propriétaires (et c’est inédit), un presse papier Ferrari. Ce presse-papier est soit un scudetto de la Scuderia Ferrari, soit une sculpture en forme de Ferrari. Ils sont à priori en vente pour 170 euros au Ferrari Store.
     
    Le musée Ferrari de Maranello est le plus intéressant des deux. Celui de Modène, que nous avons visité aussi, contient peu de Ferrari, dont une majorité de modernes de moins de 20 ans d’âge. Au musée de Maranello, vous pouvez voir les supercars (Ferrari 288 GTO, Ferrari F40, Ferrari Enzo et Ferrari LaFerrari), la Ferrari P80/C, dernière one-off produite, le hall des champions avec les F1 les plus emblématiques et les trophées associés, ainsi qu’une rétrospective sur les 90 ans de la Scuderia Ferrari, avec de nombreux modèles intéressants.
     

     
    Les meilleurs moments
     
    Pour quelqu'un qui effectue ce voyage pour la première fois, c'est fabuleux : toutes ces usines de sportives italiennes, ces musées, ces personnages connus, ces premières, ces rencontres, l'ambiance du groupe, rouler avec d'autres Ferrari, les bons restaurants, les paysages magnifiques, les beaux hôtels, etc.
     
    Quand vous l'avez déjà fait plusieurs fois, vous remarquez surtout ce qui est différent et rare : la collection Righini, la rencontre avec Fabio Lamborghini, les visites de Ferrari Classiche et du Tailor Made, les 90 ans de la Scuderia Ferrari, La Ferrari SF90 Stradale dans laquelle j'ai pu monter et les Finali Mondiali, qui valent vraiment le déplacement pour tout passionné de Ferrari, d'autant qu'il ne se déroule pas tous les ans en Europe. Mais aussi le groupe de Ferrarista pour la très bonne ambiance qui marqua ce voyage.
     
    Etiez-vous aux Finali Mondiali ? Qu'est-ce-qui vous a le plus marqué ? Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaiteraient s'y rendre ?
     
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    David 84
    La Ferrari 348 est une Ferrari appréciée par les primo-accédants car elle est une des berlinettes Ferrari les plus accessibles financièrement, avec le look typique des années 80 comme la Ferrari Testarossa. Mais qu'en est-il sur la durée, pour une auto de 25-30 ans aujourd'hui ? Quels sont ses points forts et ses points faibles dans l'époque actuelle ? Quels sont les coûts d'entretien associées et les points à surveiller ? @David 84 qui l'a achetée neuve et a parcouru près de 100 000 km à son volant, répond à ces questions au travers de son histoire et des émotions vécues au volant de sa Ferrari 348 TB.
     

     
    @Franck : Depuis quand possèdes-tu ta Ferrari 348 ?
     
    @David 84 : Je possède ma 348 tb depuis le 28 mars 1992. J’avais la chance d’être très jeune et j’ai pu en profiter pleinement à un âge où habituellement les gens ne peuvent qu’en rêver.
     
    @Franck :  Pourquoi une Ferrari 348 ?
     
    @David 84 : Mon père avait une Ferrari 328 GTS depuis 1988. Je pouvais largement l’utiliser et en profiter. Mais je souhaitais posséder également « ma » Ferrari. Mon choix s’est porté sur une V8 berlinette (2 places), plus compacte, plus légère que les V12 (typés GT) mais aussi 35% moins chère. Les Ferrari V8 deux places sont plus à l’aise sur des petites routes et ne rechignent pas à s’attaquer au circuit. Le tout avec un niveau de performances qui était parmi ce qui se faisait de mieux à une époque où on pouvait encore profiter des performances de la voiture sur route.
     
    Lors de la commande, en juillet 1989, la voiture n’était pas encore officiellement présentée donc je ne la connaissais pas encore. Les seules informations qui avait fuitées était 3,4l d’environ 300 cv et un comportement routier plus rigoureux que sa devancière, la Ferrari 328.
     
    Mon choix s’est porté, à la signature, sur une Ferrari 348 GTB (on ignorait encore son vrai patronyme), plus rigide et sans ABS, pour un meilleur freinage. En 1989, les ABS étaient encore largement perfectibles. Quelques mois plus tard, à sa présentation officielle, j’ai su qu’elle s’appellerait 348tb et aurait l’ABS, en série… mais surtout j’ai découvert les photos de la voiture. J’avoue ne pas avoir été déçu et je n’ai pas usé de mon droit de rétraction pour annuler la commande.
     

     
    @Franck :  Comment utilises-tu ta Ferrari ?
     
    @David 84 : A l’époque j’aimais la vitesse, le pilotage et j’étais célibataire. J’ai parcouru 50 000 km en 4 ans. Malgré les limitations qui étaient déjà existantes, on pouvait malgré tout, se faire vraiment plaisir. Après, le mariage, les enfants, et la répression sur les routes, ce n’était plus pareil donc je roule moins et surtout nettement moins vite. Ce n’est pas grave, j’en profite certes mais différemment. Le plaisir de prendre le volant reste toujours aussi intense.
     
    Aujourd’hui, avec les enfants plus grands, ce sont eux qui en jouissent le plus. Mais j’avoue que cela fait désormais parti de mon plaisir que de les voir en profiter. Mon ainé a, par exemple, pu effectuer près de 4 000 km au volant de Ferrari avant même d’avoir le permis en poche grâce à la conduite accompagnée. Désormais, elle approche les 100 000 km. Je la considère plus comme une mamie. Non pas à cause de son kilométrage, 100 000 km ce n’est rien, mais son âge fait que l’utilisation ne se fait plus comme une voiture « de tous les jours », on la respecte davantage.
     
    @Franck : Que t’inspire le style de la 348 ?
     
    @David 84 : Le Style ? C’est LA 348, un style unique !!!! On déteste ou on adore mais elle ne laisse pas indiffèrent. Certains la qualifient de « petite Testarossa ». D’accord, elle partage les longues stries latérales et, à l’arrière, une grille noire masque les feux rectangulaires. C’est le style Ferrari des années 80. Néanmoins beaucoup de points les opposent : la Testarossa est fine et élégante, la 348 plus bestiale et agressive. La ligne de la Ferrari Testarossa est tendue et fluide, celle de la 348 ramassée et compacte.
     

     
    @Franck : Que penses-tu de ses qualités routières ?
     
    @David 84 : Voilà un vaste débat. La 348 est parmi les plus critiquées des Ferrari en particulier à cause de sa tenue de route. Je possède la mienne depuis maintenant 27 ans et je peux vous garantir que je ne partage pas cet avis.
     
    La 348 est une voiture très performante mais terriblement exigeante, que ce soit en terme de conduite, de réglages ou bien simplement de monte pneumatique. C’est une voiture que les concepteurs ont directement sortie du circuit : on ne la conduit pas, on la pilote et elle ne pardonne pas la moindre erreur ; les réglages des trains sont aussi sensibles que sur une voiture de course ; elle doit être équipée de pneus spécifiques changés impérativement par 4 et à la bonne pression.
     
    Une telle exigence est très inhabituelle sur une voiture de tourisme mais, si on s’en écarte, cela peut être catastrophique. Par contre, quant tout est en place, c’est un véritable régal à piloter. A la fois précise, performante et physique car dénuée de toute assistance. Les freins sont au dessus de tous reproches.
     
    @Franck : de ses performances ?
     
    @David 84 : En terme de performance, la 348 n’a jamais été un « monstre », 25 secondes aux 1 000 m DA, n’a rien d’exceptionnel. Elle gagnait 30 cv par rapport à sa devancière, la 328, mais prenait presque 100 kg d’embonpoint. Les accélérations n’évoluaient pas même si elle se situait dans le peloton de tête du segment (Porsche 964 Carrera2, Honda NSX).
     
    Aujourd’hui, 25 ans après sa sortie, 300cv pour 1 400 kg, elle se fait bousculer par le premier diesel venu. Par contre ses performances sont distillées dans une ambiance qui en impose et qui ne laisse pas le moindre doute sur la noblesse des 300 cv.
     
    @Franck : de la mécanique (moteur-boîte) ?
     
    @David 84 : Le moteur est le coeur d‘une Ferrari. En dépit d’une puissance que l’on peut qualifier de modeste (300 cv), il a du caractère. Comme les multi-soupapes des années 90, il s‘exprime pleinement à haut régime et, lorsque l’on attaque un peu, c’est très rapidement que l’on trouve à « taper le rupteur ». On en attend pas moins d’une mécanique estampillée du cheval cabré. Par contre, ce qui est plus surprenant, c’est sa douceur de fonctionnement dès les bas régimes : reprendre en 5° à 2 000 tours ne lui fait pas peur et il n’émet pas la moindre vibration de désagrément dans cet exercice. Pas de doute, le moteur est à la hauteur et c’est une belle évolution du 3,2 précédent.
     
    La boite de vitesse est un élément de caractère aussi présent que le moteur dans l’univers de la 348. A froid, c’est l’enfer (façon de parler). Les rapports accrochent et il est quasi impossible de rentrer la 2° mais ce n’est pas grave, cela vous maintient à l’esprit que la mécanique est froide et qu’il ne faut rien lui demander, ni à la BV, ni au moteur. La température montant, le rythme aussi et là, la boite se fait presque oublier. Cela reste viril avec des verrouillages fermes mais ça fonctionne. Puis on hausse le rythme, les rapports passent à la volée et s’enchainent à la vitesse de l’éclair. Au rétrogradage, talon-pointe, coup de gaz et le levier se déplace presque tout seul dans la grille. Un véritable organe de compétition précis, rapide et bien desservie par une commande à câble parfaite si elle est bien réglée.
     
    Enfin, si on respecte le groupe moteur-boite (temps de chauffe et entretien), il s’avère excessivement fiable.
     

     
    @Franck :  Des pannes malgré tout ?
     
    @David 84 : Oui, bien sûr hélas. Un alternateur défaillant, une casse d’embrayage et une fuite d’essence ont eu l’occasion de me laisser sur le bord de la route durant ces 3 décennies. Le pire toutefois, une casse moteur en 2014 malgré la fiabilité légendaire de ce groupe 3,4l. Cela était dû à la rupture d’un périphérique récemment changé. La réparation fut même prise en charge au titre de la garantie. Cela met en lumière l’intérêt de faire réaliser les entretiens dans des garages sérieux qui assument les éventuels problèmes ultérieurs, même sur une voiture alors âgée de plus de 20 ans.
     
    @Franck :  L’entretien couteux nécessite de sortir le moteur…
     
    @David 84 : Encore une légende qui ressort. En ayant les 2 voitures au garage, Ferrari 328 et Ferrari 348 ont des budgets d’entretien sensiblement équivalents sur une longue période et une utilisation similaire.
     
    Le « problème » de la 348 est qu’il faut sortir le moteur et qu’à cette occasion il faut TOUT faire simultanément, d’où la somme importante. Après, on est tranquille pour 6 voire 8 ans. On ne peut pas étaler les frais, en en faisant un peu chaque année.
     
    Pour être très schématique, je dirai que sur 6-8 ans, il faut prévoir une grosse révision entrecoupée de 2 vidanges soit 10.000 + 2 x 1.000 = 12.000€. On arrive donc a un budget d’entretien de 1.500-2.000€ par an pour faire 5-7 000 km/an et conserver une voiture « comme neuve ». A chacun de juger…
     
    @Franck :  Pourquoi la garder aussi longtemps ?
     
    @David 84 : Déjà, tout simplement car cette voiture avait un caractère, un comportement routier qui correspondait exactement à ce que j’attendais d’elle, alors pourquoi changer ? Je reconnais qu’à une période la Ferrari F355 m’a fait de l’oeil (8 000 tr/min, bielles titanes, 380 cv etc… ) et puis la raison a repris le dessus : MA voiture faisait partie intégrante de ma vie et presque de ma famille. Donc j’ai renoncé à divorcer d’avec elle. (Rires)
     

     
    @Franck : Pourquoi la « Certification Classiche » ?
     
    @David 84 : Etant une première main, inutile d’aller y chercher un quelconque historique pour moi, je le connaissais sur le bout des doigts. Par contre, le moteur ayant cassé et ayant été refait, la certification permettait de « valider » mécaniquement cette réparation effectuée dans les règles de l’art. De plus, psychologiquement, cette voiture est une première main, toujours entretenue dans le même garage, avec les bagages assortis et désormais avec la Certification, elle est absolument complète et rien ne manque. Je dirais : what else ?
     
    @Franck :  Y a-t-il des anecdotes et des souvenirs particuliers qui te reviennent à l’esprit ?
     
    @David 84 : Tout d’abord la remise des clefs en 92. Posséder sa première Ferrari c’est déjà quelque chose mais avoir cette chance, a 24 ans, c’est encore mieux !
     
    Les souvenirs de conduite sur tel ou tel parcours à une époque où la répression n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Sur des parcours de plusieurs heures, des vitesses moyennes supérieurs à 230km/h sur autoroute ou supérieures à 160km/h sur route ne s’oublient pas… mais ça, c’était avant !
     
    La Certification, au département Classiche de l’usine, à Maranello où la voiture est revenue sur son lieu de naissance, 25 ans plus tard, dans un état quasi neuf puisque le moteur était en rodage après avoir été refait.
     
    Après 27 ans de vie commune, j’ai la tête pleine de souvenirs tellement ils sont nombreux. Ah si, peut-être un mais qui se reproduit régulièrement : la magie de se mettre au volant, tourner la clef et entendre le moteur se réveiller. Même après aussi longtemps, c’est toujours un moment de grande émotion, le même qu’au premier jour.
     
    @Franck :  Au final, quels sont, à ton avis, les qualités et les défauts de la 348 ?
     
    @David 84 : Pour résumer et rentrer dans le schéma des classiques points positifs/négatifs :
     
    + Points positifs :
    - sensations de conduite
    - comportement routier digne d’une voiture de course… et très exigeant
    - rapidité et précision de la boite de vitesse
    - dernière Ferrari « sans assistance à la conduite » (avec la 512 TR)
    - fiabilité mécanique
    - voiture très attachante
     
    - Points négatifs :
    - fiabilité électrique
    - interdiction de faire une faute de pilotage
    - mauvaise image
    - entretien méticuleux impératif
     

     
    Un grand MERCI à @David 84 pour tous ces détails et anecdotes sur sa Ferrari 348 TB. SI vous possédez vous aussi une Ferrari 348, que rajouteriez-vous ? Si la Ferrari 348 vous intéresse, que souhaiteriez-vous savoir de plus à son sujet ?
     
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